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et beaucoup d'autres, dérivées des noms des endroits où il était vénéré. On lui sacrifiait des coqs et des chèvres. Le laurier, le chien, son gardien, la chouette, svmbole de la sagesse, lui étaient consacrés, et surtout le serpent, qui était intimement, lié avec le culte de ce dieu. Chez les Égyptiens et chez tous les anciens peuples de l'Orient, nous retrouvons le serpent pour attribut des divinités que l'on adorait comme dieux de la médecine ; car il paraît que toutes ces divinités diverses ont eu une source commune , et que le culte du serpent comme emblème de la santé est un reste du fétichisme égyptien, qui , transplanté en Orient et surtout en Phénicie , le fut aussi à Épidaure par des marchands de ce pays. Ainsi , nous trouvons dans l'histoire des Israélites que Moïse avait érigé au milieu du peuple un serpent d'airain, dont la seule vue guérissait de la peste'; et plus tard , même à la première époque du christianisme, nous voyons sur d'anciens tableaux le serpent, comme emblème de l'hygiène, sortant du calice de saint Jean. Esculape était représenté dans le temple d'Épidaure assis sur un trône, appuyant une main sur la tête d'un serpent, et tenant de l'autre un bâton. A côté de lui on voyait ordinairement un chien, et quelquefois un jeune garçon, Télesphore, génie de la guérison. L'idéal de ce dieu a été créé par les plus grands maîtres, tels que Phidias, A.lcamène, Scopas et autres; il ressemble beaucoup à celui de Jupiter. Ses cheveux, relevés au-dessus du front, retombent sur ses épaules; sa barbe est épaisse, sans être cependant bouclée comme celle de Jupiter; son regard est fier, mais affable ; l'expression de sa figure est celle d'un penseur profond, mais d'une bienveillance toute paternelle; l'attitude de son corps est simple, grave et pleine de dignité : il est vêtu d'un manteau à larges plis. îl existe beaucoup de statues et de bustes en marbre représentant ce dieu , et on trouve souvent son image sur des monnaies et des gemmes, mais elle est rarement sculptée en relief.
esculapies. Fêtes romaines en l'honneur d'Esculape.
ESE. VOIJ. iESAR.
esfeadakmad. Génie qui présidait au douzième mois de l'année des anciens Persans, et lui donnait son nom.
esmunus. Dieu phénicien, fils de Sidik.
On l'identifie ordinairement avec l'Esculape grec. Comme le dieu médecin fils d'Apollon, il faisait des cures miraculeuses dans le temple qu'on lui avait élevé à Carthagë, et où les médecins et les savants se réunissaient pour des conférences scientifiques. Une tradition tyrienne raconte qu'Esmoun, aimé d'Astronoé, se mutila comme Atys, et que la déesse lui accorda l'immortalité. Le nouveau dieu prit alors le surnom de Pœan.
Ésox Caesox). Fils de Créthéus et de Tyro , frère de Pélias, et père de Jason. Les auteurs