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Pendant le jour, ou place le berceau de telle inanièro que le renouvellemenl de l'air se lasse aisément autour de lui, sans qu'il soit cependant sur le trajet des vents coulis venant des portes, des fenêtres ou de la cheminée. On veillera aussi à ce que l'enfant ne reçoive, ni de côté, ni trop en face, la lumière de la fenêtre ou de la lampe ; ses yeux sont délicats, et ils peuvent être péiiihlement atfectés par une lumière trop vive ; une lumière oblique le fait loucher et peut créer une infirmité permanente.

La caisse du berceau ne doit pas être faite de planches pleines, formant une sorte de noilo dans laquelle se concentrent les mauv.Tises odeurs et l'air vicié par la respiration. L'osier, le noyer, et mieux encore le fer, conviennent bien pour la confection d'un berceau à claire voie. Celui-ci sera soutenu à un mètre au-dessus du sol par des pieds très solides; il est inutile que le mode de suspension permette un bercement qui n'est jamais très bon, et qui peut être mauvais quand on en abuse.

A l'intérieur, le berceau est garni d'un tilet, ou d'une étofle très légère, d'une paillasse en balle d'avoine et d'un coussin de même nature. Les draps ne doivent pas être trop rudes ; les meilleures couvertures sont celles de laine tricotée à larges mailles; elles sont à la fois chaudes et légères.

Tous ces objets de literie doivent être tenus avec la plus rigoureuse propreté.

La balle d'avoine, en particulier, sera changée assez fréquemment.

Des rideaux entoureront le berceau, surtout en hiver et pour les enfants nouveaux-nés. Mais ils seront en mousseline légère, non surchargée de dessins qui fatiguent la vue de l'enfant.

Berck (l'ut-de-Calais). — Ville de .T 000 habitants, bâtie sur les dunes, dans une situation très salubre. Bains de mer simples et paisibles, où l'on trouve à s'installer à des prix modérés. Ce séjour convient en j)articulier très bien au.x personnes affaiblies et aux enfants malades.

On se rend à Berk par chemin de fer.

Voy. BAINS DE MER.

bergers (écoles de). — Ces écoles ont pour but do former des bergers expérimentés. Il en existe une à Rambouillet (Seinc-et-Oise) qui reçoit des jeunes gens de l.ï ans, ayant reçu l'instruction élémentaire. La durée de l'apprentissage est de deux ans. Le régime est l'internai (gratuit). A leur sortie, les bons élèves reçoivent une prime de 100 ;\ 300 francs.

Une autre est installée à jMoudjebcrr (Algérie). Elle reçoit des apprentis âgés de 14 ans, qui restent trois ans (internat

gratuit) : et des jeunes gens de IC ans, payant 000 francs de pension, qui s'y instruisent sur toutes les parties de l'exploitation d'une ferme.

Bernerîe Ja) (Loire-Inférieure).— Petite station de bains de mer, desservie par le chemin de fer ; peu agréable. Voy.

BAINS DE MER

Berneval [Seine- Inférieure). — Plage dune grande beauté, à 8 kilomètres de Dieppe (omnibus). On trouve à s'y installer à des prix modérés. Promenades agréables dans les environs. Voy.

BAINS DE MER

Bernîères (Calvados). — Village de 1 100 habitants, assez jolie plage, qui n'attire encore que peu de monde. On peut donc la recommander, pour la modicité de ses prix, aux familles qui aiment la mer pour la mer.

Bernières est desservie par le chemin de fer. Voy. bains de mer.

beurre cuisine). — Plusieurs procédés peuvent être employés pour assurer la conservation du beurre.

1. On conserve au beurre toute sa fraîcheur, pendant au moins deux mois, en l'enfermant dans une boite en ferblanc, dont le couvercle est soudé, après l'avoir entouré d'une dissolution de 6 grammes d'acide tarlrique et de 6 grammes de bicarbonate de soude dans un litre d'eau. Ce procédé est employé en grand.

2. On pétrit le beurre frais avec un seizième de son poiils d'un mélange de sel (i parties), de sucre (I partie) cl de nitre (1 partie); puis on l'enferme dans un vase qu'il doit remplir complètement, sans aucun vide.

