‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 138 sur 420 · DRY · texte numérisé non relu

DRY

retour des personnes qui leur étaient chères. Quelques-uns laissaient dans un champ un trépied ou un couteau crochu, pour empêcher que les loups n'endommageassent leur bétail égaré. D'autres avaient soin de vider toute l'eau qui se trouvait dans la maison où il était mort quelqu'un, de peur que l'âme du défunt ne s'y noyât; ils mettaient aussi des pierres auprès du feu que l'on allume la veille de la Saint-Jean, afin que leurs pères et leurs ancêtres vinssent s'y chauffer à leur aise. La nouvelle lune était adorée à genoux, et l'oraison dominicale récitée en son honneur. Le premier jour de l'an, or offrait une espèce de sacrifice aus fontaines publiques, en y jetant des morceaux de pain beurré. Dans d'autres endroits, on jetait, le même jour, dans ces fontaines, autant de morceaux de pain qu'il y avait de personnes dans une famille, et ceux qui surnageaient indiquaient le nombre des morts. Les cloarec (prêtres) partageaient eux-mêmes ces croyances, quelquefois touchantes, sou-vent ridicules; mais qui tenaient trop à ce qu'il y- a de plus intime dans la vie d'une société, quoique le sens en fût perdu, pour que* leur persistance ne s'expliquât pas.

drlidesses. Femmes agrégées au sacerdoce. Leurs principales fonctions se bornaient à consulter les astres, les entrailles des victimes, à présider certains sacrifices, à accomplir, loin des regards des hommes, des rites mystérieux , et à rendre des oracles. Leurs lois étaient, du reste, bizarres, et souvent elles se contredisaient. Dans un lieu elles se vouaient à une virginité perpétuelle ; ailleurs, quoique mariées , elles s'astreignaient à de longs célibats. Chez les Naranètes, dans un des îlots formés par la Loire à son embouchure, habitaient des prêtresses , qui, à des époques fixées , venaient visiter elles-mêmes leurs époux sur le continent. Mais cette visite ne se faisait que la nuit et devait être terminée avant l'aube. — Dans leurs fêtes, où le sang coulait, elles étaient forcées d être meurtrières ou victimes. Parfois elles assistaient à des sacrifices nocturnes , toutes nues, une torche à la main , le corps teint de noir, les cheveux en désordre , s'agitant dans des transports frénétiques. Parmi les druidesses les plus célèbres, on comptait les neuf vierges terribles de l'île de Seyn , à la pointe de l' Armorique (sur la côte du Finistère, non loin de Sainte-Croix).

dryades. Nymphes des bois. R. drys , chêne. Divinités qui présidaient aux bois et aux arbres en général. Plus heureuses que les Hamadryades, ces nymphes pouvaient errer en liberté, danser autour des chênes qui leur étaient consacrés , et survivre à la destruction des arbres dont elles étaient les protectrices. On lesreprésentaifsousla figure d'une femme robuste et fraîche, dont la partie inférieure se terminait en une sorte d'arabesque exprimant, par ses contours allongés, un

tronc et les racines d'un arbre. La tête était coiffée d'une couronne de feuilles de chêne; on mettait une hache entre leurs mains, parce qu'on croyait que ces nymphes punissaient les outrages faits à l'arbre dont elles avaient la garde.

dryalus. Centaure, fils de Peucée, et frère de Périmède.

dryamidès. Nom patronymique de Lycurgue , roi de Thrace , fils de Uryas.

dryas. i. Fils de Mars, l'un des chasseurs du sanglier de Calydon ; fut tué par son frère, qui arait appris de l'oracle que son fils Itys périrait des mains d'un parent. — 2. Fils de Japet, l'un des chasseurs calydoniens. — 3. Fils d Esryptus, fiancé de la danaïde Eurydicé. — 4. Père de Lycurgue, roi de Thrace. — 5. Fils de Lycurgue, roi de Thrace ; fut tué par son père, qui , dans un accès de rage, le prit pour un cep de vigne. — 6. Un des Lapithes , ami de Pirithoùs. — 7. Amant de Pallène [voy. ce mot;, fut tué par son rival, Clytus.

drymmos. Surnom sous lequel Jupiter était adoré chez les Pamphyliens.

drymo. Virgile la nomme parmi les nymphes du Pénée compagnes de Cyrène, bien que, d'après l'étymologie de son nom , elle appartienne plutôt aux Dryades.

