ARGENTERIE
I Nettoyage des objets d'or. En général ' il suffit de frotter avec une peau de chamois couverte d'un peu de rouge d'Angleterre. On peut, auparavant, s'ils sont bien sales, les tremper pendant quelques instants dans une dissolution bouillante de sel ammoniac (30 gr. de sel pour un litre d'eau), puis les essuyer avec un linge fin.
Nettoyage des bijoux. Le nettoyage des bijoux portant des pierres précieuses ou des perles fines est souvent plus délicat. On peut quelquefois se contenter de les frotter avec de la mie de pain ; ou bien on emploie Veaic de sa-on tiède, avec une brosse douce; puis on sèche avec un linge fin et on frotte avec un
Feu de rouge d'Angleterre très fin. à aide d'une brosse douce. Si les détails sont assez délicats pour qu'on craigne de ne pouvoir enlever tout le rougo
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d'Angleterre, on se contenlc de l'eau de savon, puis on sèche en remuant dans de la sciure de hois. On termine par une friclion ù la brosse sèche et à la peau de chamois sèche.
Les hijoux d'acier se frottent avec du blanc d'Ês/jagnc.
— Chacun connaît trop
bilboquet.
le jeu du bilboquet pour qu'il soit utile de le décrire ici.C'est un jeu d'adresse qui passionne certaines personnes ; il faut le pratiquer beaucoup pour y acquérir une certaine habileté
Jeu de bilboquet.
bile de bceuf. — Voy. dégraissage.
billard i législation). — hes billarda établis dans les établissements publics et ceux servant seulement à leur propriétaire sont soumis à une taxe de 6 francs; dans les villes de 10 000 à 50 000 habitants la taxe est portée à 15 francs ; elle est de 30 francs dans les villes de plus de 50 000 habitants, et de 00 francs à Paris.
billard (jeu). — Le jeu de billard est excellent, en ce qu'il développe l'adresse, la précision du coup d'œil, tout en faisant prendre un exercice modéré. L'hygiène doit le condamner cependant, parce qu'on s'y livre presque toujours dans une atmosphère close, surchauffée et enfumée.
Nous n'avons à donner ici que quelques règles relatives à des points contestés parfois entre joueurs, et l'indication do la parti" la plus ordinaire, celle dite de C(i)-amljoInr/i'.
Règles communes à toutes les parties.
Si un joueur, après avoir posé la main, dérange la bille en visant, il perd son coup.
Le coup est nul si le joueur, après avoir d'abord touché sa bille, s'empresse de la toucher une seconde fois. L'adversaire continue à jouer.
Si le joueur dérange une bille avec son corps ou avec la queue, il ne peut compter le point fait sur le coup.
Si l'on fait dévier la bille du joueur, ou qu'en l'arrêtant dans sa marche, on lui fasse faire le carambolage, ce carambolage est compté au joueur sans que l'on puisse prétexter que le coup n'aurait pas été fait sans cela.
Le joueur qui arrête sa propre bille après avoir joué perd son coup, et l'autre joueur continue
On ne doit frapper sa bille qu'avec le pj'ocf'di' ou le talon de la queue. Les points faits en faisant fausse queue sont nons.
En jouant avec le gros bout de la queue, il ne faut pas le poser contre la bille et pousser en coulant, mais il faut que le cnoc soit visible.
Il est défendu debillarder, c'est-à-dire de toucher deux billes à la fois avec la queue. Le joueur qui billarde perd son coup.
Celui qui hntonne sa bille, c'est-à-dire qui la touche deux fois du même coup avec le procédé et avec l'un des côtés de la queue, perd son coup.
Partie de carambolage. La partie la plus simple du billard, et en même temps la plus en usage actuellement, est la partie de carambolage.
La partie se joue avec trois billes (deux blanches et une rouge) et deux joueurs. Une boule blanche est attribuée à chacun des deux joueurs ; la rouge est neutre.
Les billes étant posées sur le tapis, chaque joueur frappe à tour de rôle la sienne avec la queue, de façon à la faire rouler. Il y a carambolage quand la boule, en roulant, arrive à toucher successivement ou simultanément les deux autres. Le joueur qui fait un carambolage marque un point, et continue de jouer, jusqu'à ce qu'il ait manqué son coup. Le gagnant est celui qui arrive le premier au nombre de points convenu.
Au début de la partie les trois billes sont disposées en un triangle très allongé ; la rouge vers le haut du billard, les deux blanches vers le bas, à 20 centimètres l'une de l'autre. Le premier joueur est obligé de jouer sur la rouge ; mais pour les coups suivants chaque joueur joue, à son gré,soitsur la rouge, soit sur la bille de son adversaire.
Lorsque la bille de celui qui joue vient s'accoler à une autre bille, on doit remettre les trois billes en place comme au début de la partie.
Quelque difficile que soit un coup, on ne peut le jouer sans qu'un pied touche le sol.
Il est défendu de jouer lorsque les billes ne sont pas arrêtées.
