CONN. PI\A.T
ment un grand nombre de modèles différents de lessiveuses (fig.) ; toutes sont en tôle galvanisée, et peuvent être chauffées, soit sur un foyer spécial, soit sur un fourneau économique ordinaire- Dans toutes on met le linge, simplement mouillé auparavant, avec une dissolution renfermant du savon et des cristaux de soude. Sous l'action de la chaleur, il se produit une circulation do la lessive, qui vient constamment se déverser à la partie supérieure, pour descendre ensuite à travers le linge.
Chaque fabricant donne, on même temps
BLA
que son appareil, une feuille explicative conceniaul la manière de l'employer, ainsi que les proportions de savon et de cristaux de soude.
Après quelques heures, et sans qu'on ait eu à prendre d'autre soin que d'entretenir le feu, la lessive est terminée. On laisse alors refroidir jusqu'au lendemain (à moins qu'on ne soit pressé^, on retire le linge, on le frotte partie par partie dans 1 eau même de la lessive, et on lave à grande eau. Il vaut mieux encore, quand on le peut, aller terminer le savonnage à la rivière, en ne mettant de savon qu'en très petite quantité aux endroits qui ne sont pas devenus parfaitement blancs.
Le linge fin, au lieu d'être traité comme if est dit plus haut, peut être lessivé de cette manière, en diminuant un peu la proportion de cristaux de soude. Il faut toutefois jjrendre la précaution de ne jamais lessiver le linge fin en même temps que du linge commun heaucoup plus sale.
Blanchissage des torchons. Les torchons de cuisine, souvent extrêmement sales, doivent être traités à part. Leur lessive se fait comme la précédente, mais le savonnage à grande eau, à la rivière, si c'est possible, est indispensable. Là encore il faut n'employer, à la sortie de la lessive, que fort peu de savon.
Emploi de l'eau de Javel. Les blanchisseuses de profession emploient beaucoup l'eau de Javel pour le blanchissage. Cette coutume a l'inconvénient de déterminer une usure plus rapide du linge, et de lui communiquer une odeur de chlore fort désagréanle. Toutefois les ménagères ne doivent pas rejeter systématiquement l'eau de Javel; elle rend des services dans le blanchissage des torchons et du linge taché, pourvu qu'on s'en serve avec modération. Quand les torchons sortent de la lessiveuse, on les laisse tremper pendant une heure dans un grand vase en grès ou en bois (pas en métal) renfermant de l'eau additionnée par litre d'un verre à bordeaux d'eau de Javel concentrée. Puis on termine comme il est dit plus haut. On opère de même pour le linge commun, mais eu laissant séjourner moins longtemps. Dans tous les cas, le lavage à grande eau doit suivre immédiatement le traitement à l'eau de Javçl.
Passage au bleu. Le linge doit être, après son blanchissage, passé au bleu, (fig.). sans quoi il aurait une nuance jaunâtre désagréable. Les boules ouïes tablettes de bleu sont enfermées dans un nouet de bonne flanelle. On met le nouet dans l'eau froide, et on frotte avec les mains jusqu'à ce que le liquide ait pris la nuance voulue. On y trempe le linge.
on Iclord assez fortement et on l'étend aussiftt pour faire sécher.
Voy. aussi taches et laine {nettoyage
lie la). REPASSAGE.
blanquette. — \o\. veau.
blasou. — Voy. armoiries.
blattes. — Ces insectes nocturnes sont fort désagréables quand ils envahissent nos maisons, et principalement nos cuisines. On peut tenter de les détruire en les prenant au piège. Ce piège est constitué par une boite de bois, de faible Blatte 'longueur, hauteur, dont ^e cou- Oi",03).
vercle est remplacé par quatre lames de verre assemblées en forme d'entonnoir. On place un peu de farine au fond de la boîte; les insectes, attirés par cet appât, arrivent en grand nombre et s'introduisent dans le piège, dont ils ne peuvent plus sortir.
blessés. — "V'oy. accidents.
bœuf. — Le bœuf nous donne à la fois du travail et de la viande; les meilleures races sont celles qui, tout en restant susceptibles de travailler, grandissent le plus vite et s'engraissent le plus facilement. Le bœuf peut être mis au travail sans inconvénient à partir de l'âge de 18 mois; il doit n'y pas rester longtemps et passer à l'engraissement dès qu'il est devenu adulte, c'est-à-dire qu'il a perdu toutes ses dents de lait, ce qui arrive vers l'âge do 4 ans, un peu plus tôt, un peu plus tard, selon que la race est plus ou moins pré-
La dentition aux divers âges du bœuf
mâchoire inférieure).
rtomf il'un tin.
