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on a la valeur de l'annuité cherchée

A = = 1 057 francs.

L'annuité à payer est de 1 057 francs.

].,a même règle s'applique pour un capital quelconque.

août. — Voj'. CALENDRIER AGRI- COLE, CALENDRIER GASTRONOMIQUE, PLANTES d'agrément.

aphtes. — Les aphtes sont des ulcérations de la bouche ordinairement sans gravité. Pour les faire passer, on se gargarisera fréquemment avec une dissolution de 3 grammes d'a/uu calciné dans un litre d'enu miellée. Si les ulcérations résistent, on continuerales gargarismes, mais en touchant chaque jour une foisles aphtes avec le doigt enduit d'un peu d alun en poudre. D'autres remèdes, plus énergiques, ne doivent être employés que par le médecin.

apiculture. — Voy. abeilles.

apoplexie. — L'attaque d'apoplexie (fiu-) se reconnaît aune perte de connaissance complète, avec respiration embarrassée, pouls plein (ce qui permet de distinguer de suite l'apoplexie de la syncope» : quelquefois un coté de la face ou du corps est paralysé.

En cas d'apoplexie, coucher le malade, la tète fortement élevée, détacher tous les

Attaque d'apoplexie. — Coudicr le malade, la této Ini-tciiiciit olcvce, donner de l'air et détacher lus vcknicnts.

vêtements qui peuvent mettre obstacle à la circulation du sang. Donner de l'air, faire respirer du vinaigre ou de l'eau de Cologne ; si le malade peut avaler, lui donner à boire quelques gouttes d'eau acidulée avec un peu de vinaigre. Pour attirer le sang aux extrémités, réchauffer les jambes par de fortes frictions, les entourer de bouteilles pleines d'eau chaude, promener sur les cuisses et les mollets des sinapismes : tremper les pieds dans de l'eau médiocrement chaude fortement additionnée de farine de moutarde. Si le médecin tarde à arriver, donner un ou plusieurs lavements avec de l'eau fortement salée par du sel de cuisine.

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Mais surtout faire venir le médecin en toute hâte.

appâts (pêche). — En termes de poche, on nomme nppàt tout ce qui est destiné à attirer ou à faire mordre le poisson à l'hameçon. On dési|?nc plus

f)articuliorement sous le nom (ïamorces es appâts que Ion jette dans l'eau pour attirer le poisson à l'endroit où l'on veut pêcher, et sous celui iVrschrs les appâts qui sont attachés à l'hameçon.

Le pêcheur ne peut être assuré de faire de belles captures que s'il a une connaissance approfondie de la rivière et des habitudes des poissons, et si, en outre, il a soin d'amorce?- fréquemment et en secret les places qu'il a choisies. S'il varie convenablement les amorces, il attirera les poissons de son choix. Les carpes, tanches, gardons, brèmes, par exemple, peuvent être réunis dans les fonds vaseux par des fèves ou du blé cuit. L'amorce est le moyen par excellence et le secret du pêcheur émérite. Aussi donnons-nous ici un certain nombre de formules d'amorces. Ces recettes sont

f)arfois fort compliquées et bien singuières. mais nous ne nous sommes permis de rien changer à ces formules empiriques, empruntées généralement aux plus anciens auteurs.

1. Prenez 83 grammes de vieux fromage de Hollande ou de Gruy ère,broyezle dans un mortier avec de la lie d'huile d'olive, et mêlez-y du vin. peu à peu, jusqu'à ce que votre composition ait acquis la consistance d'une pâte un peu épaisse, et vous y ajouterez un peu d'eau de roses. Faites avec cette pâte de petites boulettes de la grosseur d'un pois, tout au plus. — Celte composition attire tous les poissons d'eau douce: il faut la jeter dans l'eau plusieurs heures avant la pêche. Les poissons, très avides de cette amorce, restent longtemps à rôder autour de l'endroit où ils en ont rencontré.

2. Le pain de croton bouilli et cassé en petits morceaux donne de bons résultats.

3. Faites cuire une assez grande quantité de fèves dans l'eau ; quand elles sont à moitié cuites, ajoutez une assez forte proportion de miel, une goutte ou deux de musc, pétrissez le tout, et faites-en des houlettes grosses comme des noix.

4. Les poissons blancs sont très friands d'un mélange de mie de pain, chènevis, sang caillé et crottin de cheval. L'appât est jeté en péchant.

5. Voici un appât liquide, bon pour attirer les brèmes dans les eau.x dormantes. On fait bouillir pendant quelques instants dans l'eau, de l'orge germée ou de l'avoine germée ; nuis on passe dans un linge ; le liquiac obtenu est

jeté»le soir dans l'eau dormante ; on pê(^e le matin.

6. Le blé cuit attire les carpes, brèmes, gardons, barbillons, surtout s'il est aromatisé avec un peu de cannelle ou de serpolet. Jetez un peu chaque jour dans l'endroit où. l'on veut attirer les poissons.

7. Voici une recette singulière et bien compliquée; cette amorce, mise à Icau une heure ou deux avant de pêcher, attire, parait-il, tous les poissons d'eau douce: Croton cascarillaou résidu de marne ordinaire, 30 grammes ; écorce d'encens. 30 grammes ; myrrhe, 30 grammes: bol d'Arménie conïniun ou argile ocreuse rouge, 30 grammes; farine d'orge détrempée dans le vin, 8 litres: foie de porc rôti. 100 grammes; ail, 100 grammes. Pilez chaque chose à part et mêlez à du sablon menu. Jetez à l'eau une heure ou deux avant de pêcher.

Nous donnons celte recette ;\ titre de curiosité, mais il est probable que peu de pêcheurs auront la patience de fabriquer une amorce aussi compliquée.

8. On fait des boulettes avec de la mie de pain pétrie avec du miel ; le tout aromatisé par une très petite quantité d'assa fœtida. Ces boulettes sont lancées à l'eau pendant la pèche ; elles

.se mettent aussi à l'hameçon. Elles sont bonnes pour le gardon el le chevesne.

9. L'appât obtenu en faisant cuire un mélange de froment, d'orge et de chènevis a l'avantage d'être simple, et de convenir à tous les poissons herbivores de fond. On ne doit pas le préparer trop longtemps à l'avance, surtout en été. il s'aigrit rapidement. On peut en jeter un peu chaque soir, quand on doit pécher le matin, et en jeler aussi pendant la pêche.

Le blé cuit additionné de miel et d'un peu de safran délayé dans du lait s'emploie de la même manière.

Voy. ESCHES.

appeau (chasse). — Vappeau (fig.) est un engin de chasse dont l'usage est ordinairement interdit par la loi. On l'emploie pour imiter le cri des animaux (caille, perdrix, alouette, etc.) et les attirer dans des pièges ou sous le fusil. Certains chasseurs savent imiter ces cris avec une perfection singulière sans l'aide d'aucun instrument, ou simplement avec une herbe, une feuille de lierre.

