‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 88 sur 415 · CONN. PRAT · texte numérisé non relu

CONN. PRAT

f tendantes, la queue bien fournie. C'est e plus intelligent des chiens de chasse, et il a en même temps l'odorat très fin. Malheureusement il n'arrête pas bien.

En revanche, il rapporte admirablement et va à l'eau sans se faire prier, deux qualités qui le rendent particulièrement apte à la chasse au marais.

Chiens courants. Le chien courant s'emploie tout autrement que le chien d'arrêt. Il clierche le gibier, puis, après l'avoir trouvé, il le suit à la piste, aidé par son odorat admirable , et n'abandonne sa poursuite qu'après l'avoir forcé, ou quand il est lui-même A bout de forces.

Le chien courant peut être employé seul, comme le chien d'arrêt, mais le plus souvent on se sert d'une meute plus

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ou moins nombreuse dont les divers animaux se prêtent mutuellement assistance. Toutes les grandes chasses du gibier à poil se font au chien courant. Le lièvre, le lapin, parmi les petits gibiers, peuvent être, selon les circonstances et le goût du chasseur, recherchés avec les chiens couchants ou les chiens courants.

Lee races de chiens courants sont beaucoup plus nombreuses encore que celles des chiens d'arrêt. En voici quelques-unes.

Le chien de S(iititon(/e, à poil ras, de

frande taille, presque blanc avec taches runes ou noires, est spécialement bon pour le cerf et le lièvre. Il chasse lentement, mais sans perdre le gibier. Cette race précieuse est presque complètement perdue.

Le chien de Gascogne est analogue à celui de Saintonge; sa taille est très élevée, avec beaucoup de taches noires et de marques couleur lie de vin. Il chasse particulièrement le lièvre et le loup.

Le chien de Vendée est court, fortement charpenté , vigoureux . d'assez grande taille. Il a un odorat très fin et une grande résistance à la fatigue ; il chasse surtout le loup et le sanglier.

Le chien basset n'est pas le chien des grandes meutes, mais celui du modeste chasseur qui recherche le lièvre ou le lapin. Il a le corps allongé, les jambes courtes, le poil, selon les variétés, long ou court. Les jambes sont aussi, selon les variétés, droites ou torses. Le pelage a des couleurs variées. Relativement à sa petite taille, le basset est un animal très vigoureux, et son courage est égal à sa force. Il a l'odorat sabtil, l'orne très fine, mais la vue peu perçante. Il est intelligent, patient, fidèle, vigilant, et fort attaché à son maître, ce qui n'est pas toujours le cas des chiens courants. Slais il est voleur, et souvent méchant pour les étrangers. A la chasse, le basset est lent, mais dur à la fatigue ; il suit une piste avec une incroyable ardeur, et pénètre dans les fourrés les plus épais. Mais s'il atteint le gibier, il le dévore. En outre, il obéit peu à son maître; dès qu'il voit le gibier, il ne connaît plus personne et est tout à sa chasse, pour son propre compte ; les corrections n'y font rien. Très bon pour la chasse du lièvre, le basset est absolument incomparable pour celle du lapin.

Le bull terrier est une variété de bouledogue, croisé avec le gritfon. De petite taille, il entre facilement dans les terriers, où il va attaquer directement le renard et le blaireau, dont il lue les petits. Il est donc infiniment précieux pour la destruction de ces animaux nuisibles. 11 est aussi parfait pour la des-

trucion des gros rats, auxquels les chati n'osent pas toujours s'attaquer.

cBîens de garde. — Les chiens de (jarde doivent être forts, courageux, et méchants, au moins pour les étrangers. Sans ce dernier défaut — qui dans

la circonstance est une qualité — ils ne seraient pas aptes à remplir leurs fonctions. Aussi est-on souvent obligé de maintenir ces chiens attachés pendant toute la journée, pour ne les lâcher que ■ le soir. Cette nécessité n'est pas sans inconvénient, car le chien toujours attaché devient plus méchant chaque jour, et finit par être parfois véritanlemenl féroce, ce qui met son propriétaire dans l'obligation de le tuer.

Tantôt le chien de garde est préposé à la garde du troupeau laissé au pâturage pendant la nuit. Il n'est pas là pour conduire le troupeau — cette fonction est dévolue au cnien de berger — mais pour le défendre de la dent du loup. Il doit être alors très fort, très courageux, et avoir le cou garni d'un collier armé de pointes, ce qui lui donne un incontestable avantage sur son adversaire.

Au contraire, le phien préposé à la garde d'une maison habitée n a pas toujours besoin d'être très fort; il lui suffit d'être méfiant et assez méchant. Le plus souvent, en efl'et, il n'a pas à lutter directement contre les malfaiteurs, mais à les elïrayer par ses aboiements et à avertir de la même manière son maître de leur présence. Citons quelques-uns des chiens particulièrement propres <\ la garde.

