‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 183 sur 420 · HAM · texte numérisé non relu

HAM

bourg d'Halmonès en Béotie. Voy. Ai.MOS.

iialo as ou halois. La déesse des greniers et des récoltes. Surnom de Cérès.

halocratès. Fils d'Heccule et de la thespiade Olympuse.

halosydxk. Qui est nourrie de la mer, qui est sortie de la mer. Épithète que donne Homère à Amphitrite et à Thétys.

hals. Enchanteresse tyrrhenienne , suivante fugitive de Circé. Elle changea Ulysse en cheval, et le garda chez elle jusqu'à sa mort (Ptolem. Heph.).

h a lys. i. Troyen tué par Turnus. — 2. Cysicénien tué par Pollux.

hama. Vivier de la ville de Pharès, consacré à Mercure avec tous les poissons qu'il contenait : par cette raison on n'y péchait jamais.

hamadocus (hamadocos). Héros hyperboréen qui apparut à, Delphes avec Pyrrhus et Hypérochus, et défendit cette ville contre les Gaulois. Ottfried Muller lit Laodicus.

hamadryades. Nymphes forestières, d'origine arcadienne, qui paraissent n'être qu'une subdivision des Dryades , desquelles on a essayé de les distinguer, en leur assignant une vie plus intimement unie à ceile de l'arbre auquel elles président, suivant la mythologie antique. Mais cette prétendue différence n'est nullement conforme aux traditions des poètes sur les Hamadryades; ces nymphes sont quelqne chose de plus que la personnification de l'arbre dont les modernes prétendent qu'elles ne pouvaient jamais s'écarter, si nous en croyons Pindare, qui les montre sacrifiant à Vénus dans des antres écartés; et Sénèque, suivant lequel elles quittent leurs verdoyantes demeures pour entendre le chant d'Orphée. On a encore imaginé qu'elles mouraient avec l'arbre qui leur servait en quelque sorte d'enveloppe; Hésiode, cité par Plutarque, fixe cependant la durée de leur vie à 933,120 ans. Enfin, comment accorder les récits des poètes romains, entre autres d'Ovide et de Properce, qui semblent placer une Hamadryade dans les rameaux de chaque drys {chêne, ou plutôt arbre en général), avec l'assertion d'Athénée, qui résume tout le peuple de ces nymphes agrestes en une Hamadryas , fille d'Orios, et épouse d'Oxyle, dont elle a huit enfants seulement : Carya (le noyer), Balanos (le palmier), Cranion (le cornouiller), Orca (le hêtre), OEgire (le peuplier), Ptéléa (l'orme), Ampelos (la vigne), Syké (le figuier) ? Toutes ces différences , il faut le reconnaître , ne peuvent nullement s'accorder. On doit les regarder comme dues à l'imagination capricieuse des poètes, qui s'embarrassèrent peu de conserver dans les temps postérieurs la pureté des traditions primitives et surtout la simplicité des premiers mythes. Voy. Nymthes et Dryades.

HAMADRYAS- Voy. HAMADRYADES.

HAMMOA. Voy. AMOUN.

11 ahopaox. Chef troyen tué par Teucer.

HAMSA. Oiseau divin, qui tient de l'aigle et du cygne, et sert de monture à Brahraa.

ha.v. Ancien souverain thibétain, adoré comme une divinité.

haïxouman ou ha.\OUMA!viou. Célèbre dieu singe, tils de Pavana. Ministre de Sougriva, qui régnait sur les singes ; il l'accompagna dans son expédition à Ravana, à ia suite de Rama, et se distingua par les services qu'il rendit au dieu. L'armée, parvenue au détroit de;Ceylan, ne savait comment continuer sa route; ce fut Ilanouman et ses singuliers soldats qui construisirent d'un rivage à l'autre un pont de rochers, au moyen duquel Rama put poursuivre sa marche. Ce fut encore Hanouman qui mit le feu à ia capitale de Lanka, en attachant à sa queue des matières combustibles , qu'il éteignit ensuite dans le lac de Djemnah. A la lin de ia période actuelle, le singe divin ira prendre au ciel la place de Brahma, qui empruntera sa forme pour quelque temps. — Les Hindous, qui attribuent à Hanouman l'invention du troisième système musical, le représentent moitié homme moitié singe, ou bien sous la forme humaine, mais avec une queue, et tenant à la main un éventail ou une vina (lyre). Ils lui ont élevé des chapelles dans toutes les pagodes de Vichnou, et un temple magnifique à Calicut.

har-iiéri. Nom par lequel les Hindous désignent une statue représentant Viclinou et Siva , et réunis en un seul groupe , à peu près comme les Hermapollons des Grecs.

h ara. i. Siva aux Indes. — 2. Odin chez les Scandinaves.

