‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 166 sur 420 · FRA · texte numérisé non relu

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les Orphiques nomment sa mère Eubulée.

Les attributs de la Fortune, en tant que déesse grecque, sont divers ; quand elle tient le gouvernail, elle représente , du moins le plus ordinairement, le destin qui gouverne le monde; avec le globe céleste, elle n'est plus que l'emblème du hasard; et lorsqu'elle soutient Plutus ou la corne d'abondance, elle devient le symbole de la prospérité, de la fortune par excellence. — Honorée dans toute Ja Grèce , cette divinité avait des temples dans les villes suivantes : àPhère en Messénie; à Smyrne, où Bupalus l'avait représentée un globe céleste sur la tête et la corne d'abondance à la main; à Sicyone; à Égire en Achaïe, où elle avait à son côté un amour ailé ; à Élis ; à Thèbes , avec Plutus ; à Lébadée , avec le bon génie (ôat[JL(ov ayaôo;) ; à Olyrapie enfin , il y avait un autel de la bonne fortune. — Les attributs de la Fortune sont très-nombreux chez les Romains, qui l'honorèrent de bonne heure et au loin dans leur empire ; ainsi , elle a la roue et le disque; elle paraît même, en tant que Fortune antiate, présidant a la navigation ou commandant aux mers, avec le dauphin. Son culte était en vigueur, principalement à Rome, à Antiurn et àPréneste , où elle apparaissait comme déesse prophétique, et rendait des oracles célèbres sous le nom de sortes antiates ou prœnestinœ. Dans la capitale, elle n avait pas moins de vingt-six temples. Les deux derniers, situés dans les treizième et quatorzième régions, étaient dédiés à la Fortune, Fors, et non Fortuna, ce qui est du reste , parfaitement identique. Servius Tullius avait élevé le premier un temple à cette déesse, 295 ans avant J. C Les Étrusques comptaient la Fortune au nombre de leurs Pénates , ainsi que Cérès et Palès. Les surnoms romains de la Fortune sont presque innombrables; nous citerons les suivants, empruntés à différents ordres d'idées : Bona, Mala, Brevis, Dubia, Fratricia, Plebeia, Equestris, Mascula, Firilis , Barbata, Obsequens , Redux, Privata, Pubtica, Automatia, etc. Chez les Grecs, on la surnommait Acraia, qui habite une sommité; Pherepolis, protectrice des États ; Sotira, la protectrice; Agathe, la bonne. — On célébrait en l'honneur de la Fortune , le 24 juin , une fête dans laquelle les mariniers couronnaient de fleurs leurs navires.

fortunées (lies). Aujourd'hui Canaries, îles delà mer Atlantique, où les anciens plaçaient les Champs-Elysées. F~oy. Élysee.

fossor. Surnom d'Hercule, en mémoire de ce qu'il ouvrit une issue aux eaux du fleuve Olbius en Arcadie.

fotoah (Les) ou fotoques. Dieux japonais.

FO.UDO, célèbre Cami, fut célèbre durant le cours de sa vie, par ses austérités et ses pénitences ; il restait des journées entières au milieu d'un feu ardent, sans que son corps en fût le inoins du monde endommagé. Aussi

préside-t-il aujourd'hui à l'épreuve de la vérification du serment, laquelle consiste à inarcher par trois fols sur des charbons enflammés. Les pieds de l'innocent ne doivent éprouver aucune lésion.

foulla. Confidente et caméristede Frigga, dont elle parfume la chevelure. On la représente les cheveux flottants et à peine retenus par une bandelette dorée.

fouttafoua. Le dieu de la mer chez les habitants des îles des Amis. 11 a pour femme Faikava-Kadjiha. On célèbre deux fêtes en son honneur chaque année, l'une à l'époque des semailles, l'autre à celle delà moisson.

fou-hi. Législateur divin, que les évhéméristes chinois regardent comme le premier empereur du royaume carré et font vivre trois mille ans avant Jésus-Christ. Il n'appartient pas plus à l'histoire que Cadmus, Évandre, Hercule, etc.,. et doit être regardé co. me un personnage symbolique , personnification du premier développement intellectuel et moral des peuples de l'empire chinois. Les traditions racontent ainsi sa vie merveilleuse : la fille du seigneur, nommée Hoa-sse (fleur attendue), marcha sur les traces d'un homme de haute taille et s'émut. Un arc-en-ciel l'environna, et elle conçut. Au bout de douze ans, elle accoucha, vers l'heure de minuit, d'un enfant qui fut nommé année. Cet enfant était Fou-hi , qui naquit avec le corps d'un serpent et la tête d'un bœuf, ou, suivant d'autres , avec des dents de tortue , des lèvres de dragon, et une barbe blanche tombant jusqu'à terre. Il avait neuf pieds de haut. Chef de toute civilisation, de tout art et de toute science, il succéda au règne du ciel pour instituer la société humaine. Législation , astronomie, écriture, art de la guerre, musique , il enseigna tout à ses sujets , les forma en famille par l'institution du mariage, leur apprit à honorer les esprits aériens et terrestres, à entourer les villes de murailles , à creuser des canaux , à toucher la lyre et la guitare, à extraire des entrailles de la terre le fer dont on arma les javelots, à élever les troupeaux. Les hommes lui durent encore l'art de la pêche et l'invention du calendrier. Fou-hi mourut après un règne glorieux, et fut enterré à Tchin-tou , ville qu'il avait fondée dans le Ho-nan. On attribue à Fou-hi TY-King (livre des mutations), composé de soixante-quatre figures linéaires, que Leibnitz a expliquées au moyen du système binaire.

FOVIA ou fabia. Nymphe, fille d'Évandre. Hercule la rendit mère de Fovius.

fovius ou fabius, fils d'Hercule et de Fovia, fut la tige de la maison Fabia.

FRANCION. Héros fabuleux qu'on fait fils d'Hector et qu'on prétend avoir donné naissance au peuple franc, en conduisant en Europe des colonies de Troyens.

fraude (dolos, fraus). Fille de la Nuitetsceur d'Éris, suivant Hésiode. Hygin la fait fiilp de l'Érèbe et de la Nuit; et d'au-

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