POSTAUX
Les transports de gros paquets par grande ou petite vitesse sont soumis à des tarifs vartant avec leur nature. Mais dans tous les cas les compagnies sont responsables de tout retard, détérioration ou perte.
Personnel des chemins de fer. Les chemins de fer occupent de nos jours un personnel très considérable, dont une
parlv au moins est fort bien rétribuée;
Flusidc 2-50 000 agents sont employés à e.rploilatioii. Ces agents sont répartis entre l'administration centrale, l'exploitation commerciale, l'exploitation technique, le matériel et la traction, l'entretien et la surveillance de la voie. Des services si divers exigent des employés ayant des aptitudes très variées; aussi peut-on dire que tout jeune homme ayant reçu une instruction technique quelconque, commerciale, industrielle, manuelle, etc., peut trou ver une situation dans les chemins de fer; il n'est pas jusqu'aux avocats et aux médecins qui ne puissent y être admis. Les cmploj'és les plus modestes sont les gardesbarrières, qui sont des femmes ; elles sont logées et reçoivent un traitement de 180 à 2.50 francs. Ces femmes doivent être mariées, et leurs maris exercent les fonctions de cantonniers, gardes-lignes dans la circonscription de la barrière; ils reçoivent pour cela un traitement de 700 à 1 000 francs par an. Au-dessus viennent les chefs cantonniers, gardesmagasins, chauffeurs, allumeurs, graisseurs, conducteurs de trains, hommes d'équipes, pointeurs, qui reçoivent de 900 à 1 800 francs. Au-dessus do ces hommes de peine sont les employés proprement dits, desquels on exige plus d'instruction, facteurs, receveurs et caissiers, chefs et sous-chefs de gare et de station, chefs de trains, mécaniciens, chefs de dépôts, dessinateurs, géomètres, chefs de section, etc., dont les appointements vont de 1 200 à 6 000 francs. Enfin les employés supérieurs, ingénieurs, chefs d'exploitation, inspecteurs, etc., ont des traitements qui jjeuvent aller à 25 000 francs. Pour les employés inférieurs les traitements sont augmentés de gratifications, solde supplémentaire pour travaux extraordinaires, etc. Plusieurs compagnies ont une caisse des retraites pour les employés qui ont servi la compagnie pendant un assez grand nombre d'années.
En dehors des gardes-barrières, les compagnies emploient peu de femmes (administration centrale, distribution des billets dans les gares importantes).
En outre des agents payés par les compagnies, les chemins de fer occupent des employés de l'Etat, en petit nombre : ce sent les inspecteurs de l'exploitation commerciale (chargés au nom de l'Etat, de la surveillance de l'exploitation commerciale et des opérations financières], et les commissaires de surveillance administrative, établis dans les gares pour la surveillance de l'exploitation, pour recevoir les réclamations des voyageurs, la constatation des contraventions, délits ou crimes commis dans l'enceinte des
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chemins de fer par les employés ou les voyageurs. Les traiteincnts des inspecteurs sont de l OUO ù 5 000 francs, plus des frais de tournée et do bureau ; ceux des commissaires varient de I 500 à 3 000 francs. Les uns et les autres sont recrutés en concours, d'après un programme déterminé, et nommés par le ministère des travaux publics ; les deux tiers des places données au concours sont réservées aux anciens officiers des armées de ferre et de mer.
chemins ruraux. — Sont ainsi nommés tous les chemins appartenant à la commune, qui ne sont pas classés comme chemins vicinoux. Les chemins ruraux peuvent être construits et entretenus, soit par la commune, soit par des syndicats constitués par la réunion des propriétaires intéressés.
chemins vicinaux. — Les chemùis vicinaux sont des chemins qui établissent entre les communes et dans rintérieur de chacune d'elles les communications nécessaires. On les divise en trois classes :
Les chemins de grande communication sont ceux qui traversent plusieurs communes et qui se relient aux voies de communication des départements voisins. Ils sont classés par les conseils généraux, et sont placés , comme les routes de grande voirie, sous l'autorité du préfet. Les communes qui sont chargées de les construire peuvent recevoir des subventions du département.
