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ENGAGEMENT VOLONTAIRE

Nous devons parler ici de l'inscription maritime.

Tous les habitants des côtes qui se livrent à la navigation, à la pèche ou à une profession maritime quelconque, n'obéissent pas à la loi militaire à laquelle sont soumis tous les autres citoyens. Ils sont tenus de servir l'Etat comme marins, et restent à la disposition du ministre de la marine depuis 18 jusqu'à oO ans. A cet effet ils sont inscrits sur un registre que l'on appelle le rôle de l'inscription maritime.

Tout inscrit maritime est à la disposition du gouvernement; il peut être appelé à servir sur les bâtiments de l'Etal, à son tour de rôle, toutes les fois qu'il y a nécessité. La durée de son service est donc, en principe, de 32 ans. Mais en fait, en temps de paix, il ne peut pas être appelé après l'âge de 40 ans, et il ne fait que 3 ans de service effectif sur les bâtiments de l'Etat.

Les inscriptions maritimes sont divisées en 4 classes : les célibataires, les veufs sans enfants, les hommes mariés sans enfants, les pères de famille. En temps de guerre, la levée des inscrits se fait dans l'ordre de ces 4 classes, en commençant par tous les hommes de la 1™ classe, puis ceux de la 2", de la 3' et enfin de la 4", selon les nécessités.

L'inscrit maritime qui n'est pas levé est libre d'exercer sa profession sur toutes les côtes de France, et de faire la navigation sur tous les navires de commerce français, mais il lui est interdit de passer à l'étranger et de s'engager sur un navire étranger.

On voit qu'en somme les charges qui incombent aux inscrits maritimes ne sont pas sensiblement plus lourdes que celles auxquels sont soumis les citoyens qui obéissent à la loi militaire. De plus les inscrits ont des avantages qui leur sont propres : en cas de blessures reçues au service, ils ont droit à des pensions de retraite ; leurs veuves et leurs enfants sont secourus par l'Etat; après un certain temps de navigation, ils ont droit â une pension.

insectes nuisibles. — Les

espèces d'insectes nuisibles sont innombrables. Il n'est, pour ainsi dire, aucun animal, et aucun végétal, qui n'ait à compter quelque ennemi parmi ces animaux maltaisants. Si 1 etTrayante fécondité des insectes pouvait se développer en toute liberté, il n'y aurait bientôt plus à la surface du globe une seule plante vivante, ni un seul vertébré. Heureusement les insectes se font entre eux une guerre acharnée; les oiseaux, ainsi que quelques mammi-

INSECTES NUISIBLES

Âltise potagère, très grossie (à cMf, grandeur naturelle). — Dévaste les arbres des bois, les vignes, les cultures potagères, en rongeant là pellicule inférieure des feuilles.

Cerf-Tolant, oa lucane (longueur totale, lOcn... Sa larve fait de grands ravages dans les troncs des jeunes arbres.

Alucite. très grossie. — La femelle dépose SCS ueuts dans les grains de blé ; 'a l'éclosion, la clicnillc mange le grain.

Balanlne 'longueur totale, i'^'"). — Sa larve constitue le charançon des noisettes, qui mange ramandc.

Cétoine dorée (longueur, 3cni,2). — Très nuisible aux arbres fruitiers, dont elle dévore les feuilles et les fruits.

Charançon (grossi). — Ronge l'intérieur des grains de blé.

Blatte (longueur ic'j. — Hc rencontre dans nos maisons (cuisine, boulangerie); attaque nos denrées, nos provisions, les substances animales et végétales les plus diverses.

Courtiliére longueur, 5<;""). — Creuse des galeries dans le sol. et coupe les racines d'un très grand nombre de plantes.

Capricorne -longueur, Stni.s). — La larve Cousin Hongueur. O'm.8). — Nous pique creuse des trous dans les troncs d'arbres, et pendant la nuit, et détermine de petites y fait lie grands ravages. inflammations très gênantes.

INSECTES NUISIBLES

Criquet voyageur (longueur, 6c"i). p, les végétaux, et cause d'inmienses ilogat

— Dévore

Noctuelle du blé et sa olienillc. — Les noctuelles, dont les espèces sont nombreuses, s'attaquent aux Oeurs et aux fruits et causent de grands ravages (blé, betterave, ...).

Eomolpe (grossi] ; a côté, grandeur naturelle. — Sa larve ronge les feuilles de la vigne.

