MATIÈRES TEXTILES
Nettoyage des tissus de soie. Le nettoyage complet de la soie est toujours délicat, à cause de la fragilité de lé'totfe, qui perd aisément sa souplesse et son brillant ; en outre, certaines nuances sont très délicates et s'altèrent au moindre traitement.
Pour les voiles, lefi gnzes. les dentelles rfe .soî^. qui ne peuvent être frictionnés à la brosse, on fait tremper dans un bain de savon blanc, pendant 24 heures, ' en pressant à plusieurs reprises. Puis on agite, pendant lo minutes, dans un nouveau bain de savon blanc, très chaud. .3 ou 4 fois renouvelé. Enfin on donne un soufrar/e*. on passe au bleu léger, on presse fortement dans un linge, et on repasse avec précaution entre deux linges secs. j
Les tissus plus résistants sont traités à la brosse. On prépare d'abord une dissolution alcoolique de miel et de sa- i von (alcool. 3.5 parties ; miel très blanc 5 • savon blanc râpé, o; on chauffe douce- | ment l'alcool, et on y incorpore le miel et le savon en remuant jusqu'à dissolution complète^. Cela fait, on tend l'étoffe sur une table très propre, et on la frotte partout avec une brosse douce trempée dans la dissolution: et cela successivement sur les deux faces. Ensuite on rince soigneusement à l'eau froide, puis à l'eau tiède, sans tordre ni frotter, m presser. On laisse sécher sur deux cordes parallèles, de façon que les deux faces de l'étoffe ne puissent se toucher. On repasse aux 3 quarts sec, avec un fer médiocrement chaud sur une toile non pelucheuse. '
Le satin blanc, quand il est seulement un peu passé, redevient brillant si on
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le frotte, à l'aide d'une brosse de flanelle, avec du blanc d'Espagne très fin Pour cela le satin doit être préalablement étendu sur une couverture de laine A la fin, on bat doucement avec une baguette, et on frotte avec de la inie de pain un peu sèche et pulvérisée a 1 aide de la main largement ouverte.' Taches sur les tissus de soie. Les taches sont particulièrement difficiles cl enlever sur les tissus de soie.
La benzine ne roussit qu'avec les soies noires.
On peut employer l'un des procédés suivants.
On verse sur la tache 2 ou 3 gouttes de glycérine très pure; on frotte un peu avec le doigt ; un quart d'heure après on enlève la glycérine à l'aide d'une petite éponge trempée dans l'eau tiède, et on donne un coup de fer à l'envers.
Oubicn. la partie tachée étant étendue sur une table très propre, on verse quelques gouttes d'alcool sur la tache, on recouvre de papier buvard blanc, et on applique un fer chaud, à plusieurs reprises, en changeant chaque fois le papier de place, et en versant de l'alcool (fort peu) une seconde et une troisième fois, si cela est nécessaire. A la fin. on verse quelques gouttes d'éMec.
Ou bien on frotte la tache à l'aide d un linge fin trempé dans un mélange à poids égaux d'M.îCHCe de térébenthine rectifiée et à' essence de citron.
I Enfin, pour les nuances très délicates, il est prudent d'enlever la tache à sec. La partie tachée est étendue sur une couverture de laine recouverte de papier buvard blanc; sur chaque tache on met une pincée de talc finement pulvérisé.
On recouvre de papier buvard et on appuie, sur chaque tache, un petit fer chaud (sans e.xcès) ; on renouvelle le talc à plusieurs reprises, si cela est nécessaire.
Les taches de vin, de fruits,... s'enlèvent par le soufrage*.
Quand une étoffe de soie a des piqûres récentes dues à l'action de l'humidité, on l'en veloppe d'un linge un peu mouillé, puis on l'abandonne pendant 2 jours dans une cave humide. Les piqûres disparaissent fréquemment. Il faut alors étendre la soie, la bien laisser sécher, et la conserver dans un endroit très sec. Nettoyage complet. Quand une étoffe de soie est à la fois sale et tachée, on enlève d'abord les taches par les procédés indiqués, puis on procède au nettoyage comme il est indiqué ci-dessus.
S'il s'agit d'un vêtement, d'une robe, il est indispensable de démonter entièrement et d'enlever toutes les coutures.
Si l'étoffe est blanche, on terminera par un soufrage* ; mais on ne pratiquera
SOL - 66i
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pas le soufrage sur les soies teintes.