3. Lorsqu'il s'agit de conserver le beurre frais pendant quelquesjours pour les besoins de la table, on le trempe dans de l'eau fraîche privée d'air par ébullition, et renouvelée chaque jour.

4. Le procédé par fusion est plus employé, quoiqu'il fasse perdre au beurre son goût fin et délicat, ce qui empêche qu'il puisse être emplo3é pour la table. On opère de la manière suivante. Le beurre est chauffé à feu extrêmement doux (au bain-marie, si c'est possible, sans que l'eau du bain arrive à l'ébullition). On maintient la fusion assez longtemps, en enlevant avec une écumoire l'écume qui se forme à la surface. Puis on décante dans des vases en fa'i'ence. en ayant soin de ne pas remuer, el de laisser au fond le dépôt qui %'y est formé. Aussitôt que le beurre est figé, on le recouvre d'une couche de sel, puis on ferme hermétiquement.

5. La salaison altère moins la saveur que la fusion. Le beurre, lavé avec soin, est étendu en couches minces, puis saupoudré de sel marin séché au four et

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finement pulvérisé. On emploie 60 grammes de sel par kilogramme de beurre.

On pétrit avec soin à la main ou aver un rouleau de bois, puis on introduit dans des barils ou dans des pots de grès cylindriques, et on recouvre d'une couche de sel. En Bretagne, où Ion fabrique pour la table et la cuisine des beurres dits demi-sel. ou saie la crème avant le battage.

Traitement du beurre rance. Quand le beurre est rance, on le pétrit avec de Veau contenant un peu de bicarbonatii de sourie ; puis on pétrit à plusieurs reprises dans de l'eau fraîche, et enfin on sale ou on fond.

Beuzeval (Calvados). — 'N'illage 1 200 de habitants, avec une très belle plage , un bon établissement de bains, un Casino.

La situation est agréable, les iiromenades fort Vielles, la pêche abondante.

A Beuzeval. les logements sont à assez bon marché, les approvisionnements faciles. Aussi cette petite plage, desservie d'ailleurs par le chemin de lcr,attire-t-elle un grand nombre de familles qui, tout en désirant une installation relativement peu coûteuse, ne sont pas ennemies cependant de quelques distractions mondaines. Voy. B.\INS DE MER.

besigue. — Ce jeu de cartes est amusant ; il est facile, quoiqu'il semble assez compliqué au premier abord. Il y a plusieurs règles dili'érentes ; nous en indiquerons une seule. Le besigue se joue à deux joueurs, avec deu.v jeux de cartes mélangés (de 32 cartes chacun) ; ces deux jeux doivent être formés de cartes pareilles, de même couleur au dos. de façon qu'on ne puisse pas les distinguer (fig.).

La manière de jouer. Celui qui a la main distribue huit cartes à chacun, par deu.x et par trois : le reste du paquet est posé sur la table. IJalon! n'est pas déterminé d'abord, niais seulement lorsque l'un des joueurs a abattu un mariof/e (voir plus bas, au compte 'len points) ; l'atout est alors la couleur de ce mariage.

Les cartes étant données, on les joue.

Le joueur qui fait une levée a la main

pour fe levée suivante. Chaque fois qu'une levée a été faite, chaque joueur prend une nouvelle carte au talon ; celui qui se sert le premier est celui qui a fait la levée. De la sorte, chaque joueur conserve huit cartes en mains jusqu'à ce que le talon soit épuisé. Quand le talon est épuisé, on continueàjouer jusqu'àce que les joueurs n'aient plus rien en mains. Pendant la première partie du coup, le joueur qui fournit la seconde carte de la levée n est pas forcé de fournir de la couleur, ni de couper. Il met, sans aucune restriction, la carte qu'il veut. L'as est la plus forte carte, puis le dix, les autres venant à la suite dans l'ordre ordinaire. L'a tout l'emporte, comme à tous les jeux, sur les autres couleurs. Quand on arrive

Le jen de besigue. — Le premier joueur a en mains : quatre rois leomptant 80 points;: un mariage à pique (40 points, en supposant que pique soit atout ; un mariage "a cœur (20 points;; un besigue '40 points.

