BAL
neufs joueurs (ou moins), à l'aide d'une balle en cuir ou en caoutchouc demipleine.
Neuf trous (ou pots) sont creusés en trois rangées, distantes les unes des autres de 30 centimètres. Un carré de 4 il 0 mètres de côté formant le camp, est tracé autour des pots.L'n peu en dehors du camp, une autre ligne est tracée, marquant le but. Un pot est assigné àchaque joueur, et la partie commence (fifi-)-
L'un des joueurs, désigné pour être le premier ronleuv, se placé au but, et fait rouler la balle vers les trous. Pendant ce temps les autres sont postés autour du camp, un pied sur la limite. Si la balle tombe dans un des pots cl s'y arrête, tout le monde s'enfuit à l'exception du
La balle aux pots.
bourin, tantôt de la main droite, tantôt de la main gauche ; quand elles auront acquis \me certaine adresse à cet exercice, elles aborderont une dil'ficulté plus grande, celle qui consiste, par exemple, à laisser bondir la balle ;\ terre, en deçà ou au delà d'une ligne tracée sur le sol (à la chaux s'il s'agit d'une pelouse), avant de la frapper du tambourin pour la renvoyer.
On peut alors se grouper par camps de deux ou trois joueuses, chacun d'un côté de la ligne-limite, afin de barrer plus aisément le passage à la balle, qi:elle qu'en soit la direction.
Une fois bien exercées, les jeunes filles peuvent jouer, à l'aide du tambourin, le /«w)i-/e/iiii« et la /oufl'ue-pnioHP.
halle à la ci'ossc
balle aux pots.-
Vo^-. M.\IL.
Le jeu se joue à
propriétaire du pot, lequel s'empresse do ramasser la balle, pour en frapper l'un des fugitifs : s'il manque son coup, il devient rouleur. S'il attrape un camarade, celui qui est ainsi calé devient rouleur. Tout joueur qui devient rouleur dépose un caillou dans son pot : le rouleur qui a roulé trois fois de suite sa balle vers les pots sans arriver à la placer marque un caillou supplémentaire. Quand un joueur a ainsi pris trois marques, il .tort, et jusqu'à la fin de la l'.artie reste simple sjjcctateur.
Le gagnant est celui qui reste le dernier. 11 a le droit de fusiller tous les perdants. Pour cela, chacun des vaincus à son tour va se placer au mur, en présentant le dos, et jette la balle derrière lui, aussi loin qu'il peut. Le vainqueur la ramasse, et, du point où il l'a j-elevée, il la lance trois fois de suite contre le dos
BAL
BAL
du condamné. S'il atteint toute autre i sont ensuite assortis par couples de même partie du corps, à son tour il est voué à ; taille, chaque couple comprenant un la fusillade et il subit la peine du talion. I joueur de chaque camp. Les couples se
La balle cavalière.
Ce jeu n'exige pas un très grand espace ; il convient aux enfants de tous les âges : pourvu qu'ils soient à peu près
rangent en cercle, et, dans chacun d'eux, celui du premier camp saute à califourchon sur cejui du second camp ffig-j-
La balle en posture.
de même force. Il convient également aux fillettes.
balle cavalière.— Ce jeu convient
uniquement aux garçons. Les joueurs, divisés en deux camps de même force,
Le premier cavalier, muni de la balle, la lance à son voisin de droite : celui-ci l'a vaut attrapée sans mettre pied à terre, la lance à son tour au cavalier voisin, et la balle fait ainsi le tour du cercle. .Si elle vient à tomber, tous les chevaux
BAL -
abandonnent leurs ravaliers et ceux-ci se sauvent rapidement ; le cheval le plus près de la balte la saisit, la lance vers les cavaliers, et, s'il parvient à en atteindre un. tous changent do rôle.
balle en posture. — Ce jeu est
très amusant pour les enfants (garçons et filles). Tous, rangeas en cercle, se jettent successivement la balle. Celui qui la laisse tomber est oblige de garder la posture qu'il avait à l'instant où la balle lui échappe (fi(j.). Lorsque tous les joueurs, sauf un, sont en posture, ce dernier les fait recivrfi en touchant les postures l'une après l'autre avec la balle.
balle (jeux de). — Les jeux de balle sont nombreu.x; ils demandent de l'agilité, de l'adresse,et quelques-uns de la lorce. Il en est l>our les enfants, pour les Le bailou Irauçais. — Lijeunes filles, siii'e pour soutenir le poipour les jeu- gnet.
nés gens.
