DEV
déva. Roi des Tartares de Tanchouth , divinise* après sa mort.
dévacita. Radjah hindou , père de Dévatouimira. 11 était petit-fils de Bharata.
déyadi. Illustre pénitent hindou, radjah de la race des Tchandrapoutes, et frère du roi Sandana. Il avait reçu d'en haut le privilège de rajeunir les vieillards. L'empire étant affligé d'une grande stérilité, Sandana, d'après le conseil des brahmes, offrit la moitié de son royaume à Dévadi, qui la refusa. La générosité du monarque apaisa le ciel, et une pluie abondante vint fertiliser le sol.
dévadidi. Radjah de la race des Tchandrapoutes, fils de Krodana, et père de Boudja.
dévaga. Radjah de la race des Tchandrapoutes, père de Dévagi.
devagel (Les). Génies bienfaisants, chez les Hindous.
de v agi. Fille de Dévaga, et femme de Vaçoudeva. Après avoir eu sept enfants, elle enfanta Vichnou, dont cette naissance fut la neuvième incarnation, et qui reçut en venant au inonde le nom de Crichna , à cause de la couleur azurée de ses chairs. Dévagi eut encore deux fils, EalaFama et Sangroucha, et une fille , Souvatri.
dévahdet. Nom mongol de Tévétat.
dévahuti. Épouse du patriarche Kardama , et mère de Kapila.
devaiam. File de Soukra , femme d'iaiati, et mère d'Iatou et de Drouvouchia.
déyaiiAta. Radjah de la race solaire , fils de Soirgateva, et père de Pragapouna.
dévalligi. Fille de Poranémi et mère de Vilaga.
déyaxi. Fille' d'Indra , et l'une des' deux femmes de Kartik'éia, à côté de laquelle son image , ainsi que celle de Wiliama , est toujours placée. Toutes trois président au mariage, et éloignent les maladies et les mauvais esprits.
dé v at as Les\ Nom commun , dans la mythologie hindoue, à tous les génies bienfaisants. On applique quelquefois cette dénomination aux Asvapnas ou mauvais génies.
dévatolimiria. R-oi hindou, fils de Dévacita.
dé verra. Déesse du balayage. On la regardait comme protégeant les femmes en couche contre la mauvaise influence de Sylvain. Deux autres divinités, Intercidona et Piluinnus, partageaient avec elle cette fonction. Pour les représenter, trois hommes faisaient pendant la nuit le tour de la maison de la femme en couche : f'un enfonçait une hache dans le seuil , l'autre frappait dessus avec une masse, et le troisième le balayait, pour effrayer ainsi Sylvain, et empêcher, par ces signes d'une vie civilisée , qu'il n'entrât dans la maison. La hache , la masse et le balai sont nécessaires pour abattre les arbres, pour préparer la farine, et pour amasser les fruits ; aussi ces instruments étaient-ils regardés comme les signes d'une civilisation plus avancée.
DÉ VI. La déesse. Nom de Sakti, de Bhavani et de Sati.
devs Les , Génies malfaisants, créés par Ahrimane pour contre-balancer le pouvoir des Amschaspands; on les nomme aussi Darvands ou Daroudjs (tueurs). Au milieu de leur foule innombrable, se dessinent leurs sept princes : Akouman, Achmogh, Khévézo, Vazirecht, Echem ou Sor, Eshech, Eghétech.
dexamèxe ( dexamenos). Centaure, qui habitait Bura en Achaïe, et dont les vastes étables à bœufs donnèrent le nom à la viile. Suivant d'autres, c'était un roi d'Olen , qui fiança à Hercule sa fille Déjanire , et , au mépris de la foi jurée, accorda sa main au centaure Eurytion, en l'absence du héros. Celuici survint tout à coup le jour même de la célébration des noces, et tua son rival. dexaméxé. Néréide.
dexicrÉox. Négociant samien, qui, ayant abordé dans l'île de Cypre pour charger son vaisseau de marchandises, reçut de Vénus le conseil de n'emporter que de l'eau. Les autres marchands plaisantèrent Dexicréon sur sa cargaison; mais, un calme étant survenu, et l'eau manquant, il échangea bientôt celle qu'il avait emportée contre les objets les plus précieux.'En reconnaissance, il fit élever à Vénus une statue qui portait son nom.
dexios. Guerrier tué par Glaucus daDs la guerre de Troie.
dexithéa. Mère d'Euxanthios , qu'elle eut de Minos.
dïiaxouaxtara. Dieu de la médecine: il s'élança du Mérou tenant à la main un baril plein de la liqueur de l'Amrita. Il n'a point de pagode particulière, et est honoré conjointement avec Vichnou.