Dryope. 1. Nymphe que Faunus rendit mère de Tarquitus. — 2. Fille du roi Dryops. Elle paissait les troupeaux de son père près du mont OEta, et fut aimée des hamadryades. dont elle devint la compagne. Apollon, la voyant au milieu de ces nymphes, conçut une violente passion pour elle, et, après s^être changé en tortue et en serpent pour effrayer les nymphes et les éloigner de l'endroit où il voulait avoir une entrevue avec elle, il la rendit mère d'Amphissus, que d'autres font naître d'Andrémon. Un jour que Dryope se promenait près d'un lac bordé de myrtes et de lotus, tenant son fils entre ses bras, elle cueillit une fleur de lotus, qu'elle lui donna pour l'amuser : dans le moment elle s'aperçut qu'il sortait de cette fleur des gouttes de sang; elle voulut fuir; mais ses pieds s'attachèrent à la terre, et elle fut à l'instant changée elle-même en lotus, fleur en laquelle avait été métamorphosée la nymphe Lotis que Driope avait blessée. — Ovide fait Dryope fille d'Eurytus et belle-sœur d'iole. Voy. Amphissits. — 3. Habitante de Lemnos , dont Vénus prit les traits pour engager les femmes de l'île à se défaire de leurs maris. — 4 Nymphe d'Arcadie ; eut de Mercure le dieu Pan. — 5. Psymphe de la petite Mysie; enleva le jeune Hylas au moment où il se baissait pour boire dans la fontaine qu'elle habitait.

dryops- 1. Fils du dieu-fleuve Sperchius et de la danaïde Polydore ; suivant d'autres . fils de Lycaon ou d?Apollon et de Dia, qui cacha l'enfant nouveau-né dans un chêne (opO;)- Il était adoré par les Asinéens, en Messéiiie, comme fils d'Apollon et comme le

DYM

héros dont ils tiraient leur origine. On célébrait tous les. deux ans des mystères en son honneur. On dit qu'il donna son nom aux Dryopes , tribu pélasgienne, qui originairement habitait la contrée située entre la vallée du Sperchius et les Thermopyles d'un côté et le mont Parnasse de l'autre. Il eut un fils nommé Dryops; d'autres lui donnent une fille qui fut l'amante de Pan. — 2. Fils de Priam, tué par Achille, ou, suivant d'autres, par Idoménée. — 3. Compagnon d'Énée.tué par Clausus.

dsigokf. Nom de l'enfer, suivant les doctrines des bouddistes japonais.

dsisoo. Divinité sintoïste japonaise, qui préside aux grands chemins, et qu'invoquent les voyageurs.

duis ou dus. Dieu, autrefois adoré en Grande-Bretagne.

Dt po.y (doupox). Centaure tué par Her* cule.

dursodtol-eclrmsu-lin (Les). Dans l'a mythologie lamaïque, génies bienfaisants des deux sexes, qui naissent revêtus de riches habits et vivent pendant un âge entier du monde.

dursoutou-ougéi-teagri. Esprits bienfaisants du lamaïsme; vivent cent quarante grands âges du monde. Ils offrent beaucoup d'analogies avec les précédents.

d u s ares (dousarès). Selon plusieurs écrivains grecs, nom d'une divinité des anciens Arabes ou Nabathéens , dont les attributs répondaient â ceux de Bacchus ou du Soleil.

dusie.y. Nom que les Gaulois donnaient aux génies impurs, il répond à celui d'Incube.

dvergars. fsGénies Scandinaves, d'une petite taille, qui habitent dans les rochers, er dont l'écho est la voix. Les dieux les firent naître en foule du cadavre d'Iraer, et leur firent don de toutes les sciences et de tous les arts. Ce furent les Dvergars qui construisirent le célèbre vaisseau Skidbladner, et le sanglier aux soies d'or, dont Touri se ser* comme de monture. Les Norses attribuaienî i ces nains, comme les Grecs aux Telchines . de profondes connaissances minéralogiques et un caractère malfaisant.

dvilipa.. Fils d'Ansouraan; succéda à son père et embrassa comme lui la vie érémitique, après un règne de trois fois dix mille ans. L laissa le trône à son fils Bhagirarha.

