A LA LIGNE FLOTTANTE
Pèche à la ligne de fond. Pour la dcs-
La pêche à la cordée.
la mouche doit arriver sur l'eau toute seule, sans que le crin ni l'avancée y plongent; plus le crin s'élèvera normalement au-dessus de la surface de l'eau, et moins il sera vu du poisson. Une ligne recouverte d'une légère couche de peinture à l'huile, couleur vert d'eau, possède une certaine raideur qui est très favorable au lancer.
Le vent, avons-nous dit, est favorable à la pêche au lancer, pourvu qu'il ne soit pas trop violent; mais le pécheur devra toujours marcher de telle manière qu'il ait le vent dans le dos, ce qui poussera la mouche au large et rendra le lancer plus facile. Alors la ligne, poussée par le vent autant que par l'impulsion communiquée à la canne, s'étend au loin, la mouche descend doucement ; au moment où elle est à 1 pied de l'eau, un petit coup de
cription des diverses formes de la ligne de fond, voyez ligne.
La ligne à soutenir s'emploie surtout la nuit (il est vrai que la réglementation de la pèche interdit la pèche de nuit avec engins exigeant la présence du pêcheur); le jour elle donne des résultats fort médiocres.
On n'a donc besoin de prendre aucune précaution pour rendre le fil invisible. On prend un cordonnet très gros, très résistant, capable de retenir les plus belles pièces, et on empile l'hameçon directement sur ce cordonnet. On met à l'hameçon un appât convenable, et on lance le plomb dans un endroit où il n'y ait ni herbes ni grosses pierres. On lire un peu sur la ligne pour qu'cll<' soit bien tendue, et on attend en tenant à la main le scion. Quand on sent l'attaque du poisson, on ferre par un coup
PÊC
sec, puis on tire plus doucement le poisson nors de l'eau.
La pèche à la ligne à soutenir est fructueuse surtout avec le barbeau*.
Les jeux ifi(/.) se posent le jour aussi bien que la nuit. ."ïion opère la nuit, on prend des jeux avec grosse corde et hameçons empilés directement sur du cordonnet très résistant ; si on opère le jour, les hameçons sont empilés sur crin de Florence, ou sur plusieurs crins de cheval réunis. Le jeu doit être lancé dans le sens du courant, sans cela la corde s'embrouillaxait et les hameçons s'accrocheraient les uns aux autres. Pour le lancer il faut donc se placer sur une
PÊC
le rivage, ou au bordage du bateau.
Un seul pécheur peut tendre ainsi 5 on iî jeux, munis chacun de 6 hameçons, et les lever alternativement, de quart d'iienre en quart d'heure. Il est alors tns- occupé, car il a juste le temps nc'.-assaire pour aller de l'un à l'antre, sans arrêt.
Avec les jeux on peut prendre tous les poissons de fond. En été, quand l'eau est claire, on esc.'ie les hameçons aux vers rouges, ou au fromage de Gruyère ; à l'automne et au printemps on esche à la viande crue ou cuite, à la rate. etc. Si on tend les jeux la nuit, on peut escher quelques hameçons au vif, c'est-à-dire
La pèche aux jeux.
langue de terre qui s'avance dans l'eau ou. mieux, sur un bateau bien amarré.
L'ne fois les divers hameçons du jeu bien munis de leurs appâts, on prend l'extrémilé du jeu à la main, on saisit le plomb et on le lance au loin, en prenant garde que les hameçons ne s'embrouillent.
Pourvu qu'il n'y ait aucune herbe, aucune grosse pierre, aucun remous, le courant fait descendre les hameçons et les aligne au-dessous du plomb. S'il n'y avait pas de courant il faudrait mettre 2 plombs, un avant le premier hameçon, l'autre près du dernier, et lancer avec adresse, de façon que toute la corde se tende en tombant sous l'action des 2 plombs. Le jeu tendu, on attache l'extrémité de la corde à un piquet, sur
avec quelques petits poissons. Voy.