‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 230 sur 415 · LOT · texte numérisé non relu

LOT

Anciennes mesures françaises. Avant l'adoption du syslémo métrique, la loise était en France la principale unité de longueur. Elle se divisait en 6 pieds, le

Mètre pliant.

pied en 12 pouces, le pouce en 12 lignes

et la ligne en 12 points.

Comparées aux nouvelles mesures,

les anciennes valent :

Lsiliqiw 2""°, 2.^6

Le pou/y 2'-"',7û7

Le pied Si'", 48i

La toist^ 1°',949

L'aune, unité pour la mesure des étoffes, valait 1°',188.

La lieue de poste, de 2 000 toises, valait .3 808 métrés ; on emploie encore la lieue de poste, mais on la fait actuellement de 4 kilnmètres.

La lieue commune, qui correspondait à la vingt-cinquième partie de l'arc de 1 degré du méridien, valait 4441".

Bussie.

Sagènc — aiScra.ase

Wcrsl — 1067 mètres.

Turquie.

Arcliine — lo':'".'^'^

losange. — La surface d'un losange s'obtient en multipliant la hase b par la hauteur A .• S = bh (voy. géométrie). — Exemple : un losange à 40 centimètres de base et 20 centimètres / \b

de hauteur, quelle est sa surface ? Réponse:

40 X 20 = 800 centimètres carrés , ou / ,,-■ f, 8 décimètres carrés.

loterie. — Le jeu

de cartes nommé loterie est pour amuser les enfants. On le joue avec deux jeux de 32 ou de 52 cartes.

Trois cartes du premier jeu sont rangées sur la table le Losange.

dos en haut, pour qu'elles ne soient pas vues. Sur chacune d'elles, ou tout auprès, on met les lots, généralement quelques bonbons , de

Décimètre (longueur récUoj.

La lieue marine, qui correspondait à la vingtième partie de l'arc de 1 degré du méridien, valait 5 555 mètres. Le mille marin est le tiers de la lieue marine; il correspond à l'arc de 1 minute du méridien ; il vaut 1 852 mètres.

Le nœud est la cent-vingtième partie du mille; il vaut 15 mètres.

La lieue marine, le mille marin, le nœud sont encore employés pour mesurer les distances en mer. Quand on dit qu'un navire file 20 nœuds, cela signifie qu'il parcourt 20 X 15 = 300 mètres par minute, ou 20 milles à l'heure, c'est-àdire 20 X 1 852 = 37 040 mètres. Voy.

POIDS ET MESURES

Principales mesures étrangères de longueur.

Angleterre.

Incli, pouce (.;% du yard J vaut. 2':'", 540

Foot, pied ( — du yard j

Yard

Mile (1760 yaids^

914cin,383 1609'",31j

manière qu'il y ait un gros, un moyen et un petit lot. Puis on distribue 3 cartes h chaque enfant et on retourne les cartes de la table; celui qui a la carte semblable à celle qu'on retourne gagne le lot correspondant. Si l'une des carte.»

retournées ne se trouve chez aucun joueur, le lot n'est pas gagné.

lotions froides. — Voy. hydrothérapie.

loto. — J^ejeu de loto, assez simple pour être à la portée des enfants, se joue souvent en famille. Il exige un petit matériel, composé d'abord de 24 cartons sur chacun desquels sont marqués 15 numéros, en 3 rangées do 5 numéros chacune ; ces numéros vont de 1 à 90, de sorte que chacun se trouve reproduit sur 4 cartons différents. Ces numéros sont également inscrits sur de gros jetons contenus dans un sac. Le matériel est complété par une collection de 200 petits jetons rouges sur lesquels n'est inscrit aucun numéro ; on peut, sans inconvénient, remplacer ces

LOU

LOU

200 jetons par de petits objets quelconques, par exemple par des haricots.

Voici comment on procède au jeu:

Celui qui a été désigné pour tirer les numéros à la première partie fait mettre par chaque joueur Tenjeu convenu dans une corheilie; cet enjeu est 'ordinairement fort petit ; la somme des enjeux constitue la poule. Puis il distribue 1,2, ou 3 cartons à chaque joueur, selon que ceux-ci sont plus ou moins nombreux.

les variétés de louage peuvent se grouper en deux catégories, le louage des c/ioses (maisons, terres, animaux, objets mobiliers ) et le loua//e d'ouvrage, ou contrat par lequel une des parties prend l'engagement de faire une chose pour l'autre moyennant un prix convenu.