Les balles employées dans ces jeux sont toujours de petite dimension, 20 à
BAN
Siallon français. — I^e jeu du ballon franmix est presque identique à celui <le la /o/»/ !('?-/)«)'»('". mais il se joue avec un hallon que l'on renvoie soit avec le poing, soit avec le pied, soit même avec n'importe quelle autre partie du corps (fin.). Toutefois, il est interdit de le toucher successivement avec deux d'entre elles, et le joueur qui, par exemple, ayant reçu le ballon sur le bras, le renverrait avec la main ou le pied, ferait une faute, au même titre que si deux joueurs du même camp touchaient le ballon avant qu'il ait été renvoyé par l'autre camp.
On ne peut prendre le ballon avec les deu.x mains que pour l'arrêter.
et faire une chasse après le deuxième bond.
Les joueurs peuvent se trouver à tout moment, sans qu'il y ait faute, dans le camp de leurs adversaires. Mais il y aurait faute s'ils sortaient des limites du jeu ; ils n'j' sont autorisés que dans le cas où le ballon, tombant dans les limites, mais faisant son bond au dehors, l'un des joueurs en sort pour le renvoyer.
Les joueurs s'enveloppent généralement le poing et une partie du bras avec une lisière large de deux doigts, qui
Le bailou français.
2.Î centimètres de circonférence. Le poids, selon les circonstances, varie de IS à 2.5 granmies. Le bon choix des balles, comme poids, grosseur, élasticité, dureté a. dans chaque jeu, une assez grande importance, et les bons joueurs donnent à ce choix tous leurs soins.
Pour les principaux jeux de balle,
VO3'. BALLE EN POSTURE. BALLE CAVA- LIÈRE, BALLE ATX l'OTS. BALLE AU TAMBOC- BIN. BALLE AU MUR. BALLE AU CHASSEUR, i-OXGUE-rAU.ME. LAWN-TENNIS.
amortit le choc, parfois un peu rude, du ballon.
ballottage. — Voy. électeurs.
ÉLECTIO.NS.
bandages. — Les 6<i)irf«jres. généralement formés de longues bandes de toile et de compresses, sont destinés à exercer une pression pour diminuer un gonflement, ou à maintenir solidement en place les diverses pièces d'un pansement.
L'enlacement de la bande de toile varie
BAN - i
nécessairement selon la place qu'occupe le banfiajre.
Il esl bonde s'exercer, sous la direction
Bandage de la tète.
d'une personne compétente, à la disposition des bandages les plus simples, tels que ceux de la main, du pied (cas d'une
Bandage et immobilisation do bras.
foulure du poignet, d'une entorsei,Il est prudent aussi d'avoir toujours chez soi quelques bandes de toile, longues de 5 à
Bandage da bras.
mètres, larges de 6 à 7 centimètres, qui peuvent à l'occasion être de la plus grande utilité.
Quand le bandage doit maintenir solidement la partie malade et demeurer longtemps en place, on imprègne la dernière couciie d'une substance capable
" - BAN
de se solidifier, telle que la dextrine. le plâtre. Vamidon, la gélatine, etc. : le bandage est alors comme d'une seule pièce.
Mais ce pansement plus compliqué ne peut être appliqué que par le médecin.
Bandage pour la compression dune lieniie iuguiuale.
On nomme aussi bandage une ceinture élastique d'acier, recouverte de peau, destinée à contenir les hernies.
bannîsseiueiit.— Voy. pé.nalité.
banque de France. — Vov.
BANtjrES.
banqueroute.— La suspension des paiements d'un commerraut, ordinairement nommée faillite*. iprend le nom de banqueroute quand le commerçant s'est rendu coupable d'imprurlence. de négligence (banqueroute simple), ou de fraude (banqueroute frauduleuse).
La Ijdnqwiroute simple est un délit (police correctionnelle j passible d'un emprisonnement d'un mois à deu.x ans.
La banqueroute frauduleuse est un crime icour d'assises) passible des travau.\ forcés à temps. Le banqueroutier frauduleux ne peut obtenir de concordat; il ne peut pas être réhabilité commercialement (Voy. RÉHABILITATION).
banques. — On nomme banque tout établissement de crédit où l'on t'ait commerce de l'argent. Les opérations que peut faire une banque sont nombreuses.
Elle reçoit de l'argent en dépôt, en payant un certain intérêt au dépositaire ; elle prête de l'argent à intérêts aux personnes qui présentent des garanties suftisantes ; elle se charge, en prélevant un faible droit de commission, du recouvrement de toutes les valeurs échues ; elle paye d'avance, en prélevant un escompte, les valeurs non encore échues : elle ouvre des comptes courants aux particuliers et se charge dès lors de tous les recouvrements, de tous les payements à faire pour le compte de
i ces particuliers.
