‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 148 sur 420 · ERO · texte numérisé non relu

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toutes choses fut accompli, alors parut le Ciel, l'Océan , la Terre, et la race immortelle des dieux » (Aristophane). — Les poètes érotiques nous représentent l'Amour comme un jeune garçon éclatant de beauté; ils racontent de lui mille stratagèmes et mille tours qu'il joue, non-seulement aux hommes, mais même aux dieux et à sa propre mère. Comme l'amour se glisse dans les cœurs par des chemins inconnus, les poëtes disent aussi que ses parents sont inconnus, ou bien qu'il a seulement une mère et pas de père. Il exerce sa puissance dans le ciel , sur la terre, au sein des ondes, et même aux enfers; il dompte les lions et les tigres, arrache les foudres à Jupiter, à Hercule ses armes, et il joue avec les monstres marins. « Amour! invincible Amour! tù subjugues les puissants, et tu reposes sur les joues délicates delà jeune fille ; tu règnes sur les mers et dans la cabane du berger : nul, parmi les dieux immortels ni parmi les hommes éphémères, n'échappe à tes traits » (Soph. Antig.), Il est cruel, Il aime à tourmenter les amants, et jouit quand il peut faire répandre des larmes. On ne peut se fier ni à ses pleurs, ni à ses caressses, ni à ses protestations, ni à ses baisers; car il ne pense qu'à trahir. Ses armes sont des torches et des flèches qu'il porte dans un carquois d'or. Celles-ci sont de deux sortes : les unes d'or pur, produisent l'amour; les autres, armées de plomb , n'inspirent que la haine. Il en a trempé les pointes dans le fiel, le poison, le feu ou le miel. Avec ses torches il peut embraser le cœur même du dieu du soleil. Il est toujours peint avec des ailes, car rien n'est plus fugitif que la passion qu'il inspire ; ses ailes sont de couleur d'or. Souvent on le représente avec un bandeau sur les yeux. Il accompagne ordinairement sa mère; et son cortège propre se compose de Jocus {la raillerie), de Pothos et d'Himéros {les désir»), de Bacchus, de Tyché {la fortune), de Pitho (la persuasion), des Grâces et des Muses. Sa statue se trouvait avec celles de Mercure et d'Hercule dans les gymnases. Quelquefois on donne à Cupidon un frère nommé Antéros, qui est le dieu de l'amour réciproque. P~oy. ce mot. On le voit souvent accompagné aussi d'un grand nombre de frères ou de compagnons de son âge et de sa forme, que l'on nomme Amours, Érotes, Cupidons. Ils sont, ou fils de nymphes, ou bien ils naissent d'œufs pondus dans le nid de Cupidon. — Partout on l'honorait par des vœux, des prières et des sacrifices. A Thespies, on célébrait en son honneur, tous les cinq ans, de grandes fêtes nommées Érotics ou Érotidies; à Lacédéroone, en Crète, et à Saraos, on appelait ses fêtes Éleuthéries. On l'honorait aussi à Parion de l'Hellespont, à Athènes, où il avait un autel à l'entrée de l'Académie; àMégare, où son image était placée dans le temple de Vénus, à coté de celles d'Himéros et de Pothos; à Élis, conjointement avec les Grâces; à

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Égîre , à Leuctres. Parmi les fleurs, la rose lui était consacrée. A côté de lui, on voit souvent représentées dans les œuvres d'art des anciens, outre des animaux féroces qu'il dompte, le lièvre, le coq et le bouc. — De même que Platon distingue deux différents amours, ainsi les statues de ce dieu présentent deux types distincts : les unes l'offrent à nos regards dans toute la beauté de l'adolescence, tandis que les secondes, qui leur sont postérieures, le représentent, ainsi que ses compagnons, sous la figure d'enfants nus, ayant l'air désœuvré mais malin, portant des ailes , un arc et un carquois, et quelquefois même avec les attributs des autres dieux ou héros qu'on supposait victimes du larcin des Amours. — Sur les amours de Cupidon avec Psyché, voy. ce nom.

érosanthéia. Fête du Péloponèse, dans laquelle les femmes se rassemblaient et cueillaient des fleurs.

É rot ide s ou érottimes. Fêtes enl'honneur d'Éros , ou Cupidon , que les Thespiens célébraient tous les cinq ans.

érouivia, célèbre Daïtia de la mythologie hindoue , fils de Kaciapa et de Diti, se révolta contre Vichnou après la défaite de son frère Érouniakcha. Brahma leur avait accordé d'étonnants privilèges, qui semblaient devoir les garantir à jamais de la mort ; mais un jour qu'Érounia, raillant son fils Pragalata, qui soutenait la présence de Vichnou dans tout l'univers, frappait de sa main un pilier, en demandant d'une voix railleuse si le dieu était dans cette colonne, la colonne s'ouvrit, et laissa sortir Vichnou, moitié lion, moitié homme. Érounia périt dans le combat qui s'engagea. C'est là la quatrième incarnation du dieu hindou, dite Naracinghâvataram.