cymas. 1. Père d'Asius et d'Hécube ; Il habitait la Phrygie sur les.bords du Sangarius, D'autres nomment Cissée le père d'Hécube — 2. Phéacien , habile dans l'art de la navigation ; père d'une des amies de Nausieaa. —

3. Troyen, qui, à la prise de la ville, fut tue parmi ccuk qui combattaient avec Énée. —

4. Fils d'.Egimios, frère de Pamphylus et frère adoptif d'Hyllus. Ces trois frères donnèrent leurs noms aux trois tribus dont chaque État dqrien était composé. Dymas et

ÉAQ

Pamphylus, qui vivaient déjà du temps d'Hercule , furent tués lors de l'inrasion du Péloponnèse.

dymo.v. Un des dieux Lares.

dyxaméné. Une des Néréides.

dynasté. Une des filles de Thespius ; Hercule la rendit mère d'Ératus.

dyrrbachics. Fils de Neptune et de Mélissa. On dit qu'il donna son nom à la ville de Dyrrhachium en Illyrie : cette ville portait auparavant le nom d'Épidamnos , que- lui avait donné le père de Mélissa.

DYS ARES. VOIJ. DUSARÈS.

dysaulès. Père de Triptolème et d'Eubuléus, frère de Céléos , suivant la tradition orphique. Selon une légende qui avait cours chez les Phliasiens, mais qui est rejetée par Pausanias, Dysaulès, expulsé par Ion d'Éleusis, se rendit à Phlius, où il introduisit les mystères éleusiniens, Il donna, dit-on, le

ÉCH 151

nom de son frère à la ville de Célée, près de Phlius , où l'on montrait son tombeau.

dyse. Messagère d'Odin. Voy. Dyser.

dyser. Nom de plusieurs déesses des anciens Goths, qui conduisaient, les âmes au palais d'Odin.

dyséros. Nom par lequel Plutarque désigne Éros ou l'Amour. Peut-être le même quJ Antéros.

j>ysis. Suivant Hygin , une des Heures.

dySjVOMIa. L'anarchie personnifiée; Hésiode la fait fille d'Éris.

DYSPONTEUS OU DYSPONTIUS. Fils d'OE-

noraaiis, ou, suivant d'autres , de Pélops.; il fonda la ville de Dyspontium en Elide.

dzohara. Divinité des Arabesque Banier croit être la même que Vénus.

dzohl. Dieu des Arabes; Banier pense que cette divinité n'est pas autre que Sa' turne.

éa, Voy. Mh..

éacides. Nom commun à tous les descendants d'Éaque, tels que Pélée, Achille et Néoptolème.

É amhain. Souverain de l'Ulster, de la race des Foniens septentrionaux. Les bardes se sont plu à célébrer la magnificence de sa cour.

Éanus. Selon quelques auteurs, nom primitif du dieu Janus.

éaque (jEACOS). i. Fils de Jupiter et à.'Mgine {voy. ce mot), ou de Jupiter et d'Europe, prince de l'île d'Égine, appelée d'abord OEnoné. Lorsqu'il eut pris le sceptre , il se fit remarquer par sa piété et par sa clémence, et devint le favori des dieux. Ceux-ci l'ayant choisi pour arbitre dans une querelle qui s'était élevée entre eux , il la termina au contentement de tous. La Grèce se trouvant affligée d'une sécheresse, l'oracle de Delphes répondit à- ceux qui étaient venus consulter Apollon, « qu'Éaque devait adresser des vœux au ciel, qu'alors cette calamité cesserait aussitôt. » En conséquence , Éaque fit des sacrifices à Jupiter Panhellénios , et le supplia de mettre un terme au fléau. Ses prières furent aussitôt exaucées. On dit qu'en souvenir de ce fait, Éaque bâtit à Jupiter, sur le mont Panhellénion , un temple dont on voit encore les restes. Une famine, suivie d'une peste cruelle, ayant ravagé ses États, il pria le dieu son père de les repeupler. Jupiter l'exauça et changea en hommes toutes les fourmis qui se trouvaient sur un chêne sacré. Éaque, pour cette raison, appela ces hommes Myrmidons ([X'jp[xr^, fourmi). Il épousa Endéis, dont il eut Telamon et Pelée. Il eut encore un fils, nommé Phocus, de Psamathé, une des Néréides. Éaque, le plus équitable des rois de son temps, gouverna ses sujets a«vec tant de jus tice, qu'après sa mort il mérita une place