I coce. Continuer à faire travailler un
\ bœut passé cet âge serait se résoudre
1 à voir diminuer sa valeur, et à n'entre-
I prendre ensuite l'engraissement qu'à un
moment où il serait devenu plus difficile.
par suite plus coûteux, à cause de la
diminution de la puissance digestive de
' l'animal.
I Age du bœuf. Il importe donc de pouvoir reconnaître l'âge du bœuf. On le ' reconnaît, comme pour le cheval, par ] l'inspection des dents (fig.)- Le nomtre
de dénis est de 32, dont 24 molaires et 8 incisives, ces dernières placées toutes les 8 à la mâchoire inférieure. Les deux incisives du milieu sont nommées pin-
Bœuf de 2 ans.
ces, les suivantes, de chaque côté, sont les premières mitoyennes, les secondes mitoyennes et les coins.
A sa naissance, le jeune veau possède ordinairement les pinces et les premières mitoyennes. A 10 jours, apparaissent les secondes mitoyennes, à 25 jours, les coins. A l'âge de 5 à 6 mois, les dents forment une arcade continue. Puis l'usure commence à devenir visible; les pinces commencent à s'user à partir de 0 mois ; à 1 0 mois, c'est le tour des premières mitoyennes. A un an, la dentition présente l'aspect indiqué sur la figure.
A 18 mois, commencent à venir les dents de remplacement, beaucoup plus grandes, et reconnaissables aussi à ce qu'elles ne sont pas usées. Elles arrivent dans l'ordre suivant : pinces de remplacement à 18 mois, premières mitoyennes à 2 ans, secondes mitoyennes, de"^ 3 à 4 ans, et enfin coins à 5 ans.
Dans les races précoces, la fin de la
connaître la race à laquelle il appartient et les époques de remplacement relatnes à cette lace. A partir do j ans l'âge se rcconmit comme dans le l he% al,
Laiif lit 4 ans
par l'usure. A 6 ans, l'arcade des incisives est continue, toutes les dents ayant pris la même longueur; les pinces sont rasées et les premières mitoyennes commencent à s'user ; à 7 ans, lès premières
Bœuf limousin.
mito3-ennes sont rasées; à 8 ans, les secondes, et à 9 ans, les coins. Nous n'irons pas plus loin. Chez les vieux
Bœuf de 3 ans.
dentition peut so produire plusieurs mois, ou même deux années plus tôt; il importe donc, quand on veut reconnaître l'âge d'un bœuf avec exactitude, de
L L if dt. 5 a
bœufs, âgés de plus de 9 ans, les dents s'écartent les unes des autres et ne se touchent plus.
Ou peut aussi, jusqu'à un certain
point, se rendre compte de l'âge par rexamen des cornes. Un bœuf de 3 ans présente, à la hase de la corne, un anneau circulaire hien visible; un bœuf de 4 ans a deux anneaux, et ainsi de suite. Ces anneaiix sont dus à la pousse de la corne ; mais ils ne se distingruent pas toujours très bien les uns des autres, le travail au jongles fait souvent disparaître, et enfin ils cessent de se former à partir d'un certain âge. De plus, certains marchands savent très bien travailler les cornes, de manière à faire paraître la bète plus jeune qu'elle n'est.
Bœufs de travail. Lès bœuts de travail sont Jonc toujours, ou devraient toujours être, des bœufs âgés de 18 mois à 5 ans. au plus. Ils doivent avoir une habitation saine, assez aérée, mais le renouvellement de l'air ne doit pas cependant y être trop actif, pour éviter autant que possible les grandes variations de température, et particulièrement le refroidissement pendant l'hiver. Non seulement la litière doit être changée assez souvent pour que le fumier ne s'attache pas en croûte épaisse sur les cuisses des nœufs. mais encore on donnera chaque jour aux animaux un coup d'étrillé et un coup de brosse, pour entretenir partout la peau propre et intacte, comme on le fait pour les chevaux.