Dans tous les cas, avant de se livrer à aucune opération de détachage ou de nettoyage sur une soie, on fera un essai de même nature sur un petit morceau de même soie, pour juger de l'etfet produit. Si aucun des essais tentés ne donne de bons résultats, il faudra confier l'ouvrage à un dégraisseur de profession.
sole. — La sole est un des plus délicats des poissons de mer {fiy.). C'est aussi un de ceux qui conviennent le mieux à tous les estomacs .
même à celui des convalescents, car il est de digestion très facile
Sole (longueur, 0'
il faut en excepter cependant la sole accommodée aux sauces savantes et compliquées.
Soles frites. On vide les soles, on les écorchc, on les lave, on les essuie avec soin, on frotte avec un jus de citron, on enfariné, el on fait frire dans la graisse bien chaude fvoy. poisso.ns). On dresse sur un plat cliaucl, on sale légèrement, et on sert avec un citron.
Soles au gratin. Dans un plat 'le porcelaine à feu on met du beurre, du persil haché, du sel, du poivre, de la chapelure; sur cet assaisonnement on place les soles préalablement vidées, écorchées. lavées et essuyées. On les recouvre du même assaisonnement et on mouille d'eau {soles nu maigre), ou do bouillon {soles au grfs), et on fait cuire au four. On sert dans le plat même où s'est faite la cuisson.
solitaire. — Le solitaire est un jeu à un seul joueur. L'appareil est consli-
I I* jeu consiste à enlever successivomoït toutes les fiches, sauf une, en opOTant de la manière suivante. Un pion saute par-dessus un autre, de façon à venir se ficher dans un trou vide placé de l'autre côté ; le pion par-dessus lequel on a ainsi sauté est enlevé, et ainsi de suite.
Le joueur choisit arbitrairement au début de la partie le trou qu'il laisse' libre, et il dirige ensuite ses enlevées dans l'ordre qui lui plaît, avec la seule condition d'aller toujours normalement, et non de biais.
Il serait aisé d'indiquer ici un ordre de jeu qui conduirait au résultat désiré : mais le jeu de solitaire n'a d'intérêt que si le joueur cherche lui-même la meilleure marche à suivre. Il }■ arrive avec un peu de persévérance.
sommier. — ^ oy. matel.\s.
sonde. — Voy. i-èche a la ligne.
sonde oesophagienne. — Voy.
MÉTÉORISATION.
sorbetière. — Voj'. glaces.
sou (monnaie,. — 'Voy. monnaies.
soufrage. — Le soufrage des vignes et des treilles a pour but de les préserver des ravages de l'oft/iiim. L'opération consiste à répandre de la /leur de soufre sur toutes les parties vertes ; elle se fait à l'aide d'un soufflet spécial i/îi/.). On soufre le matin, à la rosée, une première fois au printemps, quand on voit apparaître les premières traces du mal, puis une seconde et une troisième fois en juillet et en août.
Le soufrage des tonneaux est une opération toute différente, qui a pour but d'empêcher ou d'arrêter le développement d'un certain nombre de maladies du vin *. Pour soufrer un tonneau, on
Le jeu du solitaire.
tué par une planchette de forme octogonale; 37 trous y sont percés on quinconce. Dans 30 de ces trous on tiche 36 petits pions en os; de la sorte un trou reste libre (/''.'/.).
Soufrage. — Soufflet pour le soufrage de 1j viçne. — A, ouverture par laquelle on introduit la fleur de soufre, et que l'on ferme ensuite à l'aide d'un bouelmn; B, ouverture munie d'une grille pour la sortie du soufre.
commence par le laver avec soin, et le faire égoutter ; puis on prend une mècl e soufrée de 20 centimètres de longueui.
on l'attache à un fil de ter de mênirlongueur, qui passe à travers un bouchon capable de boucher la bonde. On allume la partie inférieure de la mèche, on l'introduit dans le fût, et on ferme avec le bouchon, qui doit simplement
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— fifiô
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reposer sur la bonde, sans y pénétrer fortement. Quand la mèche est éteinte, on l'enlève et on introduit le vin.
Il ne faut pas soufrer un fût sans nécessité, car le soufrage décolore un peu les vins rouges, et peut même leur donner un goiit désagréable.