Œstre du bœuf. — Los larves des œstres se dcveloiiponlsousla peau, sous les muqueuses ou dans l'estomac des mammifëres et en particulier des animaux domestiques, et en déterminent l'amaigrissement, et souvent la mort.

Guêpe (longueur. 2<:"').— Dévore les fruits des vergers, les raisins, et nuit même à certains arbres.

Phylloxéra sans ailes (très grossi) ; phylloxéra allé (très grossi;. — Le plus terrible ennemi de nos vignobles.

Hanneton flongueur, 3<:m). —La larve, ou ,,■,,,,••

ver blanc vit sous terre et dévore les racines Piéride du cnoa. — La chcniuo de la jne-

de toutes les plantes cultivées; l'insecte ride détruit des champs entiers de choux,

parfait dévore les feuilles. de navets.

INSECTES NUISIBLES

Pou commun (longueur. 3""") et ses œufs. — Les poux vivent en parasites sur l'Iiomrae, et sur divers mammifères et oist:iu\.

Saperde et sa larve longueur, 2-'n.7). Les larves sillonnent le troue des arbres de nombreuses galeries, rongent les chaumes des céréales, de façon h déterminer la chute des épis,

Puce (longueur, 2'"<"], insecte parfait, larve nymphe.— Insectes parasites qui se nourris sent du sang de l'iiommo et des animaux.

Puceron sans ailes et puceron ailé (très çrossis). — Les diverses espèces de' pucerons épuisent les plantes en suçant la sève.

Sirex longeur, 2<:"',7). — Les larves creiiscnl de longues galeries dans les troncs des arbres.

Punaise des bois • longueur, Um; ; punaise des lits (longueur 4niiir). L^g punaises des plantes sucent la sève et affaiblissent les plantes : la punaise des lits produit une piqûre douloureuse.

Téuébrion etsa larve grandeur na — Sa larve cause de grands dégâts farine, chez les boulangers. Connu nom de cafard.

lurellej.

dans la sous le

, , , Termite lucifuge (femelle, mâle, soldat,

ryrale de la vigne (grandeur réelle). — ouvrier, termitière). — Creuse des galeries

Attai|ue surtout les bourgeons, et cause de dans les bois de cbarpcutc, dont il compromet

gran.ls ravages. la solidilé.

INSECTES UTILES

Abeille (reine aveu aiguillon, grandeur naturelle). — Nous donne le miel; peut être considérée comme animal domestique.

Ichnenmon (grossi). — L'iclmeuiiion (nombreuses espèces), détruit beaucoup d'insectes nuisibles alicnillcs, cliarancon. ....

Mante religieuse • longueur. 5<;i" . — Détruit beaucoup d'insectes nuisibles.

Carabe doré ou Jardinière i longueur, ■2<^"'.oi et sa larve. — Le carabe nombreuses \arietési fait une grande destruction de chenilles, vers blancs et autres insectes nuisibles.

Nécrophore (longueur 2<:n'). — Ses larves mangent et détruisent les cadavres des animaux, cause d'infection de l'air.

Cicindéle champêtre grandeur naturelle — Détruit beauioup d'insectes nuisibles.

Coccinelle i grandeur naturelle). — Détruit une grande quantité de pucerons.

Staphylin i longueur, 2'^'", 5;. — Insectes carnassiers qui détruisent beaucoup d'insectes nuisibles.

Cochenille màlc et femelle longueur de la femelle, 3i"">j.— >'ous fournitlacouleur rouge Ver à soie (larve, longueur. Oc nommée carmin. fournit la soie.

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féres, tels que la taupe et le hérisson, les dévorent chaque jour par milliards.

Rien n'échappe aux atteintes des insectes nuisibles. Quelques-uns perforent les bois, d'autres dévorent les herbes et les feuilles, les fruits, les graines, les racines. On en rencontre vivant en parasites sur l'homme et sur tous les animaux. Nos provisions, nos pelleteries, nos maisons mêmes sont dévastées par les insectes. Parmi les insectes les plus nuisibles, citons les criquets, les courtiliéres. les hannetons, les charançons, les phylloxéras, et les innombrables larves connues sous le nom de chenilles.

Dans notre lutte contre les insectes nuisibles, nous rencontrons de précieux auxiliaires dans la plupart des oiseaux, et dans certains mammifères. Mais les soins bien entendus donnés aux cultures, des labours profonds, l'arrosage par les engrais liquides, léchenillagedes arbres au printemps, la recherche des hannetons et de leurs œufs, sont aussi des mesures de défense indispensables.

insectes utiles. — Parmi les innombrables espèces d'insectes, bien peu nous sont directement utiles. L'abeille nous donne son miel, le ver à soie nous fournit la plus belle des matières textiles, la cochenille donne à l'industrie une belle couleur rouge, la canlharide est employée en médecine pour la préparation des vésicatoires.

