‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 188 sur 420 · HEN · texte numérisé non relu

HEN

vant un temple à Minerve Hellotis. On dit encore que Minerve reçut ce surnom pour avoir dompté Pégase à Corinthe. — 2. Surnom d'Europe en Crète.

iielloties. 1. Fêtes en l'honneur de Minerve Hellotis. —2. Fêtes en l'honneur d'Europe-

HÉLOPS. Centaure tué par Pirithous.

héloros. Fils de l'Istcr, et frère d'Acta?os. Des traditions peu anciennes le font figurer à la suite de Télôphe, dans la guerre de Troie.

kelvéticus. Fils d'Hervéton, et frère de Séquanc et d'Allobrok. Une autre tradition lui donne pour père Hercule, et pour frères Norique , Maon et Boius. Helvéticus n'est autre que l'Helvétie personnifiée.

héméra. Nom grec du Jour ou de l'Aurore.

hémérésia. Qui apaise, qui adoucit.

Surnom de Diane, adorée auprès d'une des sources de la Clitore en Arcadie.

nÉMÉRiDÈs. Qui préside à la maturité.

Surnom de Bacchus.

11ÉMITHÉA. 1. Surnom de Molpadie, fille de Staphylus. — a. Son père lui avait confié , ainsi qu'à ses sœurs , la garde de ses vignes. Les jeunes filles s'étant livrées au sommeil, au lieu d'exercer une surveillance active, s'aperçurent, en se réveillant, des terribles dégâts commis par un troupeau de porcs. Tremblantes, et redoutant la colère de leur père, elles se précipitèrent aussitôt dans la mer. Mais Apollon , qui aimait Rhœo, l'une d'elles, les sauva de la mort, et les éleva au rang de divinités. Parthénos fut adorée à Bubaste , tandis que Molpadie reçut les hommages des habitants de Castabe en Thrace. Hemithéa opérait des cures merveilleuses et présidait aux accouchements périlleux. On lui faisait des offrandes de vin mêlé de miel, et il n'était pas permis d'entrer dans son temple quand on avait mangé ou touché du porc. (Diodore). — b. Staphylus remit sa fille Héinithéa ù Lyrcus, qui voulait avoir un enfant à l'insu de sa femme Ilébie. Hémithée eut de ce commerce un fils nommé Basiléus , à qui son père laissa le trône. — 2. Fille de Cycnus et de Prociée, frère de Ténès. Voy. ce nom.

HÉ MON. Voy. HiEMON.

hémus. Voy. H^EMUS.

hÉiVICÉa. Fille de Priam.

HÉiviocHÉ. Rectrice. 1. Surnom de Junon. — 2. Fille de Créon ; gouverna Thèbes pendant la minorité de Laodamas. Les Thébains lui élevèrent une statue, ainsi qu'à sa sœur Pyrrha, devant le temple d'Apolion Isménien.

hÉjviochos. Nom grec de la constellation

du Cocher.

HEIVNAROA. L'une des trois filles de Ti et d'Ohira-Riné-Mouna , dans la mythologie taïtienne ; se maria à l'un de ses frères, et fut la mère d'une partie de la race humaine.

HÉR

hennatou-morrourou, sœur d'Hennaroa , épousa l'un de ses frères.

henjvil. Dieu Vandale. Son effigie était un bâton d'où sortait une main tenant un anneau de fer.

héoos. Matinal, i. Surnom d'Apollon. — ?.. Nom d'un des chevaux du Soleil.

hêpé. Deuxième décan du Lion, selon !a légende du zodiaque rectangulaire de Denderab, et selon Saumaise. Firmicus l'appelle Sithacer. Il est représenté nu et sans sceptre.

hépatoscopie. Divination par l'inspection du foie des victimes dans les sacrifices. C'était un présage favorable si le t'oie était sain, sans tache, si sa tête était grosse, s'il avait deux têtes, ou s'il y avait deux foies. Il fallait, au contraire, s'attendre à des dangers, à des désappointements ou à des revers, s'il était altéré en quelque point. Un foie resserré ou enveloppé annonçait un prochain malheur.

