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• pendant los accès, soit dans les intervalles qui séparent ceux-ci; les derniers sont naturellement beaucoup moins manifestes que les premiers, et peuvent parfois échapper à l'observateur le plus attentif et le plus compétent. Mais pendant les accès on constate le larmoiement, une grande sensibilité de l'œil, la tuméfaction des paupières, la rougeur de la conjonctive ; l'œil se trouble, la cornée perd sa lucidité, puis les symptômes s'atténuent.

L'intervalle qui sépare les accès est très variable, mais leur retour est jusqu'à présent considéré comme inévitable, et la cécité arrive toujours après un temps plus ou moins long. Aussi la fluxion périodique est-elle classée parmi les vices rédhibitoires.

Foncîiud.B {Hérault). — ■\'illage possédant des eau.\ thermales bicarbonatées calciques. qu'on administre surtout en bains et en douches contre les névralgies, le rhumatisme, la gastralgie, l'eczéma.

Installation peu onéreuse ; séjour monotone; climat chaud, mais présentant de brusques variations de température.

On se rend à Foncaude par Montpellier (chemin de fer), et de là en voiture {.■? kilomètres!. Voy. eaux minérales.

f oot mesure). — Voy. longcecr.

forestière (École). — Elle est située à Nancy (Meurthe-et-Moselle) ; elle a pour but de former les jeunes gens qui se destinent au service de l'administration des forêts.

Le régime est l'internat; le prix de la pension est de 1 300 francs (bourses de l'Etat). Le nombre des élèves reçus chaque année ne dépasse pas 12.

Les élèves se recrutent uniquement parmi les élèves diplômés de l'Institut agronomique : les aspirants doivent avoir au plus 22 ans. En ce qui concerne les jeunes gens ayant satisfait à la loi militaire, la limite d'âge est reculée du temps qu'ils ont passé sous les drapeaux.

Les places sont offertes aux élèves diplômés, dans l'ordre de leur classement de sortie.

A leur sortie de l'École, les élèves sont norumés r/ardes généraux des forêts. Voy. FORÊTS.

forêts. — Les forêts de l'État, dont la superficie est considérable, sont gérées par l'administration des forél<i, qui dépend du ministère de l'agriculture. Cette administration est chargée aussi de la gestion des forêts appartenant aux communes et au.x établissements publics.

Les agents de celte administration

se divisent en agents sui)alternes (préposés, gardes iforesliers, brigadiers, gardes-généraux adjoints; et employés propro«ient dits (gardes généraux, sous-inspecteurs, inspecteurs, conservateurs, inspecteurs généraux).

Les préposés et trardes généraux adjoints passent gardes généraux s'ils sont en état de suhir un examen particulier ; mais les gardes généraux se recrutent généralement jiat ï Ecole forestière. Le traitement de début des gardes généraux est de 2 000 francs ; les inspecteurs généraux de première classe ont 13 000 francs.

Les forêts des particuliers sont sonmises à une réglementation spéciale.

Elles ne peuvent être défrichées sans l'autorisation de l'administration préfectorale: l'administration peut refuser cette autorisation quand la forêt est jugée utile au maintien des terres sur les pentes, à la défense du sol contre les envahissements des eau.x courantes, à l'existence des sources, à la protoction des côtes contre les érosions de la mer, à la défense du territoire ou à la salubrité publique.

forfaiture. — Grime commis par un fonctionnaire public dans l'exercice de ses fonctions. Le simple fait, pour un juge ou un administrateur, de se décider par faveur pour une partie, ou par inimitié contre elle, constitue une forfaiture punie de la dégradation civique.

— V03'. aussi CORRUPTION DE FONCTION- NAIRE.

Forges (Seine-Inférieure). — Ville de 2000 habitants, possédant des eaux minérales froides, ferrugineuses bicarbonatées. Ces eaux sont efficaces en boisson, bains et douches contre la chlorose et l'anémie.