dhaol'JIAAIODa. Célèbre richi hindou, qui forma trois disciples : Trépamianou , Arronni et Véda.
ddarxaradjah (le roi de justice) ou i\dichtir. Roi de la race des Tchandrapoutes , fils de Pandou ; conduisit les Pandavas contre les Kourous, et défit ces derniers avec l'aide de Vichnou. Sa femme, Gavarata, lui donna deux fils, Davaga etVima.
dh ata et vidhata. Déesses du jour et de la nuit, dans la mythologie hindoue. On les représente assises et occupées à tisser des vêtements noirs et blancs. Auprès d'elles figurent six jeunes gens faisant tourner une roue à douze crans, symbole de l'année, hindoue avec ses six saisons.
dhxa ou adhxa. Fils du dieu Bath, auquel il servait de messager.
dhoul-kaffain et dhoul-kala Idoles de bois adorées en Arabie, et qui furent détruites par Mahomet.
dhritarachtra. Père des Kôravas. 11 se retira dans la solitude après la mort de ses enfants.
dia. Divinité sibérienne. On la représente avec trois figures et six bras , assise sur un
DÏA
siège élevé, et tenant un cœur enflammé, un sceptre , un miroir, et une branche de feuilles et de fleurs.
dia. i. Surnom sous lequel Hébé ou Ganyméda avait des temples à Phlionte et à Sicyone. — 2. Fille de Déioneus, épouse d'Ixion , dont elle eut Pirithoiis. Suivant d'autres , c'est Jupiter qui la rendit mère de Pirithous , qui reçut son nom. — 3. Nymphe que Pélops rendit mère de Pitthée. — 4. Fille de Lycaon, mère de Dryops, qu'elle eut d'Apollon.
dïactoros. Le héraut des dieux. Surnom de Mercure, dérivé du mot Sicoxsiv , courir. Chez les poètes postérieurs à Homère, celte épithètc est donnée particulièrement à Mercure Psychoporapos, qui conduit les âmes dans l'empire des ombres.
diaxies. Fêtes instituées par Numa en l'honneur de Jupiter, et célébrées par le Flamen Dialis.
diamastigose. Fête de la flagellation, à Lacédémone , en l'honneur de Diane.
diamichius. Nom phénicien de Vulcain.
dianaste. Nymphe.
diane , en latin Diana (Di-Jana); chez les Grecs Artémis. Les mythes relatifs à cette divinité ont été singulièrement défigurés par les traditions postérieures à la cosmogonie de la Grèce primordiale, et surtout par les mythographes modernes. Confondue avec la lune (Séléné), dont elle était absolument distincte dans l'origine, r Artémis grecque apparait dans Homère, et dans les tragiques , comme fille de Jupiter et de Latone et sœur d'Apollon. Le mélange des fables égyptiennes et des traditions locales la fait, à une époque bien moins éloignée, fille de Jupiter et de Proscrpine, ou fille d'Upis et de Glaucé, ou fille de Cérès. Enfin, elle doit le jour à Bacchus et à Isis dans Hérodote , suivant lequel Latone n'est que la nourrice de la déesse. Cicéron s'est efforcé de concilier ces contradictions, en reconnaissant trois Diane différentes. Même incertitude sur le lieu de naissance de Diane, qui, suivant les uns, naît à Délos, en même temps qu'Apollon, ou bien à Ortygie, ou encore en Crète. Les Orphiques ajoutent qu'elle vit le jour avant son frère. Quant à la biographie proprement dite de la déesse, elle se compose de fables d'âges trop divers et présente trop de confusion pour que nous puissions les rapporter ici- Voy. Actéon,
ALOADES, ALr-HÉE, CHIOjSE , ENDYMION ,
NiobÉ, Orion, Tityus. — 11 serait impossible de rendre raison de ces différences on de les accorder; ce sont des faces multiples d'une môme idée primordiale, localisées dans les mythes des différents peuples. Peutêtre encore y peut-on voir des analogies établies après coup entre des idées originairement très-distinctes. Quoi qu'il en soit, nous allons, sans nous jeter dans le champ des conjectures, présenter avec leur caractère particulier les diverses divinités qui , comprises sous le même nom d' Artémis , ont