HÉPHjESTOBULE ( heph.^stoboula).

Divinité égyptienne, dont on ne connaît pas ie nom indigène.

HÉPHiESTOS. Nom grec de Vulcain.

heptaméivi^eos. Né le septième mois.

Surnom d'Apollon.

heptapèchys. Haut de sept coudées.

Surnom d'Achille dans Lycophron.

heptapokos. Dieu-fleuve de l'Ida , fils de l'Océan et de Téthys.

héra. Nom grec de Junon.

Héraclès. Nom grec d'Hercule.

héraclides. On appelle ainsi les fils, petits-fils et autres descendants d'Hercule. Déjà dans Homère, Thessalus et Tlépolème sont distingués par cette dénomination; mais elle s'applique surtout aux descendants d'Hyllus, qui conquirent le Péloponèse avec l'aide des Doriens. Leurs droits à la souveraineté de ce pays avaient pour base la volonté de Jupiter, qui avait destiné son fils à régner sur Mycènes etTyrinthe, et a être le premier en puissance parmi les Perséides. Voy. Hercule. On sait comment Junon détourna l'arrêt du maître des dieux, en faveur d'Eurysthée ; mais après la mort de celui-ci , le pouvoir souverain échut de droit aux Héraclides, qui, suivant la tradition dorienne, tiraient leur origine des rois de Mycènes, et étaient regardés comme des chefs doriens. Ces derniers peuples ayant, pour reconnaître les services d'Hercule , accordé en pleine possession à ses enfants un tiers du pays, ce fut donc en s'appuyant sur les anciennes victoires et conquêtes d'Hercule que les Héraclides et les Doriens réclamèrent le Péloponèse. Cette époque est particulièrement curieuse en ce qu'elle marque la transition des âges héroïques ou fabuleux aux temps historiques, et le départ des colonies helléniques, qui eurent une si grande influence sur le développement intellectuel, moral et physique de la Grèce. Mais reprenons les faits de plus haut. II y a trois traditions principales sur la première extradition

des Héraclides. — a. Suivant Apollodore et Diodore, qui s'accordent à quelques différences près, les enfants du héros, Hyllus, l'aîné de tous, et son héritier, Télèphe,Tessalus, Ctésippe, Antiochus, Tlépolème , Lamus ou Agélos, la jeune Macarie , étaient sous la garde de Céyx, roi deTrachlne, lorsque Eurysthée demanda leur expulsion. Ils eurent peur, et , quittant Trachine , se retirèrent ou furent envoyés par Céyx à Athènes. Cette ville leur accorda une généreuse hospitalité. — b. Selon Euripide, ils se trouvaient à Argos, lors de la mort de leur pèrp. et, poursuivis par les envoyés d Eurysthée , cherchèrent un asile à Marathon. — c. Enfin , suivant Phérécyde Herculej étant mort non pas hôte de Céyx, mais en possession de la souveraineté à Mycènes , ses enfants durent quitter cette ville, pour échapper aux persécutions d'Eurysthée , qui ressaisit le pouvoir, et se réfugièrent chez Démophon, fils de Thésée , dans la Tétrapole Attiquc. On fixe encore le lieu de leur séjour à Tricorythos. — Quoi qu'il en soit, toujours poursuivis par la haine du favori de Junon, qui vint les redemander à la tête d'une armée, les Héraclides élurent pour cheflolas, Thésée et Hyllus, marchèrent contre leur persécuteur avec un nombreux corps d'Athéniens, et le mirent en déroute. Eurysthée périt sur le champ de bataille , ainsi que seS fils. Les auteurs placent le lieu de ce combat dans les parties les plus diverses delà Grèce, à Thèbes , à Mégare , etc. Voy. Eurysthée. Cette victoire ouvrit le Péloponèse aux Héraclides , qui en soumirent toutes les villes. Mais, à cette époque, la peste ayant ravagé le pays pendant toute une année, et l'oracle ayant déclaré qu'ils en étaient la cause, parce qu'ils étaient rentrés avant le temps déterminé par les dieux, ils abandonnèrent leur nouveau royaume et se retirèrent dans la Tétrapole. Tlépolème seul se rendit à Rhodes, et devint roi de cette île. — D'autres légendes montrent les Héraclides réclamant à yEgimius, fils de Dorus, les possessions qui leur reviennent de leur père, et habitant Thèbes après la mort d'Eurysthée. — Cependant Hyllus, ayant épousé Iole, suivant les ordres de son père , chercha à faire rentrer les Héraclides dans le Péloponèse , et alla consulter l'oracle de Delphes sur les moyens d'y parvenir. Le dieu lui répondit d'attendre jusqu'aux troisièmes fruits. Hyllus, croyant que cela voulait dire trois années, attendit ce terme, et entra avec son année dans le Péloponèse. 11 provoqua à un combat singulier le Pélopide Atrée. ou Echémus, prince tégéate, et il fut convenu que la paisible possession du pays serait le prix de la victoire. Hyllus fut tué, et les Héraclides se retirèrent une seconde fois du Péloponèse. Cléodœus , fils d'Hyllus, fit une troisième tentative sans succès. Son fils Aristomaque échoua également, et périt dans un combat , sous le règue de Tisamène , fils d'Oreste. Enfin les fils de ce quatrième Héraclide