L'imitation est encore plus parfaite à l'aide d'un petit instrument composé de deux languettes de caoutchouc maintenues dans une garniture métallique ; cet instrument se place dans l'intérieur do la bouche, sur la langue; il donne, avec la même vérité, le chant du serin, du rossignol, de la fauvette, celui de la perdrix, de la caille, etc. Mais ces imi-

talions demandent une grande habileté.

Avec les appeaux ordinaires des chasseurs, l'imitation est beaucoup moins

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Appeaux pour la chasse, bonne, mais elle est bien plus facile ; elle est d'ailleurs suffisante pour attirer le gibier. On ne tolère l'usage des appeaux que dans la chasse à l'affiît de certains animaux malfaisants, et en particulier de certains oiseaux de proie. Ceux qui chassent sans autorisation spéciale avec des appeaux sont passibles d'une amende de 50 à 200 francs, et d'un emprisonnement qui peut aller à 2 mois.

appel. — L'appel est, en droit, le recours à une juridiction supérieure contre une décision rendue par une juridiction inférieure. La loi fixe dans quels cas et selon quelles formalités on peut faire appel d'un jugement.

C'est ainsi qu'on peut, dans certains cas et en observant certaines formalités, en appeler des jugements des juges de paix devant les tribunaux de première instance, des jugements des tribunaux de première instance devant les cours d'apyel, des jugements des tribunaux de commerce devant les cours d'appel.

Dans un cas très particulier, on nomme appel comme d'abus le recours au conseil d'Etat, contre ïabtts commis par un ministre du culte dans l'exercice do ses fonctions. Si le conseil d'Etat, ayant examiné l'atfaire, décide que le ministre du culte a commis un obus, cette décision lui est communiquée par un décret du président de la République, sans qu'il résulte de cette communication aucune peine matérielle. Mais le conseil d'Etat peut, si la déclaration d'abus ne lui semble pas suffisante, renvoyer le prévenu devant les tribunaux compétents en les autorisant à exercer des poursuites.

appel. — "Voy. service militaire.

appelants (chasse). — En termes de cliasse, on donne le nom d'appelants ou de chanterelles à des oiseaux élevés en cage dans le but d'attirer dans des

pièges les oiseaux de même espèce par leurs cris ou leurs chants. De bons ap-

Eelants, bien élevés, bien soignés et ons chanteurs, sont de précieu.x auxiliaires pour le chasseur. L'usage n'en est du reste autorisé qu'à titre d'exception, pour quelques oiseaux do passage.

apprentis marins (École des). — Cette école, installée en rade de Brest, à bord du vaisseau la Bretagne, a pour but de donner une instruction spéciale aux jeunes marins qui doivent devenir gabiers, timoniers, cunonniers ou torpilleurs. Cette école se recrute surtout parmi les élèves sortis de l'École des mousses*. L'eff"ectif total est d'à peu près 700 apprentis ; la durée des études est de si.x mois. Les apprentis sont soumis au régime militaire.

apprentissage. — Quand un enfant entre en apprentissage chez un patron, les conditions de l'apprentissage sont généralement spécifiées dans un contrat écrit, dit contrat d'apprentissage. Ce contrat peut être fait par-devant notaire, greffier de justice do paix ou secrétaire des conseils de prud'hommes ; il peut être fait aussi sous seing privé.

La loi a réglé d'ailleurs, en dehors de tout contrat, les obligations réciproques des maîtres et des apprentis. Le maitre doit se conduire envers l'apprenti « en bon père de famille » ; il doit exercer sur lui une surveillance attentive; il doil prévenir les parents de l'apprenti des mauvais penchants, des fautes graves, des maladies sérieuses de leur enfant.

11 ne peut employer son apprenti à aucun travail insalubre, à aucun travail au-dessus de ses forces, à aucun travail étranger à sa profession. La durée du travail ne peut dépasser 10 heures par jour si l'apprenti a moins de 14 ans,

12 heures s'il a moins de 16 ans. Tout travail de nuit est interdit à l'apprenti âgé de moins de 16 ans ; le trav sii du dimanche et des jours fériés ne saurait être exigé. Le maître doit enseigner à l'apprenti, progressivement et complètement, l'art ou le métier qui fait l'objet du contrat, sans lui rien cacher. A la fin de l'apprentissage, il doit lui donner un certificat.

Réciproquement, l'apprenti doit à son maître fidélité, obéissance, respect; il doil remplacer, à la fin de l'apprentissage, le temps qu'il n'a pu consacrer au travail par suite de maladie ou d'absence forcéed'une durée supérieure à lojours.

Le contrat d'apprentissage lie pour un temps déterminé le patron et l'apprenti, qui ne peuvent se quitter, à moins de consentement mutuel, sans s'exposer à des dommages-intérêts. Toutefois, tout contrat n'est définitif qu'après un temps d'essai do deux mois, au bout duquel

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chaffuc partie est libre de renoncer, si elle le veut.

Au d('l)ut do l'apprentissage, l'enfant, encore faible et inhabile, n'indemnise pas par son travail le patron des dépenses d'entretien, de logement et de nourriture que ce dernit^r a prises à sa charge. Le patron no rentrera dans ses déboursés que vers la fin, alors que l'apprenti sera devenu un véritable ouvrier.

C'est cette circonstance qui oblige les parties à se lier mutuellement pour un nombre d'années déterminé, qui déisend lie l'âge de l'enfant et des difflculles de la profession à laquelle il se destine.

apprentissage (écoles manuelles d';. — Ces écoles dépendent à la fois du ministère de l'Instruction publique et du ministère du Commerce. Elles sont de deux sortes : 1» écoles manuelles d'apprentissage, fondées par les communes, les déparlements ou des particuliers, pour développer chez les jeunes gens qui se destinent aux professions manuelles la dextérité nécessaire et les i-onnaissances techniques: i" écoles publiques d'enseignement primaire supérieur ou complémentaire, dont le programme comprend des cours ou des classes d'enseignement professionnel.

La durée des études y est de 3 ou 4 ans. On n'3' peut entrer qu'à partir de l'âge de 12 ans, si l'on est muni du rrrtifirat d'études primaires éléiiie)itaire.i ; ou à partir de 13 ans, on passant un examen spécial, si l'on n'a pas ce certificat.

