‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 145 sur 420 · ÉON · texte numérisé non relu

ÉON

ÉxosiCHTHOx. Le même qu'Ennosigaeos.

extédidé. Une des filles de Thespius; Hercule la rendit mère de Ménippidès.

extelle (extellls). Héros troyen ou sicilien, qui donna son nom à la ville d'Entellè en Sicile. Il vainquitDarès au combat du ceste dans les jeux donnés par Énée. Suivant d'autres, c'est Entella, épouse d'Égeste, qui donna son nom à la ville d'Entelle.

exthée. Qui est inspirée. Surnom de Cybèle chez les Grecs.

exthéxis. Sœur d'Algleis. Voyez ce mot.

extoria, fille d'un laboureur qui donna l'hospitalité à Saturne, fut aimée du dieu et en eut quatre enfants, Janus, Lymnus. Faustus, Félix. Instruit par l'amant de sa fille dans l'art de cultiver et de préparer le raisin, à condition qu'il tiendrait ce secret caché à ses voisins , le malheureux laboureur fut lapidé par ceux qu'il avait enivrés, et ses petits enfants se pendirent de désespoir. Plus tard les Romains, affligés d'une peste, reçurent de l'oracle l'ordre d'apaiser Saturne et les ombres des morts. En conséquence , Lutatius Catulus fit élever un temple au dieu sur la roche Tarpéienne, et y plaça un autel quadrifacial. « C'est là, dit avec raison M. Parisot, de la mythologie composite qui n'a ni sens ni bon sens. »

exvie (l'), ixyidia. Fille du géant Pallas et du Styx, suivant Ovide. On représente cette déesse la tète hérissée de couleuvres et le regard louche et sombre.

exyalius (exyalios). Le belliqueux.

1. Dans l'Iliade, ce nom est employé tantôt comme synonyme de Mars, tantôt comme épithète de ce dieu; mais les poètes et les auteurs postérieurs ont fait une distinction entre ces divinités , en regardant Enyalius comme fils de Mars et d'Enyo ou de Saturne et de Rhée. Suivant un autre mythe, Mars reçut ce nom après avoir tué Enyalius, Thrace, qui ne vouiait donner l'hospitalité qu'à ceux qui l'avaient vaincu dans le combat. Sous ce nom d'Enyalius, les jeunes gens de Sparte sacrifiaient à Mars de jeunes chiens dans le Phœbaeon. — 2. Surnom de Bacchus.

exyel s. Roi de Scyros , capitale de l'île de ce nom, dont Achille fit la conquête.

enyo. Nom grec de la déesse de la guerre; Bellone chez les Romains.

eoch aid h. Le plus ancien législateur de l'Irlande , suivant les mythologues de ce pays. La légende le représente comme un Firbolg (étranger), et le fait périr sous les coups du chef des Tuatha-Dadan , à Tuirriodh.

éogax. Émissaire de'Konnor, qui le chargea d'assassiner Naois, époux de la belle Déirdre.

éole. Voy. /Eolus.

Éox (y£ox) La première femme qui ait existé, selon les Phéniciens; eut pour époux Protogone. Les noms de ces deux individus sorçt évidemment traduits en grec

ÉPE

Éo.vE. Thespiade ; elle rendit Hercule père a'Araestrius.

éons (^ones). Suivant les gnostiques et les néo-platoniciens , génies secondaires , qui sont au nombre de sept selon l'opinion de Basilide , tandis que Valentin en reconnaît trente. Les Éons ne sont autre chose que des personnifications des idées ou essences de Platon; ils se récapitulent dans un dieu suprême , Pleroma [ Plénitude ).

Éos. Nom grec de l'Aurore.

Éous. i. L'oriental. Surnom d'Apollon chez les habitants du Pont. — 2. Un des chevaux du soleil.

épachtes. Fête athénienne en l'honneur de Cérès et en mémoire de la douleur qu'elle ressentit de l'enlèvement de Proserpine.

épacrios. Qui est adoré sur les hauteurs. Surnom de Jupiter, le même qu'Acraeos.