D'autres espèces, plus nombreuses heureusement, font une guerre acharnée à la multitude innombrable des espèces nuisibles : tels sont le carabe doré, la cicindèle champêtre, la coccinelle, l'ichneumon, la manie religieuse, le staph\lin.

Il est certain aussi que beaucoup d'insectes sont indispensables à la fécondation des plantes, en portant le pollen des fleurs sur le pistil; l'abeille peut être placée au premier rang sous ce rapport.

insolation. — Lorsque l'action du soleil, tombant directement sur la tête, occasionne une perte de connaissance plus ou moins complète, avec rougeur de la face, on a une insolation. Les soins à donner aussitôt sont les mêmes que dans les cas d'apoplexie* ; et, là aussi, il faut aller chercher eu toute hâte le médecin, car l'accident est souvent de la plus grande gravité.

Si l'insolation a causé seulement des étourdissements. de la fièvre, avec migraine violente, il faut encore prendre des précautions : rt'pos absolu dans une chambre fraîche, très bien aérée, compresses d'eau fraîche sur la tête, souvent renouvelées, diète, boissons fraîches en petite quantité, pas de travail intellec-

tuel, ni lecture, ni conversation. On appellera le médecin.

Quant au coup de soleil, qui empourpre la l'ace ou les autres parties du corps qui ont pu être exposées à l'action du soleil, on le traite par des lotions ou même des compresses, souvent renou- Ices, d'eau fraîche additionnée de vir naigre.

insomnie. — L'insomnie résulte souvent de divers étals maladifs ; les e.xcès de travail intellectuel, les préoccupations d'atfaires, les peines morales déterminent également- l'insomnie. Les insomnies disparaissent ordinairement avec la cause qui les a fait naître.

Mais en attendant cette disparition de la cause, on peut essaj-er de procurer le sommeil à l'aide de remèdes convenables. Il est bon, toutefois, de ne pas abuser de ces remèdes, et même de ne pas les employer sans l'autorisation du médecin.

On prendra, le soir en se couchant, i grammes d'hydrate de chloral dans un petit verre d'eau sucrée; ou bien des pilules de sulfate de morphine; ou hien du sirop diacode ; ou bien encore des pilules de codéine. On peut encore, le soir en se couchant, boire un demi-verre d'eau dans laquelle on a mis 3 centigrammes de camphre en poudre et deux gouttes d'élher.

inspecteurs d'académie. — Il

y a un inspecteur d'académie dans chaque département; il dirige, sous les ordres du recteur, l'enseignement secondaire et l'enseignement primaire du département. Pour être inspecteur d'académie, il faut être licencié dans une faculté ou compter 10 ans d'exercice dans l'enseignement public.

En fait, les inspecteurs d'académie sont aujourd'hui presque exclusivement choisis parmi les fonctionnaires de l'L'niversité pourvus du titre d'agrégé des lycées.

" Le traitement varie, selon la classe, de 6.Ï00 à 8 000 francs, plus une indemnité supplémentaire de -500 fr. aux inspecteurs pourvus du titre d'agrégé.

A Paris et à 'N'ersailles, le traitement est de 8 000 fr.

En province, près de chaque inspecteur d académie, est un secrétaire d'académie, qui doit être bachelier ou muni du brevet supérieur de capacité de l'enseignement primaire, et des commis dittspection qui doivent remplir les mêmes conditions (1 500 à 3 000 fr.).

inspecteurs de l'instruction primaire.— Les inspecteurs primaires sont choisis parmi les postulants pourvus du certificat d'ap^/turfe aux fonctions d'inspecteur primaire.

Il y a au moins un inspecteur primaire

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|par arrondissement, placé sous les or- Ircs de l'inspecteur d'académie. Il a

lur principale fonction l'inspection des

'lies primaires.

J.e traitement selon la classe, qui est personnelle) est de 3 000, 3 500, 4000, 4500, oOOOfr. Dans le département de la Seine les traitements sont 6000, 6500, 7 000, 7 500 et 8000 fr.

Des inspectrices primaires peuvent êtres nommées aux mêmes conditions.