Il existe actuellement un grand nombre de ces écoles; l'externat y est gratuit ; le prix de l'internat est de 500 à 600 francs, celui de la demi-pension est de iiiO à 270 francs. Le programme de ces écoles, en ce qui concerne la partie professionnelle, varie avec les régions dans lesquelles elles se trouvent. Ainsi l'école professionnelle de garçons de Reims possède une section professionnelle (ateliers de filature, de tissage, de forge, d'ajustage, de menuiserie, de modela;:e), une section commerciale et une section agricole (laboratoire de chimie agricole). L'école primaire supérieure et d'apprentissage de filles du Havre possède une section primaire supérieure, une section commerciale, une section d'apprentissage (coulure, dessin industriel, lingerie et broderie, modes, coupe et confection, repassage, économie domestique).

La plupart de ces écoles sont communales. Trois sont des fondations de l'État, sous le nom d'Écoles nationales mixtes d'enseignement primaire supérieur et d'enseignement professionnel; elles sont établies à Vicrzon (Cher) ; industrie du for et de la céramique ; à Voiron (Isère) : papiers, toiles et soie-

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a a Armenrierei (Nord) : tissage, rnat y est gratuit; le prix de l'internat 3' est de 300 francs; l'Etat y entretient des boursiers.

Le traitement de chaque classe de fonctionnaires y est de 500 francs supérieur à ceux dès écoles normales d'instituteurs.

Enfin, l'Algérie possède une École nationale d'apprentissage, établie à Dellys. Les élèves y sont admis à partir de It ans, jusqu'à 17 ans, à la suite d'un concours dont les matières sont l'écriture, l'orthographe, l'arithmétique, la géométrie, la géographie, l'histoire, le dessin. Le régime est l'internat (400 fr. par an, nombreuses bourses). La durée des études est de 3 ans ; l'apprentissage porte sur le travail du fer et du bois. A la sortie, les bons élèves reçoivent des médailles ou des cm'tificats d'apprentissage.

apprêt. — On nomme apprêt une opération que l'on fait subir à divers tissus pour leur donner de la fermeté.

L'apprêt employé pour les étod'es do soie ou de laine, pour les gazes, est une dissolution légère de colle de poisson dans l'eau. Le tissu, mouillé à l'eau, puis bien égoutté, est tendu aussi fortement que possible sur un châssis ; on le frotte alors avec une éponge fine trempée dans la dissolution de colle de poisson, et on fait sécher rapidement dans une chambre aussi chaude que possible.

Pour les dentelles de fil on peut opérer de la même manière, mais avec un apprêt ditférenl. Cet apprêt se prépare en faisant dissoudre 40 grammes de borax dans un litre d'eau bouillante, et ajoutant, quand la dissolution est terminée, 200 grammes de gomme laque. On maintient à l'ébuUition jusqu'à fusion complète de la gomme laque.

aptitude pédagogique. — "S'oy. CERTIFICATS d'aptitude.

aquarium. — On donne aux aquariums d'appar-

Le plus simple des aquariums.

cloche à melon retournée et posée sur un support convenable constitue le plus

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simple des aquariums d'appartement.

Si on y met seulement quelques poissons rouges, les soins à donner sont les suivants. Mettre au fond du gros sable

Aquarium eu forme de cuve.

ou des petits cailloux; changer l'eau une fois par jour, et, en ëté, deux fois par jour. Ce changement d'oau de chaque jour se fait à l'aide d'un sijihon, qui permet d'opérer sans remuer l'aquarium

Comment on change l'eau de l'aquarium, :i l'aide d'un siphon.

ni toucher les poissons ifig.). Chaque semaine, procéder à un lavage compfet.

Pour cela, enlever les poissons C/ii/.), sans les toucher avec la main, à l'aide

Comment on retire les poissons de l'aquarium pour le nettoyer h fond.

d'une petite ëpuisette, et les ))]acer dans une cuvette pleine d'eau additionnée de deux ou trois grains de sel de cuisine. Ceci fait, frotter avec soin les parois de l'aquarium en dedans et en dehors, de façon à les rendre parfaitement propres; savonner les cailloux, puis les rincer à grande eau. Enfin remettre les poissons

à leur place, en les prenant de nouveau avec l'épuiselte.

11 faut tiu htohis un demi-litre d'eau par chaque jjplit poisson rouge. Un aquarium de .S litres de capacité recevra donc au plus -5 ou 0 petits poissons, ou 2 ou 3 un peu plus gros.

Comme nourriture, donner chaque matin une pincée de semoule.

Quant aux aquariums renfermant diverses sortes d animaux et des plantes aquatiques, leur installation et leur entretien sont notablement plus complexes.

araignée fchasse). — Ce filet, employé pour la chasse aux oiseaux, esi très simple. 11 est constitué par un rectangle en filet dont les mailles ont de 2 à 8 centimètres de diamètre, selon les oiseaux que l'on veut capturer :

le fil n'a pas besoin d'être gros ni bien solide, mais il doit être aussi peu visible que possible ; aussi est-il bon de le teindre en brun ou en vert. Ce rectangle a de 3 à 0 mètres de hauteur, et de 4 à 10 mètres de largeur. On le tend verticalement entre deux arbres ou entre deux grandes perches, de telle façon qu'il tombe au moindre choc el capture vivant, sous ses plis, le gros oiseau qui, dans son vol, en a déterminé la chute.

Nous ne pouvons décrire plus longuement cet engin dont l'usage est interdit par la loi.

arbitrage. — L'arbilmge est le jugement d'un différend jiar des arbitres; l'arbitrage est, après la transaction, par laquelle les deux parties se font des concessions mutuelles, le meilleur moyen d'éviter un procès.

Les personnes qui veulent confier à des arbitres le jugement du différend qui les divise doivent s'engager, par un acte écrit nommé compromis, à se soumettre à la décision des arbitres; cet acte peut être un acte authentique ou un acte sous sein// priré. 11 doit, à peine do nullité, indiquer l'objet du différend et le nom des personnes choisies comme arbitres, et de plus les délais dans les quels la décision doit être prise.

Le jugement des arbitres devient exécutoire après avoir été approuvé par le président du tribunal. A moins de conventions contraires, on peut en appeler d'un arbitrage devant la Cour d'appel. Mais le compromis peut porler la mention que l'arbitrage sera sans appel; il engage alors les parties d'unifaçon définitive et a toute l'autorité do la chose jugée.

Les affaires qui intéressent l'ordre public ne peuvent être soumises à un arbitrage.

La désignation et le nombre des arbitres sont laissés à la volonté des parties.

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S'il y a deux arbitres, et que ces deux arbitres ne puissent se mettre d"accord, on leur en adjoint un troisième (tiers arbitre) nommé par les parties ou par les deux autres arbitres, ou. à détaut d'entente, par le président du tribunal.

ai'hiti*e. — Voy. arbitrage.

arbres (législation). — Il n'est permis de planter des arbres de haute tige qu'à la distance prescrite par les règlements particuliers ou par les usages constants et reconnus, et. à défaut de règlements et usages, qu'à la distance de 2 mètres de la ligne sôparative des deux héritages pour les arbres à haute tige et à la dislance d'un demi-mètre jiour les autres arbres et haies vives. I>e voisin peut exiger que les arbres, arbrisseaux et arbustes plantés à une distance moindre que la distance légale soient arrachés ou réduits à la hauteur déterminée, à moins qu'il n'y ait litre ou prescription trentenaire. Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres du voisin peut contraindre celui-ci à couper les branches. Si ce sont les racines qui avancent sur son héritage, il a le droit de les 3' couper lui-même. Les fruits tombés des branches appartiennent au propriétaire du terrain sur lequel ils tombent.

