ANCIENNES MONNAIES FRANÇAISES
En France, avant le système métrique, ' l'unité de monnaie était \a livre toumoix qui ditférait fort peu de notre franc actuel. La livre se divisait en 20 sous, le i sou en 4 liaids. le liard eu 4 deniers. I
Les principales pièces de monnaie étaient : or (louis de 48 livres et louis de 24 livres) ; argent (écu de 6 livres, écu de 3 livres, pièces de 30 sous, de 20 sous, | de 15 sous et de 12 sous): 6)'on;e (2sous, 1 sou, 2 liards et 1 liard). Voy. poids et
MESURES
inoiinaies et roéclaïlles admi- I nistration des;. — La fabrication des monnaies est entre les mains de l'Etat ; | elle se fait à Paris. Cette fabrication j occupe un personnel assez peu nombreux : personnel administratif {l 600 à SoOOUfrancs de traitements personnel \ d'exploitation (1100 à lOoOO francs) et I ouvriers.
mont-cle-pîété. — Les monts-de-
piéti' ont pour but d'effectuer les prêts | sur nantissement d'etfets mobiliers. Il existe des mouts-de-piété dans un grand ' nombre do villes de France. Le montde-piété de Paris est administré par un conseil dont la présidence appartient :
au préfet de la Seine. Les sommes pré- | tées sur gage aux emprunteurs sont i passibles d'un intérêt de 4 pour 100 l'an, qui est doublé par les frais de conservation et d'esliniation des gages; l'intérêt total est donc de 8 pour 100, intérêt exorbitant qui empêche qu'on puisse considérer les moats-de-piété comme de véritables institutions de bienfai- ! sance. |
Les bénéfices qui proviennent de la gestion du mont-de-piété appartienneiit i aux hospices.
Le mont-de-piété de Paris occupe un personnel assez nombreux ( l 400 à 1 8 000 francs de traitement). Les employés sont nommés par le préfet de la Seine, lorsqu'ils ont subi avec succès un examen portant sur la langue française et l'arithmétique.
Mont- Dore (Puy-de-Dôme). — Petite ville de 1 500 habitants, possédant des eaux froides et des eaux thermales i température de 10 à 45°) dont les unes sont bicarbonatées sodiques et calciques, arsenicales, et les autres ferrugineuses bicarbonatées, arsenicales. Ces eaux sont employées en boisson, bains, douches, inhalations, pour la guérison des maladies des voies respiratoires, de la phtisie pulmonaire au début, des rhumatismes, de la chlorose.
Grand établissement thermal, beaucoup dhotels et de maisons meublées dans toutes les conditions de prix et de conforlaWe ; casino.
Climat pluvieux, à fortes variations de température, obligeant les malades à des précautions constantes et minutieu<os. qui leur rendent très difficiles les lointaines promenades. Séjour, au contfaire. fort agréable pour les personnes en bonne'santé qui aiment les grandes promenades et les sites pittoresques.
On se rend au Mont-Dore par Laqueuille (chemin de fer;; de là en voiture publique ( 15 kilomètres). 'V'oy.
EACX MI.NÉRALES.
Montniiraîl (Vauclusé). — Village de 1000 habitants possédant des eaux froides de composition variable selon la source (^sulfatées magnésiennes, ou sulfurées calciques. ou ferrugineuses sulfatées). Elles sont, encore selon la source, employées en boisson, bains, douches, inhalations, contre l'embarras gastrique, la dyspepsie, l'obésité, certains désordres provenant du foie, les maladies de la peau, le rhumatisme, le catarrhe, l'anémie.
Etablissement thermal avec hôtel:
maisons meublées; casino. Belles promenades, charmantes excursions, climat agréable et salubre.
On se rend à Montmirail par Orange (chemin de fer), et de là en voilure publique (15 kilomètres). 'V'oy. eaux.
MINÉRALES
moquettes (chasse). — En terme de chasse, on nomme moquettes, ou mouvants, des oiseaux destinés à en appeler d'autres par leur mouvements, de façon à les faire tomber dans les pièges qui leur sont tendus. La moquette doit être, autant que possible, de la même espèce que les oiseaux qu'on veut attirer:
cependant, pour les oiseaux de proie, on prend le plus souvent un pigeon blanc, visible de loin, ou une chouette, qui attire très bien les pies, les geais, les corneilles.
La moquette est placée bien en vue.
attachée à un corset qui ne lui laisse que les ailes de libres, ou bien à une ficelle qui lui donne un peu plus de latitude. Le chasseur, armé d'un fusil, est embusqué à 'petite distance. L'emploi des moquettes est interdit pour la chasse des oiseaux, sauf des oiseaux de proie.
^lorgat (Finistère). — Belle plage sur la baie de Douarnenez; situation pittoresque ; agréables promenades :
curieuses grottes. Hôtels, quelques maisons meublées. Voy. bains de mer.
morsures. — L'ne morsure produite par un chien, un chat, un cheval ou tout autre animal n'a en général aucune gravité , et doit être traitée comme une plaie ordinaire ; on s'adres-
MOR
MOR
sera au médecin si la morsure est profonde ou a atteint des organes essentiels.