épactjEOS, epactios. Qui est adoré sur le rivage de la mer. Surnom d'Apollon et de Neptune à Samos.

ÉPiENÉ. La terrible. Surnom de Proserpine.

épaltès. Troyen tué par Patrocle.

épaphus (épaphos). i. Fils de Jupiter et d'Io ; cette dernière le mit au inonde après avoir longtemps erré sur les bords du Nil. A sa naissance , il fut , sur la demande de Junon, caché par les Curètes. Sa mère le retrouva en Syrie. Dans la suite il devint roi d'Egypte, épousa Memphis, fille du Nil, ou bien Cassiopée, et fonda Memphis. Une de ses filles, nommée Libye, donna son nom à la Libye; l'autre s'appelait Lysianasse. — 2 . Fils de l'Érèbe et de la Nuit.

épaulius ou épalids , roi dorien , détrôné, dut à Hercule de recouvrer son royaume, et légua son trône à Hyllus.

épée (épéios). 1. Fils d'Endymion; remporta le prix de la course dans la lutte que ce roi fit soutenir à ses fils pour décider lequel d'entre eux lui succéderait sur le trône d'Olyrapie. Épée devint roi d'Élide , et donna son nom aux Éléens, qui depuis s'appelèrent Épéens. — 2. Fils de Panopée; se rendit, avec trente vaisseaux, des îles Cyclades à Troie, où il construisit, sous le patronage de Minerve, le fameux cheval de bois. Les instruments qui servirent à sa construction furent déposés, à ce que dit Justin, dans le temple de Minerve à Métaponte. Suivant Homère, Épée était un guerrier plein de courage et habile dans la lice; Use distingua aux jeux funèbres de Patrocle par la victoire qu'il remporta sur Euryale, bien qu'il fût vaincu lui-même au jet de la fameuse balle de fer d'Éétion. Selon d'autres, sa lâcheté était devenue proverbiale. Justin dit qu'il fonda la ville de Métaponte, et Servius, celle de Pise en Italie. Pausanias cite, comme d'Épée, la statue ciselée de Mercure à Argos. Lui-même était représenté dans la Lesché de Delphes, renversant les murs de Troie, au-dessus desquels on voyait s'élever la tête du cheval de bois,

épéoché. Dans la religion parsi, le dev rival de Tachter, génie de l'eau. En lutte avec son adversaire sur le lac sacré de Koorokech, qui les vit combattre sous la forme de chevaux, il remporta d'abord un assez gr.ind avantage ; mais Tachter implora le secours d'Ormuzd, et Épéoché dut s'enfuir vaincu, pendant que les eaux reprenaient leur fluidité première.

épéritos. Fils d'Aphidès , natif d'Alybas. Ulysse, de retour à Ithaque, se présenta d'abord à Laërte sous le nom d'Épéritos.

éphaptor. Tje toucheicr. Surnom tjue les hymnes orphiques donnent à Bacchus. Scaliger l'assimile à Tagès, dérivé du vieux latin Tago (Tango).

éphèse (éphésos), fils du dieu-fleuve Caystre, donna son nom à la ville d'Éphèse, et y fonda avec Crœsus le célèbre temple de Diane.

t éphésia. Surnom de Diane, adorée à Éphèse.

éphésies. Fêtes à Éphèse en l'honneur de Diane.

éphestiens {Dieux); les mêmes que les Latins nommaient Lares et Pénates. R. estia , foyer.

éphesties. Fêtes de Vulcain, où trois jeunes garçons, portant des torches allumées, couraient de toute leur force; et celui qui atteignait le but le premier, sans avoir éteint sa torche, gagnait le prix.

éphestries. Fêtes établies àThèbes, du^ rant lesquelles on habillait en femme la statue du devin Tirésias, et on la promenait ainsi par la ville.

éphialtès. 1. Un des géants qui firent la guerre aux dieux; Apollon lui creva l'œil droit, et Hercule le gauche. — 2. Un des Aloades. Voy. ce nom.

