‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 135 sur 420 · Î48 DRU · texte numérisé non relu

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comme nécessaires pour apaiser les dieux, et .les druides se prêtaient à cette horrible croyance, comme les prêtres de la Diane Taurique ou du Bacchus de Ténédos. On perçait la victime au-dessus du diaphragme , et l'on tirait des pronostics de la nature de ses convulsions, de l'abondance et de la couleur de son sang, etc. D'autres fois on la crucifiait, on la tuait à coups de flèche ; souvent aussi un colosse d osier, posé sur un bûcher, disparaissait dans les flammes avec une foule de malheureux enfermés dans ses flancs. Cependant ces sacrifices horribles étaient déjà rares à l'époque de l'arrivée des Romains dans les Gaules, et on les remplaçait par des dons votifs, en jetant dans les lacs , ou en clouant dans les temples, des lingots d'or ou d'argent. Le souvenir des sanglantes cérémonies du druidisme s'est conservé, non-seulement dans les témoignages que nous ont transmis les auteurs anciens, mais aussï dans la tradition de divers peuples Galls ou Kimris. « Ainsi, les montagnards Gaëls d'Eildain affirment encore aujourd'hui qu'on offrait jadis des sacrifices humains dans un lieu nommé Bourjo, et que le peuple qui y assistait pouvait voir les cérémonies du haut du glacis, dont la pente est de ce côté. A ce lieu de sacrifice communiquait un sentier qu'on peut encore distinguer, ef. qu'on appelle Haxellgate, porte de la druidesse, conduisant à une petite vallée étroite nommée Haxellcleuch (Val de la druidesse). » (Milne). — On n'entrait dans la condition des druides, condition ambitionnée par les enfants des familles même les plus puissantes, qu'après une initiation mêlée de sévères épreuves au fond des bois et des cavernes, et qui durait quelquefois vingt ans. Le néophyte devait apprendre et retenir toute la science sacerdotale. — Les auteurs les plus modernes comptent , dans la hiérarchie druidique , trois classes différentes : Tordre inférieur était celui des bardes , chargés de conserver dans leur mémoire les traditions nationales et de chanter les héros. "Venaient ensuite les ovates , interprètes des druides auprès du peuple; ils étaient voués à la célébration des sacrifices et à la pratique du culte extérieur Enfin, audessus de tous , étaient les druides , avec leur science et leur pouvoir suprême. Sortis de la masse du peuple par le bénéfice de l'étude, ils se choisissaient un chef tout-puissantparmi eux; ce choix se faisait probablement au milieu de leur assemblée solennelle, convoquée une fois l'an sur le territoire des Carnutes, dans un iieu consacré, qui passait pour le point central de la Gaule; et il n'était pas rare qu'il en résultât une guerre civile. Quand même le druidisme n'eût pas été affaibli par ces divisions, son principe électif lui-même devait le constituer en antagonisme avec celui de la naissance, pour lequel combattait l'aristocratie. Enfin, la vie-solitaire, que la plupart de ses membres semblent avoir adoptée, devait aussi contribuer à leur faire perdre,

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