‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 117 sur 420 · DAM · texte numérisé non relu

DAM

i>agebog. Dieu slave honore à Kiew. On croit qu'il présidait aux richesses.

dagoîv. Divinité phénicienne, regardée comme un des symboles de la fécondité. Dagon passait, en Syrie, pour avoir enseigné aux hommes l'usage de la charrue. Sa statue , qui avait par le haut la forme humaine, et dont la partie inférieure s'arrondissait en queue de poisson , était surtout honorée à Azoth en Phénicie.

dagoux. Dieu pégouan , le créateur des mondes ; il recomposera un nouvel univers quand Kiakiak aura détruit celui-ci. L'entrée de son temple, situé sur une cime extrêmement élevée , n'est permise qu'aux bonzes.

dagour. Le jour , fils de Nott ( la nuit ) et de Dellingour (le crépuscule ) dans la mythologie Scandinave. Il parcourt les cieux sur son coursier Skinfaxe (crinière lumineuse), dont la crinière projette dans l'espace des rayons lumineux.

dagoutans. Génies secondaires de la mythologie chingulaise; sont honorés par les Jaddèles dans des maisons nommées Jaccos, lesquelles sont bâties aux dépens des dévots qui invoquent les Dagoutans.

daiïak ou zohak. Célèbre héros ahriroanique tué par Féridoun.

dahmaiV. Ized, qui conduit au ciel les âmes des justes. C'est à lui qu'on doit adresser des prières pour l'âme de ses parents. Le nombre en est fixé, depuis trente jusqu'à cinq, selon la proximité de la parenté.

daïboth. Divinité des Japonais, adorée dans une vaste pagode peinte en rouge et soutenue par des piliers de bois bruts. Elle est représentée assise sur un autel, sous les traits et avec le sein d'une femme. Ses cheveux sont crépus comme ceux des nègres, et entourés d'un nimbe d'or que surmonte une flamme. Peut-être n'est-ce qu'une effigie de Bouddha.

daikokou. Dieu du bonheur et de la richesse dans la mythologie japonaise. Il est invoqué surtout par les artisans, et représenté tenant en main un marteau dont chaque coup suffit pour remplir d'argent, de riz, etc., un sac placé auprès de lui.

dai mo ko GHïi. Dieu japonais, en l'honneur duquel on fait une procession magnifique au mois de juillet.

dai jviz no rai. Dieu soleil du Japon. On voit son image au fond de la célèbre caverne dite Avanomatta, côte du ciel.

D.VIW, DNALINN, DOUNE1R , DOURA-

thror. Noms Scandinaves des quatre daims qui s'ébattent autour du frêne primordial Iggdrasils.

daiphro\. r. /Egyptide tué par Scœa. — 2. .Egyptide tué par Adiante.

daira. La Savante. Divinité des mystères d'Éleusis. On la fait fille de l'Océan et de Mercure, et mère d'Éleusis , ou sreur duiStyx. D'autres la confondent avec Vénus, Cérès, Junon ou Proserpine.

daïri. Grand pontife ou empereur spirituel du Japon. Dans l'origine, les Dairis réunissaient les deux pouvoirs, spirituel et temporel; ils étaient à la fois généraux d'armée et grand-prêtres, législateurs et patriarches; mais vers la fin du douzième siècle, les chefs de leur milice commencèrent à les déposséder de l'autorité réelle, à les séquestrer de toute affaire politique, de toute influence executive, en leur laissant cependant une prééminence ostensible. Depuis, les Dairis, qui sont encore nominalement les souverains du Japon , n'ont plus été que des mannequins revêtus d'une valeur de convention. Le Daïri réside à Méaco;il jouit de revenus immenses, et a douze femmes légitimes. Regardé comme l'oracle de la religion, on le vénère comme un Dieu, et on exécute ses moindres volontés, lorsqu'il ne cherche pas à empiéter sur l'autorité du Koubo.