éphippos. Fils de , Poemandre et père d'Acestor.

EPHÉDATIA et

ephédrias. Nymphes des fontaines.

ephéra. Fille de l'Océan, qui la première s'établit à Corinthe, dont l'ancien nom était Ephyraea.

épibatérios. Le même qtiEmbasios. Surnom d'Apollon.

épibémios. Surnom sous lequel Jupiter était adoré à Siphnos.

épicarpios. Qui préside aux fruits. Surnom de Jupiter en Eubée.

épicaste. i«. Fille de Calydon et épouse d'Agénor. — 2. Fille d'Augias ; Hercule la rendit mère de Thestalus. — 3. Mère et épouse d'OEdipe.

épicleus, guerrier lycien et allié des Troyens , fut tué au siège de Troie par Ajax, fils de Télamon.

épicoeivios. Surnom sous lequel Jupiter était adoré à Salamine.

épicurius ( epicourios ). Le sauveur.

Les habitants de Bassa en Arcadie, délivrés de la peste par Apollon, lui érigèrent un terç«

pie magnifique sous ce nom. On lui sacrifiait annuellement un sanglier dans son temple sur le mont Lycée. Voy. Ai.exicacos.

ÉP1DAHNIOS. Père d'une suivante de Vénus .nommée Hélène , et qui était adorée par les Épidamniens sous la forme de Vénus, comme divinité secourant ceux qui souffrent de la faim.

épidaos. Fils de Nélée et de Chloris, fut tué par Hercule.

épi dal' re ( epidauros ). Fils d'Argos et d'Évadné , suivant la tradition des Argiens; d'Apollon, suivant celle des Épidaurlens. Les Éléens le disaient fils de Pélops.

épidaijrius. Le dieu d'Épidaure. Surnom d'.Eseulape.

épidémies. Fête que les Argiens célébraient en l'honneur de Junon; et les habitauts de Délos et de Milet, en l'honneur d'Apollon.

épidotÈs. Distributeur debiens. Surnom :

i. Des dieux bienfaisants , auxquels Antonio avait élevé un temple à Épidaure. - 2. Du Sommeil, qui avait sous ce nom une statue dans le temple d'Esculape à Sicyone. — 3. D'un génie adoré par les Lacédémoniens. Il apaisa Jupiter Hicésios, que le meurtre de Pausanias avait irrité. — 4. De Jupiter à Mantinée et à Sparte.

épies. Divinité égyptienne, qu'on croit être la même qu'Osiris.

épigée (epig.*os). Fils d'Hélios (le soleil) et de Béruth, dans la cosmogonie phénicienne.

épigeus. Fils d'Agaclès, Myrmidon, qui, ayant tué son cousin , fut forcé de quitter Budïon; il se rendit alors chez Pelée et Téthys, qui renvoyèrent avec Achille devant Troie, où il fut tué par Hector.

épigoxes ( épigoxoi). Deseendants. Fils et vengeurs des sept héros qui avaient succombé devant Thèbes en combattant pour Pôlynice contre Étéocle. Ils étaient au nombre de sept, suivant Pausanias, qui donne ainsi leurs noms : Alcrareus, fils d'Amphinraùs; .Egialée, fils d'Adraste; Diomède, fils de Tydée; Promachus, fils de Parthénopée; Sthénélus, fils de Capanée; Thersandre, fils de Polynice; Euryale, fils de Mélisseus. Apollodore ajoute à celte liste le nom d'Amphiloque, fils d'Amphiaraiis ; et Hygin substitue à trois d'entre eux. Polydore, Thésimène et Nysios. Commandes par Adraste, ou par Alcméon , ou par Égialée, ou encore par Diomède, les Épigones, qu'un oracle avait engagés à prendre les armes, renouvelèrent les jeux Nêméens, et se présentant ensuite devant Thèbes, combattirent les guerriers de cette ville sur les rives de l'Élisas. Laodamas, général des Thébains, fut tué après une vigoureuse défense, et les fils des sept chefs dévastèrent la ville ennemie, dont les habitants s'éLiient retirés dans les environs par le conseil de Tirésias. Égialée fut le seul des Épigones qui succomba dans cette entreprise. Thersandre

fut nommé roi de Thèbes pnr ses compagnons.

