GOU
gorgyra. Femme d'Achéron, mère d'Ascalaphe.
gorgythiox, fit» de Priam et de Castianeir, fut tué par Teucer.
GORi- Surnom de Dourga, femme de Siva.
cor.TY.MOS. Surnom d'Esculape.
gortys. i. Fils de Stymphale; il fonda la ville de Gortyne en Arcadie. — 2. Fils de Tégéatès et de Mœra; fonda, suivant une tradition arcadienne , la ville de Gortyne en Crète; les Cretois le disaient fils de Rhadamanthe.
GOSOR.MiÈs. Huitième dynastie de l'Egypte primitive, suivant Ératosthène.
GOT ou gota. Nom d'une divinité des anciens Germains, dont les attributs semblent répondre à ceux de Mercure.
got a m A ou gaoutama. r. Surnom de Bouddha. —2. Mouni regardé comme le fondateur de la secte Nyâya.
cotamaw.ua. Issu de Gotama. Surnom de Krichna.
gotzitémo. Dieu de la religion du Sinto, au Japon. On lui attribue la puissance de préserver des maladies , des événements sinistres, etc.
couAiOTTA. Dieu malfaisant chez les Guanches.
gocaxxox. Dieu Japonais, regardé comme le îîls d'Amida par les bouddhistes.
GOtJATOUZAKA. L'un des principaux dieux du Mexique.
gouchasp. L:un des sept feux personnalisés et divinisés par les Parsis. Il représente le feu des étoiles, et est résumé tantôt par la planète de Vénus, tantôt par la lune. Khaï-Khosrou lui éleva un atechgah dans l'Aderbaïdjan, pour solenniser sa victoire sur le Dev Azdvedjar.
goléxoupiuax. Ame du ciel. Le dieu suprême, selon la croyance des Araucaniens.
GOUERCHASP. Fils d' A fret, roi du Kaboulistan. Célèbre par sa grande taille et sa témérité; il tua, avec l'aide de Rapitan, l'énorme serpent dont la gueule vomissait des poisons. Ayant employé et souillé le feu pour accomplir cet exploit, iL fut précipité dans les enfers , d'où il ne sortira qu'à la venue de Zoroastre.
gochiaga (Les deux). Génies malfaisants, /jui ont, suivant les Hindous, la garde des grottes et des cavernes.
GOUIGHIMO. L'Etre suprême chez quelques peuplades africaines.
goules. Êtres malfaisants, qui jouent un grand rôle dans la mythologie des nations musulmanes. A peu près analogues aux vampires, ils habitent des repaires placés dans l'intérieur de la terre, et n'en sortent que pour dévorer les corps des morts ou nuire aux vivants.
goulého. Dieu de la mort, suivant la croyance des sauvages de l'Archipel des Amis. Il habite le Boulerta, sombre empire situé à l'ouest de Fidji.
GOUi.L- toppr. A la crinière d'or. L'un des chevaux des Ases.
GRA
GOiADj v-TiKOA. Le Dieu suprême, suivant la croyance des Hottentots, qui ne lui rendent cependant aucun culte, et le représentent comme une divinité à forme humaine, inerte, insouciante , et ne faisant ni bien ni mal aux hommes.
golwdjérik. Dieu tricephale des Kalmouks et des Mongols, qui le représentent avec deux bras seulement et les mains appuyées sur une roue suspendue à son cou par une petite chaîne.
GOiXLEiDA. Fille du géant Souttoung, qui lui avait confié la garde de l'ambroisie inspiratrice (hydromel;; se laissa séduire par Odin, qui absorba en trois gorgées la divine liqueur. Métamorphosée en aigle, elle poursuit toujours le dieu, qui a pris la même forme , et qui laisse tomber de temps à autre, au ciel comme sur la terre , quelques gouttes de la boisson merveilleuse d'où vient toute poésie et toute beauté.
GOixAOïR. Valkirie.