I. — Dans le louage des choses, le contrat de louage porte le nom de bail. Le bail peut d'ailleurs être écrit, ou simplement verbal. Tout bail écrit doit

Les accessoires du jeu de loto.

Chacun étale ses cartons devant lui.

Alors on tire les numéros du sac 1 à 1 . Dès qu'un numéro est tiré et annoncé à haute voix, les joueurs qui ont ce numéro sur leurs cartons, i fois, 2 fois, placent 1 petit jeton rouge ou 1 haricot sur ce numéro.

Le premier joueur qui a marqué tous les numéros d'un carton gagne la partie et prend la poule. On convient quelquefois aussi que le gagnant sera le premier joueur qui aura marqué les o numéros d'une rangée horizontale; le coup est alors plus vite terminé.

louage. — Le louage est un contrat par lequel une des parties s'engage à donner à l'autre pendant un certain temps, et pour un certain prix, la jouissance d'une chose ou de son travail. Le contrat de louage porte ditférents noms suivant les circonstances ; mais toutes

être enregistré (voy. enregistrement); s'il est sous seing privé, il doit être enregistré dans les 3 mois de sa date ; s'il est dressé par un notaire, il doit être enregistré dans les 10 jours. Le bail verbal doit être déclaré dans les 3 mois au receveur de l'enregistrement, sous peine d'amende; les locations verbales dont le prix est inférieur à 100 francs et dont la durée ne dépasse pas 3 ans sont affranchies de la déclaration.

Après bail passé, le bailleur est obligé de livrer la chose louée et de l'entretenir en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée; il doit donc, pendant la durée du bail, faire les réparations devenues nécessaires. Il doit, en outre, faire jouir paisiblement le preneur de la chose louée, pendant la durée du bail.

Le preneur, de son coté, doit payer le prix du bail aux termes convenus ;

LOU

LOU

il doit, en outre, user de la chose louée en bon père de famille et sui%'ant sa destination. A l'expiration du bail, le preneur rendra la chose dans l'état où il l'a reçue, moins toutefois ce qui a

Eéri ou a été dégradé par force majeure, i l'on n'a pas, à l'entrée, dressé un état des lieux détaillé, le preneur est censé avoir reçu la chose en bon état.

Le bail écrit cesse de plein droit à l'expiration du terme fi.xé, sans qu'il soit nécessaire de donner congé. Le bail verbal ne cesse que par le congé que l'une des parties donne à l'autre dans les délais déterminés par l'usage des lieux. Le congé doit être donné et accepté par écrit ; si l'une des parties refuse de reconnaître le congé par écrit, il faut le lui signifier par huissier, dans les délais voulus.

Lorsque, à l'e.xpiralion d'un bail, le preneur reste et est laissé en jouissance, il y a ce qu'on nomme tacite reconduction. Il s'établit un bail nouveau, régi par les règles des baux verbaux, aux mêmes prix et conditions que le bail ancien.

La mort du bailleur, ni celle du preneur ne font pas résilier le bail, non plus que la vente de la chose louée, le nouveau propriétaire se trouvant lié par le bail.

Bail à loyer, ou louage des maisons ou des meubles. Le locataire d'une maison ou d'un appartement a le droit de sous-louer et même de céder son bail en tout ou en partie, si cette faculté ne lui a pas été interdite par le bail.

Le locataire doit garnir les lieux qu'il occupe de meubles suffisants pour répondre du loj-er; faute de quoi il doit fournir des garanties.

Il est tenu à de certaines réparations de menu entretien, dites réparations locatives, déterminées par l'usage des lieux, telles que réparations à faire aux vitres, contre-cœurs, cliambranles et tablettes des cheminées ; recrépiment du bas des murailles des appartements, à la hauteur de 1 mètre, réparations aux pavés, carreaux des chamnres, aux portes, croisées, gonds, targettes, serrures. Le curement des puits et celui des fosses d'aisances sont à la charge du bailleur.

Bail à ferme, ou louage des immeubles ruraux. Lorsque le prix d'un bail à ferme consiste en argent, le preneur a le droit de sous-louer, si ce droit ne lui a pas été retiré. Si le prix du bail consiste dans un partage des fruits de la terre avec lebailleur(co?o«a<,»!é<aî/n(/e), le colon ne peut sous-louer qu'autant que cette faculté lui a été expressément accordée par le bail.