érouniakcha , frère d'Érounia , s'empara du monde, et le jeta dans la mer. 11 périt sous les coups de Vichnou, qui prit, pour le combattre, la forme d'un sanglier. Cette incarnation du dieu hindou est la troisième, et porte le nom de Varahàvataram.

erreur (error). Ovide lui donne pour demeure le palais de la Renommée.

ertosi ou artès. Dieu-dynaste des Égyptiens , que M. Guigniaut prend par l'archi-dynaste. Il figure le troisième parmi les dieuxplanètes.

eryalos. Guerrier troyen tué par Patro-

cle.

eryciive. Surnom de Vénus ; quelquefois il se prend pour cette déesse elle-même. Elle doit l'origine de ce nom, soit à la ville d'Éryx , ou au mont Éryx en Sicile, où elle avait un temple , soit à son fils Éryx , dont la fille Psophis éleva, dit-on, un temple à Vénus Érycine, à Psophis en Arcadie. Il y avait aussi à Rome un temple consacré à Vénus Érycine.

erygdupos. Centaure tué par Macarée aux noces de Pirithoiis.

erymanthe (Le sanglier d'). Animal terrible par sa force et sa férocité, et qui fut l'ob-

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jet du quatrième des travaux d'Hercule. Descendu de l'Érymanthe, montagne qui se trouve sur les frontières de l'Arcadie et de l'Achaïc , il ravageait le territoire de Psophis. Mais Hercule prit le monstre au moyen d'un lacet, et l'amena vivant à Mycènes ( Apollodore ). Eurysthée fut tellement effrayé de ce spectacle, qu'il se cacha dans un vaisseau d'airain. Suivant une autre tradition, le sanglier d'Éryraanthe, auquel on donna le surnom iïArcadius sus, descendit du mont Lampé' en Arcadie ( Diodore ), ou du Pénée en Thessalie ( Euripide ). C'est alors dans ce pays qu'a lieu l'expédition d'Hercule contre le monstre. Enfin Hygin place le lieu de cet événement en Phrygie.

ÉRYMANTHE (ERYMANTHOS). X. Fils d'A-

pollon. Vénus le priva de la vue , parce qu'il l'avait aperçue au bain avec Adonis. Son père, pour le venger, iprit la forme d'un sanglier, et tua l'amant de la déesse. — 2. Fils d'Aristas, père d'Arrhon. — 3. Fils d'Arcas, père du Xanthe. — 4. Dieu-fleuve d'Arcadie, qui avait un temple et une statue à Psophis.

éry mas. 1. Troyen tué par Idoménée. — 2. Troyen tué par Patrocle. — 3. Compagnon d'Énée, tué par Turnus.

érysicé, fille du fleuve Achéloiis, donna son nom à la ville d'Érysicé en Acarnanie.

érysichton. i. Fils de Triopas, roi de Thessalie. Tourmenté d'une faim dévorante pour avoir abattu un bois consacré à Cérès (voy. ce nom), il vendit tout ce qu'il possédait pour assouvir son appétit sans cesse renaissant. Sa fille Mestra, à laquelle Neptune avait accordé le don de se métamorphoser à volonté, pourvut quelque temps à la subsistance de son père, en échappant aux acheteurs, qui ne pouvaient la reconnaître sous ses nouvelles formes. Érysichthon mourut enfin , en se dévorant les mains. — 2. Fils de Cécrops et d'Agraulos. Il mourut jeune, et fut enterré à Prases, où l'on voyait encore son tombeau du temps de Pausanias. Ce fut lui qui apporta de Délos à Athènes la vieille statue d'Ilithyie.

érithibios. Surnom d'Apollon à Rhodes, comme préservant les blés de la nielle.

érythie (érythéia). i. Fille de Géryon; eut de Mercure un fils nommé Norax. — 2. Nom d'une Hespéride.

erythie (L'île d') est l'île fabuleuse où se trouvait le royaume de Géryon. Les premières traditions la supposent située à l'extrémité occidentale du monde connu, dans ce lointain horizon que colorent les feux du soleil couchant. Cette dernière limite des expéditions d'Hercule en Occident fut, lorsqu'on connut mieux les pays situés au couchant, identifiée avec Cadix, ou supposée se trouver non loin de cette ville.

érythra. Fille de Porphyrion.

Érythras. t. Fille de la thespiade Exolé et d'Hercule. — 2. Prince qui donna son nom à la mer Rouge (mer Érythréenne).

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