La nourriture doit être abondante, aussi abondante que possible, les bœufs croissant proportionnellement à ce qu'ils mangent. Plus un bœuf a d'appétit, plus il est avantageux pour l'e.xploitation.
Les bœufs ne doivent jamais être soumis à un travail e.xcessif, qui les ferait maigrir et diminuerait leur valeur. Au point de vue de l'avantage pécuniaire que l'on peut retirer de l'élevage des bœufs, il est de beaucoup préférable d'avoir beaucoup de bœufs, travaillant chacun quatre heures par jour, qu'un petit nombre de bœufs travaillant chacun huit à dix heures. On sait d'ailleurs, d'une manière générale, que plus une ferme nourrit de bétail, meilleures sont ses conditions générales.
En iiarticulier. les bœufs les plus jeunes étant les moins forts et ceux qai croissent le plus, doivent effectuer les travaux les moins pénibles. Ils ne doivent être contiés qu'à des bouviers aimant les animau.x cl les traitant avec douceur.
Bœufs producteurs de viande. Les bœufs jeunes, de i à 3 ans, qui n'ont pas été faliiTués par im travail excessif, sont ceux qui s'engraissent le plus aisément et qui donnent le plus de bénélice au
cuUivateur. Enoutrcon doit rechercher, pour l'engraissement, les animau.x dont la peau, souple et couverte de poils fins, se plisse facilement, en se détachant des parties sous-jacentes, notamment sur la région des côtes.
La durée et le prix de l'engraissement, par suite le bénéfice qu'on en retire, dépendent dans de larges limites de l'alimentation que l'agriculteur peut fournir aux bêtes qui ne travaillent plus, rs'ousue pouvons entrer dans ces détails.
Maladies des bœufs. Les bœufs sont sujets à un assez grand nombre de maladies que doit connaître l'agriculteur, pour donner les premiers soins en attendant l'arrivée du vétérinaire; il est important aussi que l'agriculteur sache reconnaître les plus importantes d'entre elles à leurs symptômes.
Bœuf de Salers \u\ergnc).
Le bœuf en bonne santé respire de 15 à 18 fois par minute ; le veau un peu plus souvent; et le vieux bœuf un peu moins souvent. Le pouls doit avoir de 45 à oi pulsations par minute. Pour tdter !• pouls à un bœuf on touche les artères coccyi/ietmes, situées à la face inférieure de la base de la queue. On saisit en haut la queue avec les deux mains, les pouces en dessus, et on la palpe des deux premiers doigts en pressant légèroment les artères qui sont au-dessous, à droite et à gauche.
Tout bœuf qui a l'air triste, qui ne s'étire pas en se levant, oui n'a plus d'appétit, qui ne sort plus la langue de la jjouche à l'heure du repas, qui a la respiration haletante et le pouls fréquent doit être considéré comme n'étant pas en parfaite santé, et il y a lieu de l'observer attentivement.
Coliques. Les coliques se reconnaissent à des mouvements désordonnés de l'animal, qui se couche précipitamment, se roule sur le sol, se relève, a le corps couvert de sueur. Dans ses mouvements brusques, le bœuf peut même se blessef grièvement, ou même se tuer par suite de rupture des intestins. Aussi convientil de le faire marcher constamment, en
le stimulant au besoin par le fouet ou le bâton. En même temps on effectue sur tout le corps des frictions irritantes énergiques, avec des bouchons de paille rudes imprégnés de vinaigre très chaud, ou d'essence de térébenthine. Enfin on administre un breuvage e.xcitant préparé avec une infusion de plantes aromatiqucstellcsqucla sauge, le romarin, l'hysope, la camomille, le' thé, ou même simplement le vin ou le cidre chaud.
Pour faire prendre ce breuvage il est indispensable de (aitô Rendre vers le haut la tête do l'animal, et d'introduire le liquide à petites gorgées; si on opère autrement, le liquide tombe dans la panse, au lieu d'aller dans la caillette et dans Vintestin, et ne produit pas d'effet.