HARAKOUENIVENTAKTOIV. Qui d SUS-

pendu le soleil. L'Être suprême chez les Iroquois et les Hurons.

haréopapa. Divinité des îles Sandwich.

harmoiV. Père d'Harmonidès.

11 a 1010 m de s. Habile artiste, fils d'Harmon, et père de Phérécyde.

harmonie (harmoma). Fille de Mars et de Vénus, ou de Jupiter et d'Electre, épouse Je Cadmus, dont elle eut Polydore et quatre illes, Ino, Agavé, Autonoé et Sémélé. Elle tut changée en serpent ainsi que son époux Voy. Cadmus. Polynice, Ériphyle, Alcmaeon, Arsinoé, les fils de Phégée, et ceux d'Alcrmeon, possédèrent tour à tour le célèbre collier qu'Harmonie avait reçu de Vénus, et qui leur fut fatal à tous. Il fut déposé ensuite dans le temple de Minerve à Delphes. Le tyran Phayllos s'en empara, et en fit présent à la femme d'Ariston, sa maîtresse; mais un incendie dévora son palais et consuma enfin le fatal collier.

haroéri. Voy. Arouère et Horus.

harpa. 1. Femme de Clinis, métamorphosée en aigle (àpTtr)) par Neptune. — 2. Amazone qui vint au secours d'/Eétès.

harpagos. Un des chevaux des Dioscures.

Karpaléus. Lycaonide.

harpalioy. Fils de Pyl jeménès , et allié des Troyens; fut tué par Mérion.

harpalos. Un des chiens d'Actéon.

harpalyce. i. Sorte de Diane thrace ; était tille d'ilarpalycus , roi d'un canton de la Thrace; elle fut nourrie de lait de jument, et accoutumée de bonne heure au maniement des armes. Elle secourut à propos son père contre Néoptolème , fils d'Achille, et le mit en fuite. Retirée ensuite au fond des forêts, elle n'y vécut que de rapines, fourrageant dans les campagnes voisines, et se fiant à sa prodigieuse agilité, qu'un cheval même ne pouvait égaler. Elle tomba enfin au pouvoir des paysans, qui la tuèrent. — 2. Jeune filie argienne; mourut de chagrin en voyant son amour méprisé par Iphiclus. Les vierges argiennes donnèrent le nom d'Harpalyce à un hymne funèbre qu'elles chantaient en l'honneur de leur compagne. — 3. Fille de Clymène; fut changée en oiseau pour avoir tué son frère. Voy. Clymène.

HARPALYCUS ( H ARPALYCOS ). I. Roi des

Amymnéens de Thrace, père d'Harpalyce.— 2. Fils de Lycaon.

harpasus (harpasos). Un des fils de Clinis.

harpixïva. Fille d'Asope, amante de Mars, dont elle eut OEnomaus. Elle donna son nom à la ville d'Harpinna en Élide.

HAR POC RATE ( HAR-POKR AT ). ' Celui qui

boite du pied. B\ea égyptien, symbole du soleil levant et printanier. Il naquit d'Isis et d'Osiris, mais après la mort de ce dernicc, dans le jour le plus court de l'année, et à l'époque où le lotus jette ses fleurs. Les traditions le dépeignent comme un être débile, et souffreteux, qui n'arrive à sa maturité qu'en se transformant en Horus (Haroéri), le soleil dans toute sa splendeur. Adoré principalement à Bouto , où on lui offrait du lait le jour anniversaire de sa naissance, son culte s'infiltra ensuite en Grèce et à Rome , mais en s'altérant : Harpocrate passa pour le dieu du silence, parce que ses images le représentaient avec un doigt sur la bouche. Les empereurs s'efforcèrent vainement d'abolir les fêtes qu'on pratiquait en son honneur. — On représentait Harpocrate; tantôt sous la figure d'un enfant enveloppé de langes , tantôt sous celle d un adolescent coiffé de la mitre et couronné d'un disque rouge et vert, duquel descend une boucle de cheveux tressée en forme de corne de bélier. Ses attributs sont le crocodile, le scorpion, le daim, le lion, quelquefois le carquois. Le lotus et le pêcher "lui étaient consacrés. Voy. Horus.

