‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 184 sur 420 · H AT · texte numérisé non relu

H AT

lopos et de Borée, enfin , les coursiers des Dioscures, Phlogeos et Harpagos.

hauda. Nom sous lequel les habitants de Ceylan adorent la lune.

havan. Gah de la mythologie parsi, que les livres zends désignent par le surnom de bienfaiteur des rîtes. Il préside à la première partie du jour. "

HEBDOMAGÉXÈS OU HEBDOMAGÉTES.

Qui est né le septième jour du mois, à qui on sacrifie le sept de chaque mois. Surnom d'Apollon.

hébé ('H3y], jivextas). La jeunesse personnifiée. — Fille de Jupiter et de Junon ; elle remplissait dans l'Olympe la fonction d échanson des dieux , aidait Junon à atteler son char, et avait en général sous son attribution tout ce qui regardait la vie domestique des habitants de l'empire céleste. Elle devint l'épouse d'Hercule lorsque ce héros fut admis dans l'Olympe. Telle est la tradition homérique sur Hébé, que des mythes postérieurs représentent comme la déesse de la jeunesse, et à laquelle ils donnent pour enfants Alexiarès et Anicétos , nés du fiis d'Alcmène. Les poètes la désignent par les surnoms de Callisphyros , aux beaux pieds, et ûejunonia, Junonide. Cette déesse était adorée dans divers lieux, en Grèce et en Italie. Les Athéniens lui avaient élevé dans le Cynosarge un autel qui lui était commun avec Hercule. A Phlionte et à Sicyone on la révérait dans un bois sacré, sous les noms de Ganyméda et de Dia. Elle avait aussi plusieurs temples à Rome, où elle était adorée comme déesse de la jeunesse, Juventas. Les images d'Hébé sont très-rares dans les monuments antiques. Parmi les modernes, la plus célèbre est la statue de Canova , exécutée en marbre blanc , et qui représente la déesse sous la figure d'une jeune fille tenant une coupe.

hé box. Dieu adoré dans la Campanie, sur la forme d'un taureau à tête humaine. On l'identifie avec Bacchus.

hathor, dans les légendes hiéroglyphiques, et Athor, Athyr ou Atar , suivant les mythologues. Ce nom, qui signifie demeure d'Horus , désigne une divinité égyptienne du second ordre, qui offre dans son unité l'idée de la puissance femelle humide, associée à la puissance mâle , le feu créateur: Hathor est la mère de tous les dieux, mais daus un ordre secondaire. On la voit tantôt fille ou épouse de Fta, tantôt fille ou épouse de Fré, tantôt parèdre de Thermonthis et compagne d'Anouké. Enfin, elle prend position dans le ciel, et y figure, comme la lune , image du principe humide. — Identifiée par les Grecs avec Vénus, Junon et Diane, dont elle diffère cependant en plusieurs points, Hathor apparaît sur les monuments égyptiens avec divers caractères différenciés principalement par les coiffures symboliques dont sa tête est ornée. A Philoé, elle est représentée nourrissant Horus; la légende lui donne le titre de très-aimable

HÉC

nourrice-epouse , remplissant le ciel et le monde terrestre, et de ses bienfaits et de ses beautés. Sous cetle fonction de nourrice des dieux , elle est bucéphale ; quelquefois cependant sa tète est recouverte du vautour surmonté du disque et des cornes, emblèmes qui caractérisent aussi d'autres déesses. Dans les temples de Philoé, d'Ombos, près du Memnonium à Thèbes, et surtout dans le grand temple de Denderah, Hathor est figurée par une tête emblématique, servant de chapiteau, qui consiste en une face humaine à oreilles de vache et surmontée de l'édifice symbolique où repose Horus (Hat hor). Sous cette forme comme sous celle de la vache, la nourrice d'Horus paraît avoir été un emblème de la terre cultivée et fertile.— Elle se présente encore comme déesse de la beauté et de la toilette, et tient alors dans ses mains des bandelettes qu'Horapollon regarde comme l'emblème de l'amour ; ses images sont de plus ornées de colliers , de bracelets , d'agrafes et de fleurons. Enfin, Hathor figure dans les monuments funéraires, le plus fréquemment sous forme humaine: dans Je tombeau d'Ousiréi, découvert par Belzoni, on voit ia déesse présenter au roi défunt la croix ansée, symbole de la vie divine dans laquelle il vient d'entrer. Cetait elle qui, suivant les légendes, sollicitait le souverain juge Osiris en faveur des morts qui arrivaient dans l'amenti (enfer). En cette qualité de déesse ténébreuse , le mois de novembre (atliyr), anniversaire de la mort d'Osiris et époque des longues nuits, lui était consacré. — Spécialement adorée dans les diverses villes du nom d'Aphroditopolis et dans les nomes d'Ombos, d'Apoliinis , de Tentyris, Hatnor avait un temple dans l'île de Philcé, et un autre dans l'île de Bégeh. Dans ces divers lieux, on l'associait toujours avec deux autres divinités, de manière à former une triade locale, qui se compose, à Ombo.s, de Sevek-ra, le père; de Hathor, la mère; et de Chons, le fils ; à Edfcu, de Hath, Hathor et Horus; à Tentyris, dans le grand temple, de Har- Hath , Athor et Ohi.

hèbre. Fleuve de Thrace, dans les flots duquel les Bacchantes jetèrent la tète d'Orphée. Voy. HÉbrits.

hé bru s. i. Fils de Cassandre, roi de Thrace, ayant repoussé la passion criminelle de sa belle-mère Damasippe, fut accusé par elle auprès de son père, et se jeta dans le Rhombe, qui prit de lui son nom d'Hèbre. — 2. Fils de Dolichaon; fut tué par Mézence.

hécabé. Nom grec d'Hécube.

hécaergé. 1. Dont la flèche porte loin.

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