Les chemins d'intérêt commun, sans être de grande communication, intéressent aussi plusieurs commîmes. Ils sont classés par les conseils généraux, mais leur police ajujartient aux maires.
Les chemins vicinaux ordinaires sont classés par la commission départementale, administrés par les maires, et à la charge d'une seule commune.
Tous ces chemins sont créés et entretenus au moyen de ressources ordinaires des communes. En cas d'insuffisance de ces ressources, les communes sont autorisées à s'imposer trois journées de prestations (voy. ce mot) et cinq centimes additionnels (voy. ce mot). Si une commune refusait de voter cet impôt pour la construction et l'entretien des chemins reconnus nécessaires, le préfet pourrait l'inscrire d'office à son Budget. Quand ces ressources sont insuffisantes , les communes peuvent obtenir des subventions de l'Etat et du département.
Des agents spéciaux, nommés ar/ents vot/ers, sont chargés de toutes les opérations relatives au.x chemins vicinaux.
cheptel. — Voy. louage.
chèque. — Mandat par lequel le
souscripteur donne ordre, à un banquier dépositaire de ses fonds, do remettre une somme d'argent à une personne désignée, ou simplement au porteur.
Voici un modèle de chèque:
Paris, 25 août 1802. B. P. F. 400.
A vue, veuillez payer à M. Durand,
ou à son ordre, la somme de quatre
cents francs , dont vous débiterez
mon compte.
A M. Petit, banquier, à Périgueux (Dordogne).
Dupont, rue Montmartre, 41
Le chèque ne peut être tiré que sur un banquier ou tout autre dépositaire ayant une provision suffisante pour }' faire honneur ; il est toujours payable à vue. Le porteur doit en réclamer le payement dans les cinq jours de sa date, s'il est tiré dans la ville même oti il est payable, et dans les huit jours au cas contraire. Faute de se conformer à cette règle, le porteur peut perdre la valeur du chèque, sans recours possible contre le tireur, dans le cas oii le tiré aurait été déclaré en faillite après les délais indiqués.
Le chèque est assujetti à un droit de timbre de 10 centimes, quand il est tiré dans la ville où il doit être payé; et à un droit de 20 centimes, s'il est payable dans une autre ville.
Cherbourg {Manche). — La ville de Cherbourg (.30 000 habitants) possède une belle plage et un splendide établissement de bains de mer, qui est à la fois casino et hôtel. Cotte plage n'attire, en fait d'étrangers, que les personnes qui ne peuvent se passer de la ville, et pour lesquelles la mer est pour ainsi dire secondaire.
On trouve à se loger en ville un peu à tous les prix. Voy. bains de mer.
cheval. — De tous nos animaux domestiques, le cheval est celui qui exige les soins les plus attentifs et les plus assidus, celui dont le choix est le plus difficile. Les erreurs, ici, sont d'autant plus préjudiciables que l'animal n'a actuellement qu'une valeur presque insignifiante comme viande de boucherie; aussi tout cheval qui est ou qui devient impropre au travail peut-il ctrM considéré comme n'ayant plus, ou à peu près, aucune valeur.
Choix du cheval. Nous venons de dire que le choix d'un cheval est chose fort difficile. La bête , pour être reconnue bonne, doit, en effet, posséder un cer; tain nombre do qualités absolues de conformation qui sont communes à
toutes les races; elle doit, en outre, avoir des qualités particulières, selon l'usage que Ton en veut faire. Elle doit enfin être d'un âge convcnalile , et n'avoir aucune maladie ou aucune infirmité qui soit de nature à nuire à sa beauté, à ses forces, ou même qui puisse menacer son existence.
Nous indiquerons donc sommairement les qualités absolues de conformation, communes à toutes les races, puis les défauts, vices et maladies ; 1 examen particulier de chaque race nous entraînerait trop loin.