Les propriétaires riverains des routes nationales et départementales sont tenus de planter des arbres le long de ces routes.

arbres fruitiers. — Les arbres fruitiers que l'on cultive dans les jardins sont extrêmement nombreux. On les divise en deux catégories : les arbres à fruits à pépins et les arbres à fruits à noyau. Cette division ne correspond pas seulement à la dirt'érence des fruits, mais aussi à la difl'érence considéra1)le qui existe dans leur mode de production. Dans les arbres à fruits à pépins, les fruits se développent sur de petites pousses, nommées lambourdes, longues de ti à 8 centimètres, qui ne sont formées qu'au bout de trois ans au moins. I,es rameaux, un peu plus longs, qui portent les lambourdes, se nomment brindilles. Dans les fruits à noyau, au contraire, la poussée des fruits a lieu uniquement sur des branches de l'année.

La reproduction des arbres fruitiers, sur laquelle nous ne pouvons nous étendre longuement, se fait par le semis de leurs graines, par les marcottes. \es boutures et la f/reffe (voy. notre Dictionnaire DES SCIENCES cscELi.ES). La greffe^ surtout, olfre de grands avantages. Elle permet de multiplier promplemcnt les espèces, et en nombre aussi considéranle qu'on le désire: elle reproduit exactement l'espèce greffée; elle aune

I infloence remarquable sur le volume et i la «alité du fruit: par la greffe, en- I fin.^n peut placer sur un arbre vigou- I reux les boutons à fruit d'un arbre fai- I ble et ainsi hâter la fructification.

L'amateur greffe rarement lui-même les arbres fruitiers; il les prend chez l'arboriculteur, tout greffés et déjà en plein développement. Même dans ces conditions, le choix des espèces est assez délicat, la nature du terrain aj-ant une grande influence sur la prospérité du verger, et les espèces choisies dépendant de celte nature du terrain.

On ne transplantera jamais, dans tous les cas, les arbres greffés depuis plus de deux ans. On choisira les sujets ayant une écorce lisse, avec toutes les apparences d'une puissante végétation.

: Si les racines de l'arbre envoyé par l'arboriculteur ne sont pas en bon état, ' on le refusera.

j Moins les racines seront exposées à l'air, plus la reprise sera prompte et assurée ; on comprend dès lors combien il j importe que les arbres expédiés par les pépiniéristes soient emballés avec soin.

Aussitôt que les arbres sont arrivés, il faut, si le temps est favorable, les dé- ! baller et. si l'on ne peut les planter immédiatement, les mettre en jauge. On prenj dra garde, dans tous les cas, de les laisser exposés au soleil, qui ferait rider ; les écorces, ou à la pluie, qui ferait

noircir et pourrir les racines.

j Les arbres se mettent en jawie dans

une tranchée de 40 centimètres de pro-

I fondeur. On place les arbres dans cette

! tranchée, dans une position presque

i verticale, les uns à côté des autres. On

{ remplit la tranchée de terre, de façon

[ que celle-ci adhère bien aux racines, et

{ on foule légèrement. En hiver, s'il gèle

I au moment de l'arrivée des arbres, on

I met le paquet dans une grange pour le

; défaire, et on attend qu'il se dégèle

doucement. Alors seulement on met en

>auge. mais en remplissant la tranchée

avec du sable sec.

La plantation demande des soins très attentifs.

Elle se fait à l'automne, c'est-à-dire en octobre, novembre, ou même décembre dans les climats très tempérés. On creuse des trous ou des tranchées ayant une profondeur et une largeur appropriées à la grosseur de l'arbre, mais qui ne peuvent être inférieurs à 50 centimètres.

Les plants sont placés près des trous:

on examine les racines. Celles qui sont endommagées sont coupées nettement avec une serpette, un peu au-dessus du point malade.

Ceci préparé, on opère de la façon suivante :

i Un aide tient l'arbre verticalement

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dans le trou, les racines appuyées sur le fond du trou et l'arbre maintenu à la hauteur convenable. Le jardinier met alors la terre doucement, à la main, de façon à l'introduire entre les racines, qui se trouvent ainsi superposées par étages, et non pas toutes pressées sur le fond. La terre étant pulvérisée et lo jardinier allant avec précaution, les racines ne seront pas froissées. En môme temiJS que la terre, on met, surtout à l'extrémité des racines, un engrais bien consommé, formé de terreau et de déchets ; on doit éviter tout fumier en fermentation.

Quant à la profondeur à laquelle devront ôtre enterrées les racines, elle variera selon que les sols seront argileux ou siliceu.x. L'important est qu'elles demeurent soumises à l'infiuence de l'air, sansle concours duquel elles ne sauraient vivre. Donc, dans les sols argileux, 4 à 5 centimètres seront suffisants, tandis que dans les sols très exposés à la sécheresse, 10 à 12 centimètres seront souvent nécessaires.

En général, on laissera l'écusson de la greffe à l'air, très peu au-dessus du niveau du sol.

On se gardera de piétiner la terre; il suffira d'appuyer dessus légèrement.

Soins à donner aux arbres fruitiers. Les arbres fruitiers doivent être l'objet de soins entendus. Pendant les premières années de la plantation, on pratique des labours superficiels: on fume tous les ans, jusqu'à ce que l'arbre soit entièrement formé. Cette fumure conserve la fraîcheur du sol et donne à l'arbre la nourriture dont il a besoin.

Chaque année, on fait ♦ailler l'arbre (voy. TAILLE DES ARDREs) Selon quc lo comporte son à^e et son espèce.

L'arbre, une lois planté, est muni d'un tuteur, qui le soutient grâce à une

qui en résultent pour les racines, est do retarder la reprise de la végétation.

Lorsqu'on plante les arbres dans un verger-norbage où les animaux domes-

'' ';,.-j'":V';-:^K*'-'''' '5??.rip?i

Armures pour préservtr les arOrts.

tiques sont mis à pâturer, on les garnit d'une armure, pour les défendre contre la de«t ou contre les cornes du bétail (/îc/.).

Si les arbres sont plantés dans un jardin, on laissera autour de chaque arbre un espace d'au moins un mètre carré de surface sans culture.