! Certaines banques, d'ailleurs, limitent
I leurs opérations à un certain nombre de celles qui sont indiquées ci-dessus.
I Nous dirons deu.\ mots de quelquesunes des banques françaises les plus
] importantes.
BAN
BAN
Banque de France. C'est une société anonyme par actions qui fonctionne depuis le commencement du siècle. Elle a son sièfco à Paris et une succursale au moins dans chaque département.
Elle a reçu de l'Etat le monopole de l'émission de billets au porteur, qui, sous la garantie de la banque, circulent librement en France, et sont partout acceptés comme l'or et l'argent. Mois ces billets n'ont pas cours forcé, cl ils sont remboursables ;\ vue au guichet de la Banque en espèces monnayées.
Cependant, à certaines époques difficiles, comme en 18i8 et en 1870, la loi a établi provisoirement le cours forcé des billets de la Banque.
Le monopole de la Banque de France cessera, à moins qu'il ne soit renouvelé, le 31 décembre 1897.
En garantie du monopole accordé à la Banque de France, l'Etat a un droit de surveillance sur ses opérations. A la tête de la Banque sont un gouverneur et deux sous-gouverneurs, nommés par le Président de la République; quinze régents et trois censeurs élus par l'assemblée des actionnaires complètent le Conseil de la Banque.
Outre l'émission des billets de banque, les opérations de la Banque de France sont les suivantes : elle escompte les efî'ets de commerce sur Paris ou sur les villes où elle a des suocursales ; elle fait des avances de fonds garanties par les rentes sur l'Etat, les actions et obligations des chemins de fer français, les o-bligations de la Ville de Paris, les obligations du Crédit foncier, des lingots d'or et d'argent : elle reçoit en garde les titres financiers de toutes sortes, les diamants, les lingots d'or et d'argent: elle se charge de l'encaissement des eftets qui lui sont remis; elle reçoit des comptes courants.
Crédit foncier de France. Cette banque , qui est une société anonyme par actions, a pour but de prêter de l'argent sur hypothèque aux propriétaires fonciers, et leur permettre le remboursement do leur dette par des annuités à long terme.
Comme la Banque de France'elle est administrée par un gouverneur et deux sous-gouverneurs nommés par le Président de la République, assistés de vingt administrateurs et de trois censeurs élus par l'assemblée des actionnaires. Le Crédit foncier n'a pas de succursales en province, mais il y est représenté par les receveurs généraux et les receveurs particuliers desfinances.
La principale opération du Crédit foncier est \c prêt liypothécaire. Il prèle, aux propriétaires d'immeubles situés en France et en Algérie, des sommes remboursables A long terme (de 10 à GO ans) et par annuités; ces prêts sont
faits sur première hypothèque. Pour un remboursement à 00 ans, le propriétaire a à verser une somme annuelle de of 77 pour 100 francs prêtés, intérêts et aniorlissemenl compris. D'ailleurs l'emprunteur peut se libérer quand il lui plaît par anticipation. En outre, le Crédit foncier est autorisé à prêter aux départements, aux communes, aux associations syndicales, aux hospices et autres établissements publics.
Pour se procurer l'argent nécessaire à ces prêts, le Crédit foncier émet des oblif/atioiis, dont les intérêts sont payables dans toutes les recettes générales et particulières. Ces obligations sont de, deux sortes : les oblif/atioiis foncières, garanties par les hypothèques prises sur les propriétés des emprunteurs; les oblir/ations communales, garanties par les départements, communes, hospices, associations syndicales et établissements publics auquels la banque a prêté. Ces titres sont reniboursa))les par voie de tirage au sort, avec lots pour les premières obligations sorties à chaque tirage.
Situations dans les banques. Les banquiers emploient un assez grand nombre de commis; les principaux peuvent avoir, dans les grandes banques, des traitements allant à 6000 et 8 000 francs.
A la Banque de France \es traitements peuvent être beaucoup plus élevés.
Pour y entrer, il faut être âgé de plus de 20 ans et de moins de 30 ans et subir un examen sur l'orthographe, l'arithmétique, la comptabilité. Les commis reçoivent une pension de retraite après 30 ans de service. Les commis de quatrième classe débutent à 1 800 francs, dans les succursales de province, et à -2 000 francs, à Paris; par des avancements successifs on peut arriver, le petit nombre, bien entendu, à la situation de chef principal, dont les appointements sont de 25 000 francs. La plupart de ceux qui débutent à vingt ans comme ! commis arrivent à 6000 ei 8 000 francs. Un grand nombre d'hommes de peine, garçons de bureau, cochers, ouvriers, garçons chefs de comptoirs, constituent un personnel inférieur auquel on ne demande pas une instruction aussi étendue, et dont les appointements vont do 1 200 francs à ioOO francs. Tous les employés et aussi les garçons de recette, ont un cautionnement à verser.
