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soi-même, mais l'opération est un pou longue.

En juin ou juillet, on cueille déjeunes branches de houx, qu'on plonge dans l'eau bouillante pour les écorcer facilement. L'écorce ainsi obtenue, séparée de son épidémie, est broyée dans un mortier, puis mise à bouillir dans l'eau et enfin enfouie dans du fumier pendant plusieurs jours. Pour terminer on lave à l'eau, afin d'enlever les derniers débris de bois. On la conserve alors dans de l'eau, ou dans du parchemin huilé.

Cette glu, quand on la manipule, s'attache aux doigts d'une façon très désagréable. On la touche sans inconvénient quand on a eu soin de se mouiller les mains avec de l'huile ou avec de l'eau.

A défaut de glu de houx, on peut se contenter de faire bouillir de l'huile de lin dans un vase de terre, en remuant constamment, jusqu'à ce qu'elle ait pris une consistance convenable.

Avec la glu on fait des gluaux pour la chasse des oiseaux.

On peut surtout l'employer pour la destruction des corbeaux, qui sont souvent si nuisibles. Pour cela, on fait des cornets au fond de chacun desquels on met un pou de viande ; le tour du cornet est, à l'intérieur, enduit de glu. Ces engins sont plantés en terre dans les champs dévastés par les corbeau.x.

Ceux-ci. plongeant la tète dans le cornet pour prendre la viande, se trouvent ainsi coiffés d'un casque qui les aveugle. Ils s'envolent alors, enrayant toute la bande qui, souvent, reste longtemps sans revenir.

gluaux (chasse). — Les gluaux destinés à prendre les petits oiseau.x sont constitués par de petites branches de saule ou , mieux , d'aune. Ces petites branches sont choisies en grand nombre, droites, minces, sans nœuds, longues de 35 à oO centimètres. On enlève les feuilles, on durcit, si besoin est, en passant sur de la braise allumée, et on recouvre de glu. Pour engluer, on prend une trentaine de branchettcs.

1d dans chaque main, on les croise et on pose dessus un peu de glu; puis on frotte les 2 paquets l'un contre l'autre, de façon à étendre la matière poisseuse; on réunit les 2 paquets en 1 seul, on sépare de nouveau en 2, on frotte encore,... et ainsi de suite, jusqu'à ce que toutes les baguettes soient bien enduites, dans toute leur longueur, sauf à la base, sur une longueur de 4 à 5 centimètres.

Tous les gluaux ainsi préparés, au nombre de plusieurs centaines, sont réunis en un paquet. Si on ne doit pas les ftliliscr immédiatement, on les con-

serve dans une boîte de carton huilée, ou mieux on les enveloppe dans une toile cirée huilée.

Placés sur les arbres fruitiers que l'on veut préserver, les gluaux se collent aux plsmes des oiseaux, en capturent un certain nombre, dont les cris effrayent les autres.

Nous n'insisterons jjas sur la chasse aux gluaux sur les bords des ruisseaux, cette chasse étant à bon droit interdite.

g'othîque (architecture). — Voy.

OGIVALE [architecture).

goujon. — La chair du goujon est très délicate ; mais elle se corrompt vite, surtout en été. Ce petit poisson se sert toujours frit, sans autre assaisonnement que du sel.

goujon (pèche). — Ce poisson, d'un goût délicat, est très recherché par les pêcheurs. Les goujons vont ordinairement par bandes, souvent fort nombreuses ; ils fréquentent particulièrement les eaux courantes, claires, peu

Goujon (longucui'. 0'",15).

profondes, coulant sur un fond de sable ou de gravier. Ils recherchent surtout les endroits où l'eau, naturellement limpide, est quelque peu troublée par la force du courant. Aussi, quand on veut amorcer un emplacement pour y attirerle goujon, doit-on lancerl'amorce en pilonnant, c'est-à-dire en remuant le sol avec une perche.

On prend le goujon à l'aide d'un grand nombre d'engins. Pour le pêcher à la ligne, on prend une ligne de cordonnet, avec une avancée formée d'un crin solide ; on y monte 1 ou 2 hameçons numéros li à 18, suivant la grosseur présumée du goujon dans la rivière :

on y place une petite flotte, que l'on équilibre de plomb pour la faire tenir verticalement. L'appât ( ver de oase, ver de terreau, asticot ) doit traîner légèrement ou tout au moins frôler le fond.