DAiTCHiNG. Dieu de la guerre chez les Mongols.

daitzas. Génies malfaisants, qui sont, pour la plupart., fils de Diti et de Kaciapa. Les Dévas leur font une guerre continuelle.

DAE.CHA. Fils aîné de Brahmâ, qui le fit sortir de son orteil. Les Védas le regardent comme un des Pradjapatis. Il eut de sa femme Birini cinquante filles ; l'une d'elles, Saté, qu'il avait mariée à Siva , n'ayant pas été invitée au grand sacrifice par Dakcha, se tua. Cette mort appela sur la tête de son père la vengeance de Siva; s'arrachant deux cheveux du front, le dieu les change en géants qui renversent le sacrifice, et détruisent la race entière du fils de Brahraa. Suivant une autre tradition, c'est Virabhadra qui tua Dakcha ; mais Brahmâ obtint la résurrection de son fils. — Les Indiens regardent Dakcha comme l'auteur du premier système astronomique, et lui attribuent la combinaison de l'année lunaire et du système planétaire.

darchi.va. Fille de Dakcha.

dalaceivga. Radjah de la race lunaire , fils de Seitrouvaça ; eut cent fils, dont l'aîné porta le nom de Vidikotra.

DAL AÏ-LAMA. Voy. LAMA.

damagetès. Roi d'Ialyssus, qui, sur l'ordre d'un oracle, épousa la dernière des filles d'Aristomène.

damalmésès. Pêcheur de la ville d'Érétrie.qui retira de la mer, quelques années après le siège de Troie, l'omoplate de Pélops, perdue dans un naufrage. Cet os devait conjurer la peste qui désolait l'Élide ; Damalménès l'apporta à Élée, et reçut une riche récompense.

damascos. Arcadien, fils de Mercure et de la nymphe Alimède; fonda la ville de Damas en Syrie. Suivant d'autres , ce fut un personnage qui fut écorché par Bacchus pour avoir abattu les vignes plantées par ce dieu.

damasichthox. i. Un des fils d'Amphion et de Niobé. — 2. Fils de Codrus.

DAMASios. Troyen, tué par Polypète.

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damasippos. Fils d'Icarios, et frère de Pénélope.

damasistratos. Roi de Platée, qui fit ensevelir Laïus et son cocher, tués par OEdipe.

damastÈs. Nom d'un fameux brigand, plus connu sous le nom de Procruste. {Voy. ce mot.) Il fut tué par Thésée.

damastor. Un des géants. Dans la lutte contre les dieux, il leur lança, au lieu d'un rocher, un autre géant appelé Pallas , qui était resté pétrifié à l'aspect de la tète de Méduse , que Minerve portait sur la poitrine.

damastoridès. Nom patronymique i. du Troyen Tlépolème , fils de Damastor; il fut tué par Patrocle : — 2. d'Agélaos, l'un des prétendants de Pénélope.

DAMiA.Divinilé mystérieuse, adorée àiEgine, à Épidaure , à Trézène , et qui paraît se confondre avec Gérés et Demo. Du moins Hérodote nous apprend que c'était une des déesses qui présidaient à la fructification et à la production : de même, à Trézène et à Épidaure, les cérémonies de son culte avaient le caractère agricole. Festus parle encore d'une fête ( da~ mium) en l'honneur de la bonne déesse, qu'on appelait aussi Damia : les femmes seules pouvaient y assister.

damithalès. Grec qui donna i'hospita- .

lité à Cérès.

damn amène US. i. Nom mystique du soleil, dans les formules théologiques de l'école d'Héraclite. — 2. Nom d'un Dactyle idéen, dont les compagnons sont Acmon et Celmis.

damno, fille de Bélus , épousa Agénor, qui la rendit mère de Phœnix , d'Isœe et de Mélie.

damocratès. Grecqui reçut les honneurs héroïques.

damodara. Surnom de Vichnou ; lui vient de ce que Tambouza lui imprima sur le corps la marque de son pied.

damojVÉ. Danaïde, femme d'Amyntor.