Los mèches soufrées se vendent partout (on prendra toujours une mèche simple, non parfumée). Si on veut faire soi-même des mèches, on fait fondre du soufre et, dès qu'il est fondu, sans le chauffer jusqu'au moment où il devieut noir, on y trempe des bandes de toile ayant 4 centimètres de largeur et 20 à 25 de longueur. On trempe vivement chaque bande, et on la retire ; quand le soufre est solidifié sur la bande, on peut la tremper une seconde fois.
soufrag-e (des étoffes). — On fait souvent intervenir le soufrage pour détacher et nettoyer le linge, les étoffes blanches de soie ou de laine. Dans cette opération on fait brûler du soufre qui, par sa combustion, donne naissance à de Vacide sulfureux, composé décolorant qui agit sur le tissu.
S'il s'agit d'une tache unique ou d'un petit nombre de taches de vin, de fruits, sur une étoffe blanche (chanvre, lin.
îvoÏT (fg.). On fabrique un soufroir de la manière suivante. On prend une caisse quelconque, un peu haute ; on la tapisse intérieurement de papier, de manière qu'elle soit bien étanche. Au milieu do la hauteur, on établit, à l'aide de baguettes ou de ficelles bien tendues.
Comment on enlève une tache de fruit par soufrage.
coton, laine ou soie), on procède delà manière suivante. On fait un cornet de
Eapicr largement ouvert par le gros out, et possédant une petite ouverture à rcxtrcmité ; sous ce cornet on fait brûler un paquet de 10 à 12 allumettes ordinaires, et on dirige, avec la pointe du cornet, le gaz sulfureux sur la tache préalablement mouillée. Au lieu d'allumettes, il vaut mieu.v prendre un petit morceau de soufre, qu'on pose sur une brique et qu'on enflamme (lig.)-
Si les taclies sont nombreuses, ou s'il s'agit d'une étoffe blanche de laine ou de soie dont on veut terminer le nettoyage, il faut opérer dans le sou-
Soufroir pour enlever les taches de fruits.
un réseau à grandes mailles sur lequel reposera le tissu.
Pour procéder au soufrage, on met au fond de la caisse une petite assiette de terre grossière, renfermant quelques morceaux de soufre. On allume en plusieurs points, on pose vivement le tissu sur son support, et on ferme la caisse. Le tissu qu on livre au soufrage doit être humide, mais non pas mouillé ; il faut le disposer sur le réseau sans le lasser, le plus légèrement possible. On veillera aussi à ce qu'aucune partie de l'étoffe ne risque d être touchée par la flamme, et brûlée.
Quand la caisse est bien étanche, le soufre s'y éteint de lui-ménTC, et l'opération marche seule. Aubout de quelques heures on ouvre la caisse et on retire le tissu.
Dans certains cas, comme, par exemple, pour les soies blanches, on peut, au lieu d'opérer au soufroir, rincer le tissu dans de l'eau froide additionnée de la dixième partie de son volume d'une dissolution d'acide sulfureux.
Soulac [Gironde). — Village de iiw habitants; fort belle plage. Les étrangers trouvent à s'installer dans do bonnes conditions, sur le bord même de la mer.
Environs peu intéressants, mais climat excellent, bois de pins très salubres, dans lesquels on peut faire de belles et longues promenades.
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La station est desservie par le chemin de fer. Voy. bains de mer.
souliers. — Voy. chaussures.
soupes. — Voy. potages.
sources. — Voy. eaux (législation).
sourcls-niuets. — L'instruction, l'éducation et l'apprentissage d'une profession ne peuvent être donnnés aux sourds-muets que par des méthodes spéciales. De là la création d'un grand nombre d'écoles de sourds-muets.
Institution nationale des sourds-muets de Paris. Les enfants y sont admis à partir de 9 ans ; presque" tous sont boursiers. Le régime est l'internat. On y donne aux enfants l'instruction primaire et l'enseignement professionnel (t^pographie, lithographie, sculpture sur bois, menuiserie, cordonnerie, horticulture).
Institution nationale des sourdesmuettes de Bordeaux. Les petites tilles y sont admises à partir de 9 ans. Le régime est l'internat; presque toutes jouissent de bourses. L'enseignement "professionnel comprend les travaux de l'aiguille, le repassage, le dessin, la peinture sur porcelaine et sur soie.