Pour les notions sommaires sur les principaux arbres fruitiers de France, voyez : abricotier, amandier, caroc-

BIÊR, CEDRATIER, CERISIER, CHÂTAIGNIER.

CITRONNIER , COGNASSIER , FIGUIER , FRAM- BOISIER, GRENADIER, GROSEILLIER. JCJClilER, MERISIER, MÛRIER. NÉFLIER, NOISE- TIER, NOYER. OLIVIER. ORANGER, PÊCHER, PISTACHIER, POIRIER, POMMIER, PRCNIER, VIGNE, VINETTIER.

Voyez aussi : arbres fruitiers (ennemis des), ARBRES FRUITIERS (maladies

des), TAILLE DES ARBRES FRUITIERS.

arbres fruitiers ^ennemis des). —

Armures pour préserver les arbres.

ligature douce entourée de paille. Le tuteur protège l'arbre contre la violence des vents dont l'effet, par les secousses

Gui du pommier.

Les ennemis avec lesquels ont à compter les arbres fruitiers sont innombrables. Il

u Quelques ennemis des arbres fruitiers.

Larve ou ver blanc (gr. n.). Chrysalide (gr. nat.). Insecte parfait fgr. nat.). '

Le hanneton, très nuisible à l'ëtat de larve (il s'attaque alors aux racines) et à l'état \ d'insecte parlait (dévorant les feuilles)

Panaise des bois (long., 0">,01j.

Puceron sans ailes et Paceron ailé tri>s grossis. Los i|sni'iis do pucerons sont nombreuses. C.os petits insectes opuisent les arbres en suçant la sève.

Cerf-volaut mi lucane ilung. totale.

0'".ll) . I,;, i;irvo. assez, M/niMable :i celle di: liannutoii. \'n piinlant iini| ans dans dos galeries crousées h la partio inférieure des jeunes arbres, y causant de grarnis dogàts.

AUise de la vigne grossie) avec sa larve. 1. allise infeste surtout les vignobles d'Kspagne et du midi de la France, dont elle ronge toutes

les feuilles.

mpr^-

'•'"•nille. Chrysaliilo. Insecte parfait.

Pyrale de la vigne grandeur réelle/. La clienillc de la pyralc ravage au printemps les Imnrgoons des vignes.

Quelques ennemis des arbres fruitiers.

Perce-oreille long., 0i",03).

cause des dégâts en rongeant les bourgeons et les fruits.

Phylloxéra sans aUes Phylloxéra ailo (lus grossi). 11 va (très grossi). au loin inlestir les vignobles.

Le /)/j!///oxe)'fl,altaquant les racines, fait périr la vigne.

Guêpe.

- La guepu dévore un grand nombre de fruits.

Saperde et sa larve (long., 0"",027). La larve est très nuisible aux arbres, dont elle sillonne le bois de nombreuses galeries.

Teigne du pommier (grossie). Les chenilles lie la teigne, qui sortent des œnfs au printemps, rongent toutes les feuilles du pommier.

l'ne colonie de teignes du pommier.

Balaliue (longueur totale, 0"',01).La larve de la balaliue mange l'amande de la noisette.

Noisette entière.montrant le trou par lequel l'insecte est sorti.

Noisette ouverte.

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y a d'abord los clianipignons microscopiques, qui déleriuinent l'apparition de diverses maladies, les mousses et lichens (voy. ARBRRS FRUITIERS (maladies des).

Le gui, pour être plus apparent, n'en est pas moins malfaisant (/ïr/.} ; il se développe surtout en abondance sur le pommier, qu'il fatigue en lui empruntant sa sève pour se développer lui-même ; on doit enlever le gui avec soin, soit en grimpant sur l'arbre, soit en le coupant à l'aide d'une serpe à long manche.

Les ennemis des arbres fruitiers sont beaucoup plus nombreux encore parmi les animau.K, et beaucoup plus difficiles à atteindre. On peut même dire qu'ils sont innombrables, surtout parmi les insectes. Aussi n'en pouvons-nous citer que quelques-uns.

Insectes. En etfet,des insectes de toutes sortes Ifif/.). contre lesquels les moyens de préservation sont ou très insuffisants ou tout à fait nuls, attaquent les racines, l'écorce, les feuilles, les fleurs, les fruits.

Les chenilles diverses en première ligne. On combat les chenilles par un éckenillaf/e fait avec le plus grand soin: mais le mal ne sera véritablement atténué qu'à partir du moment où tous les arboriculteurs se livreront en même temps à l'échenillage, à l'époque convenable. On enlèvera les nids de chenilles à mesure qu'ils apparaîtront ; mais, en outre, on recherchera, à l'époque de la taille, les anneaux d'oeufs déposés par les papillons autour des rameaux, pour les détruire en écrasant par une friction attentive les œufs ou les chenilles naissantes. Quand les chenilles sont nombreuses sur toutes les parties de l'arbre, on monte sur l'arbre à la pointe du jour et on fait tomber les chenilles par des coups secs appliqués sur les branches ; à terre, on les écrase. En outre, pour empêcher celles qui auraient échappé de remonter, on entoure le pied de 1 arbre avec une bande de toile fortement enduite de goudron.

D'autres insectes que les chenilles sont également à craindre.

Le iif/re est un petit insecte hémiptère à peine visible. Ces petites bêtes s'attachent à l'écorce et restent là des mois entiers, immobiles, occupées à sucer la sève, occasionnant des plaies dangereuses qui ont l'apparence de meurtrissures causées par les contusions. Elles se placent aussi sous le revers des feuilles et y sont encore plus difficiles à atteindre. On a recommandé d'enlever les feuilles attaquées et de les brûler, d'arroser l'arbre avec de l'eau de savon, et enfin de détruire ces insectes par une fumigation de tabac ; on couvre l'arbre avec une toile et on fait la fumigation. Il faut o|)érer le soir, parce qu'à ce moment les insectes ne volent pas. Enfin on peut badigeonner

les «rbres avec uu lait dechaux 1res clair.

I^ K-ermès, non moins à craindre, est coMu des jardiniers sous le nom de punaise. On frotte durement l'écorce avec une brosse trempée dans de l'eau additionnée de savon noir ou de nicotine, ou d'une décoction de tabac.

Les pucerons sont encore plus malfaisants, parce qu'ils sont plus nombreux.

Bien des espèces dift'érentes de pucerons s'attaquent à nos arbres fruitiers ; le puceron lani(/ére. qu'on rencontre surtout sur le pommier, est le plus redoutable de tous, aussi a-t-on indiqué un grand nombre de moyens de destruction. Nous en donnons quelques-uns, qui peuvent être également employés avec succès contre d'autres petits insectes. Tous ces moyens peuvent se ramener à l'emploi d'un liquide plus ou moins insecticide avec lequel on doit laver les parties attaquées de l'arbre. Quel que soit le liquide employé, on l'applique à l'aide d'un pinceau ou d'une brosse sur les parties attaquées. De plus, lorsque l'arbre présente des fissures où ont pénétré les insectes, il faut seringuer dans ces cavités.