Qualités absolues de conformation.
Un beau clieval, quelle que soit sa race.
CHE
Boul
Le cheval hauteur moyenne au garrot, 1"
et à quelque service qu'il soit destiné, aura un garrot élevé et épais; un dos et des reins courts et larges ; une croupe allongée: un thorax profond, à parois bien arrondies et sans dépressions en arrière du coude; une épaule aussi obli(jue que possible et une cuisse large et bien descendue ; un avant-bras long et bien musclé et des canons très courts, avec des tendons bien détachés et puissants; des genoux et des jarrets larges , les faces latérales de ceux-ci sans proéminences ou tares, dures ou molles; des boulets volumineux dans leur netteté ; des sabots bien conformés, à surface lisse el noire, dune corne solide, représentant exactement un tronçon de cône incliné suivant son axe, de manière à former avec le sol un angle de *3 degrés, dont la surface plantaire , légèrement incurvée en voûte, porte une fourchette élastique , saine, bien nourrie, et avec des lacunes bien ouvertes.
La finesse des lèvres, la régularité des dents incisives , l'état sain des barres, les naseaux bien ouverts, un chanfrein large et droit, un grand écartement des ganaches, ou branches du
niwcillaire inférieur, sont autant de qualit*> que l'on recherche dans le cheval.
Un cheval a ses aplombs cjuand le poids du corps est réparti régulièrement sur ses quatre membres ifig.)- Il présente alors l'aspect suivant.
Si l'on regarde le cheval de face, le membre antérieur et le membre postérieur d'un même côté sont sur un même plan, de manière que l'un cache l'autre. Dans ce cas, une ligne verticale, tirée de la pointe du jarret ou du milieu du genou, divise la partie inférieure du luenibre en deux parties égales. Il faut encore que. en regardant de profil, une ligne verticale, tirée de la partie inférieure de l'avant-bras, du milieu de la face externe, divise le genou, le canon et le boulet en deux parties égales ; de même . au membre postérieur , une ligne verticale abaissée du grasset tombe un peu en avant du pied.
Ajoutons qu'un cheval doit avoir du sfiiifi, c'est-à-dire une excitabilité suffisamment accentuée du système nerveux.
Le sançi s'accuse par la' vivacité du regard, la mobilité des oreilles, témoignant que le sujet est attentif à tous les bruits qui se produisent autour de lui, et surtout par la résistance qu'il oppose quand on cherche à lui soulever la queue.
Diverses robes du cheval. Les principaux pelages du cheval sont les suivants :
Pelages simples. Le blanc; le noir (noir proprement dit, noir mal teint, noir de jais;; le fcrtî. rougeàtre avec la crinière, la (jueue et lesextrémités noires (bai cerise, bai griotte, bai doré, châtain, marron, brun à taches de feu, bai vineux) ; l'alezan, qui ne diffère du bai que parce [que les poils des extrémités sont communément de la même couleur que 1g reste de la robe, ou même d'une teinte plus claire.
Pelages composés. Le gris (sale ; pommelé ; à marques noires et blanches ; moucheté, à fond blanc et à taches noires; tigré; charbonné ; truite; à taches rougeâtres ; gris souris : étourneau, d'un gris foncé) ; le rouan , qui présente un mélange de blanc sale, de noir mal teint et d'alezan (rouan ordinaire, rouan clair, rouan foncé, rouan vineux, et cap de more, avec tête et extrémités noires) ; l'aubère, mélangé de blanc et d'alezan à égales quantités (fleur de pêche, avec prédominance de blanc ; Isabelle, prédominance de l'alezan ; pie noir alezan ou bai).
Marques. En dehors des robes, il con- \ ient de considérer les marques. Ce sont : étoile ou pelote, tache blanche placée sur le front (cette tache est dite hermiiiée quand elle a des points noirs); balzane, tache blanche située à la cou-