Le matin a les formes relativement grêles, mais il est nerveux et robuste, de grande taille. Ses poils sont courts, ses oreilles incomplètement tombantes, ou même tout à fait droites. Il a un caractère peu docile, et est par cela même un excellent gardien pour les habitations comme pour les troupeaux. Les variétés en sont nombreuses, ditférant les unes des autres par la taille et parle pelage ; les pl.us estimés sont noirs avec

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des taches blanches. ].p f/rnnfl chien danois est justement un mâtin, le plus beau de tous et le plus grand ; tantôt il a le pelape entièrement gris, taulùt il est gris ou hlanc, moucheté de taches noires, rondes et assez rt^guliéres. Il garde bien, quoiqu'il soit g<5néralement très doux; mais il est vigilant et fidèle et s'acquitte bien de la lâche qu'on lui donne.

Lo dogue ou chien molosse a le corps gros, la poitrine large, le cou court et gros, la tête ronde, haute, le front fortement bombé, le museau court et très obtus. Les lèvres, épaisses et pendantes, retombent sur les deux cotés de la mâchoire et sont constamment dégouttantes de salive. Sa couleur est ordinairement fauve ; sa taille est élevée et son poids considérable. Aune force peu commune, il joint un courage véritablement indomptable. Il est attaché à son maître, mais dangereux pour les étrangers, et par suite e.xcellent pour la garde. Il déploie pour la défense de ce qu'on lui a confié un courage exemplaire.

Le bouledogue a aussi les lèvres pendantes, recouvrant des crocs acérés; son nez est fortement relevé; sa poitrine est large, ses jambes sont fines; le poil est court, de couleur variée. Sa taille est moins élevée que celle du dogue, mais sa vigueur est tout aussi grande, de même que son courage. Par sa construction, le bouledogue est une véritable mâchoire vivante, faite pour mordre et ne pas lâcher. Le bouledogue est généralement peu intelligent, triste, morose, parfois féroce pour les étrangers, mais susceptible d'attachement f)our son maître. Ce chien, très bon pour a garde quand on ne redoute pas les effets de sa trop grande méchanceté et de sa force redoutable, est d'ailleurs peu répandu en France.

Le chien de Terre-Neuve est grand et gros, la poitrine large, le cou épais, le poil long, serré, presque soyeux; la queue est longue et touffue. Il a les doigts palmés, ce qui le rend excellent nageur; d'ailleurs il aime beaucoup 1 l'eau. La couleur noire est la plus ré- i pandue, avec des taches couleur rouille ; d'autres sont noirs et blancs, ou blancs et bruns. La taille des véritables chiens de Terre-Neuve n'est pas très élevée ; les plus grands proviennent d'un croisement avec le mâtin ; ils peuvent alors avoir jusqu'à 95 centimètres de hauteur. Ce chien est intelligent, doux, attaché à son maître. Moins bon pour la garde que les chiens précédents, à cause do sa douceur, il sufht cependant dans la plupart des cas. car il en impose par 1 sa taille respectable. !

chiens (législation). — Les chiens j payent une taxe au profit de la com- |

mune; cette taxe varie d'une commune à l'autre, mais elle est toujours comprise entre 1 et 10 francs. Les chiens de luxe paient une taxe plus élevée que les chiens de garde. '\'oy. réclamations.

Tout propriétaire est tenu de faire la déclaration des chiens qu'il possède, sous peine de payer une taxe triple.

Le propriétaire d'un chien est responsable des dégâts que cause ce chien. Si l'animal poursuit ou attaque les passants et que son maître ne l'arrête pas, ce dernier est passible d'une amende de 6 à iO francs, et, en cas de récidive, d'un emprisonnement de 5 jours.

Tout chien suspect de rage doit être immédiatement aliattu.

chimie école de chimie industrielle de Lyon;. — Cette école est établie à la Faculté des sciences de Lyon. La durée des études est de deux ans. Les candidats passent un examen sans programme déterminé, sur les mathématiques , la phjsique, la chimie, pour faire constater qu ils ont des connaissances générales suffisantes.

Les élèves reçoivent un diplôme d'honneur ou un certificat d'études, selon qu'ils satisfont plus ou moins complètement aux examens de sortie.

chlorose. — "\'oy. arbres fruitiers iiiudiidics des).

chocolat. — Le chocolat est un bon aliment, mais d'une digestion parfois un peu difficile ; le chocolat vanillé se digère plus facilement. Les personnes qui ont des dispositions à engraisser feront bien de s'en priver.

Les chocolats à bon marché sont ordinairement falsifiés.

On doit conserver le chocolat dans un endroit très sec, loin de toute matière odorante, le chocolat prenant très aisément l'odeur et le goût des substances volatiles auprès desquelles il est placé. La préparation d'une bonne tasse de chocolat est assez délicate.

