GAD
partient nullement à la Lhéogonie antique, mais qu'elle a été empruntée après coup à une disposition dramatique motivée par la mise en scène. Dans l'Oreste,une des Furies devait nécessairement conduire le chœur et parler pour ses compagnes devant l'aréopage. C'est là ce qui aurait donné lieu à l'idée d'une Erinnys, jouissant d'un droit de suprématie dont on ne découvre aucune trace dans les anciens poëtcs. - On offrait aux Furies, outre la néphalie (libation composée d'eau et de miel), des brebis noires, et surtout des brebis pleines. La tourterelle et le narcisse leur étaient consacrés. — Leur culte, très-répandu en Grèce, florissait surtout à Athènes, depuis l'époque, fixée par l'histoire mythique, où Oreste vint se fixer dans cette ville, et parvint à se soustraire à la vengeance des noi res déesses; qui consentirent à adopter pour patrie la cité de Cécrops; elles avaient auprès de l'aréopage un temple célèbre, où dix prêtres (ispOTioioi) présidaient aux Euménideia, fêtes célébrées en leur honneur. On voyait encore des temples consacrés aux