Etablissement thermal ; plusieurs hôtels, maisons meublées à des pri.x modérés; séjour monotone, présentant cependant quelques belles promenades ; climat pluvieux.

Forges est desservie par le chemin de fer. Voy. eaux minérales.

fossé mitoyen. — Fossé qui appartient aux deux propriétés contiguës dont il forme la séparation. Tout fossé qui sépare deux propriétés est réputé mitoyen, à moins qu'il n'y ait titre ou marque du contraire.

Le fossé mitoyen doit être entretenu à frais communs, mais le voisin peut se soustraire à cette obligation en renonçant à la mitoyenneté. Cette faculté cesse si le fossé sert habituellement à l'écoulement des eaux.

Le fait de combler, en tout ou en partie, des fossés peut être puni d'un emprisonnement et d'une amende, eu plus des dommages-intérêts.

FOU

FOU

La fouane.

fournie (pêche). — La fouane est constituée par une Ibiircliette en fer, à plusieurs dents pointues, terminées chacune en hameçon.

Cette fourchette est emmanchée à un bâton de deux mètres de lonjfueur. Quand l'eau est très claire et qu'on voit un gros poisson dormir dans les herbes, on peut aisément le piquer et le saisir à la touane.

Sous les barrages, on prend ainsi les grosses truites et les saumons qui se reposent avant de franchir le barrage. Mais c'est surtout dans la pêche de nuit, au feu (voy.

PÈCHE AU FEU) que la fouane est employée.

fouine (chasse). — La fouine, très commune en France, commet de nombreux dé ■ gâts. Sa vi- -N rj#J gueur lui permet d'attaquer les gibiers les

Ï)lus divers lièvres, lapins , ci -

seaux, œufs r. . „ ,

j f- Foume (longueur du corps,

ae laisan , q,,, 3^ . longueur do la queue,

de perdrix); 0'",22j.

grâce à sa

souplesse, à son corps effilé, elle arrive

à pénétrer dans nos poulaillers, où elle

met tout à mort.

Aussi doit-on la traquer par tous les moyens possibles. On la prend à l'aide de traquenards * de force convenable, à l'aide d'assommoirs*, en mettant des ceufs comme appât dans ces pièges.

Nous avons dit ailleurs que l'art de dresser les pièges pour attraper les bétes sauvages est un art difficile, qui exige une parfaite connaissance des mœurs du gibier et une grande habileté dans le choix des bons emplacements et dans la manière de dissimuler le piège. L'affût au fusil donne aussi do bons résultats. Enfin on peut chercher à empoisonner la fouine à l'aide d'appâts dans lesquels on a mis de l'arsenic, ou de la poudre de noix vomiquc ou de lastrychnine.il est utile d'ajouter que ce moyen est dangereux pour les animaux domestiques qui viendraient à manger accidentellement ces appâts.

En hiver, la fouine se réfugie dans les granges, sous les toitures des éta-

blcs,... On lui fait alors la rhasse à l'aide do petits chiens courants qui la traquent partout.

Tout ce que nous disons ici de la fouine s'applique tout aussi bien à d'autres bétes puantes, telles que la marte, un peu plus grosse, mais moins répandue en France; le putois, un peu plus petit, également peu répandu en France ; la belette, aussi malfaisante malgré sa très petite taille. La belette est très répandue en France.

Fouras (Charente-Infih-ieure). — Plage de bains de mer fort belle et très fréquentée, quoique siluée dans une région peu pittorescpic ; à une petite distance de Rochefurl. Installation facile dans des conditions peu onéreuses.

La station est desservie par le chemin do fer. V03'. BAINS DE mer.

fourbure. — Inflammation du pied, qu'on observe fréquemment chez les animaux solipèdes {cheval, âne, mulet) et bien plus rarement chez le bœuf, le mouton. L'inflammation, portant sur les parties molles comprimées par le sabot, est très douloureuse et détermine uneboiterie.

