‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 167 sur 420 · FRÉ · texte numérisé non relu

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très de celle-ci et de la Mort. On la représente sous la figure d'une jolie femme , mais dont la partie inférieure du corps est anguiforrae. Quelquefois elle est à moitié plongée dans l'eau.

fré ou éphré. Dieu-soleil, troisième Démiurge de la trinité égyptienne, fils de Fta. On l'adorait surtout à Thèbes (No-Amoun), ce qui faisait donner au dieu les surnoms de Phaménophis ( gardien d'Amoun) et de Khaméfi ( gardien de l'Égypte ). Ce dernier nom lui était commun avec les deux premiers Démiurges. Fta est représenté le plus habituellement sous la forme d'un jeune homme sortant d'un calice de lotos; il a pour attributs, comme dieu bienfaisant, le sceptre et la croix ansée, sa tête est surmontée d'un disque rouge. Ses emblèmes sont l'hiéracocéphale, l'épervier, et le sphinx à tête humaine, surmonté d'un disque vert ou rouge.

fréchémé , fils de Gouchtasp, fut tué par les soldats d'Arjasp. Son frère Isfendiar vengea sa mort.

frechnodor , fils ainé de Minotcher, dans la mythologie parse, tua Salem et Tour pour venger Iradj.

fréchokéréché , fils de Gouchtasp, est célèbre par sa sainteté. Les Parsis invoquent son Ferver.

fréchoster, fils de Djamasp , donna sa fille Hou en mariage au prophète Zoroastre , dont il s'efforça de populariser la doctrine.

frégotseg. Arrière-petit-fils de Féridoun , anaêtre de Minotcher.

fréi ou fréir, fils de Niordr et de Skade, est, dans la mythologie Scandinave, le dieu qui dispense à son gré, aux hommes, la pluie, le soleil, le beau temps, la fertilité, elc. Il habite le Liosalfar, ainsi que les autres Ases, et est invoqué sous les surnoms d'Aara Goud (le dieu des années), et de Fiégiaf (qui donne le bonheur). Amoureux de la belle Gerda, fille d'un géant , il envoya auprès d'elle son domestique Skirner, auquel il avait confié son épée magique et son agile cheval au manteau de nuages : il obtint d'elle ce qu'il désirait; mais privé de son arme terrible, il périra de la main de Sourtour au jour de la lutte finale. En attendant cette heure fatale, Freir traverse les airs sur le sanglier aux soies d'or, nommé Goullinboursti , œuvre merveilleuse des nains Daim et Nabbi. Il tire de sa singulière monture les surnoms de Goullinboursti eigander, et de Sligroutanne eigander (le possesseur du sanglier).

fréki. Le dévorateur. L'un des deux loups qu'Odin nourrit dans le Valhalla.

fréré ou oziren, gâh de la religion parsi , préside à la troisième portion du jour (de trois heures de l'après-midi au coucher du soleil ).

fré va , fils de Siahmak et de Béchak, dans la mythologie parsi, eut de sa sœur Frévakein quinze couples humains, dont six se fixèrent dans le Kechvar céleste central , tandis que

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les neuf autres , portés par le taureau Sarccéokh , s'arrêtèrent dans les six Kechvars les plus voisins du disque terrestre.

fréya. Déesse de l'amour, dans la mythologie Scandinave, est fille de Niordr et de Skade, et sœur de Fréir. Épouse d'Odour, dont elle eut deux filles, Hnossa et Gersemi, elle fut un jour abandonnée de son époux, qu'elle essaya vainement de retrouver, et n'a pas cessé de pleurer des larmes d'or depuis ce temps. Fréya, la plus douce, la plus sage, et la plus belle des déesses , est portée sur un char traîné par deux chats; elle métamorphose en oiseaux ceux qui désirent quitter la forme humaine. Parmi les surnoms sous lesquels elle est invoquée , on remarque les suivants : Forn (l'ancienne), Geffn (la dispensatrice) , Gratfagragod (la déesse aux larmes d'or ), Astagod ( la déesse de l'amour ) , Fressa Brisingamens (la maîtresse du joyau). Ce joyau est le Brisingr. On attribue encore à Fréya un caractère guerrier; c'est elle, disent quelques traditions, qui, après la victoire, partage avec Odin le nombre des morts. Dans YYnglinga-Saga, où les Ases ne sont que des humains, Fréya, revê-tue du caractère sacré de prêtresse , enseigne aux Ases l'art de la magie. On ne sait si c'est par confusion que cette face lui est commune avec Frigga ; toujours est-;l que quelques mythologues modernes fondent les deux déesses en une seule divinité.