Téménos, Cresphontès, Aristodème, consultèrent encore l'oracle au sujet de leur retour. Le dieu les ayant renvoyés à son oracle précédent, Téménos lui aJlégua l'inutilité des tentatives de ses aïeux. Alors Apollon s'expliqua : par fruits, il n'avait pas entendu ceux de la terre, mais ceux des hommes, c'est-àdire la génération; et par chemin étroit et humide, il avait désigné la mer qui est à la droite de l'Isthme. Aussitôt Téménos, formant la résolution de tenter uncnouvelle expédition, fit construire des vaisseaux à Naupacte; mais un devin ayant été tué dans cette ville, la flotte périt parla vengeance des dieux, et Aristodème fut frappé de la foudre. Un nouvel oracle ordonna alors à l'armée de choisir pour chef un homme qui eût trois yeux. Pendant que les chefs délibéraient entre eux sur cette singulière décision , ils virent arriver à cheval Oxylus, lequel était borgne, et remplissait par conséquent la condition. Ils l'élurent immédiatement général, et, cette fois, Doriens et Héraclides battirent leurs ennemis par terre et par mer. Tisamène fut tué dans un combat. Une fois maîtres du Péloponèse, les vainqueurs le divisèrent en trois parts. Argos échut à Téménos; Eurysthène, et Procléus, fils d'Aristodème, eurent Lacédémone. Quant à la Messénie , elle revint à Cresphontès. Voy~. Deiphontès, Polyphontès, Téménos.

HERiE a. Fêtes d' Argos, d'Ëgine , de Samos, d'Élis, dePellène, etc., en l'honneur de Junon.

hératélée. Sacrifice que les anciens faisaient le jour des noces à Junon.

herbifera. Qui produit l'herbe. Surnom de Cérès.

hercée (hercmbus). Surnom de Jupiter présidant aux barrières des villes et des maisons. On lui élevait un autel dans le vestibule ou avant-cour (çpxoç). Pyrrhus immola Priam près de l'autel de Jupiter Hercée.

