CO.NM. TRAT
quelques conseils relativement à son élevage, qui est facile.
Choix d'une race. L'oie sauvage est en France un giliicr (jui n'est pas rare en hiver, mais qui no fait que pas.ser, et i une telle hauteur que les chasseurs ont bien rarement l'occasion de le tirer.
Comme races domestiques, il n'y en a que 2 qui aient une réelle importance.
Voie commune et l'oie de l'oulouse. La première, dont le poids ne dépasse guère, à l'engraissement, de 6 à 7 kilogrammes, est la moins exigeante, la plus facile à élever ; la seconde, dont lo poids atteint jusqu'à 12 kilogrammes, tout en étant encore assez facile à élever, est cependant un peu moins rustique.
Chacune de ces races a d'assez nombreuses variétés. Nous conseillons de choisir plutôt une des variétés de grosse oie, plus productive et cependant encore bien facile à faire venir.
Mœurs , habitation. Les oies ne se promènent pas isolément dans la bassecour, comme les poules. Elles vont en bande, sans se séjiarer jamais les unes des autres. Elles sont d'ailleurs très vagabondes et ne prospèrent que si elles ont la possibilité d'aller paitre dans les champs. Mais elles ne peuvent le faire que si elles sont gardées; sans cela, elles feraient de grandes ravages dans les cultures. Elles abîment même les prés, dont elles arrachent parfois Iherbe; d'ailleurs elles fientent beaucoup, et leur fiente, ainsi répandue fraîche, brûle l'herbe et la salit tellement que les bêtes, au pâturage, ne veulent plus ensuite la manger.
Dans les troupeaux d'oies, on met à peu près i mâle ou jars pour 5 ou G oies, ou même pour 4, car ce jars, loin do gêner les couveuses et de battre les petits, est, au contraire, attentif à protéger les uns et les autres.
Les oies passent la nuit àl'étable; cette étable doit être sèche, bien couverte et assez spacieuse; il est bon de la diviser en compartiments susceptibles de contenir chacun 7 ou 8 oies; on évite ainsi les batailles. Ces oiseaux ne perchent pas; il faut donc leur donner une litière abondante, souvent renouvelée; sans nettoyer chaque jour l'étable, on peut répandre, chaque jour, un peu de litière fraîche.
Leur fumier, quand il est assez consommé, est excellent.
Comme pour les poules, un mauvais logement, trop étroit, pas aéré et pas soigné, est contraire à la santé des oies.
Nourriture. On n'élève pas bien l'oie sans beaucoup d'eau , sans de grands pâturages dans lesquels on puisse la conduire sans avoir à redouter les dé»
OIE
OIE
gàts. Dans les paj's de bonne culture où
ne se trouvent pas de terres en friche, oh il n'y a que de gras pâturages pour les bêtes à cornes, les dégâts faits par les oies dépassent les profits qu'elles donnent. On ne peut songer d'ailleurs à les élever dans la basse-cour; elles s'y porteraient mal et elles consommeraient une énorme quantité de nourriture.
Les oies mangent de tout et avec une extrême voracité : grains divers, pommes de terre, betteraves crues et coupées, fruits. Pendant une partie de l'année elles trouvent leur nourriture entière au pâturage ; on peut d'ailleurs leur donner en supplément les mauvaises herbes (coquelicots, moutarde, ravenelle, nielle, salades diverses, cression. persicaire,...) que l'on arrache dans les endroits où Ion ne veut pas les mener paître.
En hiver, on n'oubliera pas de leur donner beaucoup d'eau et on les nourrira de maïs, d'orge, de sarrasin, d'avoine, de mauvais blé, de betteraves crues et coupées, de pommes de terre cuites et écrasées avec du son et de la farine d'orge ; l'appétit des oies est formidable.
Engraissement. Les jeunes oies s'engraissent très aisément. Quand on veut seulement une belle chair, pour la broche, il suffit de donner aux bêtes, à la rentrée des champs, un repas supplémentaire composé de blé noir, on avoine, ou maïs, suivi d'un barbotage dans de l'eau additionnée de recoupes ; des betteraves coupées fin produisent aussi un bon effet.
Pour un engraissement plus fin, on commence comme nous venons de le dire, puis on enferme les oies à l'étable ou dans un endroit obscur, silencieux, mais sec, avec une bonne litière, et on leur fait manger en abondance de l'avoine, avec un barbotage comme celui que nous venons d'indiquer.