damtchouk. Cheval vert, qui sert de monture à Maidari, dans la mythologie lamaïque. Il figure dans les temples, sous une forme hiéroglyphique , parmi les Dolon-Erdéni {Sept bijoux.)

damysos. Le plus agile des géants. Son calcanéum, retrouvé par Chïron, et adapté au pied d'Achille, communiqua au héros la faculté de son premier possesseur.

danaé. Fille d'Acrisius, roid'Argos, etd'Eurydicé. Son père, menacé par un oracle de mourir de la main de son petit-fils , si Danaé venait à être mère , enferma sa fille dans une tour d'airain. M'ais Jupiter, dit la fable , s'étant changé en pluie d'or, pénétra jusque chezelle, et lui donna un fils nommé Persée. Aerisius fit enfermer la mère et l'enfant dans un coffre, et les fit jeter dans la mer; mais ils furent portés heureusement jusque dans l'île de Sériphe,où ils furent accueillis par Dictys , qui les mena chez son frère , le roi Polydectès. Celui-ci, ne pouvant parvenir à inspirer de

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l'amour à Danaé , et n'osant lui faire violence à cause de son fils Persée , qui était devenu grand, envoya ce dernier chez les Gorgones avec la mission périlleuse d'aller conquérir la tête de Méduse. Voy. Persée. Plus tard, Danaé se rendit avec son fils et Andromède à Argos.

danaéïus. Nom patronymique des descendants de Danaé, particulièrement de Persée.

danaïdes. Nom patronymique des cinquante filles de Danaiis. Obéissant à l'ordre de leur père , qui leur avait donné des poignards pour tuer leurs fiancés, elles exécutèrent toutes ce massacre , la nuit des noces , excepté Hyperranestre, fiancée de Lyncée, et, suivant quelques auteurs, Amymoné et Bébrycé, qui firent échapper leurs époux. Hypermnestre futjlraduite devant un tribunal pour être punie de sa désobéissance aux ordres de son père ; mais, déclarée innocente par le peuple, elle fut rendue à Lyncée. Par l'ordre de Jupiter, les Danaïdes furent purifiées par Mercure et Minerve du meurtre qu'elles avaient commis. Danaiis les promit alors à ceux qui triompheraient dans les jeux gymniques , auxquels il invita la jeunesse d'Argos , de sorte que celui qui aurait vaincu le premier pourrait choisir parmi ses filles, et ainsi de suite, dans le même ordre. Il dispensa les futurs des présents que , selon l'usage , le gendre devait offrir à son beau-père. Automaté et Scée échurent aux fils d'Achœus. Les Danaïdes furent tuées, ainsi que leur père, par Lyncée (Schol. Eurip. Hec. ). — Suivant le mythe rapporté par Apollodore, les Danaïdes étant purifiées de leur crime devaient être exemptes désormais de toute punition ; mais la fable ordinaire les représente comme condamnées dans les enfers à remplir éternellement un tonneau sans fond. On leur rendait des non-, neurs divins à Argos, où on leur avait consacré quatre puits, dont elles avaient pourvu cette ville. — Suivant Hérodote, elles avaient transporté les mystères de Cérès Thesmophore d'Égypte dans le Péloponnèse, où elles les avaient enseignés aux femmes des Pélasges. Elles portaient aussi le nom de Bêlides , de leur grand-père Bélos. Les anciens se servaient proverbialement des mots , « filles de Danaùs, » pour exprimer de nombreux descendants du sexe féminin. — Voici la liste des Danaïdes et des Égyptides leurs époux. Elle présente quelques variantes, que nous ne mentionnerons pas ici.

Danaïdes. Égyptides.

Actaîa. Périphas.

Adiante. Daïphron.

Adyté. ' Ménélas.

Agavé. Lycus.

Amymoné . Encelade.

Anaxibié. Archélaùs.

Astéria. Chète.

Autolée. Cissée.

Automaté. Busiris. '

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Autonoe.

Brycé.

Callidie.

Callice.

Cëléno.

Cercestis.

