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LAINAGES

Les tapis qui sont en service doivent être de temps en temps battus pour que la poussière n'y séjourne pas ; pour cela on pose le tapis sur une corde fortement tendue, et on frappe longtemps avec

■- TAU

un bàlon un peu flexible: on frappe surtout à l'envers, puis à l'endroit avec plus de ménagement. A la ville, là où on ne dispose pas d'un espace suffisant, on se contente de balayer le tapis avec un balai raide, en chiendent, au moins une fois par semaine. Deux ou trois fois par an, on frictionne le lapis avec du mate de café humide, ou un mélange de farine de froment et d'un peu de s<'l, et on brosse avec soin.

Si le tapis est terni par un long usage, on parvient souvent à raviver les couleurs en frottant le tapis avec unebrosse douce, trempée dans une dissolution de 1 partie de carbonate de soude dans 20 parties d'eau. Il vaut encore mieux tremper la brosse dans une dissolution obtenue en délayant un fiel de bviifdans 0 litres d'eau ; il se forme de la mousse qu'on enlève avec la Jjrosse; puis on lave avec une éponge trempée dans l'eau ordinaire, et on sèche en frottant avec des ling^es.

On obtient souvent des résultats aussi satisfaisants en trempant pendant plusieurs heui'es le tapis dans une eau courante, qui entraîne toutes les poussières.

Les taches d'huile, de graisse, sur les tapis, se traitent par les procédés indiqués pour le dégraissage des tissus de laine.

Les tapisseries sont souvent plus délicates que les tapis proprement dits. On peut cependant les frotter au marc de café humide, ou bien, à l'aide d'une l)rosse douce, avec de la craie tinemenl pulvérisée. Si la tapisserie a des couleurs très passées, on la lave dans une décoction lU-de de saponaire, on la rince dans de l'eau additionnée d'acide citrique, puis on la tend fortement pour la faire sécher.

taupe (chasse). — La taupe est un animal essentiellement utile par la grande destruction qu'elle fait de larves d'insectes, tels que hannetons et

courtilières ifif/.}. Cependant , quand les taupes sont trop nombreuses, elles jettent le désordre dans les pépinières, en bouleversant les racines des plants, elles dénivellent la surface des prés et celle des gazons des parcs, et il peut y avoir nécessité de les détruire. Dans ce cas, le mieux est de s'adresser à un taupier, comme il s'en trouve dans presque tous les villages : un bon taupier, connaissant à fond les mœurs des taupes, en

Taupe commune (longueur, Û"i,12;.

TAU

TAU

prendra plus en 2i heures que ne le Jerait un chasseur inexpérimenté en un mois.

Sans aucun piège, on peut parfois se contenter de poursuivre la taupe sous

Piège à taupes.

terre, à l'aide de la bêche ou de la houe, jusqu'à ce qu'on soit arrivé à l'endroit de son travail. Cette poursuite est plus

Devx pièges a taupes, ttnùu^ li^jrizu nullement dans une galerie.

facile au printemps, vers 1 1 heures du matin, car alors, en regardant attentivement, on peut souvent voir par les

piège spécial. Ce piège a la forme des Itilces d'argent de nos sucriers, ou mieux encore des serres fines des chirurgiens, et consiste en 2 branches carrées et croisées, réunies par une

Taupe (prise au piège).

tète de ressort, à la manière des pincettes ordinaires. Les extrémités des branches sont armées de 2 crochets plies en contre-bas et à angle droit.

Pour tendre ce piège, on maintient les 2 branches écartées en mettant entre elles un petit anneau de cuivre AB (fig.) : puis on tend ce piège, horizontalement, de manière qu'il bouche le passage des galeries fréquentées par les taupes; l'animal, en passant, fait tomber l'anneau: les branches se rapprochent et serrent fortement la taupe. On tend ainsi un grand nombre de pièges à la fois dans un même terrain. On peut aussi le tendre

Taupe prise au collet.

mouvements du sol à quel endroit est la taupe. Quand on l'a atteinte, on la tue. Mais cette poursuite ne peut se faire dans un pré, dont elle bouleverserait toute la surface. Si le pré est abondamment irrigable, on fait périr toutes les taupes en^ y faisant arriver beaucoup d'eau.

Mais le plus souvent, on se sert d'un

verticalement, le ressort étant hors la galerie, et les pinces dedans.

A défaut de piège, on fait soi-même des collets à taupes. Chaque collet est constitué par un nœud coulant non serré, en fil de laiton bien flexible. On attache l'extrémité du fil à une baguette de coudrier longue de 0",oO : la longueur du fil du nœud coulant est moitié moin-

TEL

TEL

dre. On pique la bagueltc près d'une galerie, on la courbe de force, de manière à ce que le nœud vienne juste entourer la galerie. On maintient le tout dans cette position à l'aide d'une petite ficelle attachée d'une part au-dessus du nœud et d'aulre part à un petit piquet enfoncé à quelques centimètres plus loin sur le sol de la galerie. Puis on rebouche habilement le trou qu'on a été obligé de faire pour tendre le collet. Quand la taupe arrive dans la bonne direction, elle passe le corps dans le nœud, puis, trouvant sa galerie obstruée par la ficelle qui la traverse, elle la coupe avec ses dents. La baguette de coudrier se redresse aussitôt, et la taupe, prise dans le nœud, est soulevée hors de terre et reste ainsi pendue {fig.)-

Il est d'ailleurs un moyen simple de protéger un jardin, un verger, contre l'envahissement des taupes. Il suffit de tracer tout autour un petit fossé large de 7 à 8 centimètres et de même profondeur, et de le remplir à moitié de tessons de bouteilles, qu'on se procure partout à bas prix. On achève de remplir avec la terre. Les galeries des taupes, venant de l'extérieur, ne peuvent franchir cet obstacle. On n'a donc à se défendre que des taupes qui viendraient par hasard par la surface du sol, et elles sont toujours fort peu nombreuses.

taxe militaire. — Voy. service

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