CHIEN DE CHASSE
chien de A'^endée. — Voy. chien
DE CHASSE
chien de berger. — - Le chien de hevger fait régner 1 ordre dans le troupeau par l'intelligence qu'il met à remplir sa fonction, et non par la force ; sans lui, il serait presque impossible de
vêtir à bout d'une troupe un peu nombr^ise de bœufs, et surtout de moutons. Coichien doit donc surtout être intelligent, bien dressé, obéissant, et toujours attentif aux ordres de son maître.
Il ne paraît pas y avoir une espèce ou une race particulière de chien de berger ; chaque pays a la sienne. Cependant, il y a entre toutes celles que 1 on connaît une certaine analogie, notamment en ce qui concerne la brièveté des oreilles et l'allongement du museau. Les uns son', à poil ras, les autres à long poil.
Le premier des chiens de berger es!
certainement le chien de la Brie dont les instincts sont véritablement surprenants pour la mission qu'il a à remplir. Il est caractérisé par un pelage long et soyeux, généralement de couleur fauve et Isabelle.
La supériorité du chien de la Brie est telle que les possesseurs de troupeaux un peu considérables ne doivent pas hésiter à payer un de ces chiens d'un prix relativement élevé, en le faisant venir de la Brie, oii en s'adressant aux bergers des environs de Paris, qui les élèvent pour les vendre.
chien de chasse. — La chasse est l'instinct dominant du chien; aussi les races de chiens qui peuvent être employées pour la chasse sont pour ainsi dire innombrables. Chaque race, d'ailleurs a des aptitudes particulières, développées par l'éducation.
La première des conditions, pour avoir de bons chiens de chasse, est de rechercher les bonnes races ; la seconde est de bien dresser les chiens alors qu'ils sont jeunes. Le dressage d'un chien pour la chasse ne peut s'enseigner en quelques lignes; un chasseur novice est aussi incapable de dresser son chien qu'il est incapable de devenir de lui-même un bon chasseur, s'il n'est bien dirigé. Le mieux est donc, quand on a un chien de bonne race, de le donner à dresser à un chasseur très expérimenté, et de ne le reprendre que lorsque son éducation est tout à tait complète.
Nous nous contenterons de donner une énumération rapide, nécessairement fort incomplète, des principales races de chiens de chasse.
Chiens d'arrêt ou chiens couchants.
Les chiens d'arrêt sont remarquables par la finesse de leur odorat. A la recherche du gibier, ils ont une allure pleine de circonspection. Sentent-ils le gibier qu'ils recherchent, ils s'allongent en rampant, et tombent en arrêt sur le point d'où le fumet leur arrive plus chaud. Alors le chien se tient le corps penché en avant, immobile, une patte levée et la queue raide ; s'il voit l'ani-
CHI
CHI
mal, il le regarde fixement, le fascine, et attend, sans faire un mouvement, que son maître se soit approché et lui ait donné l'ordre d'aller en avant. La pièce partie, il ne la poursuit que s'il en reçoit la permission; si elle est abattue par le plomb du chasseur, il s'élance et la rapporte délicatement à son maître sans V enfoncer la deut. Aucune recherche n'est plus passionnante que celle du {,'ibier, par un chasseur secondé d'un bon chien d'arrêt.
Parmi les chiens d'arrêt les plus estimés, citons les suivants.
Le braque français a le poil ras, la robe ordinairement blanche, avec des
doux, plus docile que le braque: il s'écarte moins <in son maître, dont il entend et exécute toujours les ordres.
Moins vif^oureux que le braque, craignant davantage la chaleur, il va beaucoup mieux à l'eau.
Le griffon a les poils longs et hérissés. Il est courageux et arrête bien le cribler ; il ne recule devant aucun buis-
Braque a l'airct.
taches brunes, plus ou moins foncées.
Ce chien a le nez fin ; il quête vigoureusement le gibier, mais il est parfois indocile. Les variétés en sont innombrables.
Le pointer ou braque anglais, également à poil ras, est plus haut sur pieds que le braque ; il est aussi plus résis-
Griffon de Vendée.
son, aussi impénétrable qu'il paraisse, et aime beaucoup l'eau, ce qui le rend précieux pour la chasse au marais. Naturellement indocile , il est difficile à dresser. De plus, ses poils très longs rendent nécessaires des soins de propreté auxquels les chasseurs ne veulent pas toujours s'astreindre.
Le barbet est d'assez grande taiUe, avec un pelage laineux, des oreilles
Pointer ou braque an j i
tant à la fatigue: il a également la robe généralement blanche, avec grandes taches foncées. Il quête toujours au galop, le nez au vent, et s'écarte beaucoup des chasseurs, mais son arrêt est si sûr et si prolongé, que celui-ci a presque toujours le temps d'arriver avant le départ du gibier.
h'épagneiil a les poils plus longs, surtout aux oreilles qui sont pendantes et à la queue qui forme panache. La robe a. seion les variétés, des couleurs diverses, allant du blanc au noir: elle est tantôt unie, tanlùl tachetée. La taille est géuéralemciit un peu inférieure à celle du braque. L'épagaeul est plus