épil aïs. Thespiade, qu'Hercule rendit mère d'Astyanax.

épiléxie. Fête grecque en l'honneur de Bacchus, où l'on disputait à qui foulerait une plus grande quantité de grappes.

épimédès. Nom d'un Dactyle idéen , dans Pausanias. Il parait avoir été originairement, ainsi que Iasius, Acésidas et Pœonaeus, un héros bienfaisant honoré à Élis ; ce n'est sans doute qu'à une époque comparativement moderne qu'on l'a fait figurer parmi les Dactyles, par suite de la confusion des traditions locales Cretoises et éléennes relatives à Jupiter. Voy. Dactyles.

épimélios. Surnom de Mercure à Coronée.

épiméthée (épimethels), frère de Prométhée, et fils de Japet et de Clymène, épousa Pandore, dont il eut Pyrrha. Ce fut lui qui ouvrit la fatale boîte d'où sont sortis tous les maux qui affligent les hommes. Les dieux changèrent Épiméthée en singe.

épiméthide. Nom patronymique de Pyrrha , fille d'Épiméthée.

ÉPiowE (épioxé). Qui soulage. Femme d'Esculape , et mère de Machaon et de Poda- Jire, de Panacée , etc. Voy. Esculape.

épiphaaès. Qui apparaît. Surnom qu'on appliquait à tous les dieux et en particulier à Jupiter.

épiphrox. Fils de l'Érèbe et de la Nuit.

épipole. 1. Fille de Trachion, de Caryste en Eubée. Sous des vêtements d'homme , elle accompagna les Grecs au siège de Troie. Son sexe ayant été découvert par Palamède, elle fut lapidée. — 2. Surnom de Cérès à Lacedémone.

épipoli^eos. Surnom de Mercure à Rhodes.

épipolla- La même qu'Épipole. Voy. ce nom n° 2.

épipergitis. La protectrice des murs et des tours. Surnom de Minerve chez les Abdéritains.

épiréxétios. Patron des jeunes gens.

Surnom de Jupiter en Crète.

épiscaphies. Fêtes des barques chez les Rhodiens.

épiscéxie. Fête des tentes chez les Spartiates.

épiscire. Fête célébrée à Sevra , en Attique , en l'honneur de Cérès et de Proserpine.

épiscopos. Qui atteint le but. Surnom sous lequel Diane avait à Élis un temple appelé Aristarchion.

ÉPiSTATÉRios. Chef, président. Surnom de Jupiter en Crète.

épistor. Troyen tué par Patrocle.

épistrophi a. Qui change les cœurs. Surnom de Vénus.

ÉPISTROPHL'S (ÉPISTROPHOS). 1 Fils d'1phitus et d'Hippolyte, petit-fils de Naubolus; conduisit, avec son frère Schédius , les Phocéens sur quarante vaisseaux au siège de Troie,

ÉPY

et fut tué par Hector. — 2. Chef des Halizones, natif d'Alybé; vint au secours de Priam. — 3. Fils d'Événus, petit-fils de Sélépius et frère de Mynès; il fut tué par Achille dans l'expédition contre Lyrnesse et Thébé.

épitalaria. La Déesse qui porte une corbeille. Surnom de Vénus.

épitermios. Dieu des frontières. Surnom de Mercure.

épithalamitÈS. Gardien du fond de cale ou du lit nuptial. Surnom de Mercure en Eubée.

épitragia. Épithète de Vénus, représentée assise sur un bouc.

épitrapéZios. Nom de la petite image d'Hercule, fondue avec beaucoup d'art par Lysippe , et qu'on plaçait sur la table au moment du repas.

épitropos. Le surveillant. Surnom de différentes divinités.

ÉPiTEMRiA. Surnom de Vénus, adorée à Delphes comme présidant au terme de la vie.