GUlRBA\-ZAGA\-BOLRKHAX. Les trois
dieux blancs. Nom des trois divinités, Chakiamouni, Maidari, Divongarra, qui composent la trinité thibétaine. Le premier a gouverné la période passée , Maidari préside au temps actuel, et le dernier régira l'avenir.
gocrbt. Chien de la mythologie celte, à peu près identique avec le loup Fenris.
gourou. Maître. Surnoms : 1. de Gantça; — 2. de Bouddha; — 3. de certains docteurs sivaïtes.
golrzcher. Étoile à queue, que le Zend- Avesta place comme sentinelle dans les cieux. Voy. Tachter.
goustasp ou golchtasp. Prince de la dynastie des Kaianides, fiis de Kaï-Khosroa ou de Lohrasp, et père d'Isfendiar. C'est sous son règne que s'accomplit la révolution religieuse attribuée à Zoroastre, qui trouva dans le monarque un auxiliaire bienveillant,
goyixda. Pasteur de vaches. Surnom de Vichnou, dans sa neuvième incarnation.
GRACES \ G P. A TUE , CHARITES). Déesses
qui, suivant Pindare, ne manquent jamais aux chœurs joyeux ni aux festins des immortels, et dont la seule présence chasse ies soucis et procure aux hommes tout ee qui rend la vie heureuse. Encore indéterminées dans Homère, qui nomme Pasithéé comme la plus jeune d'entre elles, les Grâces se dessinent pour la première fois, au nombre de trois, dans Hésiode : ce sont Euphrosyne (la joie), Aglaé (l éclat du beau), et Thalie (les festins). Les temps postérieurs ont généralement adopte cette tradition ; mais il n'en faut pas moins remarquer que certains mythes locaux s'en éloignent avec des divergences considérables; ainsi, dans les temps primitifs, on n'honorait à Lacédemone que deux Grâces, Cîéta (bruit, et Phaenna ; éclat; , tandis que les Athéniens rendaient un culte au même nombre de déesses, mais sous les noms différents d'.Auxo ;qui croît', et d'Hégémone (conductrice). Cue
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autre tradition, rapportée par Eustathe, fait apparaître, aux noces de Pelée , les trois Grâces, sous les noms de Pasithée, de Calé (la beauté), et d'Euplirosyne. Enfin Hermésianax leur adjoint Pitho (la persuasion). Leur naissance n'offre pas moins de confusion et n'est pas racontée moins diversement par les poètes. Filles de Jupiter, dans Hésiode, elles ont pour mère Junon, Eurydoméne ou Euryméduse (Phurnutus); Eurymone ( Hésiode) , Eunomie (Orphiques), Hémonia, Harmione ou Harmonie (Stace), Lé thé ( Eustathe), Coronis, iEglé ou Évanthe ( Pausanias), ou enfin Vénus. On les fait aussi filles de Bacchus, ou d'Hélios (le soleil). — Toutes trois restèrent vierges; cependant Homère donne à Pasithec, la plus jeune d'entre elles, le Sommeil pour époux. Elles combattirent avec Vénus pour le prix de la beauté, et Tirésias, ayant décidé en faveur de Calé (la beauté par excellence , fut changé en vieille femme par la déesse irritée, dont la rivale s'efforça de dédommager le devin en lui faisant présent d'une magnifique chevelure et en le conduisant elle-même en Crète. — Le nom même des Grâces indique les fonctions que leur avait assignées le génie de la mythologie antique. Mais outre leur mission de présider à la gaîté qui règne dans les festins, aux doux propos, à l'harmonie des fêtes, à l'éclat d'une joie innocente, elles ont aussi dans leur domaine tout ce qui est beau, radieux, doux, attrayant. Elles consolent Vénus de la perte de son amant, en formant devant elle des danses harmonieuses qui dissipent peu àpeu la mélancolie de la déesse; assouplissant les froides règles de l'art , elles donnent aux lignes tracées par le pinceau ou le ciseau cette souplesse, ce moelleux, cette molle courbure, dont l'œil suit amoureusement les ondulations; aussi Charis est-elle, dans Homère, épouse de Vulcain. Le vin, qui produit l'exaltation dans le cerveau de l'homme pourrait faire dégénérer la joie en rumeur grossière; ce