Le second joueur a en mains un mariage à carreau (20 points) ; une quinte majeure qui n'est pas h atout (150 points).

à la seconde partie du coup, c'est-à-dire quand le talon est épuisé, alors on est obligé de fournir de la couleur, en forçant si on le peut ; si on n'a pas de la couleur, on doit couper; si on n'a pas de la couleur, ni d'atout, on met la carte que l'on veut.

Le compte des points. Quand un joueur a la main, il est autorisé, avant de prendre sa nouvelle carte au talon, de compter ce qu'il a en mains, à savoir : un roi et une dame de même couleur imariage) comptent 20 points; si le mariage est en atout, il compte 40 points; une quinte majeure d'atout compte 250 points : une autre quinte majeure compte 150 points; ■ quatre as comptent 100; quatre rois 80; quatre dames 60; quatre valets 40; une dame de pique et un valet de carreau (besigue) comptent 40 points ; deux dames de pique et deux valets de carreau à la fois comptent 300 points.

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Pour compter un des points indiqués ci-dessus, il faut d'abord avoir la main, puis posséder à la fois toutes les cartes indiquées. En comptant un point, on l'abat sur la table et on l'y laisse, tout en conservant le droit d'employer, pour jouer, les cartes ainsi abattues. Mais quand une des caries du point que Ion a compté a été jouée, on ne peut, si une carte semblable rentre dans le jeu, compter le point une seconde fois.

Ainsi un joueur a compté quatre rois; s'il en joue un et qu'un nouveau roi lui vienne du talon, il en aura quatre de nouveau, mais ne pourra pas de nouveau compter 80 points. Il faudrait qu'un joueur eût les 8 rois pour pouvoir

Celui qui fait la dernière levée compte dix.

Le coup terminé, chaque joueur retourne les cartes qui constituent ses levées, et compte les as et les dix qui y sont contenus ; ces as et ces dix constituent ce qu'on nomme les brisqiies.

Chaque brisque compte pour dix points en faveur de celui qui l'a dans ses levées.

On doit donc, pendant toute la durée du coup, se préoccuper de réunir en mains des quintes, ou des mariages, ou des besigues, ou des réunions de quatre cartes de même nom. On doit se préoccuper aussi de ne pas laisserprendre par l'adversaire les brisques que l'on a en mains.

Biarritz. — Vue générale de la plage.

compter deux fois SO. Cependant, quand on a compté une quinte majeure, on peut ensuite compter à part le mariage qu'elle contient. De même si on a compté un mariage, on peut, en y ajoutant as, valet et dix, compter une quinte majeure. De même encore, un roi qu'on a compté dans un 80 de rois, peut entrer ensuite dans la composition d'un mariage ou d'une quinte; de môme pour un as, une dame.

un valet.

Quand on a la main, on ne peut compter à la fois qu'une seule chose: si on en a plusieurs à la fois, on compte l'une d'elles et on attend d'avoir de nouveau la main pour en compter une seconde.

Celui qui joue le sept d'atout compte dix points en le jouant.

Quand le talon est épuisé, chacun relève les cartes qu'il » sur la table, et. à partir de ce moment, on ne peut plus compter ce qu'on a en mains.

La partie se joue ordinairement en 1 201) ou 1 iiOO points. Celui qui arrive le premier au nombre fixé gagne la partie. Si cette somme fixée lui arrive pendant un coup, alors qu'il y a encore des cartes au talon, le coup cesse aussitôt ; la partie est terminée.

Biarritz [Basses-Py renées). — Ville de 8 000 habitants, bâtie sur une falaise du golfe de Gascogne, dans une très belle situation. Trois plages de sable fin sont fréquentées par un nombre considérable d'étrangers ; la mer y est très dure, la lame extrêmement forte, surtout à la plage nommée côte des Basques.

Le climat excellent de Biarritz, un peu trop chaud en été, est agréable surtout en septembre, et même en octobre, alors que presque toutes les plages de l'Océan sont déjà devenues désertes. Les environs, du reste, sont dénudés et les promenades peu variées.

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