L'engraissement intensif, dirigé en vue de la production des foies gras, est plus complexe et plus coûteux.
Ponte et œufs. L'oie commence à pondre en février ou mars. On enlève les œufs à mesure qu'ils viennent, on les rassemble et on les donne à couver quand on en a une quinzaine. L'incubation dure à peu près 30 jours. Pendant ce temps, il faut placer de la nourriture en abondance (grains, recoupes, eau) à une petite distance de la couveuse, ou même tout à fait à sa portée. On peut aussi donner les œufs d'oie à couver à une dinde.
Soins à donner aux oisons. Après l'éclosion. on tient chaudement à létablc les oisons et la mêrc pendant huit
jours. Aux oisons on donne une pâtée
faite (fc) lait avec de la farine d'orge ou de mis; on peut y ajouter de l'herbe tendre ou de la laitue hachée finement. Puis, s'il fait beau et pas trop froid, on peut donner la liberté à toute la bande et même la laisser aller à l'eau; mais on évitera encore, pendant quelque temps, la pluie et le grand soleil. Si la nourriture au pâturage n'est pas suffisante, on donne de la pâtée faite d'herbes hachées, de diverses farines, puis enfin des graines variées.
Maladies. Plusieurs maladies menacent les oies. — Elles sont sujettes au choléra des poules (voy. podles*) qui fait chez elles de grands ravages, parce qu'il est contagieux et épidémique. On 1 évite autant que possible par la vaccination préventive et en tenant très proprement l'étable.
La diarrhée les atteint en temps de grande humidité ; il faut alors faire manger de la farine d'orge, et, comme boisson tonique, du vin chaud dans lequel on a fait cuire des glands ou des pelures de coings.
h'apoplexie, caractérisée par un tournoiement continuel de la bète. est aussi fort à craindre; on dit qu'il est nécessaire de çaigner aussitôt la bête malade en lui ouvrant, avec un fin canif, une veine assez apparente placée sous la membrane qui sépare les ongles.
Voyez aussi poules pour la constipation, les poux, la pépie.
Les oies mangent avidement la ciguë, la jusquiame, qui les empoisonnent ; on peut tenter de les sauver en leur administrant du lait frais avec de la rhubarbe.
Produits des oies. Les oies nous fournissent plusieurs produits importants.
D'abord la chair, la f/raisse, les /'oies f/ras . qui peuvent être consommés, comme nous l'avons dit plus haut, à l'état frais ou conservés.
Ensuite viennent le duvet pour les édredons, les petites plumes pour la literie, et les grosses plumes des ailes pour faire des plumeaux à épousseter, des plumes à écrire et des cure-dents.
Il est bon de donner quelques indications sur la récolte des plumes, qui a son importance.
On plume les vieilles oies sous le ventre 3 fois par an. en mai, en juillet et fin septembre. On plume les oisons quand ils sont gros, en juillet. Ceux que l'on ne veut pas engraisser peuvent être plumés une seconde fois, fin septembre.
Les oies grasses que l'on tue pour les vendre doivent être plumées aussitôt qu'elles sont mortes, avant d'être refroidies: autrement la plume perd beaucoup de sa qualité. Avant de plumer les oies vivantes, il faut les baigner en eau
OIS
OIS
claire et les laisser sécher pendant quelques heures sur un terrain gazonné.
Le duvet se prend après qu'on a enlevé la phime ; mais quand il s'agit des oies vivantes, il ne faut pas en enlever plus de la moitié.
La plume, le duvet sont mis dans des sacs, sans être tassés, puis introduits ainsi dans le four, après qu'on a enlevé le pain, et laissés jusqu'à refroidissement du four. Cette dessiccation diminue très notablement le poids de la plume, mais augmente beaucoup sa qualité, et rempécho de contracter une mauvaise odeur.
oie (jeu de 1';. — Le jeu de l'oie, d'origine' fort ancienne, est connu de tous. Il se joue avec des dés et un tableau appelé Jardin de l'oie , qu'on trouve chez la plupart des papetiers. Comme il est impossible de jouer le jeu de l'oie sans posséder le tableau du jardin, et que ce tableau porte toujours la règle détaillée du jeu. nous jugeons inutile de l'indiquer ici. Disons seulement que ce jeu amuse beaucoup les enfants, et qu'il constitue pour eux une aimable distraction pour les moments (qu'on fera aussi rares que possible; où les jeux bruyants leur sont interdits.
