‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 147 sur 420 · ERO · texte numérisé non relu

ERO

vcurdeSidjimouni, qui le nomma chef suprême des esprits infernaux. Depuis ee temps il habite, avec sa femme Samorindo, une grande ville ceinte de murailles blanches et située au milieu du Pirridien-Orron ou royaume des Pirrids. On représente Erlik-khan avec un visage de buffle , quelquefois avec deux têtes et quatre mains. Sa tête est armée de cornes et entourée de flammes. Une longue spirale de crânes lui sert de collier. Ses armes sont un glaive placé dans sa main gauche, et un sceptre fleuronné d'une tête de mort, qu'il soutient de la droite.

eros ( cupido , amor ). Le dieu de l'amour. Il faut distinguer, chez les anciens, trois dieux différents qui portent ce nom. Le premier est le dieu-nature des plus anciennes cosmogonies; le second est ce type primitif altéré par les modifications des philosophes et des mystiques; le troisième, enfin, est le dieu de l'amour chanté par les postes érotiques et épigrammatiques , et dont les jeux folâtres sont à peine du domaine de la mythologie antique. Homère ne mentionne pas encore Éros. C'est Hésiode qui en parle le premier comme d'une des divinités les plus anciennes : « D'abord , dit-il , exista le Chaos, puis la Terre, le Tartare et l'Amour, le plus beau parmi tous les dieux, et qui chez eux comme chez les hommes se joue de leur bon sens et de leurs sages résolutions. » Cette priorité d'existence sur les autres dieux est aussi donnée à Éros par Parménide et par Acusilaiis dans le Phèdre de Platon , et l'on ne s'en étonnera pas si l'on pense que , suivant ces cosmogonies premières, il représente la force puissante qui anime tout d'un amour mutuel, qui fait que toutes choses s'harmonisent. Tel est à peu près aussi le sens des définitions des anciens philosophes qui sont empruntées à la mythologie. Les traditions modernes font naître l'Amour du Ciel et de la Terre, d'Uranus, d'flithyie (Pausanias); de Mercure et de Diane , du même dieu et de Vénus , ou de cette déesse et de Mars (Cicéron) ; de Zéphyre et d'Iris (Plutarque) ; ou, enfin, de Jupiter, qui l'eut de sa fille, Vénus, et en garda le surnom de père {pater, avus) de l'Amour. — Le second Éros , ou l'Amour tel que le représentent les philosophes, a été encore dédoublé par eux et scindé en deux divinités bien distinctes: l'un, l'amour pur, est fils de Vénus Uranie ; l'autre doit le jour à la Vénus commune, fille de Jupiter et de Diane, ou à Polyranie ; on dit encore qu'il naquit, le jour de la fête de Vénus, de Poros et de Pénia. — L'Éros orphique est fils de Saturne et frère de l'Éther; la Nuit est sa fille. Dans une au- ,tre tradition, il naît au contraire de la Nuit et de l'Érèbe. « Enfin la Nuit aux noires aîles enfante, dans le sein infini de l'Érèbe, un œuf sans germe, d'où, après une longue révolution d'années, naquit l'Amour. Avant que celuici eût tout mêlé, la race des immortels n'existait point encore ; mais quand le mélange de

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