hercule (en grec Héraclès, en latin hercules). Idéal d'un héros dont la vie entière est consacrée au salut de l'humanité ou à celui d'une nation. Les fables relatives à ce personnage mythique , telles qu'elles sont rapportées dans les deux poëmes d'Homère et dans les hymnes, sont essentiellement grecques ainsi que le nom même d'Hercule. Ce dernier point n'est pas douteux. En effet, si ces traditions ont quelque fondement historique, le nom du héros peut facilement être dérivé des racines xXéoç (gloire) et^pa (secours) ; si, au contraire, la grande figure du fils d'Alcmène est une conception due à quelque poëte antérieur à Homère , la même chose encore a lieu , et on trouvera l'étymologie d'Héraclès dans les mots xXeoç et -rçpa (Junon), parce que Junon, en lui imposant ses nombreux travaux, fut la principale cause de sa gloire : cm oC 'Hpexv xXéo; £<T)(£V. — L'Hercule grec ne peut nullement, malgré l'assertion formelle d'Hérodote, être une simple copie, une refonte de l'Hercule égyptien. D'abord celui-ci s'appelait Djom

HÉR

ou Som dans la langue indigène; ensuite il est l'un des douze grands dieux de la vieille terre de Khami , et ne se rapproche en rien du type héroïque; enfin, le mythe relatif au fils d'Alcmène a une couleur purement grecque dans l'ensemble et dans les détails de la conception primitive. Pour accorder Hérodote avec le bon sens , il suffit de remarquer que les Égyptiens pouvaient très-bien avoir appris à connaître l'Hercule grec, par le moyen des peuples de cette contrée qui émigrèrent en Egypte sous Psammétichus. Quant au Meikarth phénicien, qu'on identifia aussi de bonne heure avec le héros béotien, on peut le reléguer, comme Djom au nombre des divinités locales qu'un aveugle esprit de système a pu seul faire comparer à des créations très différentes; l'étymologie qui fait venir Héraclès de racal, colon errant, colporteur, est trèsingénieuse sans doute , mais n'a aucun fondement. Hercule n'a nullement le caractère du colon ; il démolit beaucoup plus qu'il ne fonde, et se montre , dans le mythe homérique , essentiellement pédestre. Loin de rassembler une grande flotte pour attaquer Ilion , comme l'ont dit les mythologues des âges modernes , il part sur six vaisseaux garnis d'un petit nombre de soldats et de marins, àvopàcn uauporépaertv. Il n'y a rien là dedans qui ait trait à une colonisation maritime, et les auteurs des derniers âges ont fait preuve d'un sens exquis en s'efforçant instinctivement d'établir l'origine grecque de leur héros ; car quel autre sens auraient leurs assertions : qu'Hercule s'appelait dans l'origine Alcide (àXxr)) , nom grec s'il en fut jamais; qu'il reçut le nom d'Hercule, à cause des persécutions de Junon, ou par ordre de l'oracle, devant acquérir une gloire (xXsoç) éternelle, en portant secours (yjpa) aux hommes. 11 y a au fond de tout cela une intention bien marquée de défendre la nationalité, l'originalité d'une conception qui est peut-être ce que l'esprit poétique des Grecs a produit de plus grand et de plus beau. Si nous remarquons d'ailleursque dans l'enfance de chaque peuple, il se présente quelque figure de héros bienfaisant, appartenant à la première période de la civilisation, et acceptant avec joie les plus grands labeurs pour purger son pays des fléaux qui l'infestent, combattant les monstres, protégeant les faibles , assainissant le sol par l'écoulement des eaux, à la fois civilisateur et guerrier , on ne s'étonnera nullement des coïncidences parfois merveilleuses que présentent les divers Hercules italiote, phénicien, égyptien , indien même , et surtout dès modifications ' et augmentations imposées aux traditions qui se réunissent en un énorme faisceau sur la tête du héros grec. Voyons un peu comment la tradition primith e peut être dégagée de sa gangue, et il ne restera plus de place au doute. Dans Homère, nulle trace d une origine étrangère ou de plusieurs Hercules; de plus, tous les traits du mythe sont essentiellement grecs , et le héros

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