Un coup fait en queutant, c'est-à-dire en poussant la bille à l'aide de la queue, sans frapper, ne compte pas.
Si un joueur joue, par erreur, avec la bille de son adversaire, le coup est nul; l'adversaire joue à son tour, ou bien il remet les billes en place et fait recommencer le coup, à son choix.
Tout joueur qui abandonne une partie la perd.
Le perdant peut à son gré commencer ou faire commencer la partie suivante.
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billes I jeux de). — Les jeux de billes auxquels se livrent les enfants sont assez nombreux. Ce sont des jeux d'été, car ils no demandent qu'un exercice très modéré. Xous en indiquons seulement quatre.
/,rt/)Oi(c.SiH'fe. La poursuite se joue ordinairement à deux. Le premier joueur (désigné par le sort) lance au loin une bille. Le second lance une bille à son tour, en s'etforçant d'atteindre celle de son adversaire. Le premier lance à son cour, et ainsi du suite. A chaque coup, le joueur se place, pour lancer sa bille, à l'endroit même où elle s'était arrêtée au coup précédent. Le joueur, qui atteint la bille de son adversaire, compte un point, et joue de nouveau, jusqu'à ce qu'il ait manqué. Celui qui arrive le premier à Ht points a gagné la partie; l'enjeu, convenu à l'avance, est ordinairement constitué par un certain nombre de billes.
La poursuite sejoue soit avec degrosses billes de pierre, ou même de fer qu'on lance avec la main, soit enpiquant, soit en roulant, à volonté. Elle se joue aussi avec de petites billes ; dans ce cas, on lance en calant, c'est-à-dire en pressant la bille entre le pouce et l'index, et la projetant à dislance par la seule impulsion du pouce, le reste de la main demeurant immobile; pour catec, les billes d'agate, très dures et très glissantes, sont préférables à toutes les autres.
Le crcle. Se joue à deux ou plusieurs joueurs, sur un terrain uni. 'L'n cercle de 20 à 30 centimètres de diamètre est
Jeu du cercle.
tracé sur le sol. Chacun y met un nombre de billes convenu. Une ligne droite, appelée but, est tracée à 3 ou 4 mètres du cercle. Les joueurs commencent par lancer chacun une bille vers le but ; celui qui s'en approche le plus sera le premier à jouer, etc. Pendant toute la durée de la partie, les joueurs lancent la bille à tour de rôle, soit du but, soit de l'endroit on la bille s'est arrêtée au coup précédoMl
Les billes qui servent à jouer doivent être différentes par l'aspect ou la grosseur de celles placées dans le cercle, pour qu'il ne puisse pas y avoir de confusion. Tantôt ces billes sont petites (généralement en marbre ou en agate), et alors on joue en ealanl ; tantôt elles sont grosses, et alors on lance à la main, en piquant ou roulant, à volonté.
Le jeu consiste à frappef avec sa bille celles qui sont dans le cercle, de façon à les en faire sortir et à se les approprier, ou à frapper la bille d'un de ses adversaires. Les règles principales sont les suivantes.
Le joueur qui fait sortir des billes du cercle se les approprie, à moins que sa propre bille ne reste dans le cercle.
Le joueur dont la bille reste dans le cercle, ou dont la bille est poussée dans le cercle par un adversaire, remet dans le cercle toutes les billes qu'il a conquises depuis le début du coup, et va jouer du but, quand arrive son tour.
Le joueur dont la bille est touchée pai celle il'un adversaire donne à cet adversaire toutes les billes qu'il a conquises, et va jouer du but, quand arrive son tour.
Quand il ne reste plus de billes dans le cercle, la partie e«t terminée, à moins qu'elle ne se continue par une poursuite. Dans ce cas, chaque joueur touché donne à celui qui le touche toutes les billes qu'il a conquises, et il se retire (il est mort). De la sorte, toutes les billes de la partie deviennent la propriété du joueur qui fait la dernière touche.
Le pot. Se joue à trois ou plusieurs joueurs, sur un terrain uni. L'n trou peu profond (ou pot) est creusé en terre ; le but est tracé à 2, 3 ou 4 mètres. L'ordre du jeu étant lixé comme pour le cercle, chaque joueur s'efforce de faire entrer sa nille dans le pot, et d'empêcher ses adversaires d'y faire entrer les leurs, en les frappant quand il le peut. Les principales règles sont les suivantes.
Le joueur qui entre dans le pot compte un point. Il en est de même de celui qui frappe un adversaire.
Le joueur qui vient de compter un point joue de nouveau ; et ainsi aussi longtemps qu'il arrivera à compter des points nouveaux. Dans celte suite de coups, le joueur ne peut pas frapper deux fois de suite le même adversaire.
Les points 3, 7 et 10 ne peuvent être comptés que dans le pot, et non pas en frapi)anl un adversaire. Le joueur qui oublie cette règle perd tous ses ])oints et va jouer ensuite du but, quand vient son tour.
Le premier qui arrive à 1 1 points a gagné la partie. 11 se retire, et les autres continuent de jouer. Le joueur qui reslo