Le preneur doit garnir l'immeuble de

bestiaux et ustensiles nécessaires à l'exploitation, il doit cultiver en bon père do famille, ne pas employer la chose louée à un autre usage que celui auquel elle a été destinée ; faute de quoi le bailleur peut faire résilier le bail et demander des dommages-intérêts.

Lorsque le bail est fait pour plusieurs années et que pendant la durée du bail la totalité ou la moitié d'une récolte au moins est enlevée par des cas fortuits, le fermier est autorisé à demander une remise du prix de sa location, à moins qu'il ne soit indemnisé par les bonnes récoltes des années précédentes. Le fermier ne peut obtenir de remise lorsque la perte des fruits arrive après qu'ils sont séparés de la terre, à moins que le bail ne donne au propriétaire une quotité de la récolte en nature.

Le fermier sortant doit laisser à celui qui lui succède les log-ements convenables et les autres facilités pour les travaux de l'année suivante; il doit laisser les pailles et engrais de l'année, s'il les a reçus lors de son entrée en jouissance. Le fermier entrant doit procurer à celui qui sort les logements convenables et autres facilités pour la consommation des fourrages et pour les récoltes restant à faire.

Bail à cheptel. Dans le bail à cheptel, l'une des parties livre à l'autre un fonds de bétail pour le garder, le nourrir et le soigner aux conditions survenues entre elles.

Dans le cheptel simple, le bailleur et le preneur partagent par moitié le gain provenant de la croissance du bétail ; ils supportent aussi par moitié la perte, s'il y en a. Si le cheptel périt en entier, sans la faute du preneur, la perte entière est pour le bailleur ; s'il ne périt qu'en partie, la perte est supportée en commun d'après le prix de l'estimation primitive, comparé au prix d'estimation à la fin du bail. La laine se partage par moitié ; les laitages, le fumier, le travail des animaux appartiennent exclusivement au preneur.

A défaut de conventions contraires, le bail à cheptel est censé fait pour 3 ans.

A la fin du bail ou lors de sa résolution, on fait une nouvelle estimation du cheptel. Le bailleur prélève des bêtes de chaque espèce jusqu'à concurrence de la première estimation ; l'excédent se partage.

S'il n'existe pas assez de bêtes pour remplir la première estimation, le bailleur prend ce qui reste, et les parties se font raison de la perte.

Dans le cheptel à moitié chacun des contractants fournit la moitié du bétail, toutes les autres conditions restant les mêmes.

LOU

LOU

Le cheptel de fer est celui par lequel le propriétaire d'un bien fournit des bestiaux à son fermier à la charg-e par celui-ci de livrer, à l'expiration du bail à ferme, des bestiaux d'une valeur égale auprixdel'estimation do ceux qu'il aura reçus. IjO bail des bestiaux est ainsi l'accessoire du bail à ferme, et on l'appelle cheptel de fer parce qu'il est comme enchaîné à la propriété. Dans ce bail, le profit comme la perte appartiennent exclusivement au fermier, à la condition que le fumier soit uniquement employé à l'exploitation de la ferme.

Les conditions sont un peu différentes pour le cheptel donné au métayer o>i colon partiaire (voir plus haut) ; dans ce cas, le bailleur peut partager les laitages et avoir plus de la moitié du profit. Dans le cas do mort totale du cheptel, la perte est encore entièrement pour le bailleur.

II. — Dans le louage d'ouvrage, il y a aussi plusieurs catégories à établir.

Louage des gens de travail (rfo»îe.s/ ('7 i;f.î et ouvriers). Le contrat de louage de service ne peut être que temporaire ; la loi défend de s'engager au service de quelqu'un pour toute sa vie. Quand la durée du louage est déterminée par les conventions ou l'usage des lieux, le maître lie peut, sous peine de dommagesintérêts, renvoyer son domestique, ni le domestique quitter son maître, à moins de motifs légitimes. Si le louage n"a pas de durée déterminée.chacune des parties peut résilier quand bon lui semble, à la condition toutefois de se prévenir d'avance conformément à l'usage des lieux (le délai le plus ordinaire est 8 jours). Si les motifs de la rupture du contrat sont graves, chacune des parties peut résilier immédiatement, sans indemnité.

S'il s'agit de domestiques loués pour la culture, l'engagement est censé fait pour un an, et il ne peut être rompu dans le cours de l'année sans indemnité, soit de la part du domestique, soit de la part du maître.

Pour ce qui concerne les voiluriers par terre et par eau, voyez transport.