parmi les juges des enfers, où, selon Platon, il fut chargé de juger les Européens. Il avait sous sa garde les clefs des enfers ; aussi le représente-t-on toujours avec un sceptre et une clef. On le révérait comme un demi-dieu , et plusieurs temples lui furent consacrés. — 2. Fils d'Hercule et d'une nymphe. L'oracle ayant prononcé que l'empire des rives de I'Achéloiis appartiendrait au premier qui toucherait terre après avoir passé le fleuve , Polyclée, sœur d'Éaque, simulant un mal de pied , se fit porter par son frère , et s'élançant sur la plage avant qu'il eût débarqué, s'écria que l'empire lui appartenait. Éaque l'épousa.

easter. La Résurrection. Divinité saxonne, dont on célébrait la fête au commencement du printemps.

ebdodie. Fête grecque observée le septième jour de chaque mois lunaire en l'honner d'Apollon , à qui tous les septièmes jours étaient consacrés s parce qu'il était né un de ces jours.

ébéréci. Ancien héros parsi,. qui doit reparaître auprès de Socioch , au jour de la résurrection. Son nom signifie le vigilant.

ecbasios. Surnom sous, lequel les Grecs offraient un sacrifice à Apollon, après une navigation heureuse.

ecdésies. Fête en l'honneur de Latone à Pheste, ville de Crète, en mémoire de ce que Latone avait changé le sexe d'une fille de cette ville nommée Leucippe.

écédévaster, fils aîné de Zoroastre, fut chef des Mobeds , et mourut cent ans après la publication du Zend-Avesta. Il eut deux fils, Ororvedje et Noriède.

échéchirie ( échec heiria ). Divinité allégorique qui présidait aux trêves. A l'entrée du temple de Jupiter à Olympie,

152 ÉCH

voyait la statue d'Iphitus, couronnée par Échéchfrie.

échécleus , fils d'Actor, épousa Polymélé , fille de Phylas.

échéclus (échéclos\ r. Fils d'Agénor; fut tué par Achille. — 2. Troyen tué par Patrocle.

échédémus (ÉcnÉDÉNOS), Arcadien, accompagna les Dioscures dans leur expédition en Attique. Il était frère de Marathon. Voxj.

ÉCHEMUS.

écoe.h, un des sept princes des Devs, le plus puissant après Ahriraane , a pour adversaire l'Amschaspand Bahinan.

ÉcnÉMON , fils de Priam , fut tué avec son frère Chromios par Diomède.

échémus (échémos), fils d'Aéropos, petit-fils de Céphée , succéda à Lycurgue sur le trône d'Arcadie. Il avait pour épouse Timandre, fille de Tyndare et de Léda. 11 tua Hyllus, fils d'Hercule , dans un combat singulier, lors de l'invasion des DoFiens. dans le Péloponnèse. Ce combat eut lieu, suivant Pausanias, sur la frontière de Corinthe et de Mégare, où Hyllus fut enseveli. Par suite de ce combat, les Héraclid s furent forcés de conclure un armistice de cent ou de cinquante ans: le§ Tégéates obtinrent alors le privilège de commander dans les guerres communes une des ailes de 1 armée des Péloponnésiens. — Le combat d'Échémus et d'Hyllus était représenté sur le tombeau du premier à Tégée. Suivant Étiennc de Byzance, Échémus accompagna les Dioscures dans l'expédition des Argonautes; mais* cet auteur paraît l'avoir confondu avec Échédémus, qui, suivant Plutarque, était, ainsi que Marathon, compagnon des Dioscures.

éghéxais. Nymphe, qui aima Daphnis, berger sicilien.

ÉCHÉNÉ.OS. Le plus âge des nobles Phéaciens.

échéphron. x. Fils d'Hercule et de Psophis, fille du Xanthe ou d'Éryx; il était frère jumeau de Promachus; tous deux avaient un temple à Psophis. — 2. Fils de Nestor et d'Eurydice, ou, suivant Apollodore , d'Anaxibie. — 3. Fils de Priam.

échépolis. Fils d'Alcathoiïs; fut tué à la chasse du sanglier de Calydon.

ÉCHÉPOLLS (ÉCHÉPOLOS). I. Fils de

Thalysius, Troyen ; fut tué par Antiloque. — 2. Fils d'Anchise, natif de Sicyone; donna la jument /Ethé à Agamemnon, pour s'exempter, dit le poète , de le suivre à Troie , et pour mener une vie tranquille au sein des délices ; car, comblé de richesses par Jupiter, il habitait les superbes vallées de Sicyone.