Chrysippe.

Cléodore.

Cléopatre.

enté.

Dioxippe.

Electre.

Ératé.

Eurydice.

Evippé.

Evippé.

Glaucé.

Glaucippc.

Gorgé.

Gorgophone.- Hippodamie.

Hippodamic.

Hippodice.

Hippoméduse.

Hypérie.

Hypermnestre.

Iphiraéduse.

Mnestra.

Néso.

Ocypète.

Oemé.

Pharté.

Pilargé.

Pircé.

Podarcé.

Rbodé.

Rhodie.

Scée.

Sthénélée.

Stygné.

Théano.

Enryloque.

Chthonius.

Pandion.

Lyncëe.

Hyperbius.

Dorion.

Chrysippe.

Lixus.

Agénor.

Clitus.

Egyptus.

Péristhène.

Broraius.

Dryas.

Argius.

Irabros.

Alus.

Potaraon.

Hippothoùs.

Protée.

Ister.

Diagorite.

Idas.

A le mé non.

Hippocorysle.

Lyncée.

Euchénor

Agius.

Mélaque.

Lampus.

Arbèle.

Eurydamas.

Jdruon.

Agaptolème.

OÈnée.

Hippolyte.

Chalcédon.

Daïphron.

Sthénélus.

Polyctor.

Pliantes.

daaaïdès. i. Descendant de Danaiïs. — 2. Descendant de Danaé , Persëe.

dan aï s. Nymphe, que Pélops rendit mère de Chrysippe.

daxakè. Nom de l'obole que les âmes pavaient à Caron, pour pris de leur passage aux enfers. On la plaçait dans la bouche des morts.

DANA Y S ( da.ka.os). Fils de Bélus et d'Anchinoé, petit-fils de Neptune et de Libye, frère d'JEgyptus. Il fut père de cinquante filles, et représente la race achéenne. Suivant la tradition générale, il était né à Chemmis. dans la Haute-Egypte , d'où il se rendit avec Lyncée en Grèce (Hérodote). Le premier, il construisit un vaisseau à cinquante rames, sur lequel il s'enfuit avec ses cinquante filles, qu'il avait eues de plusieurs femmes, soit pour échapper aux. troubles excités par les cinquante fils de son frère ^Egyptus, soit pour obéir à un oracle. Il arriva d'abord à Rhodes, où il consacra une statue à Minerve Lindie , et aborda ensuite sur les côtes du Péloponnèse, près de Lerne , à l'endroit qui depuis porta le

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nom d'Apobalhmoi , Débarcadère. Il récompensa de son accueil hospitalier Gélanor, roi d'Argos, de la famille des Inachides et fils de Stbénélaos, en lui disputant le trône. Après de longues querelles, le peuple fixa la décision définitive de cette question à une certaine époque. Le matin du jour designé pour le jugement, un loup s'élança au milieu d'un troupeau de bœufs qui paissaient près de la ville, lutta avec un taureau, et l'abattit. Le peuple interpréta cet événement comme un augure favorable à la cause de Danaùs, et le choisit pour son roi. Celui-ci érigea en reconnaissance un temple à Apollon Lycios. — Suivant une autre fable, Neptune, irrité contre le dieu-fleuve Hidasos, qui avait rendu un jugement favorable à Minerve , lorsque le dieu de la mer lui disputait la fondation d'Athènes, avait frappé le sol de stérilité ; Danaiift envoya sa fille Amymoné pour chercher de l'eau : cellecitrouva une fontaine, qui disparut lorsqu'elle s'en approcha. Son père consulta l'oracle , et reçut l'ordre de s'arrêter à l'endroit où il trouverait un taureau et un loup luttant ensemble, et d'ériger un temple à Neptune si le taureau était vainqueur, ou à Apollon si le contraire avait lieu. Danaùs, voyant le loup sortir victorieux de cette lutte, consacra un temple à Apollon Lycios. Cette lutte du loup et du taureau, a laquelle assistait une jeune fille jetant une pierre contre le taureau, et que, plus tard, ou prit à Argos pour Diane , était représentée en relief sur un piédestal érigé devant ce temple. Le même édifice renfermait des statues de bois (représentant Jupiter et Diane , et le temple de Junon un bouclier sacré, tous objets consacrés au culte par Danaùs. — - Les fils d'JEgyptus cependant avaient suivi leur oncle a Argos, et demandèrent ses filles en mariage , en protestant de leurs sentiments pacifiques. Danaùs, animé d'un esprit de vengeance contre ceux qui étaient la cause de sa fuite, les leur accorda , et les maria par la voie du sort, excepté Hypermnestre et Gorgophone, pour lesquelles il choisit luimême Lyncée et Protée; mais la première nuit des noces, tous les fils Égyptides, à l'exception de Lyncée, tombèrent sous le poignard de leurs fiancées. Foy. Danaïdes. — Suivant une tradition rapportée par Servius, Danaùs fut tué par Lyncée. Les Argier.s, appelés dans l'origine Pélasgiotes, prirent ûe lui leur nom de Danaëns ou Danaides. ll bâtit la citadelle d'Argos, et fit connaître aux Grecs l'usage des puits. — On voyait un superbe mausolée de Danaùs au milieu de la place publique d'Argos , et l'on montrait à Delphes sa statue avec celles d'Hypermnestre et de son fiancé.