Il ne faut pas attendre que le goujon passe, mais aller le chercher dans les endroits où l'on sait qu'il se trouve, par 60 centimètres à 2 mètres de fond, sans herbes ni racines. Lorsqu'on rencontre un bon endroit, on y reste; mais si au bout d'un quart d'heure on n'a rien, il ne faut pas persévérer ; on va ailleurs.

Le goujon mord franchement; il alla-

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que par deux ou trois secousses, puis la flotte seiit'uit en ligne droite en s'enfonçant sous leau. Il ne faut donc pas du tout se presser de ferrer, au contraire.

Le moment le plus favorablepourla pèche est la fln de l'été laoùt, septembre et octobre).

On prend le goujon en abondance avec différents systèmes de filets dont nous avons donné la description :

carrelets*, verveux*, liasses *, pourvu que les mailles en soient assez fines. Enfin on prend Bouteille en lil le goujon à la bou- ^f ^^^ pour la pèteille , dans les en- " ■*

droits où il se trouve en abondance.

gouret. — Le r/ouret {truie ou crosseau-pot) se joue ordinairement ;i 8, 10 ou l'2 joueurs. Le matériel du jeu se compose d'une balle en bois de la grosseur

Gouret (crosse et balle).

d'une pomme, qui sera le gouret ou la truie, et d'autant de crosset (bâtons recourliés et renflés par le bout) qu'il y a de joueurs.

On creuse dans le sol autant de pots qu'il y a de joueurs; ces pots sont disposés on fer à cheval et distants d'environ l"',bO les uns des autres. Au centre du fer à cheval est, en outre, creusé le pot commun, plus grand que les autres.

On marque un but à ti mètres en avant de l'ouverture du fer à cheval.

Pour déterminer l'ordre dans lequel les joueurs choisiront leur pot et aussi pour savoir celui qui roulera la truie, les joueurs étant placés au pot commun lancent alternativement leur crosse vers le but. Le plus éloigné est celui qui y est. Le rouleur se place au but, et chaque joueur tient son pot avec sa crosse. L'objectif du rouleur est de s'emparer d'un pot ; l'objectif des joueurs est d'envoyer , à coups de crosse, la truie aussi loin que possible.

Le jeu commence. Le rouleur, qui est au but, prend la truie à la main et la lance vers le pot commun. Dès qu'elle est en roule, les joueurs l'attaquent ù coups de crosse . pour l'envoyer au loin; pendant ce temps, le rouleur cherche à mettre sa crosse dans le pot d'un de ses adversaires, au moment rapide où celui-ci tâche de frapper la truie. Il s'efforce aus^i de parer avec sa crosse les coups portés à la truie, pour

empêcher qu'elle ne soit envoyée au loin.

Qcand la truie est arrêtée, les joueurs

Plan du jeu de gouret.

ne doivent plus la toucher. Ils ne peuvent le faire de nouveau qu'à partir du

Gouret (jeu en action).

moment ofi le rouleur lui a donné une nouvelle impulsion avec sa crosse.

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Quand la truie entre dans le pot commun, ilyare/oi(rne-/<o^ Tousles joueurs : jivenl alors porter vivement leur rosso dans le pot commun. Celui qui arrive dernier y est : il cède son pot au rouleur dont il prend la place.

Il y a encore retourne-pot quand la truie entre dans le pot d'un joueur.

Dans ce cas, tous les joueurs doivent changer de pot, et le rouleur s'efforce de profiter du changement pour prendre un pot ; celui qui se trouve alors sans pot devient roulfur.

j^oiît de bouchon. — "V'oy. vin o/dS à donner au).

goût de fût. — Voy. VIN (soins à donner au).

goiit d'évent. — Voy. vin {soins à donner auj.

grâces. — Les (/races constituent un jeu gracieux de jeunes tilles, qui les

fWfi-^ii't'ia-riM

Ammr/M

Bâtonnets et cerceaux pour le JL'U des grârfs.

oblige à un exercice modéré, parfaitement approprié à leurs forces.

Le matériel est constitué par 4 bâtonnets, longs de bO à GO centimètres, et 2 petits cerceaux de iO centimètres de diamètre, entourés d'une étoffe moelleuse.

Les deux jeunes filles se placent à quelques mètres de distance l'une de l'autre, munies chacune de deux bâtons et d'un cerceau. Chacune, croisant les bâtonnets de façon à former presque un X, maintient entre les deux le cerceau ; puis, par l'effet d'un écartement des bras,

le cerceau est lan- "^

ce en avant. Les deux cerceaux ,

ainsi lancés au même moment, se croisent en l'air; chaque joueuse doit rattraper avec ses bâtons le cerceau lancé par l'autre et le renvoyer sans arrêt. Et ainsi de suite.

grades universitaires. — Voy.