Premier liquide. On dissou t. ïO grammes de savon vert dans 630 grammes d'eau chaude, et l'on ajoute 200<'<' d'alcool à 90° et lOO'''' d'alcool amylique.

Second liquide. On prend 30 grammes de tabac, que l'on mélange avec 50 grammes d'alcool amylique et 2 décilitres d'esprit-de-vin. On laisse infuser le tout pendant quelque temps, et l'on y ajoute ensuite 40 grammes de savon mou, puis un litre d'eau.

On conseille, en outre, d'enduire les troncs et les grosses branches des arbres encore jeunes avec un mélange de lait de chaux . d'argile et de bouse de vache.

Il ne faudra pas oublier de visiter le collet des racines, et si on s'aperçoit qu'elles sont attaquées, on devra les traiter comme les rameaux aériens. Seulement, tandis qu'il vaut mieux traiter les rameaux au printemps (l'insecte étant alors plus visible), il sera préférable d'attendre l'automne pour découvrir les racines.

Les l'ers qui attaquent les fruits constituent un mal sans remède ; ils détériorent le fruit, mais ne nuisent en aucune façon à l'arbre. La plupart de ces vers naissent d'un œuf solitaire déposé par une mouche à l'époque de la formation du fruit.

Les larves de hannetons (vers blancs) nuisent beaucoup aux arbres pendant certaines années. On les préserve jusqu'à un certain point en plantant le long des plates-bandes du jardin fruitier des bordures de fraisiers, que les vers blancs viennent attaquer de préférence aux racines des arbres. Ce mode de préservation est insuffisant.

ARB

ARB

En somme il faut, en toutes circonstances, poursuivre les insectes qui s'établissent sur les arbres fruitiers; il faut donner la chasse aux larves, aux chenilles cl aux insectes parfaits. Les bassinages (les feuilles avec une décoction dejus de tabac, les lavagesdes rameaux avec du savon noir, le raclage des écorces avec une brosse dure, la destruction des boutons piqués par les insectes, celle des fruits véreux, le bon entretien des treillages et des murs des espaliers, voilà autant de procédés qui s'imposent, suivant les circonstances, à l'attention de celui qui veut préserver ses arbres fruitiers.

Oiseaux. La conduite à tenir à l'égard des oiseaux est souvent difficile. Car s'il est des oiseaux qui occasionnent des dégâts sur les arbres, il en est un nombre beaucoup plus grand qui, en détruisant les insectes, sont nos plus précieux auxiliaires.

On garantira les jeunes greffes de l'atteinte des corbeaux, des pies, des geais en les environnant de branches d'épines convenablement attachées.

Les mêmes oiseaux, et aussi les merles, les loriots, mangent des fruits en abon- 'iance, sans se laisser écarter par aucun (■■pouvantail. Il faut les tuer à coups de fusil ou bien les prendre à lapipée *, avec des gluaux.

On préserve les fruits contre les attaques des oiseaux plus timides à l'aide népoia-antails convenablement disposés.

Aux branches les plus flexibles suspendez, par des ficelles, des goulots de nouteillo très près les uns des autres, de façon qu'ils s'entrechoquent sous l'action du vent. Un grossier mannequin de yiaillo, habillé de haillons, produit un cfiTet au moins aussi bon. En^n on peut suspendre dans les arbres, à l'aide de ficelles, de petits miroirs à très bon marché qui, tournant sous l'action du vent, envolent la lumière tantôt dans une direction, tantôt dans une autre et effrayent les oiseaux. La terreur causée par ces divers épouvantails n'est pas ordinairement de Bien longue durée, mais elle suffit d'habitude pour amener les fruits à maturité sans encombre.

Mammiières. Divers mammifères, tels que rats, mulots, souris, etc., font une grande consommation de fruits. On les prend à l'aide de divers pièges* (voy. ce mot).

arbres fruitiers (maladies des).

— Les arbres fruitiers sont sujets à un certain nombre de maladies que nous énumérons ici.

Gomme. La gomme (/î.9.) est formée par <le la sève qui s'cxtravase. produisant des dépôts sur les rameaux et les branches. Cette maladie parait duc à dos engorge-

La gomme, iiKiladie des arbres portant des fruits à iiovau.

meuts de la sève, provenant d'une gêne apportée à la circulation de ce liquide, soit par la dessiccation des écorces, soit par des accidents météorologiques. Quand la gomme ne peut s'épancher au dehors, la maladie est plus grave. Celte maladie est commune à tous les arbres portant des fruits à noyau.

Pour y remédier, on enlève jusqu'au vif.

avec une serpette bien tranchante, les parties attaquées. Parfois on coupe la branche à quelques centimètres au-dessous de la plaie; mais cela ne sauve pas toujours l'arbre. Sur les vieilles branches, on peut pré venir la gomme par des incisions longitudinales sur les écorces.

Blanc, meunier ou lèpre. Le blanc des arbres est constitué par une espèce de poussière blanche, sorte de moisissure, <lue à un champignon microscopique, qui se montre sur les feuilles, sur les rsmeaux et sur les fruits. La maladie est très grave, d'autant plus grave qu'elle est contagieuse. Le plus prudent, dès lors, serait peut-être de supprimer immédiatement l'arbre qui en est atteint. Cependant l'emploi du soufre en poudre, projeté avec un soufflet, vers le soir, par un temps calme,amène souvent la guérison. Quand le blanc se déclare sur les racines, l'arbre est presque falalemenlperdu,car on ne connaît dans ce cas aucun remède efficace. Si on veut remplacer l'arbre par un autre, il faut, pour éviter la contagion, creuser un fort grand trou, enlever complètement la terre, et la remplacer par d'autre terre, prise au loin. Cette maladie atteint les arbres à fruits à noyau.

Bouge. Le rouge est plus rare; les rameaux perdent leur teinte naturelle pour se colorer en rouge. L'arbre meurt rapidement, caronne connaît pasdo remède.

Rouille. La rouille attaque les feuilles, comme le blanc. De petites taches apparaissent sur les feuilles; l'arbre devient malade et meurt.