Les coliques ayant souvent une e.\trême gravité, il est indis- ])ensable de faire venir de suite le vétérinaire.
Arrêt de la rumination. Quand la rumination est suspendue, la fièvre apparaît, accompagnée de tristesse et de plaintes.
On administre alors un litre d'une infusion préparée avec du vin et avec des plantes aromatiques indiquées ci-dessus ; dans cette infusif^n chaude, on a mis \'6 grammes de teinture d'aloès et 1 gramme d'ipécacuana en poudre.
L'ingurgitation doit se faire comme il est dit plus haut. D'heure en heure on administre une nouvelle infusion préparée de la mémo manière, jusqu'à guérison. La rumination rétablie, il faut laisser l'animal au repos pendant un jour ou deux, et lui donner des repas plus légers. Si la rumination n'est pas revenue après 4 ou 5 doses, on doit appeler le vétérinaire.
Météorisation. Voj'. ce mot.
Diarrhée. Au début, diminuer l'alimentation; donner du bon foin, salé. Si la diarrhée persiste, administrer à la dose de 4 à 6 litres par jour, des décoctions de gentiane, à écorce de saule, d'aimée, des infusions depetite centaurée, de camomille ou d'absinthe; lavements avec les mêmes décoctions ou infusions.
Toux. En cas de toux, il est en général prudent d'aippeler le vétérinaire.
Coup de chaleur. Le bœuf qui a travaillé trop fort, ou marché trop vite par un soleil très chaud, ou celui qui a séjourné, en temps d'orage, dans une étable dont la température est très éle-
vée, peut avoir un coup de chaleur. Il s'arrête immobile, sur ses quatre membres tendus, la tête basse et allongée en avant, les yeux fixes, brillants, largement ouverts, les narines largement dilatées, la respiration haletante, les veines gonflées, le corps couvert do sueur. Si on n'agit imméiliatement, l'animal ne tarde pas à succomber. Les mesures à prendre tout de suite sont les suivantes. Mettre la bête à l'ombre, mais en plein air; jeter largement de l'eau sur tout le corps pendant trois ou quatre minutes, puis sccner exactement la peau avec des éponges et des linges. Si la somnolence se" prolonge, réveiller la sensibilité par de vigoureuses frictions d'essence de térébenthine, par des lave-
La viande du bœuf. — Les numéros indiquent la ([«alité de la viande.
ments de même nature , par des breuvages composés de vin chaud, d'infusion de sauge, d'hysope, de romarin, de camomille alcoolisée. Il y aurait bien d'autres soins adonner, mais ils sont de la compétence du vétérinaire, appelé en hâte.
Fourbure. Le bœuf qui a beaucoup marché sur une route dure se met à boiter; SCS pieds sont chauds, au moins l'un d'eux; il a la fièvre, pas d'appétit, il reste couché. Il convient de ne pas négliger cette maladie, qui peut entraîner la chute des onglons. ou tout au moins l'amaigrissement de la bête. Une saignée est nécessaire : elle doit être faite par le vétérinaire, si le cultivateur ne sait pas la pratiquer; en outre, il faut conduire le bœuf à la rivière, ou dans une mare, et le laisser ainsi les jambes dans l'eau en permanence pendant plusieurs heures. On appliquera ensuite sur les sabots congestionnés un cataplasme de suie de cheminée délaj'ée dans le vinaigre.
Fièvre aphteuse, ou cocotte. Cette
maladie est rarement mortelle, mais elle amaigrit les animaux, et par suite diminue considérablement leur valeur.
Elle est caractérisée par une éruption de cloches remplies de liquide sur diverses parties du corps, mais surtout !
dans la nouche et aux pieds. Cette érup- j tien est précédée de fièvre, de tristesse. | d'inappétence, de frissons, de tremhlc- j ments. Le mufle est sec, la Louche j chaude et sèche, puis remplie d'une salive abondante et filante. La fièvre dis- | parait au bout de 48 heures, quand l'é- | ruption est terminée. Enfin les cloches se crèvent et se dessèchent.
La maladie étant contagieuse, il faut isoler les animaux qui en sont atteints; puis le vét('rinaire doit être appelé pour indiquer le traitement à suivre.