Un excès de travail, un refroidissement subit, parfois un repos prolongé, et surtout une nourriture trop abondante ou trop excitante, sont les causes les plus ordinaires de la fourbure. La maladie est accompagnée d'accablement, de fièvre, de perte d'appétit; on sent une chaleur anormale au sabot. Le cheval fourbu prend ordinairement, au repos, une position anormale, la douleur le forçant à s'appuyer sur les membres les moins malades. La marche est très difficile, ou devient même tout à fait impossible.

La fourbure peut donner naissance à des accidents graves et nombreux qui mettent absolument le clieval hors de service, ou qui déterminent la mort.

Aussi les soins doivent-ils être énergiques et immédiats. En l'absence du vétérinaire il est nécessaire, dès que les symptômes de la fourbure apparaissent, de saigner abondamment au cou, de déferrer l'animal et de le placer en permanence, pendant plusieurs heures, dans un ruisseau d'eau courante, jusqu'à mi-jambes. S'il n'y a pas de ruisseau, on se contentera d'une mare, ou on arrosera les pieds du cheval, sans arrêt, avec un filet d'eau pendant plusieurs heures. L'homme de l'art indiquera, à son arrivée, les autres mesures à prendre.

fourmis. — On fait fuir les fourmis des placards des cuisines et des salles à manger en mettant, de distance en dislance, sur les tablettes, des morceaux de charbon de bois. De même on débar-

FOU

FRA

rasse les pots de fleurs, les arbres fruitiers, les carrés de fraisiers des fourmis à l'aide de quelques poignées de charbon de bois concassé. Ce procédé, si invraisemblable que cela paraisse, réussit à coup sûr, dit un savant bien connu, M. Joigneaux.

On peut aussi , pour empêcher les fourmis de monter sur un meuble, sur un arbre, frotter les pieds du meuble ou celui de l'arbre avec de la craie sur une largeur de quelques centimètres.

fourneaux de cuisine. — Les

fourneaux de cuisine, qu'on fait ordinairement en fonte ou en tôle, présentent sur les cheminées une foule d'a-

Cuisinière en tôle.

yantages qu'il est inutile d'énumércr ici; (gisons seulement qu'ils fatiguent

Petite cuisinière sans pieds.

beaucoup moins les personnes chargées de faire la cuisine et qu'ils sont bien plus économiques.

Mais ils ont l'inconvénient de déterminer un tirage moins actif et par suite d'être moins hygiéniques. On se mettra autant que possible à l'abri de cet inconvénient en ne fermant jamais la clef de tirage et en évitant aussi de

pousser le feu de façon à porter au rouge les parois du fourneau.

On repoussera surtout les petits fourneaux mobiles sans cheminée de tirage ; ou, si on est dans l'obligation d'employer ces fourneaux, on les placera sous une hotte tirant bien.

fourrures (conservation des}. —

Voy. USINAGES.

fractures. — En cas de fracture il faut immédiatement porter le malade chez lui, le déshabiller avec de grandes précautions et le coucher sur son lit en plaçant le membre cassé dans une position telle que la souffrance soit aussi faible que possible. Cela fait, on applique des compresses d'eau blanche, souvent renouvelées, jusqu'à l'arrivée du médecin, qu'on doit aller chercher en toute hAte.

Pendant ce temps, le malade s'abstiendra de parler, d'une façon absolue ; on évitera de tourner et de parler autour de lui; on lui donnera, s'il le demande, des boissons rafraîchissantes.

fraise de veau. — V03'. veac (cuisinei.

fraisier. — La culture du fraisier a une grande importance; cette plante n'est difficile ni pour le choix du terrain, ni pour

Lucie.

le climat, pourvu qu'on lui donne des soins appropriés. Les variétés sont innombranles ; la plus estimée est

Marguerite .

certainement celle du fraisier des Alpes, appelé aussi fraisier des quatre saisons

FRA

— 3ai —

FRA

ou de tous les mois, dont le fruit est petit, 1res rouge et très parfumé. Parmi les autres variétés, citons Princesse-Royale, Vicomtesse-Héricart , Lucie , Doclear-

Morère, Marguerite (ces dernières très grosses).

