‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 179 sur 420 · GRI · texte numérisé non relu

GRI

graxé. La môme que Carna.

GRAXiCL'S. Dieu-neuve de M) sic, fils de l'Océan et de Tëthys.

graxxus. Surnom d'Apollon dans une inscription.

gratiox. Un des géants qui escaladèrent le ciel; il fut tué par Diane.

gréal (saixt-). Vase mystérieux qui joue un grand rôle dans les poëmes du moyen âge, suivant lesquels il procurait à son possesseur une jeunesse éternelle. Arthus et ses chevaliers tentèrent vainement de s'en emparer.Deux branches des romans de la Table Ronde rappellent spécialement le nom de cette coupe merveilleuse : la première sert d'introduction au récit ; l'autre , sous le titre de la Quête du Saint- Gr èal , en offre la conclusion.

grécus ( gr^ecos). Père ou fils de Thessalus. Il donna son nom aux Grecs (Hellènes) de la Phthiotide, dont une colonie vint s'établir en Italie.

grées (G rai ai). Vieilles. Sœurs des Gorgones, filles de Phorcys et de Céto. Hésiode n'en nomme que deux, Péphrédo etÉnyo, venues au monde avec des cheveux blancs et portant de riches vêtements. II ne désigne pas leur demeure. Plus tard on les représenta toujours au nombre de trois : Péphrido , Péphrédo ou Pamphrédo , Ényo ou Ento , Déino ou Jaino, ou Chersis , ou Perso. Suivant Eschyle, elles habitaient les champs gorgonéens de Cisthène, où jamais le soleil ni la lune ne les éclairaient de leur lumière ; et n'avaient qu'un œil et une dent, qu'elles se prêtaient tour à tour. On supposait généralement qu'elles résidaient auprès des Gorgones, qu'elles étaient chargées de garder. Nonnus ne parle que d'une Grée. Ayant refusé d'indiquer à Persée le chemin de la demeure des Gorgones, les Grées furent privées de leur œil unique par le héros. Voy. Persée.

griffox ( gryps, gryphls), Animal fabuleux, qui pardevant ressemblait à l'aigle , et par derrière au lion, avec des oreilles droites, quatre pieds , et une longue queue. Les Grecs ont sans doute emprunté aux Orientaux l'idée première de ce monstre difforme, qui gardait l'or des mines dans les contrées septentrionales, entre les Hyperboréens et les Arimaspes, peuplade monopthalme, aux attaques de laquelle il était exposé. Hésiode est le premier qui ait fait mention du griffon, et après lui Aristée dans son poëmc des Arimaspes. Plus tard la tradition s'altéra , et on relégua ces gardiens des richesses souterraines parmi les animaux fabuleux dont l'imagination grecque se plaisait à peupler l'Inde. Les griffons furent représentés pour la première fois sur une coupe d'airain exécutée à Samos, environ 640 ans avant J. C. On les figura aussi sur le casque de la ML.crve de Phidias, sur des monnaies d'Abdôre, sur des Arabesques, où nous les voyons attelés aux chars des dieux. Le griffon était consacré à Apollon.

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