harpyies (HARPYEE). Monstres fabuleux, filles de Thaumas et d'Electre, et sœurs d'Iris (Hésiode), ou filles de Pontos et de la Terre ( Servius ) , ou encore filles de Neptune ou de Typhon. Enfin , Tzetzès leur donne pour père Phinée. Elles n'ont nullement dans les traditions primitives cette forme hideuse que les poètes postérieurs se sont plu à leur attri-

buer. Déesses des tempêtes, elles apparaissent dans Homère, qui n'en détermine ni le nombre ni les noms, et mentionne seulement en particulier Podargé comme épouse de Zéphyre, avec la fonction d'enlever ceux que les dieux veulent faire disparaître. « Mais aujourd'hui-, dit Télémaque en parlant d'Ulysse, les Harpyies l'ont enlevé honteusement. » Et Pénélope fait enlever par les Harpyies les fils de Pandore. En ajoutant que les chevaux tl' Achille , Xanthos et Balios, devaient le jour aux amours de Podargé et deZéphyre, on aura tout ce qui est relatif aux noires déesses dans la mythologie homérique , où elles apparaissent indifféremment sous les noms de "ApTTJ'.ai etde0u£ÀXai. — Dans Hésiode, les Harpyies ont conservé le caractère de beauté que leur donne Homère; l'air est leur domaine, et les vents et les oiseaux n'ont pas plus de vitesse que leurs ailes. Le poëte les suppose au nombre de deux : Aello ( tempête ) et Ocypète (au yol rapide), et les désigne par l'épithète de eucomous (aux beaux cheveux). 11 supposait, ainsi que nous le lisons dans un fragment qui nous a été transmis par Strabon, qu'elles avaient enlevé Phinëe daus le pays des Galactophages. — Déjà, dans Eschyle, les Harpyies apparaissent avec des formes hideuses, sur lesquelles les poètes postérieurs ont renchéri à l'envi. Ces monstres, au visage de vieille femme, aux oreilles d'ours, au bec et aux ongles crochus, au corps de vautour, et aux mamelles pendantes, causaient la famine partout où ils passaient, enlevaient les viandes sur les tables, et répandaient une odeur si infecte;, qu'on n'en pouvait approcher. Elles apparaissaient au nombre de deux ou trois. Leurs noms étaient, suivant des récits divers , Aello, Aellopos, Aellopus. Nicothoé , Ocypète , Ocythoé , Ocypode, Céléno, Acholoé. Tzetzès les nomme Érasia et Harpyria. Le lieu de leur séjour était dans les îles Strophades, ou à l'entrée de l'Orcus , ou bien dans un antre de Crète qu'elles allèrent habiter après leur défaite. Foy. Argonautes et Phhœe.

Leurs vainqueurs voulaient les exterminer, mais ils les laissèrent vivre, à la prière d'Iris, suivant le récit d'Apollonius. Apollodore leur donne une autre fin : il dit que l'une d'elles tomba dans le Tigrés, fleuve du Péloponèse, qui prit de là le nom de Harpys ; l'autre prit la fuite à travers la Propontide jusqu'aux îles Échinades, nommées depuis Strophades (de çpecpco), parce que, arrivée là, elle se retourna, et tomba de lassitude sur le rivage. Virgile, ayant conduit la flotte d'Énée aux Strophades, fait de ces îles la demeure des Harpyies, qui infectèrent les mets des Troyens, pendant que Céléno, l'une d'elles , proférait du haut d'un rocher de sinistres imprécations. — Nous avons vu plus haut. qu'Homère fait naître les coursiers d'Achille des Harpyies. On leur donne encore pour enfants , le cheval Arion, né de Neptune (Quintus de Smyrne), les chevaux Xanthos et Podarcé, issus d'Ael-

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