Coryza gangreneux. Cette maladie est souvent mortelle; aussi doit-on appeler immédiatement le vétérinaire quand on en reconnaît les premiers symptômes.
Il se produit d'abord de la "fièvre, des frissons, des tremblements, de la tristesse, de l'inappétence, de la chaleur au mufle et à la bouche. Puis les paupières se tuméfient, les yeux deviennent larmoyants et d'un blanc laiteux; l'animal porte la tète basse, la membrane nasale devient violette et se gonfle, ce qui rend la respiration bruyante. Parfois il y a écoulement de sang par le nez. Des'ulcérations apparaissent au pourtour et à l'entrée des cavités nasales. Si des remèdes prompts ne sont pas apportés au mal, la gangrène se déclare, et la mort par asphyxie.
Pissement de sang. Cette maladie est due à une altération du sang, résultant d'une alimentation défectueuse. Los urines sont rares, épaisses, colorées, mêlées de sang ; l'animal a la fièvre, il maigrit de jjIus' en plus, a bientôt une diarrhée l'iUide et sanguinolente, puis meurt si le traitement n'est pas bien conduit. Il faut donc, dès le début du pissement do sang, consulter le vétérinaire.
Péripneumonie contagieuse. Cette maladie, fort grave, essentiellement contagieuse, se manifeste par des troubles considérables dans les organes respiratoires. Elle exige donc l'intervention, aussi prompte que possible, du vétérinaire.
Voy. aussi vache, veau.
bceuf (cuisine). — La viande de bœuf est à la fois très digestive, très nutritive et d'un goût prononcé; c'est la première des viandes, surtout quand elle provient d'un animal âgé de 4 à 6 ans(/(.g.). Celle de vache n'est guère inférieure, si la béte est en bon état et assez jeune.
La chair crue d'un bon bœuf est fine, d'un rouge vif et légèrement marbrée, entrelardée et couverte d'une graisse
blaiifbe, quelquefois jaunâtre et très feriue.
On peut préparer la viande de bœuf de mille manières différentes. Voici quel-
Pointe de Talon de
paleron. collier. CfUifr.
Les divers morceaux du bœuf (devant).
ques recettes, choisies parmi les plus simples.
Bœuf bouilli. Le bœuf bouilli (voir^oto(/es), est peu nutritif, d'une digestion relativement difficile, et son goût est fade. On peut le relever en l'accompagnant dune sauce piquante, d'une sauce aux tomates, d'une purée de légumes, etc. Les restes sont susceptibles d'être apprêtés de plusieurs manières. Par exemple, on les coupe en tranches minces, qu'on range sur une assiette, et sur lesquelles on ajoute sel, poivre, huile, vinaigre, fines herbes. On sert froid (bouilli en salade).
Ou bien, les morceaux, coupés et arrangés proprement dans un plat allant au feu, sont assaisonnés avec sel, poivre, persil, ciboule, oignon, échalote hachés fin, petits morceaux de beurre, un peu d'eau, chapelure de pain répandue sur le tout. On chautfe doucement, dessus et dessous, pendant moins d'une heure (le four convient très bien), et on sert dans le même plat, après avoir ajouté quelques champignons coupés en fines trancnes {bouilli au r/ratin).
Ou encore : pelez et coupez une grande quantité d'oignons; faites-les cuire dans la poêle avec du beurre, puis ajoutez-y le bouilli coupé en petits morceaux. Salez, poivrez, laissez frire encore pendant quelques minutes, et servez (bouilli en miroton).
Bœuf rôti. Les meilleurs morceaux à faire rôtir sont Yaloi/au et le flet (fg.). L'aloyau, moins tendre, a besoin d'être fortement battu avantd'ètre rôti ; le filet gagne à être piqué de lardons. Quel que soit le morceau, il doit attendre en été 24 heures, et en hiver deux ou trois
jours avant d'être livré à la cuisson. La cuisson est suffisante quand la viande, piquëe profondément avec une fine lardoire, laisse écouler un jus abondant et rougeàtre.
Bœuf grillé. Le bœuf ffrillé constitue ce qu'on nomme le bifteck. On peut faire les biftecks avec l'aloyau, la culotte, le