été grossièrement fondues et identifiées en uneseule dans nos mythologies. — i.La Diane sœur d'Apollon est une sorte d'Apollon féminin, représentant, comme femme, la même idée que cette divinité, dont elle partage la puissance etles attributs; aussi Eustathe la prend, il grossièrement pour l'épouse d'Apollon (ad Hom., p. 1197, 3g\ Terrible comme son frère, elle l'assiste dans ses vengeances, frappe d'épidémies cruelles les hommes et les troupeaux, et se plaît surtout à percer les femmes de ses flèches acérées ; de là ses noms d'Apollousa, la destructrice; de Iocheaira , qui se plaîtaujetde la flèche; de Toxophoros , l'archer; de Chryselakatos, à la flèche d'or. Sa main n'est cependant pas toujours armée du trait fatal; parfois elle s'apaise, détourne les calamités qui frappent les hommes, et s'offre à leur adoration comme la divinité qui bénit et guérit les douleurs; alors on la nomme Artemès (Artémis), qui sauve : Sotira, Sospita. C'est en cette qualité de déesse favorable qu'elle était, comme Apollon, du parti des Troyens, et qu'elle guérit Énée. L'heureux mortel qu'elle a honoré d'un regard bienveillant voit ses troupeaux prospérer : la concorde règne dans sa maison , et il attend , au sein du bonheur, une vieillesse tranquille. Du reste, si la colère obscurcit quelquefois son front, ce n'est jamais sur le jeune âge qu'elle jette un regard farouche; elle protège les enfants et aime tout ce qui commence a vivre ; de là ses noms de Courotrophos , Philomeirax , Paldotrophos: « c'est Diane, dit Diodore, qui guérit les petits enfants ». Les jeunes troupeaux et le gibier étaient aussi chers à la sœur d'Apollon; aussi la regardait-on comme la divinité tutélaire des champs et surtout de la chasse , et la désignait-on par les appellations d'Eurippa, de Jpposoa, d'Elaphebolos, de Celadeinè ( qui aime le fracas de la chasse ). Comme Apollon , Diane ne se maria jamais; jamais elle ne fut domptée par l'amour, aien admès (Sophocle). Sa pudeur farouche n'aurait «pu souffrir d'autres prêtresses que de jeunes vierges parfaitement chastes et pures; les prêtres eux-mêmes devaient être soumis aux lois de la chasteté (Pausanias). — Douée d'une grande beauté et d'une stature majestueuse, Diane donnait une taille élancée aux jeunes filles. Quoiqu'elle ne sût pas toucher la cithare, elle venait chez Apollon à Delphes, et y dirigait les chœurs des Muses et des Grâces. La tradition ne la met pas au nombre des divinités qui rendaient des oracles; elle devait cependant à sa parenté avec le dieu prophétique les titres de Divinité protectrice, de Pytho et de Sibylle de Delphes, ceux de Prostatéria et de Propylaia ; car, comme l'Apollon Agieus, elle protégeait les villes et les rues ; ceux de Archegètis et d' Hègemoné. Enfin, la consécration du laurier et l'adoration à Délos lui étaient communes avec son frère; c'est dans l'île sainte, où nul bruit profane ne de-
vait se faire entendre, que les jeunes filles hyperboréennes lui apportaient leurs offrandes. — 2. Diane V Arcadienne , ou la déesse des nymphes. Cette divinité , objet d'un culte très-étendu et tout à fait particulier à l'Arcadie, n'avait aucun rapport avec Apollon et les autres déesses qui portaient le nom d'Artéinis. Son symbole était une ourse, et le système d'eaux courantes du pays jouait un grand rôle dans les mythes qui la concernaient. Ainsi les nombreux surnoms sous lesquels elle était adorée sont tous dérivés de noms de fleuves ou de montagnes; les lieux théâtres de son culte se trouvaient au bord des fontaines, des lacs ou des rivières; enfin, du milieu de ses temples jaillissaient souvent des sources vives, et les poissons lui étaient consacrés. Divinité chasseresse , elle parcourait les bois et les vallées du Taygète, de l'Érymanthe et du Ménale , perçant les animaux sauvages de flèches qui avaient été forgées par les Cyclopes, et animant à la course ses chiens, présent du dieu Pan. Elle avait habituellement un cortège de vingt nymphes, appelées Amnisiennes, du fleuve Amnisos en Crète , et dirigeait la danse de soixante autres nymphes, toutes filles de l'Océan. — Elle trouva en Arcadie cinq biches d'une grandeur et d'une beauté remarquables, et en attela quatre à son char; la cinquième, que Junon voulait être l'objet du troisième des travaux d'Hercule, s'échappa. Cette Artémis était surtout révérées Sicyone , à Épidaure , auprès de Messène, à Limné, à Tégée, à Corinthe, etc. Atalante , amazone arcadienne , allaitée par une ourse , et qui jouit de la faculté de faire jaillir l'eau du rocher, et Callisto, paraissent n'être que