Institution nationale des sourds-muets de Chambéry. Elle reçoit des enfants des 2 sexes ; l'organisation y est analogue à celle des écoles cilées'ci-dessus.
Outre ces 3 institutions nationales, il existe un grand nombre d'institutions particulières. Les départements, les communes, les associations ont fondé un grand nombre de bourses qui permettent d'entretenir plusieurs milliers de sourds-muets des 2 sexes dans ces institutions.
sous-lieutenant. — Voy. officiers.
sous-location. — Quand une personne a loué une maison ou un bien rura\, elle peut le sous-louer ou le céder à bail à un autre, à moins de convention contrair=î.
sous-olfieiers. — La loi militaire favorise d'une façon toute particulière les sous-officiers des armées de terre et de mer qui restent volontairement sous les drapeau.x à l'e.xpiralion de leur temps. Nous avons dit quelques mots de ces avantages à l'article engagement volontaire * ; nous y revenons ici plus longuement.
Les avantages accordés aux sousofficiers, dans le but de donner à l'armée des cadres inférieurs solides et expérimentés, sont réglementés par la loi du 18 mars 1889.
Les sous-ofliciers sont admis à contracter, pour i. .3 ou 0 ans. des rengagements renouvelables jusqu'à 15 ans de
irvice. Ils peuvent être ensuite maininus comme commissionnés jusqu'à l%ge de 47 ans. Ceu.x qui ont au moins 10 ans de service peuvent être commissionnés sur leur demande à l'expiration de leur rengagement.
Le rengagement peut être contracté, soit dans l'année qui précède la fin du service ou du rengagement précédent, soit dans les 3 années qui suivent le renvoi dans les foyers. Cette dernière disposition a eu pour but de donner aux sous-ofticiers le temps d'essaver de se procurer une situation en dehors de l'armée, tout en leur permettant d'y rentrer, s'ils n'ont pas réussi.
Avantages pécuniaires accordés aux sous-officiers rengagés. L'n sous-officier qui signe un premier rengagement de o ans reçoit une mise iTentretien de GOO francs; plus une gratification annuelle de iOO francs pendant la durée de son rengagement ; plus une haute paye mensuelle de 9 francs. A l'expiration de ses 5 ans, il reçoit une prime de rengagement de 1 oOO francs. Pour un engagement de 2 ans ou de 3 ans. la mise d'entretien aurait été seulement de 240 ou de 360 francs, et la prime de rengagement de 600 ou de 900 francs.
Si le sous-officier contracte, à la suite de ses o premières années de rengagement, un second rengagement de o ans, il ne touche pas de prime nouvelle de rengagement, mais seulement une mise d'i'ntretien de oOO francs. 11 continue d'ailleurs à toucher la gratification annuelle de 200 francs ; et, de plus, sa haute paye mensuelle est portée à 13 francs. Les rengagements de 10 à 15 ans ne donnent plus droit à la mise d'entretien ni à la prime de rengagement; mais ils donnent droit à la gratification annuelle de 200 francs, et à une haute paye mensuelle de 21 francs. Les sous-officiers qui sont conservés après 15 ans de service, en qualité de commissionnés, sont dans la même situation que les rengagés de 10 à lo ans, avec cette différence qu'ils peuvent demander quand ils le veulent (sauf en temps de guerre) à être renvoyés dans leurs toj'ers, sans attendre une époque fixe.
Les sous-officiers mariés sont autorisés à loger en ville, et ils reçoivent une indemnité mensuelle de logement égale à 15 francs.
Sous-officiers employés militaires.
Outre les sous-officiers en activité dans les régiments, le ministère de la guerre prend comme emplojés à divers titres, en dehors des troupes, un assez grand nombre de sous-officiers. Les postulants à ces places d'employés militaires doivent avoir un certain nombre d'années
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de service et un certain temps de grade comme sons-officiers; ils jouissent de soldes variant selon leurs fonctions: ces soldes peuvent, dans certains cas et en }• comprenant des avantages accessoires, dépasser 2 800 francs. On exige des sous-ofticiers employés militaires soit une instruction un peu étendue (orthographe, rédaction, arithmétique, géographie), soit la connaissance approfondie d'un état fchefs armuriers, ouvriers d'état destinés à diriger des ateliers de construction et de réparation du matériel).