oig^iions. — Les oignons servent surtout comme condiments dans les potages, dans la préparation des viandes et d'un grand nombre de légumes. Les campagnards les mangent souvent crus, avec du pain ; mais ils sont alors forts indigestes. Même cuits, ils répugnent à beaucoup d'estomacs, mais sont de digestion assez facile. Ils communiquent une mauvaise odeur à l'haleine.
oiseaux d'appartement et de volière. — Un grand nombre d'oiseaux s'élèvent et se reproduisent aisément en volière, ou même en petite caçe, dans les appartements. Tels sont, d'anord, beaucoup do nos oiseau.x indigènes, moineau, bouvreuil, chardonneret, verilier, pinson, pie, tourterelle,.., tous granivores, et quelques insectivores.
rossif/nol. fauvette,... puis, parmi les oiseaux exotiques, les serins des Canaries, les beni/alis, sénégalis, becs-decorail, perroquets , perruches, et tant d'autres.
Les oiseaux granivores sont beaucoup plus faciles à soigner et à nourrir que les insectivores.
D'une manière générale, les oiseaux ne se portent bien en captivité qu'autant
qu'on leur donne beaucoup d'air, de lumière, qu'on tient leur cage dans un grand état de propreté, qu'on n'oublie jamais de leur donner, chaque matin, de l'eau fraîche et une nourriture convenable.
Voici , pour prendre un e.xemple , comment se soignent les serins , qui comptent parmi les moins exigeants et
Oie (jeu de V).
les plus rustiques des oiseaux d'appartement.
La meilleure nourriture pour les serins
Une cage à oiseaux.
est un mélange de graines de navette, de millet, âCalpiste, avec une très faible proportion de chènevis. En outre, on susprendra dans la cage, aussi souvent que cela sera possible, des herbes fraîches -.plantain, mouron, séneçon, feuilles de salade ; il sera bon d'attacher à un fil un morceau d'un biscuit spécial, non sucré, nommé cchaudi' ou colifichet.
Ln os de seiche, vulgairement nommé
Bouvreuil longue 0">,16J.
OIS
OIS
biscuit de mei\ servira à leur aiguiser le bec, ou peut-élre, car ils semblent en avaler une partie, à favoriser la digestion.
Au mois d'avril on réunit le mâle et la l'enielle dans une même cage, contenant un petit nid en fil de fer, garni de flanelle; dans la cage on met un peu de mousse et de foin sec. A partir du moment où commence l'incubation, on doit é\itcr de déplacer trop souvent
Le chardonneret.
Pinson (longueur totale, 0'",16;.
la cage, et soigner chaque matin les oiseaux le plus rapidement possible,
pour ne pas déranger la couveuse. La durée de 1 incubation est de 12 à Ujours.
. lonrterelle (longueur,"
Rossignol
(longueur, 0'", 18;.
Dès que les petits sont éclos, il faut
mettre chaque jour dans la cage, outre les graines habituelles, une pâtée com-
Beugali.
Fauvette des roseaux (longueur totale, 0"',14).
çosée d'un peu d'œuls durs hachés très fin et mélangés avec de l'échaudé et de l'eau. La verdure est plus utile encore à cette époque qu'à toute autre. La pâtée doit être renouvelées fois par jour, de peurqu'elleno s'aigrisse.
Les chardonnerets se soignent comme les serins; on peut, sans inconvénient, leur donner une plus grande quantité de chènevis.
Ils sont fort querelleurs et mettent souvent le désordre dans les cages, faisant manquer les couvées.
Les insectivores, comme le rossignol, se reproduisent rarement en cage ; ils sont en outre très difficiles à élever el à conserver.
Ces oiseaux insectivores doivent donc être pris dans la campagne tout jeunes, ou sortant du nid; il vaut toujours mieux, à tous les points de vue,
Sénégali.
OIS
les laisser en liberté que d'essayer de les habituera la captivité.
oiseaux chasse). — La chasse aux oiseaux est amusante, et beaucoup de
Serin des Canaries longueur, 0'
personnes s'y livrent. Nous avons décrit un grand nombre d'engins qui, avec ou sans l'aide du l'usil, iiernietlent de se livrer à celte chasse; voyez, par exemple," les mots