deux faces diverses de la Diane d' Arcadie. Voy. ces mots. — 3. \J Artémis taurique , Brauronie , Orthie , Orthosie, Iphigénie, Hécate. On entrevoit, à travers l'obscurité des traditions qui se rapportent à cette déesse , que son culte se célébrait par des orgies et par des sacrifices humains. Ces cérémonies sanglantes avaient lieu, suivant le dire des Grecs, en Tauride, d'où Oreste et Iphigénie apportèrent la statue d'Artémis à Brauron. Elle fut révérée comme une déesse nationale, dans cette ville, ainsi qu'à Athènes et à Sparte, où Lycurgue substitua aux sacrifices humains l'usage, plus doux, de la flagellation. Les Lacédémoniens la nommèrent Orihia , appellation dont on n'a pas d'étymologie certaine. Une autre tradition, rapportée dans Servius, dit qu'Oreste et Iphigénie ayant pris à Aulis la statue de la déesse, rapportèrent à Aricia, cachée dans un faisceau de sarments ; ce qui valut à Diane le surnom de Fascelis , Phacelitis. Cette Artémis taurique portait aussi le nom d'Iphigénie , sous lequel plusieurs villes la révéraient : «Les Tauriens eux-mêmes, dit Hérodote, affirment que la déesse à laquelle ils sacrifient est la même qu'Iphigénie fille 4' Agamemnon. » Celle-ci , destinée d'abord à
être sacrifiée , puis sauvée par; la déesse, devint sa prêtresse , et reçut le nom d'Hécate avec l'immortalité. Comme Héeate ou déesselune, Diane prend divers surnoms : Aithopia, Phosphoros , Dadouchos, Ampkipyros, Pyrphoros , Luciferœ; ces deux dernières épithètes désignaient aussi la déesse de la chasse, qui portait des flambeaux. A l'Artémis taurique correspond enfin, sous divers ràpporls, l'Artémis tauropolos , déesse des taureaux, ou reine des Tauriens; son culte était sanglant, et portait le caractère du délire, puisque c'-est à cette divinité que le chœur de l'Ajax de Sophocle attribue la fureur qui a saisi le héros. Il paraît que dans tous ces mythes relatifs à la Diane taurique, ou à Hécate, des traditions grecques qui se rapportaient 'à d'anciennes divinités de la nature se sont confondues avec les fables et le culte des divinités asiatiques, dont les symboles étaient au ciel la lune, et sur la terre la vache. — 4. Diane Britomartis ou Dictynne. V oy.BRiTOMARTis. — 5. Diane Ilithyie. V oy. Ilithyie. — 6. Diane d'Éphèse. Cette déesse, qui n'a aucun rapport avec la Diane des Hellènes, paraît avoir été la personnification de la puissance toute fertilisante et toute nourrissante de la nature, a laquelle les Grecs donnaient, par on ne sait quelle analogie, le nom de Diane (Artémis). Elle était fille de Latone; sa nourrice s'appelait Aramas ; son symbole était l'abeille, et son pontife portait le nom d'EcrcTjV , roi des abeilles. Dans son temple magnifique à Éphèse, où les Amazones, dit-on, établirent son culte, se trouvait son image, sous la forme d'une momie, la tête chargée d'une couronne , et le sein fourmillant de mamelles. Son sanctuaire n'était accessible qu'aux jeunes filles vierges; ses prêtres étaient des eunuques. — Chez les Romains, Diane était adorée comme déesse de la chasse, comme divinité qui assiste à la naissance ; de là les noms de Genitaiis , Lucina; comme déesse de la lune {Hecatè, Luna, Noctiluca), qui dans la nuit sombre et silencieuse préside aux pratiques mystérieuses et magiques, et qui est invoquée par les amants ; enfin, on la nomme siderum regina bicornis, trivia, triformis, triplex.— Traits généraux du culte de Diane. Cette déesse était adorée clans toute la Grèce , surtout en Arcadie et dans le Péloponnèse, à 'Délos, en Crète, eu Sicile, en Italie. Ses [surnoms, outre ceux que nous avons cités dans le courant de cet article, sont les suivants : ASginœa, lVEginéenne , honorée aussi à Sparte ; Agorœja , la protectrice des assemblées, dans le bois d'Altis à Olympie ; Agrotera , Agrœa, la chasseresse , honorée à Athènes , où le sixième jour du mois Boedromion lui était consacré ; Alpheiaia, Alpheionia, Alpheiousa, àTembouchure de l'Alphée, où elle avait un temple; Amarusia , Amarunthia, l'Ara arynthienne : honorée à Athmone, à Athènes, et à Amarynthos en Eubée; Analtis, ainsi nommée chez les Lydiens; Apanehoméné, l'étranglée; Ai-