La banque emploie aussi un certain nombre d'ouvrières payées à la journée {3'',30 au début par journée de 6 heures de travail, puis 6 francs par augmentations successives'. Ces ouvrières à la journée arrivent, comme les emplo^'és et les garçons, à une pension de retraite qui varie de 4(j0 fr. (après 20 ans de service), à 600 fr. (après 30 ans de service).
BAR
BAR
Au Crédit foncier, les situations peuvent cffalement être assez avantageuses.
baptême (savoir-vivre). — Les parrain et marraine des premiers enfants sont ordinairement le grand-père paternel avec la grand'mcre maternelle ou le i grand-père maternel avec la grand'mère i paternelle. En dehors des plus proches
Ï)arents, on ne doit offrir les titres (et es charges) de parrain et marraine qu'aux personnes du consentement des- | quelles on est à peu près assuré.
Dans les familles aisées le parrain i envoie, la veille du baptême, un bou- j quet et un cadeau à sa commère, en !
même temps qu'un certain nombre de ' boîtes de dragées. Il se comporte de i même à l'égard de la mère de l'enfant. ! Enfin il offre à son filleul un petit objet à son usage particulier (un hochet, un petit couvert en argent....). Il doit en outre, le jour du baptême, faire des cadeaux en argent au sonneur de - cloches, aux enfants de chœur, au.x domestiques des parents, à la nourrice de l'enfant. Il donne au prêtre une boite de dragées , renfermant une petite somme d'argent.
Les boites de dragées sont bleues s'il s'agit d'un garçon, roses pour une fille.
bar — Poisson de mer, analogue à la perche, d'assez crrande taille. La chair
recherche dans les parties herbeuses, sur les bancs de sable ; en automne, auprès des pilotis, des écluses et des ponts.
O n 1 e prend à la liyne flottante et aux diverses /»'g nés de fon'.l. On met à l'hameçon du fromage de gruyère très fort et passé, ou bien le ver à queue (Jîg.) qu'on trouve dans les étables, ou Bien
Bar commun (longueur, 0'»,70;.
est très estimée. On peut le préparer comme le saumon, le turbot.
Barbazan 'Haute-Garonne). — Village de o.iO habitants ; eau minérale froide, sulfatée calcique, employée en boisson et en bains contre l'anémie, la chlorose, le rhumatisme, les affections de la peau et des voies respiratoires.
Il y a peu d'hôtels confortables à Barbazan. bien des personnes préfèrent aller s'installer à Loures (2 kilomètres).
Voy. E.*.CX MINÉRALES.
barbeau 'pêche). — Le barbeau ou barbillon ifiij.) n'est pas un poisson fin. Cependant il est très recherché par les pêcheurs; il est en effet fort vorace et se prend facilement. On le troaivc surtout dans les eaux courantes, limpides ■ l profondes; on ne peut le pêcher qu'à .a Dellc saison: en hiver, il est presque constamment immobile, et on le prend à la main, ou à la trouble, en grande quantité, quand on trouve un endroit où des bandes se sont réfugiées. En été, on le
Barbeau lougueui-, 0"
Eristate gluante et sa larve, qu'on rencontre dans les exrréincnts. — Ce ver. appelé ver à queue des ctables, est une bonne amorce pour le barbeau.
des asticots. Lorsque le barbeau a pris l'appât, on ferre vigoureusement.
Voici la meilleure manière de prendre le barbeau : c'est la manière dite pêche à la pelote, qui se pratique soit à la ligne flottante, soit avec la ligne à soutenir, portant un plomb fi.\é à 8 ou 10 centimètres de l'hameçon. On prend de la terre glaise complètement débarrassée des petits caillou.x qu'elle peut renfermer. Une pelote de cette terre, grosse comme un œuf de pigeon, est roulée dans ses doigts, et mêlée avec une douzaine d'asticots. Dans cette pelote on fait un trou, en }' enfonçant le doigt; dans ce trou on met l'hameçon garni d'asticots, le plomb et une pincée d'asticots, et on serre assez fortement. On prend alors la canne, doucement, on l'incline sur l'eau, puis on lâche la pelote qui. faisant osciller le fil, s'en va au loin; on descend la canne, et la pelote va au fond de l'eau. Elle est alors attaquée par les barbeaux, jusqu'à ce qu'ils 1 aient complètement défaite; quand ils arrivent à 1 hameçon, l'un deux le saisit.
barbe de capucin. — "Voy.