Les soins sont différents si la morsure est due à un chien ou à un chat enragé (consulter de suite le médecin, qui ordonnera le traitement par la méthode Pasteur), ou par un animal venimeux.
Voy. SERPENTS.
mort. — Signes de la mort. Il est
parfois difficile de distinguer d'une façon absolument certaine la mort réelle de la mort apparente, dans laquelle la circulation du sang et la respiration sont affaiblies de façon à passer inaperçues, tandis que le retour à la vie, et même à la santé, sont encore possibles.
C'est surtout dans Vasp/ii/xie, la létharf/ie, la syncope, la cor)gi}lation, l'action <Je la fondre, l'iviesse, l'action de certains méilieamenls qu'on rencontre des cas de mort apparente avec retour possible à la vie.
Les signes de mort sont les suivants.
Absence de pouls et de respiration,
gerte de connaissance, insensibilité, exion du pouce vers le creux de la main, perte de la transparence des doigts et des oreilles. Ces signes sont incertains.
Les signes suivants sont plus certains. Le visage prend une immobilité absolue, une expression caractéristique.
Les yeux sont sans éclat ni transparence. La mâchoire inférieure est abaissée. Le corp<: se refroidit graduellement. Des taches d'un rouge violacé ou blanchâtres apparaissent sur les reins, sur le dos, sur les cuisses à partir de la sixième heure. L'oreille, appliquée pendant longtemps sur la poitrine, ne perçoit plus aucun bruit du cœur. \
Mais les seuls signes absolument infaillibles sont : la rit/idité cadarérique, qui arrive ordinairement au bout de quelques heures, mais qui, dans certains cas, peut ne pas se produire; la putréfaction, dont les débuts sont marqués par la coloration verdàtre du ventre, le ramollissement des tissus, le développement de l'odeur cadavérique.
il va de soi que, dans une foule de ; circonstances, la réalité de la mort est , rendue certaine parla connaissance des circonstances qui ont précédé la mort.
C'est surtout lorsque ces circonstances [ sont inconnues ou semblent anormales, que les signes que nous venons d'indiquer doivent être examinés.
Législation. Aussitôt après la mort, ' déclaration doit être faite à la mairie ' de la commune , qui dresse l'acte de décès". Cet acte ne doit être établi qu'après constatation delà mort; c'est seulement dans les grandes villes aue
I cette constatation a lieu réellement par ; un médecin.
I C'est aussi la mairie qui délivre Vauto-
I risatio7i d'inhumer (voy. inhumation*).
Sauf des cas exceptionnels, l'inhumation
a lieu 24 heures au moins après le
j décès.
I En cas de mort violente (crime, suicide, accident), l'autorité doit être iramé- 1 diatement informée, et il est bon de laisser les choses en l'état où on les a trouvées jusqu'à l'arrivée de l'autorité. Mais s'il y a le moindre doute sur la réalité de la mort, les soins nécessaires doivent être donnés, sans perdre un ; moment et sans attendre qui que ce soit. ' Quand l'inhumation doit avoir lieu ! dans une autre commune que celle du j décès, une autorisation spéciale est nécessaire, et alors des précautions particulières sont exigées relativement à la mise en bière ^qui doit avoir lieu en présence du commissaire de police) et au transport.
! La sépulture se fait ordinairement dans un cimetière public ; elle peut avoir lieu dans une propriété particulière, pourvu que cette propriété soit hors de l'enceinte d'une ville ou d'un : bourg.
Quand le cimetière est petit, la commune a le droit de faire creuser, au bout de o ans, de nouvelles fosses sur l'emplacement des anciennes. Mais si l'étendue du cimetière le permet, les communes peuvent faire, aux personnes qui veulent payer un prix convenu d'avance, des concessions de terrain dfe plus longue durée, ou même perpétuelles. Dans ce cas, la famille a le droit d'élever sur la tombe, après autorisation préalable, un monument durable.
Frais d'enterrement. Les frais nécessités par la sépulture d'une personne sont nombreux et souvent élevés : frais de cercueil, de lettres de faire part, de fosse, d'achat de terrain, taxe municipale, décoration de la maison mortuaire, frais de culte.
A Paris, les frais principaux sont excessivement élastiques ; ils peuvent aller de quelques francs ("non compris le prix du cercueil) à plusieurs milliers de francs. On peut même, en présentant à la mairie un certificat d'indigence, délivré par le commissaire de police du quartier, obtenir l'inhumation gratuite.
Dans les cimetières de Paris, une concession de 2 mètres carrés de terrain coûte : pour 5 ans, 50 francs; pour 30 ans, 317 Irancs; perpétuelle, 737 fr.
morue. — Aucun poisson n'a une importance alimentaire aussi considérable. Sous le nom de cabillaud ou do merlu, on consomme la morue fraîche;
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