Cloque. Cette maladie (fig.), comme les précédentes, atteint surtout les arbres à fruits à noyau. C'est un boursouflement des jeunes feuilles, qui se décolorent, se dessèchent et tombent. Si la cloque atteint toutes les feuilles d'un rameau, celui-ci est exposé à disparaître. La cloque se montre toujours en premier lieu aux extrémités des bourgeons de l'année,

ARB

?[uand ils ont été frappés par des pluies roidfs, accompagnées tle vents glacés, succédant à plusieurs jours dune température humide et tiède. Ou la prévient en abritant les arbres au printemps à l'aide de chnperous convenables. La cloque arrête le mouvement de la sève; tant que le mal ne s'est pas arrêté de luimême, il serait inutile et même dangereux de tailler les bourgeons au-dessous de la partie attaquée, dans l'espoir d'en obtenir de jeunes pousses. Quand la cloque cesse de s'étendre et qu'on reconnaît sur les bour- ^ clocpie, nialageons endommagés «lie des feuilles des F S - arbres a fruits a

les premiers synipto- jj^yau mes de la reprise de la végétation, c'est le moment de tailler pour rabattre les bourgeons. Si la taille a lieu alors que la saison n'est pas iTop avancée, la récolte de l'année suivante

La cloque. — Figure ninnlrant un rameau dont presque toutes les feuilles sont atteintes.

ne sera pas compromise ; mais si le mal se prolonge trop avant dans l'été, la récolte de l'année suivante sera presque nulle.

Jaunisse ou Chlorose. Cette maladie se rencontre sur un grand nombre d'arbres divers. Elle se manifeste par une coloration jaune plus ou moins intense que prennent les feuilles et les jeunes rameaux. Elle est assez fréquente, car elle se produit sous des influences diverses : action des vers blancs qui rongent les racines : état maladif des racines."i)rovoquépar la nature du sol ; alimentation

ARB

inluflïsante dans un sol très appauvri; épuisement dû à une surcharge de fruits. Dans le premier cas, il faut chercher à détruire les vers blancs; dans les autres, il faut améliorer le sol à l'aide d'engrais appropriés. Pour cela on enlève le plus de terre que l'on peut autour de l'arbre, sans endommager les racines ; on met l<»s engrais, puis de la terre nouvelle. En même temps on empêche la fructification en enlevant les fleurs pendant une année ou deux. On obtient aussi de bons résultats en arrosant le pied de l'arbre et en bassinant les feuilles avec de l'eau dan^ laquelle on a fait dissoudre •! grammes disulfate de fer par litre. Si le mal persiste, il faut enlever l'arbre et le remplacer, en prenant les précautions indiquées pour le blanc.

Chancre. Le chancre atteint surtout les arbres à fruits à pépins ; il est constitué par une déchirure de l'écorce. suivie de la formation d'un gonflement spongieux et pulvérulent, de couleur brune ; la plaie attaque bientôt le bo^s et se développe en long et en large. *de telle sorte que la partie de la branche placée au delà de la jdaie dépérit ou au moins s'affaiblit considérablement. La piqûre d'un insecte, les contusions, la grêle, déterminent souvent la production des chancres, mais presque toujours sur des arbres atteints de faiblesse organique due à une mauvaise végétation.

Les arbres plantt's dans un sol constamment humide sont particulièrement sujets au chancre. L'arbre peut être presque toujours sa^vé quand on prend la maladie ,\ temps. 11 faut enlever à la serpette toute l'écorce atteinte et le bois malade, et recouvrir .a.î^^ dr'ariïe" la plaie de mastic a portant des fruiU yreffer ou d onguent île u pépins.

Saint-Fiacre, et attacher par-dessus un morceau de toile.

Brûlure. Cette maladie est constituée par une dessiccation du sommet des rameau.\ de l'année; elle apparaît principalement au mois de juin, et semble être due à la mauvaise nature du sol, qu'il faut donc améliorer. Si le sol est humide, on doit le drainer et l'amender avec des substances excitantes, non sujettes à fermentation : cendres, suie, fleur de soufre, os, corne, plâtras, etc .Si le sol est sec. on amendera avec des, gazons, des curures de fossés, des ra dures d'étable. des chilTons de laine, dei vieilles ferrailles, etc. Un grand nombre] d'drbres sont sujets à la brûlure

ARC

ARC

Charbon. Le charbon provient de la mauvaise qualité des jeunes arbres élevés en pépinière. Les arbres qui en sont atteints se dépouillent de très bonne heure de leurs feuilles en commençant par le sommet ; leurs pousses terminales se dessèchent et deviennent noires, comme si le feu y avait passé. Le mal est sans remède ; les arbres atteints de charbon doivent être remplacés.

Mousses. L'ocorce des arbres fruitiers se recouvre fréquemment de lichens, de i mousses abondantes qui bouchent les |

Fores, s'opposent à la transpiration et à i influence de l'air. Il faut donc empêcher , leur développement : il suffit pour cela ', de quelques soins. Par un temps humide, |

cintre se trouvent le cintre xtirhaussé et le cintre surbiii.ssé. dout les noms indiquent la signification.

L'arc en ogive (ou arc pointu, arc gothique) est formé par deux segments de courbe qui se coupent en faisant un angle à la partie supérieure de l'arc. On conçoit que l'ogive puisse affecter les formes les plus diverses, selon l'angle de raccordement des deux segments de courbe. Les figures ci-contre donnent plusieurs exemples d'arcs en ogive.

Arcac-hon {Gironde). — Ville de 8 oOO habitants, sur le bassin d'Arcachpn. avec une belle plage de sable fin, très siire et en pente très douce. Le climat est excellent, à température très peu

Arcachon. — La pis

on racle l'écorce à l'aide d'un fort couteau de bois, ou bien on passe sur toutes les parties atteintes, à l'aide d'un gros pinceau, un lait de chaux assez épais.

L'opération doit se faire en hiver. Le lait de chaux se prépare en mettant dans un baquet quelques pierres de chaux vive que l'on arrose d'un ppu d'eau; puis, quand les pierres sont bien délitées, on verse une quantité d'eau plus frande, et on remue pour avoir une ouillie très peu consistante; c'est cette bouillie liquide que l'on passe sur l'arbre.

arc. — En architecture, on donne le nom d'arc i\ toute construction qui se termine en dessous par une surface courbe (/îr/.). Les pierres dont l'arc se compose ont reçu le nom de voussoirs. et le voussoir qui est au milieu de l'arc s'appelle clef.

Les formes d'arc employées en architecture peuvent se ramener à un petit nombre de types principaux.

L'arc en plein cintre est celui dont la courbe décrit une demi-circonférence

Farfaite. Le plein cintre est le type de architecture romane. A côté du pleiu

variable; aussi Arcachon est-il tout aussi bien une station d'hiver qu'une plage de bains de mer. Des bois de pins rendent l'air plus salubre encore.

De nombreux hôtels, villas, chalets, maisonsmeublées permettent aux étrangers de s'installer à Arcachon en toute saison, selon leurs goûts et leurs ressources, sur la plage ou dans la forêt.

Belles et nombreuses e.xcursions dans les environs.

Distractions variées en été et en hiver.

La station est desservie par le chemin de fer.