daxava ou daxous. Mauvais génies de la mythologie hindoue, fils de Danaou; firent deux fois la guerre à Indra, et l'entraînèrent hors de sa demeure céleste , mais celui-ci recouvra sa liberté. Les Danavas sont continuellement en guerre avec les. Déyas.

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dakda. i. Radjah de la race solaire , fils de Vaivaçouda ; régnait à Vendiam. — 2. Nom du sceptre avec lequel les Indiens représentent la mort.

dandavatra. Nom du géant Irounia- Kaciapa , qui fut tué par Vichnou , dans le Krita-îouga ou troisième âge.

d\iVDéçoura. Hindou auquel sa piété a valu l'honneur d'être représenté constamment à côté de Siva et invoqué conjointement avec lui.

daivube (Le). Dieu-fleuve des G êtes, des Thraces et des Daces. Il est représenté sur la colonne trajane et sur des médailles.

dao-lo. Le dieu qui protège les voyageurs, selon les Tonkinois.

dapalis. Surnom de Jupiter, auquel on icrifiait dans les festins.

daphiv^ea. Surnom de Diane à Las en Laconie; il parait qu'elle reçut ce nom de sa statue, faite de bois de laurier (SàçvY]).

DAPHATy£OS. Surnom d'Apollon, à qui le laurier, symbole de la divination , était consacré. Il avait sous ce nom un temple dans le bois de Daphné, près d'Antioche.

daphné. 1. Oréade ou nymphe de montagne , choisie par la Terre pour présider aux oracles que cette déesse rendait à Delphes, avant qu'Apollon en eût pris possession. —

2. Fille du dieu-fleuve Ladon en Arcadie et de la Terre, ou du Pénée en Thessalie, ou bien de l'Amyclas en Laconie. Poursuivie par Apollon, qui l'aimait à cause de sa beauté, elle allait tomber en son pouvoir, lorsqu'elle implora sa mère, qui ouvrit son sein , et l'y reçut. Pour consoler le dieu, la Terre fit croître un arbre qui porte le nom de la jeune fille, et qui est toujours vert, sans se faner jamais. Apollon se tressa des couronnes de ses branches. Suivant d'autres, Leucippos, fils d'OEnomaus, roi de Pise, épris de Daphné, qui fuyait tout commerce avec les hommes, laissa croître ses cheveux , les tressa à la manière des jeunes filles , se déguisa en femme, et se présenta devant Daphné comme sa compagne de chasse et comme fille d'Œnomaiis. Sous ce déguisement , il réussit à se faire aimer de Daphné; mais Apollon , jaloux de Leucippos, découvrit à celle-ci le sexe de son amie , lorsqu'elle se baignait avec ses compagnes dans le Ladon, et Leucippos fut tué par les nymphes.— Selon Ovide,Daphné,ne pouvant plus échapper à Apollon, implora le secours des dieux, qui la métamorphosèrent en laurier. — Daphné était honorée à Sparte sous le nom de Pasiphaé, et à Antioche dans des fêtes célèbres par le silence qui y régnait. —