Pour les devis et marchés, qui sont aussi des contrats de louage d'ouvrage,

voyez ARCHITECTE et ENTREPRENEUR.

Modèle de bail d'une maison. Entre les soussignés :

Emile Durand, propriétaire demeurant à Paris, rue de Rivoli, n° 8, et Jean Dupont, employé de commerce, demeurant à Paris, rue Cadet, n" 2o, a été convenu ce qui suit :

Emile Durand consent à Jean Dupont, qui accepte, un bail pour le délai de dix ans, qui commencent à courir lo la avril 189o. Ce bail a pour objet le troisième étage de la maison appartenant à Emile Durand, qui est située il Paris,

rue de Seine, n» 47. et consiste en (description de l'appartement loué).

Ce bail est fait mo^-ennant la somme de seize cents francs, que Jean Dupont s'oblige à pajer chaque année en quatre termes égaux, du prix de quatre cents francs chacun. Le premier terme écherra le lo juillet I8U0.

Jean Dupont s'engage en outre à garnir ladite maison de meubles suffisants pour garantir en tout temps lo payement des loyers, à entretenir en bon état de réparation locative les lieux loués (les autres réparations restant à la charge d'Emile Durand), à payer les impôts des portes et fenêtres et les contributions personnelle et mobilière.

Fait double à Paris, le 2 avril 1893.

(Signatures.) On peut introduire dans ce bail toutes les conventions accessoires que l'on veut, telles que : établissement d'un état des lieux"; défense faite de céder ou sous-louer ; réserve faite par le propriétaire de pouvoir résoudre le bail en cas de vente de sa maison ; réserve faite par le locataire de pouvoir résoudre le bail en cas do départ; défense de créer dans la maison tel ou tel établissement, ... Modèle de congé. Entre les soussignés : Emile Durand, propriétaire, demeurant à Paris, rue de Rivoli, n» 8, et Jean Dupont, employé de commerce, demeurant à Paris, rue Cadet, n° 2o, a été convenu ce qui suit :

Emile Durand, propriétaire d'une maison sise à Paris, rue de Seine, n» 47, donne à Jean Dupont, qui accepte, congé do l'appartement qu'il occupe dans ladite maison, au troisième étage, pour le 15 janvier prochain.

Fait double à Paris, le 23 septembre 1893. (Signatures.)

On doit faire ce congé sur une feuille de papier de 60 centimes; s'il n'est pas accepté par l'une des parties, il est signifié par ministère d'nuissier (enregistrement, 3 fr., plus le double décime et demi; l'acte signifié par l'huissiet coûte environ 5 fr. en plus).

Si lesparties sont d'accord surl'ëpoque de la sortie des lieux et s'il est à présumer qu'il n'}' aura pas de contestations, une simple lettre suffit pour donner et accepter le congé.

Liouèche-Ies-Bains (Suisse). -^ Très petit village possédant des eaus thermales sulfatées calciques qui attirent un grand nombre de baigneurs de toutes les contrées de l'Europe. Ces eaux, dont la température varie, selon les sources, de 38 à 31", sont employées en boisson , bains, douches, lotions, fomentations contre les maladies de la peau (eczéma, herpès, impétigo, acné, etc.), les rhumatismes, la goutte,

LOU

LOU

la larj'Dgitc et la bronchite chroniques, raslhme, le hmphatisme. la scrofule....

Le climat est celui des montagnes, rude, variable : on doit prendre de grandes précautions contre le froid du soir. Les promenades sont intéressantes.

Voy. E.vrx minérales.

louis (monnaie). — Voy. monnaies.

loup chasse). — Le loup, essentiellement niaifaisanl. doit être traqué sans pitié dans les départemculs français où il

Mais un chasseur isolé peut quelquefois tucrlabéte. Il peut faire uue traînée*

Loup vulgaire ^liauteui

se rencontre encore assez'fréquemment.

La chasse à courre du loup est difncile

et pénible : nous n'avons pas à nous en

Traquenard pour le loup, ferme.

destinée à conduire le loup dans le voisinage d'une hutte en feuillage, habilement dissimulée, dans laquelle il attend, ! armé d'un fusil. On peut encore ten- I dre divers pièges, tels que lassiére. ' assommoir * et surtout traquenard *.