ÉCHESTRATE (EG HESTRATOS). Fils d'A-

gis, père de Labotas ou Léobotès.roi de Sparte.

échétimos. Sicyonlen, dont la femme, Nicagore, apporta d'Épidaure à Sicyone l'image d'Esculape, représenté sous la forme d'un dra-

fiCH

gon, et porté!surun|char traîné par des mules.

échetlus { echetlos). Nom d'un guerrier qui, à la bataille de Marathon, combattit dans les rangs des Grecs , sous la figure d'un paysan armé d'un manche de charrue, et disparut après la victoire. L'oracle ordonna de lui rendre les honneurs héroïques, sous le nom d'Échétlus, c'est-à-dire V homme au manche de charrue (iyix\y\). M était représenté sur le grand tableau de la bataille de Marathon dans le Precile d'Athènes.

échétus (échétos). Tyran d'une contrée de l'Épire , connu par sa cruauté ; il était fils d'Euchénor et de Phlogée. Il fit crever les yeux à sa fille Métopé ou Amphissa , pour s'être abandonnée à son amant /Echmodicos , et la contraignit à moudre des grains de fer, promettant de lui rendre la vue si elle réussissait à en faire de l'orge mondé; il fit aussi mutiler iEchmodicos.

échidiva. Suivant Hésiode, fille de Chrysaor et de Callirrhoé; suivant Apollodore, du Tartare et de la Terre ; ou enfin , suivant Pausanias, de Piras et du Styx. C'était un monstre moitié femme, moitié serpent, terrible par sa cruauté et ses brigandages. Typhon la rendit mère de la Chimère, d'Orthos , chien à deux ou à trois tètes, tué par Hercule; du dragon à cent têtes qui gardait les pommes dt-s Hcspérides, du dragon de Colchide , du Sphynx , de Cerbère, deScylla, de la Gorgone, de l'hydre de Lerne, de l'aigle qui mangeait, sur le Caucase, le foie de Proraéthée, et du lion de Némée. Argus Panoptas attaqua iÉchidna pendant son sommeil, et la tua. Le mythe suivant, relatif à ce monstre, existait parmi les Grecs qui habitaient les rivages du Pont. Hercule, ayant enlevé les bœufs de Géryon , les fit traverser, entre autres contrées, le pays des Scythes, qui, à cette époque, était encore désert. Ses chevaux ayant disparu pendant son sommeil , il parcourut la contrée pour les retrouver, et arriva dans le pays d'Hylaea , dans une caverne , où il trouva un monstre moitié femme, moitié serpent , qui promit de les lui rendre s'il voulait rester quelque temps près d'elle. Hercule y consentit, et rendit Échidna mèred'Agathyrsios, de Gélon et de Scythes. Le plus jeune fut le premier roi des Scythes , parce que de tous ses frères lui seul sut tendre l'arc et ceindre la ceinture du héros.

échiivades. Nom patronymique des filles du devin Échinus ; ayant oublié le fleuve Achélolis dans un sacrifice, elles furent changées en îles.

échiox. 1. Un des géants qui essayèrent d'escalader l'Olympe. - 2. Un des cinq guerriers nés des dents du dragon tué par Cadrr.us. Il survécut à ses frères, et épousa Agavé, fille de Cadmus, dont il eut Penthée; il aida Cadmus à bâtir la ville de Thèbes. Ovide parle d'un temple qu'Échion avait érigé en Béotie , en l'honneur de C.ybéle. — 3. Fils de

ÉFE

Mercure et d'Antianire ou Laothoé; il prit part, avec son frère jumeau Érytus ou Eurytus, à la chasse du sanglier de Calydon et à l'expédition des Argonautes, où, en sa qualité de fils de Mercure , il servait comme espion.

échiomdès. Nom patronymique de Penthée, fils dltchion.

echios. i. Grec, père de Mécisteus ; fut tué devant Troie par Polytès. —>i, Troyen tué par Patrocle devant Troie.