frigga. Célèbre déesse Scandinave, fille de Fiorgvin, et femme d'Odin, dont elle eut les quatre Ases, Balder, Braga, Hermode et Thor. Parque toute-puissante , Frigga connaît l'avenir sans jamais le révéler, et reçoit dans son sein, comme lord (la terre;, les braves qui succombent sur un champ de bataille. Elle siège, avec Odin, dans le Vingolf, où habiteront un jour les âmes des justes. On lui donne le surnom de Drottning Asana (reine des Ases).

friso. Le principal dieu des Frisons; avait d'abord régné sur eux. On le fait fils d'Adet, roi des Prasiens. Son temple fut abattu par saint Willbrod.

fro. Dieu de l'air et des tempêtes, dans la mythologie Scandinave. On lui immolait des hommes et des victimes noires , dans son temple, à TJpsal.

fructesia et frugeria. Déesse des biens de la terre et des fruits chez les Romains.

fta, dieu du feu, chez les Égyptiens, est la deuxième personne de la trinité, composée de cette divinité de Knef et de Fré. Expression du feu dans son sens le plus large, le plus général. Fta naquit de Knef et de Neith, dont on fait aussi sa femme, sous des formes analogues à celles que les Grecs donnent à leur Vulcain. Les symboles égyptiens le' représentent comme un homme trapu, aux jambes contrefaites , à la barbe mal tressée; il tient tantôt le sceptre augurai, tantôt

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le marteau. Quelquefois il a la tète d'épervier; quelquefois encore on le ligure sous les traits d'un enfant. Une peinture très-remarquable, reproduite par Belzoni, d'après celles qui ornent les tombeaux des rois à Thèbes, nous offre Fta comme dieu-terme. Il n'a pour tète que les quatre assises qui surmontent habituellement la colonne du kilomètre; la seconde de ces assises porte deux yeux conformés très-singulièrement et qui ont sans doute une signification symbolique.

flgalies. Fête romaine, dont le nom est tiré de la fuite que prenait le roi des sacrifices hors de la place publique et des comices, après avoir sacrifié.

fulgora. Déesse latine des éclairs.

fureur (furor). Dieu parèdre de Mars.

A pelle l'avait représenté chargé de chaînes et assis sur des armes amoncelées.

furies. Ces redoutables divinités de la mythologie antique ne sont autres que les malédictions et les exécrations personnifiées. Les Grecs les nommaient Erinnyes et Euménides. Le premier de ces deux noms vient (fEptVfa), éoeuvàa), épier, et se rattache aux épithètes d'Oxcia et de Brotoscopoi (espionnes), par lesquelles les poètes désignent souvent ces vigilantes déités , auxquelles nul forfait ne saurait échapper. Le surnom d'Euraénides, bienveillantes , fut sans doute employé par ceux qui craignaient de prononcer un nom aussi terrible que celui d'Érinnyes. On retrouve quelque chose d'analogue dans l'ancienne mythologie calédonienne. Redoutant d'éveiller le courroux de leurs fées malfaisantes, les crédules Écossais ne les appelaient jamais que Daoine shi, gens de paix. Voy. Fées. Il serait tout à fait absurde d'adopter la distinction du commentateur Servius , suivant lequel les différentes appellations des Furies se rapportent aux lieux qu'elles habitent successivement : ainsi, Euménides dans les enfers , elles seraient Furiœ sur la terre , et Dirœ dans le ciel, où elles siègent au pied du trône de Jupiter. Rien dans les auteurs anciens ne justifie cette prétendue localisation de noms. Les Euménides, Érinnyes, Furies, Arae , Poinse , Dira? , sont toutes des imprécations personnifiées sous divers aspects, mais au fond parfaitement identiques , et formant une immense famille de divinités redoutables, qui ont pour mission de punir le parjure , les crimes, la violation du droit d'hospitalité. Ce n'est que plus tard , lorsque les traditions eurent pris cette forme précise et déterminée qui distingue les âges postérieurs, que les mythologues , dans l'impossibilité de joindre à leur triade de Furies les autres divinités qui offraient les mêmes caractères, s'efforcèrent de systématiser les croyances confuses de la haute antiquité pour en former un tout bien arrangé et bien complet. — Regardées généralement comme les vengeresses du sang, les Furies ne nous paraissent pas avoir eu ce caractère indéter-

