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plusieurs peuples voisins dans sa querelle. Vulcain, à la prière de Vénus, forgea des armes pour Énée. Après plusieurs actions sanglantes, dans une desquelles Jupiter transforma les vaisseaux d'Énée en nymphes marines pour les soustraire à l'incendie que Turnus méditait , la guerre finit par un combat singulier entre les deux rivaux, dans lequel Turnus perdit la vit. La tradition d'Ovide est, à quelques modifications près, la même que celle de Virgile ; mais il y ajoute l'apothéose du héros. — A ÎEnée, en Macédoine, on faisait annuellement des sacriûces solennels en l'honneurd'Énée , qui avait des statues à Olympie et à Argos. Sur les gemmes, le héros est représenté couvert d'une peau de lion, portant son père sur ses épaules, et conduisant Ascagnc par la main. Dans la table Iliaque, Mercure précède le groupe où figure Créuse, ce qui ne s'accorde pas avec le récit du poëte, suivant lequel la femme d'Énée est déjà séparée des siens , à la porte de la ville incendiée. Dans Quintus de Smyrne , c'est Vénus et non Mercure, qui sert de guide aux fugitifs. Une caricature, reproduite dans le tome IV des Pitture d'Ercol., représente les acteurs de cette scène lugubre avec des tètes de chien.
ENFERS ( H ADLS, INFERI ). Le mot à£ÔY)q
ou àtÔYjç , que les auteurs grecs emploient indifféremment pour désigner le dieu des enfers ou le lieu de son séjour, n'a presque jamais dans Homère cette dernière signification. Quand ce poëte veut mentionner la redoutable demeure de Pluton, il emploie habituellement les expressions : maison, portes, résidence (ôojjioç , ôcopLa , o6[xoi , 7ivXai , (jxaôjxO!;) , d'Aidés, exprimant ou sous-entendant les premiers mots , et ne laissant subsister que le nom propre. Quelquefois, mais plus rarement, on trouve Aides sous une forme dative pour désigner l'enfer, sur lequel Homère rapporte deux mythes très-différents. — a. L'Enfer est un lieu souterrain où séjournent les morts et où A idés a sa résidence. C'est là que le dieu infernal règne sur le peuple des ombres ; il craint , quand parfois Neptune agite trop violemment la terre, qu'il ne se fasse au-dessus de lui quelque crevasse par laquelle les dieux et les hommes plongeraient leurs regards indiscrets. Pénélope , désirant ardemment la mort, s'écrie : « Ah! que je puisse disparaître sous terre , emportant dans mon cœur l'image d'Ulysse ! » C'est cette demeure souterraine qui n'a pas d'entrée particulière ; on peut s'y rendre indifféremment de tous côtés, comme le fait l'àme de Patrocle , qui, échappant à l'étreinte d'Achille, s'échappe comme une fumée , et s'enfuit sous terre avec un bruit aigu. Le Styx est le seul fleuve qui le traverse , et tel est l'aspect effrayant de ce domaine, qu'il inspire de la terreur même aux dieux immortels. — b. La seconde tradition .suivant laquelle Homère représente l'enfer,
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et qui résulte de l'idée qu'il avait de la constitution de notre globe, est que le royaume d'Aidés se trouve au delà du fleuve de l'Océan, dans la région ténébreuse de l'Occident, ou Hélios n'envoie plus ses rayons; car, ne connaissant qu'une partie de notre hémisphère , il bornait la terre aux rochers de l'Atlas et aux plaines de l'Espagne, s'imaginant que le ciel ne couvrait que cette partie du globe, et qu'une nuit éternelle et affreuse régnait au delà. « En partant d'y£a, dit Homère, en laissant l'Italie et la Sicile derrière soi , et en dirigeant sa course vers l'est, on arrivera, si le vent souffle du nord-est, après une bonne journée de chemin, au rivage de Proserpine. C'est là qu'est la triste demeure d'Aidés , où le Pyriphlégeton se jette dans l'Achéron, et où coule le Cocyte , bras du Styx. Tout près du rivage, on voit la prairie d'Asphodèle, où se promènent les morts. Derrière cette prairie se trouve l'Érèbe, l'endroit le plus obscur de ce sombre royaume. » Homère ne fait pas mention d'une gorge ténébreuse par laquelle ceux qui s'y rendaient devaient nécessairement passer, ainsi que le fit Hercule , suivant des traditions postérieures. Dès qu'Ulysse a traversé l'Océan, il est dans l'empire des morts ; il y voit les ombres des héros et des héroïnes; mais non pas Aidés, ni Proserpine, ni le» Harpies, ni Cerbère, ni les Furies, car ces divinités résident dans les profondeurs de l'Érèbe. 