écho. Oréade. Suivant Ovide, c'était une des nymphes de la suite de Junon , qu'elle amusait par son babil tandis que Jupiter courtisait les nymphes de la déesse. Junon s'en étant aperçue, la punit en la privant de la parole, et la condamna à ne plus répéter que la dernière syllabe des mots qui frapperaient son oreille. « Elle ne savait ni parler la première, dit le poëte, ni se taire quand un autre avait parlé. Éprise du beau Narcisse , elle ne pouvait lui déclarer son amour. Le bel adolescent, fatigué de la voix trompeuse de l'Écho , qui répétait sans cesse ses paroles , l'abandonna, et la nymphe, humiliée de ce mépris, se cacha dans un bois, et vécut depuis dans des cavernes solitaires. Mais le désespoir ne faisait qu'augmenter sa passion; et elle se laissa consumer de douleur, de sorte qu'à la fin il ne resta d elle que la voix. »

édonis. Nom que Prqperce donne à une Bacchante , parce que les Édoniens honoraient beaucoup le dieu Bacchus.

édonus (Époixos). Personnage mythologique , dont les Édoniens , peuple de Thrace , tiraient leur origine. Il était frère de Mygdon. Comme adjectif, ce mot est synonyme de Thrace et de bachique, parce que Bacchus était particulièrement adoré en Thrace.

édulica ou éddsa (de dere , manger).

Déesse qui, chez les Romains, présidait à la nourriture des enfants, comme Potina et Cuba présidaient à leur boisson et à leur coucher.

EÉRIBÉE , ÉRIBOE Y OU ERIBOEA. Épouse

en secondes noces d'Aléus, marâtre d'Oœs et d'Éphialtès qui avaient enchainé Mars. Le dieu fut délivré par une ruse de Mercure , à qui Écribée avait découvert l'endroit où il était retenu captif.

éétiox. x. Père de Cypsélus, tyran de Corinthe. Voy. Cypsélus. — 2. Roi de Thèbes en Cilicie , père d'Andromaque et de Podés. Il fut tué, avec ses sept fils, par Achille, lors de la prise de Thèbes par les Grecs. Achille fit consumer le corps du héros avec son armure sur un bûcher immense, se réservant seulement une énorme balle de fer, qu'il donna comme prix aux jeux funèbres en l'honneur de Patrocle ; le cheval Pédasos , et la lyre dont il jouait dans sa tente. — 3. Imbrien , ami de Lycaon , qui, ayant été fait prisonnier et vendu à Lemnos par Achille, fut racheté par Éétion, et envoyé par lui à Arisbé.

ÉÉZE3I. Arrière-petit-flls de Minotcher, parent de Zoroastre.

Éfesroc the.m. Dans la mythologie parsi,

ÉGH 153

l'un des cinq Gahs qui président aux cinq parties du soir. On l'implore comme protecteur de la vie.

éga ( aigÈ ). Nymphe, fille d'Olénus, nourrice de Jupiter , qui , après sa mort , la transporta au ciel, et en fit une constellation nommée la Chèvre.

égée. Voy. .Egée.

égéon (/Eg.eo\ ).i. Un des géants marins, auxquels la fable donne cent mains et cinquante têtes; fils du Ciel et de la Terre; le même que Briarée. D'abord il se révolta avec ses deux frères contre Jupiter; mais celui-ci l'enchaîna, et le précipita dans un profond abîme situé sur les confins de la terre. Plus tard, Jupiter l'appela à son aide, ainsi que ses frères, contre les Titans, qui luttaient depuis plus de dix ans contre les dieux sur l'Olympe. Après un combat acharné, dans lequel les géants lançaient toujours à la fois trois cents quartiers de roc, les Titans furent vaincus, et précipités dans les enfers, où ils furent confiés à la garde des géants, serviteurs fidèles de Jupiter. Comme fils du ciel (OOpavo;) , les anciens nommaient ceux-ci Uranides; par allusion à leurs cent bras, on les appelait aussi Hécatonchires (éxotTOV, cent , et X£îp£Ç > mains;. — 2. Surncm de Neptune. — 3. Un des cinquante fils de Lycaon.