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miné dans les mythes de l'antiquité, primordiale, qui nous les représentent, autant qu'on peut en juger par le petit nombre de documents qui nous restent , comme vouées à une mission spéciale, celle de punir les enfants qui outragent leurs parents ou portent sur eux des mains criminelles. C'est ce que nous montrent, et le passage de l'Iliade où Junon apostrophe Mars en ces termes : « les Furies , vengeresses (êptvvua;) ont donc exécuté les imprécations que ta mère a proférées contre toi. .. »; et les imprécations d'Amyntor, qui demande aux horribles Furies « que jamais aucun fils , ne de Phœnix , son fils , ne fût assis sur ses genoux. » Ces expressions des tragiques, les malédictions ou furies de lamère, les Érinnyes de la mère, les chiens terribles de la mère, n'ont pas d'autre signification , et nous citerons encore à l'appui de l'hypothèse que nous mettons en avant le passage d'Hérodote, où il est dit que les Égéides de Sparte, dont les enfants périssaient à peine parvenus au début de la croissance, élevèrent un temple aux Érinnyes de Laïus et d'OEdipe. A Athènes enfin, on sacrifiait aux Furies, en les suppliant de protéger la santé des enfants, et de veiller à la fécondité des épouses. — Si l'on regarde donc les Érinnyes comme ayant la fonction spéciale d'empêcher la violation de la loi de la famille, pivot de toute société primitive, on ne s'étonnera plus que les anciens aient fait de ces divinités les êtres les plus terribles dû monde souterrain, et qu'ils leur aient attribué un pouvoir dont l'origine remonte au delà du règne de Jupiter. En leur laissant leursterribles attributs, on agrandit peu à peu le domaine dans lequel la puissance des Furies devait s'exercer. Déjà, dans Homère, outre leur mission de punir les parricides en les frappant dans la personne de leurs enfants , elles poursuivent aussi de leurs fouets sanglants ceux qui ont commis quelque faute grave envers les vieillards , les parjures , les hôtes impies qui massacrent les fugitifs auxquels ils avaient donné asile. Nous verrons bientôt de quelle manière cette idée s'étendit à mesure que la divinité des Furies prit un caractère de personnalité plus fortement dessiné. Primitivement . elles sont aussi nombreuses que les malédictions qui sortent de la bouche du père outragé. Dans Homère , elles n'ont ni nombre déterminé ni nom particulier; habitantes de l'Érèbe, c'est \\ qu'elles idemeurent tant qu'unef imprécation prononcée sur terre ne leur donne pas et vie et mouvement. La volonté du destin leur laisse plein pouvoir sur le coupable, et pendant sa vie et après sa mort. Du reste, elles sont divinités du destin , comme les Parques; excitent au mal l'homme prédestiné, et s'opposent à ce que l'art divinatoire lui révèle trop clairement les crimes qu'il doit commettre. Leurs ministres sont les filles de Pandare. Telle est la tradition homérique sur les Furies,

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qui portent, dans 11 lia de et l'Odyssée, les surnoms de S t y géra , Daspletis, terribles; et de Aerophoites, qui voyagent dans les nues. Hésiode, qui ne fait non plus aucune mention de leur nom ni de leur nombre, (es désigne comme tijles d'Uranus (le ciel) et de Gé (la terre). Selon lui, ce sont les puissantes (craterai) déesses qui s'élancent, le cinquième jour de chaque mois, à la poursuite des parjures. Suivant Épiménide, elles doiv ent le jour à Saturne et à Évonymé, et sont sœurs de Vénus et des Parques; selon Eschyle, c'est la Nuit qui leur a donné l'être. Sophocle tes fait naître de Scotos (l'obscurité) et de Gé; Servius, dei'Achéron et de la Nuit; Hygin , de l'Éther, et de la Terre ; enfin, les Orphiques, de Pluton et de Proserpine. Ainsi qu'Homère et Hésiode, les tragiques ne donnent ni le nombre ni le nom des Furies ( Érinnyes ) à cote desquelles commencent à apparaître plus fréquemment des divinités parèdres, identiques avec elles dans l'origine, et dont on a vainement cherche à les isoler plus tard : telles sont les Arœ . imprécations, d'Eschyle (Choéphores, 406), qui, bien que nommées conjointement avec les Furies, dans l'Electre de Sophocle , n'en sont, au fond, nullement distinctes; telle est encore Prena ( tantôt au singulier, tantôt au pluriel ). qui, envoyée par Apollon contre les Argiens, faisait périr les enfants sur le sein de leur mère. Il est bon de remarquer cependant que ces parèdres ne figurent nullement comme divinités du destin ; elles ne représentent qu'une des faces du caractère solennel attribué aux Furies par les anciens, et qui est le même dans les tragiques que dans les poètes antérieurs. Quand quelque meurtre s'est accompli, et surtout quand un fils ou un parent a trempé ses mains daiis le sang de son père ou de ses proches , les Érinnyes ne tardent pas à apparaître; elles viennent habiter les demeures souillées par d'affreux, attentats, et y font entendre leurs chants funestes , entourant le criminel de leur ronde infernale, et lui hurlant à l'oreille un affreux hymne dans lequel elles retracent son forfait. Les poètes désignent ce chant par les noms de pœan, de thrénos erinnyôn, et de hymnos desmios. — Nul mortel ne peut se flatter d'échapper à leur vigilance; elles le poursuivent sur terre et sur mer, comme le chasseur poursuit le gibier, et finissent par s'emparer de lui. Nulles supplications, nulles larmes ne sauraient les attendrir. Quelque obstacle s'oppose-t-il à leur marche incessante, elles invoquent Dicé (la justice) , qui vient à leur secours ; car, quoique sévères, les Furies ne blessent jamais l'équité, et celui dont les mains sont pures n'a pas à redouter leur terrible pouvoir, qui s'étend non-seulement sur l'assassin, mais sur celui qui lui donne asile, sur des villes même, sur des contrées entières, où elles répandent la peste , la famine et la guerre. Ainsi, dans les Euménides d'Eschyle, quand