époxa (du vieux latin epus , pour equus , cheval). Divinité des écuries et des étables, chez les Romains. Servius la fait naître du commerce de Fulvius Stellus avec une jument. Son image, placée dans les écuries, était, à certaines époques, décorée de fleurs et de guirlandes par les palefreniers.

épopéus. 1. Fils de Neptune et de Canacé. et frère d'Opléus, de Nirée, d'Aloéus et de Triops ; ou, suivant Pausanias , fils d'Aloéus et père de Marathon. Après la mort de Corax, qui ne laissa pas d'enfants, Épopéus abandonna laThessâlie, et se rendit à Sicyone, dont il devint roi. Ayant enlevé Antiope, fille de Nyctéus, roi de Thèbes, celui-ci lui fit une guerre, dans laquelle tous deux périrent. Avant sa mort cependant , Épopéus consacra a Minerve un temple, dans lequel son tombeau se voyait encore du temps de Pausanias, lors même que le temple eût été détruit par la foudre. — 2. Un des Tyrrhéniens qui tentèrent d'enlever Bacchus; il fut changé en dauphin ainsi que ses compagnons.

épopsios. Gardien, qui surveille. Surnom de Jupiter, d'Apollon et de Neptune.

époptes. Initiés parvenus aux grands mystères, et qui avaient, en cette qualité, le droit de tout voir.

époptiques. Nom des grands mystères , des mystères intimes, révélés aux candidats qui avaient rempli toutes les épreuves de l'initiation.

épounamoun. Le dieu de la guerre chez les Araucans , peuplade belliqueuse de l'Amérique méridionale.

épulons. Prêtres romains, institués l'an 558 de la fondation de Rome pour préparer les festins sacrés dans les jours solennels. Leur office était aussi de publier le jour où ces repas devaient se faire en l'honneur des dieux.

épytidès. Nom patronymique de Périphas , fils d'iEpytus et compagnon d'Ascagne.

épytus. Troyen qui, après la prise de

ÉRÈ 165

Troie, se joignit à Énée. Vo\j. /Epytus.

équiries. Fêtes instituées par Roraulus en l'honneur du dieu de la guerre. On y faisait des courses de chevaux au Champ de Mars.

équité (jEQUITasï. Déesse romaine de la justice. Emblème de ce qui est juste et droit , elle est représentée sous les traits d'une Vierge à l'extérieur sévère, presque comme Minerve, tenant la corne d'abondance dans le bras gauche, et à la main droite une balance.

équestre. Surnom des divinités qui présidaient aux courses de chars. Junon, Mars, Minerve et Neptune avaient sous ce nom des autels à Élis. La Fortune équestre avait à Rome un temple magnifique qui fut bâti par Q. Fulvius Flaccus, en mémoire d'une victoire remportée par sa cavalerie sur les Celtibériens.

équoréEjV. Qui appartient à l'Océan. Surnom que l'on donne quelquefois aux divinités marines.

er. Fils de Bartolara et frère de Arbha , de Fearon, et de Feargna , dans la mythologie irlandaise. D'autres font descendre de Mileadh ce groupe quaternaire.

Érasiks. 1. Père des Argiennes Byzé, Mélyte , Mœra et Anchiroé , qui reçurent chez elles Britomartis revenant de Phénicie. — 2. Voy. Érasippus.

érasippus. Fils d'Hercule et de la thespiade Lysippe. Quelques auteurs l'appellent Ërasinus.

érato. La gracieuse. 1. Nom d'une Néréide. — 2. Nymphe, femme d'Arcas et prêtresse de Pan. Elle eut trois enfants, Élatus, Azan et Aphidas. — 3. Muse qui préside à la poésie erotique, et que les amants invoquaient chez les Romains. On lui attribue l'invention de la flûte et du chalumeau, quelquefois de la lyre , au son de laquelle elle dansait : Plectra gerens Erato , saltat pede, carminé vultu (Ausone). L'art romain la représente tenant tantôt le stylet, tantôt le chalumeau: dans les peintures dHerculanum elle est vêtue d'une tunique rose, et tient le barbiton à neuf cordes. Sur sa tête est l'inscription EpaTOJ ^aXxpiav.

