‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 116 sur 420 · DAG · texte numérisé non relu

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l'invasion des /Eoliens de quitter cette contrée, il fonda une ville dans la Chersonèse de la Propontidc. Ses sujets , à la nouvelle de l'arrivée d'un vaisseau thessalien , celui des Argonautes, l'attaquèrent; Cyzicos, qui cherchait à séparer les combattants, fut tué par Jason. Suivant d'autres enfin , il périt en combattant pour la possession de la belle Larisse.

da. Le même nom que Dâmâter, Cérès chez les Pélasges.

dabadi. Fille de Souria, femme de Songavarouna , de la dynastie lunaire , et mère de Kourouranga.

dabaïba. La mère des dieux, chez les indigènes de Panama ; préside spécialement à la foudre. On l'invoqite , dès l'approche d'un orage , en lui offrant un holocauste d'esclaves.

d yhis. Dieu japonais, honoré dans l'île de Niphon.

daçaratha, roi d'Aoude , de la race lunaire, était fils d'Asra, et eut trois enfants, dont le dernier, Rama , n'est autre que Vichnou luimême, incarné pour la troisième fois. Ayant banni ce fils chéri pour avoir prêté l'oreille aux perfides insinuations de la reine Kéikéli, il mourut de chagrin peu de temps après.

DACTYLÇS IDÉENS (IDAIOI DACTULOI;.

Génies phrygiens , auxquels on attribue la découverte et la mise en œuvre du fer et de l'airain. Les diverses étymologies de leur nom données pur les auteurs anciens ne sont pas plus satisfaisantes que la prétendue généalogie de Strabon, qui, cherchant à expliquer la mystérieuse analogie des Dactyles avec les Curetés, les'Corybantes, les Cabires , les Telchines, tait ces génies métallurgistes, pères et fils des Cu-Fètes. Issus de Dactylos, ou de Jupiter et de la nymphe Ida, ou d'^Egcsthios, c'est en Phrygiequeles placent les plus anciens témoignages. « Là, dans les forêts du mont Ida habitaient ces enchanteurs phrygiens, Celmis, Damnaméneus et le puissant Acmon, qui mit le premier en œuvre , dans les cavités de la montagne, l'art de Vulcain , fertile en découvertes , et qui sut travailler le fer bleuâtre en le jetant dans l'ardente fournaise » ( la Phoronide). Des récits postérieurs les présentent comme nourriciers ou gardiens de Jupiter, que Rhée leur aurait confié : parmi eux figure l'Hercule idéen, et leur séjour est en Crète. Cette fable , qui fitplus tard identifier les Dactyles avec les pénates romains, n'est cependant nullement conforme aux croyances primordiales , pas plus que leur prétendu séjour en Samothrace, où ils se familiarisèrent, dit-on, avec les cérémonies de l'art magique et des mystères religieux. DansArnobe, Orphée est leur élève. Dans Apollonius, c'està Cypre et non sur l'Ida qu'ils découvrent le fer , tandis qu'un passage de Diodore les fait partir de Phrygie sous la conduite de Mygdon ou Minos , aborder en Crète, et y enseigner aux habitants l'usage

du feu et l'emploi des métaux. — Quoiqu'il en soit de ces traditions multiples, les Dactyles, d'abord simples génies de la métallurgie, passèrent ensuite pour d'habiles artistes, pour des civilisateurs, auxquels la Grèce dut la musique cadencée et l'arithmétique ; on dit même les lettres de l'alphabet : Dactyli inventores Utterarum et numerorum (Isidore Sevil.).

Leurs connaissances embrassaient l'art mystérieux de la magie , et leur valurent le nom de Goètes, enchanteurs; c'était aux Dactyles qu'on attribuait la .découverte des formules d'incantation usitées à -Éphèse. Les uns présidaient aux sorts, d'autres à la cessation des maléfices. Quant au nombre des Dactyles, les auteurs le rapportent d'une manière très-différente. Ils sont d'abord trois : Celmis, Damnaméneus, Acmon ( la Phoronide ). On les regarde ensuite comme étant au nombre de cinq, ou, avec le dédoublement, cinq dieux et cinq déesses , auxquels on ajoute Scythés , le Phrygien , qui découvrit le moyen de fondre le fer (St. Clément , Stromates); Hercule (Strabon); ûelas (Eusèbe); Titias , le principal Dactyle, et Cylleuos, le compagnon de la grande mère des dieux ( Apollonius). Ils apparaissent enfin au nombre de cinquante-deux ou cent , peut-être en nombre égal à celui des villes de la Crète. Quant aux Dactyles prétendus mentionnés par une tradition locale comme parastates d'Hercule, ils n'appartiennent en rien aux génies phrygiens. Il suffit de jeter un coup d'œil sur leurs noms, Peonœus (paian), Épimèdes (Épimedomai), Iasios (iasthai), et Acesidas (akeomai), pour voir qu'ils ont trait à l'art de guérir et désignent de simples héros curateurs, confondus à plaisir avec les personnages des traditions phrygiennes. Nous avons parlé plus haut du rapport évidemment adventice des Dactyles avec Jupiter.

dactyliomantie. Divination par le moyen de quelques anneaux fondus sous l'aspect de certaines constellations, et auxquels étaient attachés quelques charmes ou caractères magiques.

dadaiv. La grande divinité de la tribu irlandaise des Tuatha-Dadan.

dadouchos. Porte-flambeaux. Surnom de Diane et de la Lune, dans les Orphiques.

dagadharath. C'est-â-dire gandharva du char brûlé. L'un des chefs des Gandarvas ; reçut ce surnom, parce que Hardjouna mit un jour le feu à son char, et le força de prendre la fuite.

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