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Oreste va échapper aux Furies qui le poursuivent, « Ah! divinités nouvelles, s'écrientelles, yous avez foulé aux pieds d'antiques lois!., et moi, je vais sur cette contrée, hélas! oui, je vais répandre le contagieux venin de mon cœur, ce venin fatal à la terre; et les fruits périront dans leur germe; et, comme eux, les petits des bêtes et les enfants des hommes. Tes fléaux, ô vengeance, traceront partout, dans la contrée, les signes de la dévastation. » Comme dans la mythologie homérique, les tragiques les représentent punissant les vivants aussi bien que les morts. La 3Ioira, parque primordiale, leur a confié son emploi, et ce sont elles qui, avec les autres Parques , fixent l'avenirinévitablc, et courbent toutes choses, les dieux euxmêmes, sous la loi de la Nécessité. Antérieures a Jupiter, qu'elles nomment un dieu nouveau, et qui ne put leur enlever le pouvoir lorsqu'il parvint au trône de l'Olympe, elles honorent cependant le roi des dieux , et le reconnaissent comme le souverain maître. Leur demeure est le Tartare ; c'est là qu'elles habitent, évitant toute communication avec les immortels, redoutées et haïes des hommes, sur lesquels leur main peut cependant répandre des bienfaits. — Eschyle, qui nous a fourni les principaux traits de cette rapide exquisse , fut le premier qui fit paraître les Furies sur la scène. Elles figuraient au nombre de cinquante dans sa tragédie des Euménides , les cheveux en désordre et entrelacés de serpents ; couvertes de tuniques noires et flottantes, auxquelles étaient suspendues des vipères; leurs yeux hagards et leur voix terrible , joints à cet appareil effrayant, jetèrent l'effroi parmi tous les spectateurs. Euripide fut ensuite le premier qui donna des aîles à ces déités menaçantes. Les surnoms qu'elles portent dans les tragiques sont les suivants : Nerterôn Tyrannides , maîtresses des ombres; Keres Erinnyes, Érinnyes funestes; Aidou Drakainai, dragons des enfers; Aoinoi; c'est-à-dire auxquelles on ne doit pas offrir de vin; en effet, on ne'leur offrait, dans les libations, qu'une boisson composée d'eau et de miel. — En général , les poètes postérieurs à Eschyle , et surtout les poètes latins, ont suivi les données d Eschyle, quand ils ont eu à dépeindre les Furies; ils les ont seulement de plus en plus reléguées aux enfers, où elles président aux supplices des âmes , les tourmentant à coups de fouet , et les donnant à dévorer aux serpents. Selon eux , elles n'apparaissent sur la terre que pour inspirer le meurtre et frapper les mortels de démence. Ce sont ces poètes postérieurs qui ont réduit à trois le nombre des Furies et qui les nomment Alecton ,rTisiphone et Mégère; cependant, suivant un scoliaste de Sophocle, les Athéniens en reconnaissaient deux. Quant à la Furie principale et plus puissante que les autres, dont quelques poètes font mention, Bottiger conjecture avec raison qu'elle n'ap-

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