sont les aimables déesses , les Charités, qui apprennent à en prolonger la jouissance en en modérant l'usage. Ce sont elles encore qui baignent dans l'ambroisie la mère des amours, et lui donnent la grâce, plus belle encore que la beauté. Jointes â Mercure et â Pitho, elles indiquent qu'il faut joindre au génie de l'orateur cette persuasion, cette élégance de manières, qui ravissent les yeux du spectateur pendant que la parole flue dans son oreille. Enfin la sagesse ellemême a besoin de leur concours pour être autre chose qu'une morale sèche etrebutante, et Platon conseille à Xénocrate de sacrifier aux Grâces. Plus tard on s'habitua aussi à les faire présider aux bienfaits et à la reconnaissance. Désignées par les surnoms de Erasimolpoi , Philesimolpoi , qui aiment les chants, elles habitent avec les Muses le sommet de l'Olympe. — Ce fut Etéocle , fils de Céphise, qui introduisit le premier le culte de ces divinités dans la vallée du Céphise en
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Bcotie. On célébrait en leur honneur des combats musicaux à Orchomène, et une fête annuelle à Paros; mais cette dernière cérémonie avait un aspect lugubr" ; on n'y entendait pas le son des flûtes , et on n'y offrait pas de couronnes aux Grâces, en mémoire de ce que Minos, apprenant la mort de son fils Androgée pendant la célébration de cette fêle, jeta au sol les fleurs dont il avait ceint sa tète, et fit cesser les concerts. — Le culte des Grâces était très-répandu chez les Crées, qui juraient par elles, et ouvraient les repas par un toast en leur honneur. Les plus anciens monuments consacrés à ces divinités se trouvaient à Orchomène, où on les adorait sous la forme d'un Bétyle ; en Crète, et entre Sparte et Arayclée, sur les bords de la Tiase. A Athènes, leurs statues, sorties du ciseau de Socrate, se voyaient à l'entrée de la citadelle. A Élis, leurs images, faites de bois taillé, avec des têtes, des mains et des pieds de marbre blanc, étaient revêtues d'un vêtement d'or; l'une des déesses tenait une rose, la seconde un dé, la troisième un rameau de myrte. Elles avaient aussi un temple à Sparte, dont les habitants sacrifiaient en leur honneur avant de combattre. 11 est remarquable d'ailleurs que, comme déesses de la sociabilité , elles ont le plus fréquemment leurs temples sur les places publiques, et qu'elles se présentent souvent jointes aux autres divinités, aux satyres, â Junon, à l'Amour, à Mercure, à Bacchus, à Vénus, aux Muses, à Apollon, qui, dans les œuvres des anciens statuaires, à Delphes et â Délos, était représenté les conduisant parla main. On les unissait de même aux Heures, à Jupiter; et ce qui peut sembler plus étrange, aux Furies (Pausanias). Dans le cuite orphicomystique, elles paraissent s'être identifiées avec les Heures, qui étaient en même nombre qu'elles â Athènes et a Sparte. — Dans l'origine, l'art plastique représenta les Grâces sous la forme de vierges couvertes de vêtements; on les voit ainsi sur un candélabre vieux style de la villa Borghèse, et dans une fresque de Pietro S.-Bartoli. Mais on s'habitua ensuite à les figurer nues, sans que Pausanias puisse fixer l'époque de cette innovation. Les plus charmants groupes que nous ayons de ees déesses sont ceux de la villa Borghèse, du palais Ruspoli à Rome, et surtout celui de la sacristie du dôme, à Sienne. Les anciens représentaient quelquefois les Grâces au milieu des plus laids satyres. Assez souvent même ces statues étaient creuses, et, en les ouvrant, on y trouvait de petites figures de Grâces.
gradivus. Le dieu marchant. Surnom de Mars, en l'honneur duquel Numa institua le collège des Saliens.
grafvitnir. Énorme serpent, père de Goïnn et de Moïnn, qui habitent au pied du chêne lggdrasil.
GRAXDE MÈRE. Foy . M A et RHEES