Yoy. BAINS DE MER.

archine (mesure). — Voy. longueur.

architecte. — La profession d'architecte est libre et n'exige aucun diplôme; mais, pour être exercée avec une réelle compétence, elle exige de nombreuses connaissances , qu'on ne peut guère acquérir que dans un petit nombre de villes (Paris, Lyon, Marseille), grâce aux écoles spéciales qu'elles possèdent [voy. beadx-art.s (Ecoles des) et architecture (.Ecole

ARC

ARC

spéciale d")]. Les éludes d'un élève en architecture, à Paris, doivent durer au moins cinq années; mais si l'élevé veut se livrer simplement à la conslruclion des bâtiments, sans prétentions arlis-

lestauralion. de l'entretien des hâti- Élents anciens.

Les honoraires accordés à un architecte, dans les travaux publics, sont de 3 1). 100. sur les travaux ordinaires:

Principales formes d'Arcs

Arc en ogive ol)tusc.

Arc à liiitrc suiliaussc.

Arc en accolade. Arc à cintre surbaissé.

Arc plein cintre.

tiques, les études peuvent être abrégées do moitié.

Les architectes payent une patente.

Leur principale fonction est de l'aire les idans des maisons projetées, d'en établir les devis, d'en diriger la construction; ils s'occupent aussi de la rél'ection, de la

pour les travaux d'entretien, les honoraires sont de 42 p. 1 000. D'après les usages, les honcraircs pour les travaux particuliers sont de 5 p. 100 a Paris, de 7 p. 10!) dans un rayon de 10 lieues et de 10 p. 100 au-dessus de celle distance.

ARC

ARM

hedevis dressé par l'architecte d'après un projet de construction ou de réfection est un acte contenant un aperçu détaillé des matériaux qui doivent cire emploj'és dans l'entreprise, avec l'indication du prix des matériaux et de la main-d'œuvre; il importe, pour éviter les mécomptes, que ce devis soit établi avec le plus grand soin.

Pour le paiement de ses honoraires, l'architecte a, sur les immeubles par lui édifiés, reconstruits ou réparés, un privilège par préférence à tous autres créanciers. Ce privilège s'exerce sur la plus-value existant à l'époque de la vente des immeubles et résultant des travaux qui y ont été faits.

Pour la législation relative à l'architecte qui agit on môme temps comme entrepreneur, voy. entrepreneur.

architecture.— Nous ne po^uvons donner ici des notions, même succmctes, d'architecture. Nous nous contenterons d'indiquer, par quelques vignettes convenablement choisies, les traits essentiels qui caractérisent les principaux styles d'architecture employés dans la construction de nos monuments historiques et de nos anciennes églises.

"\'oyez pour cela les mots arc, colonne, OGIVAL, ORDRES, ROMAN, RENAIS- SANCE.

architecture (École spéciale d'). — C'est une école privée, établie à Paris, qui a pour but de former des architectes ayant à la fois les connaissances scientifiques, techniques et artistiques nécessaires.

Le régime est l'externat (850 francs par an, bourses de la ville de Paris), la durée des études est de trois ans. Le recrutement se fait au concours. Les candidats peuvent être Français ou étrangers, sans limite d'âge (composition française, mathématiques, géographie, dessin d'ornement et dessin architectural).

De nombreux concours entretiennent l'émulation des élèves. Les élèves qui satisfont à toutes les épreuves réglementaires de l'enseignement sont admis à un concours général, qui a pour but de déterminer le classement de sortie et l'obtention des diplûnies.

archives.— Le dépôt àas Archives nationales, à Paris, renferme les restes les plus précieux des nombreuses archives que formèrent successivement les souverains de France, les établissements religieux, les diverses juridictions et adnii.nistrations. Elles s'enrichissent, chaque année, des documents dont les ministères et les administrations qui en dépendent n'ont plus besoin pour leurs affaires courantes. Il y a en outre, dans chaque préfecture, un dépôt des archives départementales, confié à

un archiviste. Dans chaque commune se trouve un dépôt des archives communales, confié aux soins du maire. Enfin des dépôts à' archives des cours et tribunaux sont confiés aux greffiers.

A Paris, le personnel des Archives nationales se compose d'un garde général, trois chefs et trois sous-chefs de service, un secrétaire et un secrétaire adjoint, et seize archivistes.

On peut demander, soit à prendre communication des documents conservés aux archives, soit à en avoir une pièce authentique; l'autorisation est donnée, à Paris, parle garde général; dans les départements, par le préfet; dans les communes, par le maire.

Les conimunicdtioKS accordées sont gratuites; les reclierches et \es expéditions authentiques sont payées suivant un tarif déterminé. Les recherches faites dans un intérêt scientifique bien spécifié sont gratuites. Ces conditions sont les mêmes (mais non pas les tarifs) à Paris, dans les archives départementales et dans les archives communales.

archiviste. — Dans chaque préfecture il y a un archiviste départemental. chargé du classement et de la conservation des documents. Cet archiviste est choisi parmi les anciens élèves de l'Ecole des Chartes, ou parmi les candidats qui sont en état de subir un examen à la suite duquel on leur délivre un certificat d'aptitude. Le traitement varie, selon les départements, de 2,000 à 5.000 francs, avec quelques avantages accessoires.

are (surface). — Voy. poids et

MESURES

argent. — V03'. garantie des objets d'or et d'argent.

argenterie (nettoyage de 1') . — On

entretient l'argenterie assez brillante en la lavant toutes les semaines à l'eau de savon chaude. De temps en temps on la frottera a\i blanc d'Espagne ; pour cela on fait une bouillie claire avec du blanc d'Espagne et de l'eau, et on frotte l'argenterie avec cette bouillie, à l'aide d'un linge fin ; on laisse sécher et on enlève la poudre blanche par friction avec une peau de chamois. Le ruoiz doit être le moins souvent possible soumis à ce traitement, qui enlève l'argent.

Si l'argenterie a des taches noires, on la frotte avec un mélange, à poids égaux, de sel d'oseille, d'alun et de crème de tartre, délayé dans un peu d'eau-de-vie. Ou bien on la fait bouillir dans une casserole dans laquelle on a mis, pour 2 litres d'eau, 30 grammes de sel marin, avec autant d'alun et autant de saron.

armagnac. — Voy. eau-de-vie.

armée active. — Voy. service militaire.

ARM

ARM

Vov.

année territoriale

SKRVlCi: MILITAIRE.

armes l(''gislalion).—Tonl citoyen a | le droit de porter, pour sa défense, des i armes autres que celles proinbf-es, à j moins qu il n'ait été privé de ce droit 1

210 personne, l'autorisation de porter ic arme prohiliée pour sa défense.

armoiries- — On nomme armes, ou armoiries, les signes symboliques de noblesse et de dignités employés pour la distinction des personnes, des familles.

Blason

Dverses formes de l'écu.

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