Le fraisier des quatre saisons se reproduit bien par graines; mais, pour celte variété comme pour les autres, on préfère ordinairement la reproduction jiar les coulants. Le fraisier préfère les terrains légers, bien ameublis, bien fumés. On n'obtient une récolte abondante qu'à la condition d'arroser très copieusement presque tous les jours pendant la saison chaude; toutefois, les terrains froids et humides ne sont pas favorables à la production.

Un carré de fraisiers ne donne une récolte abondante que pendant un petit nombre d'années {2 à 5 ans, selon les variétés). Aussi doit-on, dans les jardins, replanter chaque année un ou deux carrés nouveaux avec des coulants et détruire les plus anciens.

Le ver blanc est le plus terrible ennemi des fraisiers.

Les fraises mse conservent pas, et même se transportent difficilem ent sans altération.

On en fait d'excellentes confitures.

framboisier. — 11

existe un assez

grand nombre

de variétés

de framboises Franiboisier (rameau avec

ae iramnoises, fruits ; i.autcur de la plante,

fournies par les im^^O;.

framboisiers or- >

dinai7-es, qui ne donn nt des fruits qu'en

été (framboise commune, framboise de

Ilornet, framboise de Hollande), et par

les framboisiers remontants, oui donnent

des fruits en été et en automne (framboise Belle-de-Fontenay, framboise Perpétuelle-de-Billard).

Les framboisiers se plaisent surtout dans les terrains profonds I , et un peu humides, à une

f^ exposition abritée du trop

m^ grand soleil. I^es jiianta-

>^«5. tiens exigent des fumures

un peu abondantes (fumier de ferme et terreau).

Au bout de huit à dix ans au plus, les framboisiers cessent de donner des i|î' fruits.

Les framboises ne se conservent pas ; mais on peut en faire d'excellentes confitures et du sirop.

Français. — Sont

Français : 1° tout individu né d'un Français, en France ou à l'étranger ; 2» tout individu né en France de parents inconnus ou dont la nationalité est inconnue; 3" tout individu né en France d'un étranger qui lui-même y est né ; 4° tout individu né en France d'un étranger et qui, à l'époque de sa majorité, est domicilié en France, à moins que, dans l'année qui suit sa majorité, il n'ait décliné la qualité de Français et prouvé qu'il a conservé la nationalité de ses parents par une attestation en due forme de son gouvernement et qu'il n'ait, en outre, produit, s'il y a lieu, un certificat constatant qu'il a répondu à l'appel sous les drapeaux, conformément à la loi militaire de son pays; 5° les étrangers naturalisés. Voy. naturalisation.

Deviennent Français : 1" tout étranger qui se fait naturaliser (voj'. natdr.4Lisation); 2" tout individu âgé de moins de 22 ans, né en France d'un étranger et qui, n'y étant pas domicilié, fait'sa déclaration de résidence, établit en France son domicile et réclame la qualité de Français; 3" tout individu né eni France de parents dont l'un a perdu la qualité de Français et qui réclame la qualité de Français en venant établir son domicile en France ; 4" toute étrangère qui épouse un Français; la femme et les entants majeurs d'un étranger qui se fait naturaliser Français, s'il tait les démarches nécessaires; 5° les enfants mineurs d'un père ou d'une mère qui se fait naturaliser Français, à moins que, dans l'année qui suit leur majorité, ils ne déclinent la qualité do Français à l'aide des pièces iodicpiées ci-dessus.

Perdent la qualité de Français : 1" le

Français naturalisé à l'étranger ou celui (jui acquiert sur sa demande la

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