3. Surnom de Manto , fille de Tirésias. daphïvéphories. Fêtes célébrées tous les

neuf ans, à Thèbes, en l'honneur d'Apollon. Un des plus beaux jeunes gens de la ville, magnifiquement vêtu, la tête ceinte d'une couronne d'or, portait en pompe un rameau d'olivier, auquel s'entrelaçaient des guirlandes de lauriers et de fleurs, et qui supportait

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plusieurs globes représentant le système céleste. Un paranymphc, tenant à la main une baguette ornée, se tenait à côté du Daphnéphore. Suivait un chœur de vierges , qui chantaient-des hymnes en l'honneur du dieu. Tout le cortège s'avançait , dans une marche solennelle, vers le temple d'Apollon, que l'on invoquait sous les noms de Galaxios. et d'isménios. Cette fête avait, dit-on, été instituée par Polémète. Voy. ce nom.

daphnis. Fils de Mercure et d'une nymphe, berger et chasseur sicilien, qui apprit de Pan à jouer de la flûte, et inventa la poésie pastorale, il était d'une beauté remarquable. Voici les différents mythes qui se rapportent à ce personnage, dans lequel M. Parisot voit un Apollon Nomios très-subalterne et particulier à la Sicile. — a. La nymphe, sa mère, le déposa dans un bois de lauriers, oacpvai ; de là son nom de Daphnis, qu'il reçut, suivant d'autres, à cause de l'amitié d'Apollon , auquel le laurier était consacré. 11 fut recueilli et élevé par des nymphes et des bergers. Berger lui-même, il aima de bonne heure la solitude, et faisait paître au pied de l'Etna son troupeau , formé des mêmes bœufs que le troupeau du Soleil. Une nymphe , Echenaïs , que d'autres nomment Xénée , ou Lycé, ou encore Nomie, devint amoureuse de lui, et lut fit jurer une fidélité éternelle, sous peine de devenir aveugle s'il manquait à sa parole. Enivré par la princesse Chimœra , Daphnis oublia son serment, et fut privé de la vue par la nymphe irritée. On dit encore qu'il fut changé en rocher. Sa fin malheureuse fut l'occasion qui fit naître les premiers chants bucoliques sur la lyre de Stésichore, si. cependant Daphnis n'avait pas lui-même inventé la poésie pastorale , pour charmer Diane dans ses chasses. Frappé de cécité, Daphnis implora Mercure, qui le transporta au ciel. A l'endroit où le berger quitta la terre, s'éleva une fontaine qui prit son nom , et auprès de laquelle les Siciliens instituèrent une fête annuelle. Une autre tradition dit que Daphnis se consola de son infortune en se livrant à la poésie et à la musique ; une chute qu'il fit du haut d'un rocher termina sa vie errante — b. Piplée ou Thalia , amante de Daphnis, lui ayant été ravie par des brigands, le jeune amant se mit à sa recherche, et la retrouva en Phrygie, mais servant comme esclave le roi Lytiersès. Il allait périr pour n'a- Toir pu remplir un défi que lui avait porté le monarque, lorsque Hercule survint, qui, touché de pitié, tua Lytiersès, délivra Piplée , et fit présent aux deux amants du palais du souverain (Servius). — c. Il paraît que la fable rapportée par Théocrite dans sa première et sa septième idylle différait de celles que nous avons rapportées plus haut; les allusions que présentent ces deux morceaux ne nous donnent malheureusement pour résultat que des conjectures. Peut-être pourrait-on rétablir ainsi le cadre de la narration dont le poète n'a livré

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