11 ne lui est permis d'apercevoir que Minos jugeant les morts, Orion chassant un gibier fantastique, Tityus et Tantale, etc. Le soleil ne brille jamais dans ce triste séjour, où le vent fait cependant flotter quelques nuages; la vie y est monotone et triste, même pour celui qui, comme Achille, règne sur les ombres. Quelle liaison a maintenant cet empire occidental de Pluton avec l'empire souterrain , c'est ce qu'Homère n'explique nullement, quoiqu'on les voie exister conjointement chez lui et communiquer entre eux. Ainsi Mercure conduit dans l'enfer occidental les ombres des combattants, qui bientôt après s'entretiennent avec Agamemnou dans les profondeurs de la terre. Quant aux ombres elles-mêmes, on peut les voir mais non les toucher; elles peuvent pousser des cris; et, quoique sans connaissance du présent, elles se rappellent le passé. Ainsi plusieurs d'entre elles reconnaissent Ulysse, les unes avant d'avoir goûté le sang du sacrifice , les autres après s'en être enivrées. — Quelques-unes, privées de sépulture, ne peuvent passer l'Océan; d'autres, qui, comme celles-ci, n'ont pas reçu les honneurs dus aux morts, sont cependant accueillies aux enfers , ou seules , ou amenées par Mercure. Du reste, tout ce qu'Homère nous rapporte sur l'état des ombres est plein de contradictions, comme cela a toujours lieu dans les croyances populaires. — L'opinion d'Hésiode sur les deux royaumes d'Aïdès est conforme à celle du père de la poésie épique. Plus tard , lors-
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que les Grecs eurent une notion plus exacte de la géographie, ils placèrent les enfers dans les profondeurs de la terre, et il les nommèrent Hadès. Aux personnages et aux fleuves qu'Homère mentionne , ils ajoutèrent encore Éaque, Rhadaraanthe et Charon , ainsi que le fleuve Léthé. Voy. Érebe, Tartare.
exgoxase {En gonasi, l'agenouillé).
Constellation boréale, représentant un homme agenouillé, qui d'une main tient une massue et a l'autre bras recouvert d'une peau de lion. C'est Panyasis qui attribua le premier à Hercule cette constellation , qui porte chez les Latins les noms de Nixus , Nisus, Genicu* lattis , Iivjeniculatus. D'autres y virent Cétée, fils de Lycaon:, ou Thésée soulevant le rocher sous lequel se trouve l'épée de . son père, ouThamyris, ou Orphée, ou Ixion, ou enfin Prométhée.
e vgyeis. Un des chefs de l'armée de Rhadamanthe. Ce prince lui donna l'île de Cyrnus, appelée depuis la Corse.
éxiopée (éxiopels), fils de Thébseus, et conducteur du char d'Hector, fut tué par Diomède.
éxios. Chef troyen ; fut tué par Achille.
éxipée (éxipecs). i. Dieu-fleuve de Thessalie, qui fut aimé de Tyro, fille deSalmonée et d'Alcidicé. Neptune prit la forme d'Énipée pour séduire Tyro, et la rendit mère des jumeaux Pélias et Nélée f Apollodore). Suivant Ovide, c'est Iphimédie que le dieu trompa par ce déguisement, et les enfants qu'elle eut de lui furent Otus etÉphialtès. — 2. Dieu-fleuve d'Élide, dontStrabon rapporte ce qu'Apollodore dit du précédent.
exxea. Cérès. Surnom tiré du vallon d'Enria en Sicile, ou Pluton enleva Proserpine,
exxios. Mercure à Chio.
exxomos. 1. Le même qu'Eunome. — 2. Troyen ; fut tué par Ulysse. — 3. Devin qui, avec Chromis, amena les Mysiens au secours des Troyen . 11 fut tué par Achille.
EXXOSiDAS.Le même qu'Ennosigœos. Voy.
ce nom.
exxosig^os. Qui ébranle la terre. Surnom de Neptune.
éxodia. Qui a son séjour dans les carrefours. Surnom de Diane, d'Hécate et de Proserpine. Les habitants de Colophon lui sacrifiaient pendant la nuit de jeunes chiennes noires. Voy. Tri via.
éxodios. Protecteur des chemins. Surnom de Mercure.
ÉXODITIS. Voy. ÉNODIA.
éxops. Pasteur, père de Satnios.
ÉXOPTROMAXTIE. Divination par un miroir magique qui montrait les événements à venir et passés à un jeune garçon ou à une femme à qui l'on avait bandé les yeux.
Éxorchès. 1. Fils de Thyeste et de sa sœur Daeta ; né d'un reuf , il bâtit un temple à Bacchus. — 2. Le danseur. Surnom de Bacchus ; suivant d'autres, le dieu tirait ce nom du temple qu'Énorchès lui avait érigé.