égérie. Camèna ou nymphe de fontaine, adorée en Italie. Suivant Tite-Live , Numa , pour leur imprimer un caractère divin , la consultait sur toutes les institutions sacrées qu'il voulait donner aux Romains, Selon Ovide, elle devint l'épouse de Numa , et s'enfuit après la mort de celui-ci dans le bois de la vallée d'Aricie, où elle s'abandonnait à sa douleur; ne pouvant se consoler, elle fut changée par Diane en fontaine. Comme elle avait inspiré des lois à Numa, on l'adora dans la suite comme nymphe divinatrice , qui prédit le sort aux nouveau-nés , et elle était invoquée en cette qualité par les femmes en couche. Le bois , la grotte et la fontaine où elle avait eu des entrevues secrètes avec Numa furent consacrés aux Camènes. Les uns plaçaient le bois d'Égérie à Aricie , d'autres , dans les environs de Rome près de la porte Capène, dans la vallée traversée par l'Acquataccio ( l'Almo des anciens), et qui est connue aujourd'hui sous le nom de Caffarella. On y montre encore de nos jours un prétendu temple d'Égérie, une grotte couverte de lierre, et une fontaine. La statue vieille et mutilée qu'on trouve dans cette grotte, et qu'on prétend représenter Égérie, est plutôt celle d'un homme. Le bois, qui , suivant Tite-Live , entourait ce paysage a disparu.

égestas. Déesse allégorique de la Pauvreté ; Virgile la place à l'entrée du Tartare. Voy. PÉnia.

ÉGESTE. Voy. SÉGESTE.

ÉGESTUS. Voy. SÉGESTUS.

égbetech. Un des princes des Devs ; préside à l'hiver et à la corruption des cœurs.

154 EGI

égho. Dieu des Conçues, qui habitaient les bords du vieux Calabar, dans l'Afrique occidentale.

éghoueré, dev de la religion parsi, fut chassé de la terre par Féridoun.

Égide (yEGis). Bouclier de Jupiter. Ce mot a deux significations. Dérivé de a'î£( chèvre), il signifie peau de chèvre; dérivé de àï£ ( mouvement impétueux ), il signifie tempête, orage. Les plus anciens poètes , et Homère surtout, ont employé ce mot dans la dernière acception , tandis que les poètes plus modernes et les sculpteurs ont consacré la première. Ainsi dans Homère, l'Égide est toujours le bouclier terrible qui répand des torrents de feu et de lumière. Jupiter veut-il répandre la terreur parmi les peuples, en amoncelant les orages et les tempêtes , il lance la foudre de sa main droite, et de la gauche il agite ce bouclier dont jaillissent les éclairs. Vulcain l'avait fabriqué avec beaucoup d'art, et tellement solide, que Jupiter même, avec sa foudre ne put l'entamer. 11 jetait un éclat terrible: au milieu se trouvait la tête hideuse de Méduse. Dans Homère , l'Égide n'est point exclusivement l'attribut de Jupiter; elle l'est aussi d'Apollon et souvent de Minerve. Ce bouclier formidable ne sert pas seulement à inspirer la terreur; c'est de plus une arme dé fensive. Ainsi nous voyons Minerve s'en servir pour se défendre de Mars; ailleurs elle en couvre Achille, et Apollon l'emptoie pour protéger Hector. Des deux manières de représenter l'Égide que nous avons indiquées en commençant, Virgile admet l'une et l'autre; mais les autres poètes postérieurs à Homère s'arrêtent généralement, comme nous l'avons dit, à la première, et représentent l'Égide comme la peau d'une chèvre. On sait que les peuples de l*antiquité, dans leur simplicité première et leur ignorance en fait d'armures, s'enveloppaient dans le combat le bras gauche et la poitrine de peaux. Lorsque, dit Ératosthène, les armes manquèrent à Jupiter, combattant contre les géants , l'oracle lui conseilla de prendre pour arme défensive la peau de la chèvre qui l'avait allaité, à laquelle fut attachée la tête de la Gorgone. L'Égide fut dans la suite attribuée à Minerve. Du reste, l'emploi comme le nom restèrent ce qu'ils étaient dans Homère. Selon une tradition plus récente, l'Égide était formée de la peau d'un animal nommé Égieis. Il paraît que d'abord les sculpteurs ont représenté l'Égide simplement comme une peau écailleuse qui couvrait les épaules, la poitrine et le bras gauche ; mais que plus tard on en a fait une cuirasse divisée en deux parties oblongues , qui ne protégeaient que les parties principales de la poitrine et qui étaient réunies par la tète de Méduse.

égieis (jEGiEis). Monstre qui vomissait du feu; était fils de la Terre , et ravagea la Phénicie, laPhrygie, l'Egypte et la Libye/

Page 1