Ces sous-officiers employés militaires comprennent : les sous-officiers de In iuslice militaire (adjudants commis greffiers, sergents huissiers appariteurs, adjudants greffiers, adjudants de surveillance, sergents-majors comptables ou de surveillance, adjudants agents principaux des prisons, sergents comptables et surveiUants), les portiersconsignes, les ouvriers d'état, les gardiens de batteries et les chefs armuriers.
Pension de retraites. Après 15 ans de service, les sous-otficiers ont droit à une pension de retraite de 455 francs
fiour les adjudants, de 395 francs pour es sergents-majors et de 365 francs pour les sergents. Pour chaque année de service en plus, la pension annuelle augmente deof fr. 50 pour les adjudants, 50 fr. ."iO pour les sergents-majors et de 43 fr. 50 pour les sergents. Au-dessus de 25 ans de service, l'accroissement annuel n'est plus que de 15 francs pour tous les sous-ofticiers , pour chaque année de service dépassant 25 ans. Le maximum de la retraite est respectivement de 1300, 1200 et i 100 francs, et est atteint après 45 ans de service (campagnes comprises).
Les sous-officiers jouissant d'une pension de retraite restent pendant 5 ans à la disposition du ministre pour le service de l'armée territoriale ou de l'instruction militaire préparatoire.
Quand un ancien sous-officier obtient un emploi civil, le traitement alTércnl à cet emploi s'ajoute à la pension de retraite.
Emplois civils réservés aux sous-officiers. La loi réserve un grand nombre d'emplois civils aux anciens sous-officiers. Pour avoir di-oit à un de ces emplois à sa sortie de l'armée, le sousofficier doit avoir 15 ans de service (y compris les campagnes», dont 4 au moins comme sous-officier, ou avoir passé 10 années sous les drapeaux, dont 4 avec le grade de sous-officier. Les demandes de places civiles doivent être faites dans les formes prescrites par les règlements.
Les emplois civils réservés aux sous-
officiers sont divisés en 4 catégories' I» i(s emplois qui exigent des connaissnntcs spéciales ; 2° ceux qui demandent une instruction supérieure à l'instruction primaire; 3° ceux pour lesquels l'instruction primaire est suffisante; i" ceux qui sont accessibles, sans condition d'instruction, à tous les sous-officiers réunissant les conditions fixées par la loi.
Pour les trois premières catégories, les postulants doivent subir des examens.
Un décret du 4 juillet 1890 énumêre les emplois civils réservés, soit en totalité, soit seulement pour une fraction, aux sous-officiers. Cette énumération est trop longue pour être complètement transcrite ici. Elle comprend, entre autres fonctions : le personnel subalterne de l'administration centrale des différents mmistères, du gouvernement de l'Algérie, du Conseil d'Etat, de la Cour des comptes, de la chancellerie de la Légion d'honneur, de l'Imprimerie nationale, des prisons, des prélectures, delà sûreté publique, des diverses administrations algériennes, de la préfecture de la Seine, de la préfecture de police, des monts-de -piété, de la Sûreté, du Palais de justice, du Tribunal de commerce, de i'Assistance publique...; une partie du personnel des douanes et des contributions indirectes, des perceptions de 4" et de 5' classe, des employés des postes et télégraphes , des lommis et employés subalternes de l'Instruction publique, des vérificateurs des poids et mesures, des conducteurs et agents des ponts et chaussées, des gardes-mines, des agents secondaires des chemins de fer de l'Etat, etc., etc.
sous-officîers (Écoles de). — Les sous-olficiers qui satisfont aux conditions d'âge et de service et qui sont en position d'être nommés sous-lieutenants doivent, avant d'être nommés du grade, passer une année dans une école spéciale où se complète leur instruction.
L'admission dans ces écoles a lieu au concours entre les sous-officiers de même arme. Ces écoles sont les suivantes :
École d'infanterie de Saint-Medxent (Deux-Sèvres). .Sont admis au concours ; les sous-officiers d'infanterie, d'infanterie de marine, en même temps que des infirmiers, des commis d'administration, des secrétaires d'état-major et de recrutement. Les matières de concours sont l'orthographe, la narration française, l'arithmétique, la géométrie, l'histoire, la géographie, la topographie, l'art des fortifications , plus l'instruction militaire, la gymnastique, le tir et l'escrime. Les élèves qui satisfont aux
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