ératus. Fils d'Hercule et de la thespiade Dynaste.

errid. Selon M. Noël, celui qui est initié au culte institué par Zoroastre.

érebe (erebos). i. Fils du Chaos ; eut de sa sœur, la Nuit, qu'il épousa, l'Éther et le Jour. Hygin lui donne encore pour enfants , le Sort, la Destinée, la Mort, le Sommeil, les Songes, le Styx, les Parques, etc. — 2. Le lieu sombre. Si l'on veut admettre que, dans la croyance populaire des anciens , Cerbère se tienne à l'entrée des enfers pour exercer une active surveillance sur les ombres, on peut regarder l'Érèbe comme un lieu particulier situé à la limite du sombre domaine, et par lequel il faut passer avant d'arriver dans le monde souterrain proprement dit. Mais comme rien , dans Homère , ne force a accepter cette

1G6 ERG

hypothèse, l'Érèbe peut, aussi être une épithète pour désigner l'enfer en général. Dans le sens le plus restreint, c'est ce pays de ténèbres placé au bord de l'Océan, cette région occidentale qu'habitent les ombres. Plus tard les poètes appliquèrent indifféremment le mot d'Érèbe , et à Ja partie de l'enfer où habitent les bons, et à la section de l'Hadès la plus éloignée de la terre des vivants, et à Pluton (Orcus) lui-même.

ÉRECHTHÉE ( ERECHTHEUS ). r. Le même

qu'Érichthonius, dans les anciens mythes. C'est Platon qui, le premier , a fait deux personnages différents de ce même individu. — 2. Surnom de Neptune et de Jupiter.

érechthéum. Temple situé dans l'Acropole d'Athènes, et où l'on voyait trois autels consacrés à Neptune, à Butés et à Vulcain. 11 s'y trouvait encore une grande cuve d'airain dite mer Érechthéide.

érechthis. Nom patronymique d'Orithyie, fille d'Érichthonus.

éregbouo. Premier décan du Sagittaire, selon Firmicus.

ÉRÉniÉsios. Surnom de Jupiter à Lesbos.

érésios. Surnom d'Apollon.

érésus (eresos). i. Personnage inconnu des mythographes ; Polygnote l'avait représenté dans la Lesché de Delphes. — 2. Fils de Macar; on dit qu'il donna son nom à la ville d'Érése dans l'île de Lesbos.

ÈRÉTHiSMios. Surnom d'Apollon chez les Lyciens.

éretméus. Un des jeunes Phéaciens qui s'exercèrent dans la lice en présence d'Ulysse.

érétrieus, fils de Phaéton, donna son nom à la ville d'Érétrie en Eubée.

éreuthalion, Arcadien, fils d'Hippomédon ou d'Aphidas , fut tué par Nestor dans un combat contre les Pyliens; il portait l'armure d'Areithous , qui lui avait été donnée par Lycurgue.

erg^os. Surnom de Jupiter.

ERGANÉ. L'artisane. Surnom de Minerve comme inventrice de tout art et de toute science.

ergaties. Fêtes à Sparte, en l'honneur d'Hercule et de ses travaux.

erg A.TIS. La même qu'Ergané. Surnom de Minerve chez les Samiens.

ergécs. Père de Célœno, et grand-père d'Euphémus, de Lycus et de Nycteus.

ergijEUS (ergijEOS). Descendant de Diomède. A l'instigation de Téménus , il détourna le Palladium que Diomède avait apporté à Argos.

erginus (ergïjVOS). ï. Fils de Clymène et de Buzygé ou Budée, roi d'Orchomène. Pour venger la mort de son père tué par Périérès , conducteur du char de Ménœcée, il fit la guerre auxThébains, et les força de lui fournir pendant vingt ans un tribut annuel de cent taureaux ; mais Hercule, ayant rencontré les messagers envoyés par Erginus pour demander le tribut promis, leur coupa le nez et les oreil-

Page 1