BACCALAURÉAT , LICENCK . DOCTORAT ;

voy. aussi enseignement supérieur,

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE. ENSEIGNE- MENT PRl.MAIRE, AGRÉGATION.

grain. — Voy. poids.

Grainval (Seine-Inférieure). — Petite plage de bains de mer à 2 kilomètres de Fécamp, dans une situation charmante. Elle n'est fréquentée que par les familles qui aiment la solitude. car on n'y trouve aucun hôtel et fort

Eeu de baigneurs. Chambres chez les abitants , approvisionnements, peu faciles. Voy. BAINS DE MER.

graisse. — Voy. cidre, vin (soins à donner au).

graisse fondue. — Voy. porc (nbatage et conservation).

gramme. — Voy. poids et mesures.

Grandcainp (Calrados). — Ville de 2 000 habitants, avec une belle plage, dans une situation très pittoresque.

Promenades charmantes, pèche abondante.

On trouve à se loger à bon compte dans le voisinage immédiat de la plage ; approvisionnements faciles.

On se rend à Grandcamp par Isigny (chemin de fer); de là une voiture publique conduit à destination (9 kilomètres). Vo}-. BAINS de mer.

Grande-Dune p/awc/ie). — Petite station de bains de mer, à 12 kilomètres de Carentan (chemin de fer, puis

Le jeu des grâces.

voilure). Belle plage, promenades agréables; logements et approvisionnements à bon marché. Voy. bains de

MER

Grandes-Dalles (les) (Seine-

GRA

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Infi'vienre). — Hameau de pêcheurs fréquenté, comme Us Petites-Dalles", par les familles qui désirent éviter le monde et les grandes dépenses. On trouve à se loger à bon compte dans quelques maisons meublées.

On se rend aux Grandes-Dalles par Gany (chemin de fer) où se trouve un omnibus. Ou peut aussi y aller par Yvetot ou Fécamp. Voy. bains demek.

grand livre. — Voy. livres de

CO.MMERCE.

Grauville {Manche). — Ville et port do mer de 12 000 habitants, avec une belle plage, très fréquentée à la saison chaude ; elle est bonne, en particulier, pour les enfants faibles et les personnes anémiques.

On peut trouver à se loger, à Granville, dans toutes les conditions de confortable et de prix ; mais on est généralement éloigné de la mer.

Granvilie est desservie par le chemin de fer. Voy. bains de mer.

grappillante. — Le grappillage est interdit dajis les vignes closes. Le grappillage ctfectué de nuit, celui effectué dejour dans une vigne non entièrement dépouillée de ses truits, sont passibles, selon les circonstances, d'une amende de 1 à .ï francs, et d'un emprisonnement de 1 à 3 jours.

gras-double. — Le gras-double est formé d'une partie de l'estomac du bœuf. \& panse, coupée en morceaux. On le prépare de diverses manières, toutes de digestion difficile.

On plonge d'abord le gras-double dans l'eau bouillante, puis on le gratte soigneusement avec un couteau. On le coupe en larges carrés, et on le fait cuire pendant plusieurs heures dans de l'eau addilionnée de sel, poivre, carottes, oignons, persil, thym, laurier. Ainsi cuit, ou peut le servir de plusieurs manières.

Au fromage. On le coupe en minces filets, que Ion place par couches dans un plat, en saupoudrant chaque couche avec du parmesan râpé ; puis on arrose avec du jus mêlé avec de la tomate et une pincée Je poivre.

A la poulette. Dans une casserole on met du beurre, de la farine, un peu de bouillon ou d'eau; on y jette le grasdouble cuit, coupé en petits carrés, et on fait bouillir pendant 10 minutes.

Puis on ajoute deux jaunes d'œufs, un peu de beurre, du jus de citron, et on sert.

A la lyonnaise. Dans une poêle on met du beurre, des oignons coupés menu, du sel, du poivre. Quand les oignons sont cuits, on ajoute le gras-

I double cuit, coupé en petits morceaux, I et on fait sauter jusqu' à ce qu'il soit I légèrement rissolé ; il ne reste qu'à j aduler du persil haché et un tilet de vinaigre.

gratuité. — Voy. enseignement

i PRIMAIRE.

greffier. — Les greffiers sont des I officiers publics chargés d'écrire et de conserver les arrêts ou les jugements des tribunaux et des cours.