Outre leur traitement, les inspecteurs reçoivent une indemnité départementale qui ne peut être inférieure à 200 fr.

Les inspecteurs primaires sont sous les ordres de V inspecteur d'académie*.

Ils peuvent arriver à la situation d'î«specteuis géncraux de l'enseignement primaire, bien que ces inspecteurs généraux soient plus souvent choisis parmi les inspecteurs d'académie. Voy. certificats d'aptitude.

inspecteurs g:énéraux de l'instruction publique. — Les

inspecteurs générau.x de l'instruction publique ont un traitement de 10 000 fr. pour l'enseignement primaire, et de 12 000 fr. pour l'enseignement secondaire, plus des frais de déplacement.

Il y a b inspecteurs de l'instruction secondaire, 8 inspecteurs de l'instruction primaire, 2 inspecteurs des langues vivantes.

Dans l'enseignement primaire, il y a en outre des inspecteurs spéciaux pour les écoles normales, pour le travail manuel dans les écoles normales et les écoles primaires supérieures, pour l'inspection de la gj'mnastique, des inspectrices des écoles maternelles. Dans l'enseignement, secondaire il existe des inspecteurs généraux de l'économat.

Enfin des inspecteurs généraux sont chargés spécialement des colonies.

inspection des écoles maternelles et des classes enfantines. — Un examen spécial, dont le programme comprend la pédagogie appliquée aux écoles maternelles, l'hygiène des enfants, la législation et l'administration des écoles , permet d'obtenir le certificat d'aptitude à Vinspection des écoles maternelles et des classes enfantines.

hes aspirantes doivent avoir au moins 25 ans, être munies du brevet supérieur et du certificat d'aptitude pédagogique, ou du certificat d'aptitude à l'enseignement secondaire des jeunes filles.

Institut. — Voy. académie.

Institut commercial. — Voy.

COMMERCE iécoles de).

instituteurs, institutrices.

— On nonmie instituteur, institutrice, dans un sens restreint, toute personne

qui se livre à l'instruction primaire dans une école publique ou privée.

Toute personne âgée de 21 ans peut exercer les fonctions d'instituteur ou d'institutrice si elle est munie au moins du brevet élémentaire de capacité de l'enseignement primaire* . à moins qu'elle n'ait été condamnée pour crime ou délit contraire à la probité ou aux mœurs, ou privée de ses droits civils, ou qu'elle n'ait été l'objet d'une interdiction spéciale de la part du Conseil supérieur de l'instruction publique.

Le corps des instituteurs et institutrices se recrute donc parmi les postulants pourvus du brevet de capacité do ! l'enseignement primaire. La possession i du brevet donne le droit d'ouvrir une ' école privée, mais ne donne droit à ; aucune nomination d'instituteur public. Aussi un fort grand nombre de jeunes I gens ou de jeunes filles munis du bre- [ vet attendent-ils vainement des situa- ; tiens qui ne peuvent leur être accordées à cause du trop grand nombre de demandes. Actuellement, le seul moj'en I certain d'arriver à la situation d'instituteur ou d'institutrice publics est le passage par une école normale primaire*. Les nominations sont faites par le préfet, sur la proposition de l'inspecteur d'académie.

Peines disciplinaires. Les peines disciplinaires applicables au personnel do l'enseignement primaire ;du6^/c sont les suivantes : la réprimande (prononcée par l'inspecteur d'académie) : la censure (prononcée par l'inspecteur d'académie, après avis motivé du conseil départemental; elle peut être insérée au Bulletin départemental de l'enseignement primaire) ; la révocation (prononcée par le préfet, sur la proposition de l'inspecteur d'académie, après avis motivé du conseil départemental, le fonctionnaire ayant été appelé à présenter sa défense devant le conseil et pouvant interjeter appel devant le ministre) ; Y interdiction temporaire ou absolue d'exercer les fonctions d'instituteur public ou privé 'prononcée par le conseil départemental, sauf appel devant le Conseil supérieur de l'instruction publique).

Les peines disciplinaires applicables au personnel de renseignement primaire privé sont ditférentes. Il y a d'abord l'amende, la fermeture de l'école et même la prison pour les chefs d'établissement qui ont ouvert une école en contravention aux prescriptions de la loi, ou qui refusent de se soumettre au.\ inspections réglementaires.

En outre, tout instituteur privé peut, sur la plainte de l'inspecteur de 1 académie, être traduit, pour cause de faute grave dans l'exercice de ses fonctions, d'inconduile ou d'immoralité, devant le

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