I Ua piège plus simple consiste en un I trou que l'on recouvre de branches

Lassiére (cbasse au loup). — Le loup se prend dans un filet à larges mailles, tendu entre deux arbres.

occuper. Dans les endroits où les loups, relativement abondants, font de grands ravages, on organise des battues destinées à faire sortir les loups de leurs repaires et à les tuer à coups de fusil.

légères, au milieu desquelles on a en soin de placer une proie. Le loup, attiré par cet appât, fait céder les branches sous son poids et s'enfonce dans le trou où il est retenu captif.

LOU

LOU

Quel que soit le piège adopté , on n'arrivera à une capture que si, coiinaissaul ))ien la méfiance du loup, on s'entoure, pour la déjouer, des précautions les plus minutieuses (voy- traquenard), précautions qu'un chasseur très exercé est seul en état de prendre d'une manière satisfaisante.

On combat aussi les loups par le poison (voy. traînée); mais il faut alors prendre des mesures attentives pour éviter les accidents qui pourraient en résulter pour les hommes ou les animaux.

La chasse au loup est autorisée par tous les moyens.

loup (jeu). — Le jeu du loup, ou de

chantant, suivi de ses brebis. A son approche, le loup s'élance pour saisir la dernière brebis ; mais le berger, courant en serpentant, tâche de se placer toujours devant le loup. Au fur et à mesure que celui-ci saisit un mouton, il le place derrière lui en une tile, et le jeu continue jusqu'à ce que tous les moutons soient enlevés au berger.

loutre (chasse). — La loutre dépeuple les étangs et les cours d'eau. On peut essayer de la prendre aux collets * ou au traquenard*, mais il faut pour cela une grande habileté, car l'animal, très rusé, évente tous les pièges. Le mo3'en le plus sûr est encore Va/fùt. Quand on

Le jeu du loup.

la queue leu leu, est très convenable pour les jeunes enfants. Les enfants (les brebis) se placent sur une file, le

veut se débarrasser du voisinage d'un© loutre, on recherche ses passes, qui sont décelées par sa fiente ; on recon-

IiOutre d'Europe ilougueur du corps, 0'",90).

Traquenard à loutre, ouvert.

plus grand marchant en tête et représentant le berger ; un seul est à part, c'est le loup. Le berger s'avance en

nait cette fiente aux débris d'arêtes de poissons et de coquilles d'écrevisses qu'elle contient. La loutre a l'habitude

LOU

LUT

de la déposer toujours au même endroit, souvent auprès d'une pierre blanche déposée sur le sable.

Quand on a trouvé le dépôt de la fiente de la loutre, on se poste à bonne portée, à la nuit tombante, et on attend. iMais. pour réussir, il faut que le chas-

Traquenard à loutre, fcnm-.

seur soit bien dissimulé, qu'il observe un silence ab'iolu et une immobilité complète. S'il n'existe aucun abri à portée, il peut en construire un avec des branchages, mais ne pas s'y poster des les premiers jours, afin que la béto ait eu le temps de s'accoutumer à la vue de cet objet nouveau.

louveterîe. — La louveferie est une institution qui a pour but de poursuivre la destruction des loups, et en général des animaux nuisibles.

Le lieutenant de loitvelefie, dont la situation est gratuite et purement honoritique, est nommé par le préfet. Il doit entretenir un équipage de chasse avec piqueurs, valets, chiens courants, limiers, et tendre des pièges pour la destruction des animaux nuisibles. A ces obligations correspondent des privilèges, et en particulier celui de chasser au loup en toute saison, et de chasser le sanglier dans les forêts de l'Etat. Ce sont les lieutenants de louveterie qui dirigent les battues ordonnées par les préfets pour la destruction des loups.

D'ailleurs la destruction des loups est permise à tous et en toute saison, et des primes sont accordées à cet effet : pour labatage d'un loup ou d'une louve non pleine, 100 francs; pour une louve pleine, 130 francs; pour un louveteau, 40 francs ; pour un loup qui a attaqué des personnes, 200 francs. La prime est payée par l'Etat, sur attestation du maire de la commune.

Louvre (École du). — Cette école, située à Paris, a pour but de former des jeunes gens capables d'être employés soit comme conservateurs ou niljliothécaires dans les musées, soit dans les missions scientifiques. La durée des études est de 3 ans; l'enseignement est gratuit et presque public, puisqu'il suffit d'être inscrit pour pou-

COSX. PBAT.

voir y prendre part. Des examens annuels constatent le savoir des élèves inscrits: ceux qui y satisfont reçoivent un diplôme. Les auteurs des meilleures thèses sont ordinairement attachés aux musées nationaux ou envoyés en mission.

loyers. — Voy. louage.

Page 1