Les greffiers sont nommés par le président de la République, sur la proposition du ministre de la justice ; ils peuvent vendre leur charge et présenter leurs successeurs. Ce successeur doit avoir au moins 25 ans et être licencié en droit, s'il s'agit d'un greffe de cour d'appel ; il doit, à sa nomination, verser un cautionnement variant de 1200 à 20 000 francs.

Les greffiers reçoivent un traitement fixe variant de 800 à 8 000 francs, et un traitement éventuel proportionnel aux droits dont ils font la perception pour le fisc. Ils doivent entretenir à leurs frais autant de commis greffiei-s qu'il est nécessaire pour assurer le service.

„,„o„„t.^„ii.,„ Grenadier, rameau fleuri et

mesurtouues fruns ouverts (hauteur de

terres Iran- rarbre, 6").

ches légères.

Les grenades sont mûres en septembre

ou en octobre ; on peut les conserver

jusqu'en décembre.

grenouille 'pêche i. — Les grenouilles se montrent en abondance dans les étangs et les marécages. On les prend au feu la nuit, ou à la ligne à lancer, le jour.

Pour la pêche au feu on se sert d'une lanterne à réflecteur, qui envoie ses rayons à la fimètVes).' surface de l'eau. Le pécheur, ayant un petit sac très profond pendu à son cou. tient h» lanterne de la main gauche, et il s'avance dans l'eau, n'ayant que la peine de prendre de la main droite et de mettre dans le sac les grenouilles fascinées. Si Tonne veut pas se mettre à l'eau, on opère dans

Grenouille (longueur, 8 à 10 cen-

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un bateau : mais il faut alors trois pê- j enfile l'amorce de telle manière que les cheurs: un pour ramer, un pour éclairer, | trois pointes soient dégaçrées. Puis on

La pêche de la grenouille à la lanterne.

le troisième pour prendre les grenouilles à l'aide d'une épuisette. fr,

Pour la pêche à la ligne à lancer, on opère le jour, en ayant soin do faire le moins de bruit possible.

La ligne se compose simplement d'une canne légère, mais cependant solide, à laquelle est attaché un fil de soie, de chanvre ou de lin très solide, sans flotte, ni plomb, ni avancée, ayant une longueur un peu inférieure à celle de la canne. Au bout du fil on attache un hameçon triple, numéro -2 ou 3, renforcé pour être plus lourd, ou bien muni sur sa hampe d'un petit morceau de plomb. Cet hameçon, qui est à boucle, est attaché directement au fil, sans empile. On le garnit d'une mouche, d'un ver, d'un pa-

pillon,d'un grillon Hameçon trî^îT^la outoutsmiplemcnl pêche à la grenouiUe. d un petit morceau de drap écarlato ; dans tous les cas on

fait danser l'hameçon deçà et delà, à deux ou trois centimètres à la surface de l'eau. Les grenouilles accourent et se lancent sur l'appât; on ferre vivement, mais sans grand i/este, sans lancer le fil au loin, dès qu'on voit que l'une d'elles a saisi l'hameçon.

On peut aussi, quand les grenouilles, indolentes, dorment à la surface sans vouloir mordre, passer délicatement l'hameçon sous le ventre, et ferrer vivement.

Cette pèche est amusante et généralement très fructueuse.

Gréoulx (Basses-Alpes). — Village de 1 bOO habitants, possédant des eaux thermales (température 37») sulfurées calciques, avec beaucoup de chlorure sodique, d'iodure et de bromure. Elles sont employées en boisson, bains et douches contre le rhumatisme, la scrofule, un grand nombre de maladies de la peau.

Etablissement thermal, plusieurs hôtels, maisons meublées à des prix modérés : climat doux et régulier ; belles promenades.

On se rend à Gréoul.x par Manosque (chemin de fer) ; de là, par voiture puiDlique (23 kilomètres). Voy. eaux minérales.

Groseillier à maquereau.

Groseillier à grappes.

rougcsou à fruits blancs; groseillier épineux o^ik maquereau; groseillier noir ou cassis.

Cet arbuste se multiplie par boutures laites au printemps ; il aime surtout les sols légers, quelle que soit l'e.xposition. Il exige peu de soins ; au printemps, on supprime les branches mortes et celles qui ont vieilli, puis on raccourcit un peu les autres; en liiveron bêche autour des pieds; en été on pioche de temps en temps ; on rdpand du fumier autour des pieds tous les deux ou trois ans. Une plantation dure une vingtaine d'années.

Les groseilles se conservent assez

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