Chocolat à l'eau. Coupez le chocolat en petits morceaux, mettez-le sur le feu, dans une casserole, avec un peu d'eau, et chauffez très doucement, en tournant constamment avec la cuillère de bois jusqu'à fusion complète. Puis ajoutez le reste de l'eau, avivez le feu, et remuez encore pendant quelques instants. Laissez bouillir pendant au moins un quart d'heure.

Pour avoir un chocolat bien épais, il faut 40 grammes de chocolat par verre d'eau; il n'est pas mauvais d'ajouter un peu do sucre, surtout si on fait un chocolat un peu clair.

Chocolat au lait. On commence comme ci-dessus, puis on ajoute lo

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lait quand le chocolat est fondu, et on laisse bouillir pendant un quart d'heure; un verre de lait pour 40 grammes de chocolat; ajouter, au besoin, un peu de sucre.

On ajoute beaucoup à la saveur du chocolat en le battant vivement dans une chocolatière au moment de servir.

Chocolat au cacao. On peut remplacer le chocolat en tablettes par la poudre do cacao. On délaye cette poudre dans un

Eeu de lait froid, on verse dans du lait ouillant, on laisse cuire pendant quelques minutes, on sucre.

Enfin, l'écorce de cacao peut être employée à faire avec un peu d'eau une décoction qui, ajoutée à du lait sucré, lui donne un poùt fort agréable.

choke-borecl. — Voy. fcsil de

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choléra des poules. — Voy.

POULES {élcvrige).

ehopîne {mesure). — Voy. volume.

choucroute. — Cette conserve de choux est facile à faire et peut rendre de grands services, surtout en hiver.

C'est un alimenl stimulant, de digestion plus facile que le chou lui-même.

Fabrication de la choucroute. Prenez 50 choux bien pommés (non frisés), 3 livres de sel, 120 grammes de baies de genièvre, 73 grammes de poivre en grain ; préparez un petit baril bien propre, ouvert d'un côté. Cela fait, coupez chaque chou en deux, enlevez les feuilles vertes et les grosses côtes du centre, et coupez en fines lanières, sur une table bien propre, avec un grand couteau bien effilé. Au fond du baril, mettez une mince couche de sel, des grains de genièvre et de poivre, et une couche de choux en lanières, épaisse de 7 à 8 centimètres. Pressez fortement cette couche avec le poing ou avec une masse de bois, mais sans frapper, pour ne pas briser les choux. Puis mettez de nouveau sel, poivre, genièvre et choux, et pressez encore. Continuez ainsi jusqu'à la fin, de telle sorte que les quantités indiquées ci-dessus soient terminées eu même temps.

Cela fait, mettez sur les choux un morceau de forte toile, un couvercle de bois un peu plus petit que l'ouverture du baril, et chargez d'un pavé bien propre pesant au moins 20 kilos. Il s'établit une fermentation, beaucoup de liquide se forme, qui entoure la pierre. Au l)oul d'un mois on peut commencer à consommer.

Assaisonnement de la choucroute. — Pour consommer la choucroute, on enlève la pierre, le couvercle, le linge, le liquide en excès, sans s'inquiéter de la mauvaise odeur qui se dégage du ba-

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ril. (>n prend un peu de choucroute, et on remet le linge, le couvercle et la pierre (après les avoir soigneusement lavés à l'eau claire), puis on verse sur le tout un peu d'eau fraîche, sans remettre l'ancienne eau, qui a mauvaise odeur.

Quant à la choucroute, on en sépare le poivre et le genièvre, on lave à plusieurs eaux, on égoutte, et on fait bouillir pendant 3 ou 4 heures dans la marmite, avec beaucoup d'eau. On égoutte de nouveau. D'autre part, on fait cuire dans la poêle des saucisses avec une assez grande quantité de graisse; quand les saucisses sont cuites, on les enlève et on les remplace par la choucroute qu'on fait cuire encore pendant une heure, en remuant fréquemment. On sert avec les saucisses.

La choucroute est excellente réchauffée. Dans le baril, elle s'améliore avec le temps ; au bout de trois mois, elle a atteint toute sa qualité.

choux. — Les choux sont en général d'une digestion difficile : les esto-

Chou de Uilan à pied court.

macs délicats doivent s'en abstenir; ils sont au moins aussi venteux que les haricots. Il en existe un grand nombre de variétés, parmi lesquelles le chou

Chou cœur de bœuf.

pommé (fig.). le chou-rave, le chou-fleur ifîg.), le chou de Bruxelles (fig.), toutes indigestes.

Chou pommé. On le mange comme légume ; il sert aussi comme assaisonnement des viandes; on entait la «o«pe'; il sert enfin à la fabrication de la chou- C}'oule*.

Pour les manger en légume, on les fait cuire à l'eau salée (voy. légumes).

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