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prenait la queue posée sur le brasier : se recourbait-elle, le présage était fâcheux; s'étendait-elie horizontalement, c'était un pronostic de chute; enfin s'élevait-elle en droite ligne, elle annonçait une victoire. On procédait ensuite à l'examen des entrailles ; si elles étaient saines, bien placées, d'une belle eouleur, et d'une juste proportion, elles n'annonçaient que des choses heureuses. Dans le cas contraire, et surtout si elles palpitaient, on devait s'attendre à toutes sortes d'événements fâcheux. La partie principale â observer était le foie. Foy. HÉrATOscoPiE. Après le foie, on procédait à l'examen du cœur. Petit et maigre, il était d'un triste présage ; l'absence totale du cœur annonçait un événement des plus terribles. Après le cœur venait le fiel, la rate, les poumons et les membranes dans lesquelles les entrailles étaient enveloppées. La rencontre de deux fiels ou d'un fiel volumineux annonçait des combats sanglants, mais dont l'issue serait favorable. Des poumons fendus avertissaient de suspendre toute entreprise commencée; s'ils étaient sains et intacts, on pouvait s'abandonner à la fortune.
hiéromnÉmé. Femme d'Assaracus, qui la rendit mère de Capys.
hiérophante. Révélateur des choses sacrées. Pontife souverain chez les Grecs. 11 avait la mission d'enseigner les sciences théologiques , de préparer ceux qui se destinaient . à l'initiation, et de leur révéler les mystères. Le titre d'Hiérophante était plus particulièrement affecté aux prêtres d'Éleusis (voy. Éleusinies), qu'on choisissait dans la famille des Eumolpides, et qui, nommés à vie, devaient garder un éternel célibat. Dans d'autres lieux, l'hierophantat n'était que temporaire, et celui qui l'exerçait avait la permission de se marier. Chargés d'excommunier les impies, les hiérophantes gravaient leurs formules d'imprécation sur des colonnes de pierre; ce fut ainsi qu'ils dévouèrent Alcibiade aux dieux infernaux.
hiérophantides; en latin hierophan- THi/E. Prêtresses consacrées au culte de Cérès, et subordonnées à l'hiérophante.
hiérophores. Ministres subalternes qui portaient les statues des dieux dans les cérémonies religieuses.
higolaïo. Dieu qui, suivant la croyance des insulaires de l'archipel des Amis, reçoit dans le Boulouttou ou paradis les hommes vertueux et les guerriers.
hilaïre (hilaéïra). s. Fille de Leucippe, sœur de Phœbé et prêtresse de Diane. Eile fut enlevée par les Dioscures, ainsi que Phébé, et devint l'épouse de Castor, qui la rendit mère d'Anogon. Son nom s'écrit aussi Élaïra. — 2. Surnom de la Lune.
hilaOjV. Héros, fils de Neptune. hillda. Fille de Heugner, roi d'Héligoland , élevée après sa mort au rang de Valkirie.
hïmapaadolra. L'un des quatre éléphants
piliers du monde, "et celui qui occupe l'angle septentrional. Les noms des trois autres sont : Viroupakcha, Mahapadiua, Saoum.maça.
himéra. La grande déesse d'Himère en Sicile.
himéros. r. Le désir. Divinité allégorique, dont Hésiode parle le premier, et qui marche avec Eros à la suite de Vénus. Un groupe de Scopas , placé dans le temple de Vénus à Mégare , représentait la triade des dieux Éros, Pothos et Himéros. — 2 Fils d'un des premiers héros de Sparte, époux de Cléodice, et père d'Asopus. Selon quelques auteurs, Himéros, ayant commis à son insu un inceste avec sa sœur Ciéodice, se jeta de désespoir ( ans le Marathon, que Ion nomma alors THiméros, et qui plus tard reçut le nom d'Euro tas.
ni va. Déesse adorée par les anciens habitants de l'archipel de Taïti. Elle s'unit , suivant la volonté de Taaroa , à Tiunaa-ïlaataï , le premier homme, dont elle eut Taï, et une fille Hina-Ereere-Monoï, de laquelle naquit Taata. Hina s'unit encore à celui-ci, et mit au monde' Ourai et Fana , les véritables fondateurs de la race humaine.
hiagoh. Nom de la première femme , selon les Hottentots.
HiOL A.v. Bleu foncé ou noir. Épithète de l'être irrévélé, primordial, Brahin.
hipérios. Un des fils de Mars.
hipkiïvols. Centaure tué par Thésée aux noces de Pirithoûs.
hippa. Nymphe phrygienne, nourrice de Bacchus. Elle ne figure que dans les poésies orphiques.
hippalidas. L'écuyer. Surnom dé Castor.
H1PPALCIMOS ou hipp vuuos. Fils dltone, père de Péneléos.
HIPPALCMOS. Fds de Pélops et d'Hippodamie, frère d'Atrée et de Thyeste.
hippasls (hippasos). i. Fils de Ccyx, roi de Trachine; accompagna Hercule dans son expédition contre Eurytus, et périt en combattant. — 2. Père de l'Argonaute Actor. — 3. Fils de Leucippe ; fut tue par sa mère en delire. — 4. L'un des chasseurs du sanglier de Calydon. — 5. Centaure tué par Thésée aux noces de Pirithoûs. — 6. Fils de Priam.
hippée hippéia). Fille d'Anthippus, femme d Élalus, et mère de l'Olyphème.
BiPPEUS. Fils d'Hercule et de la thespiade Procris.
hippie (hippia ). Équestre. 1. Surnom de Junon à Olympie ; — 2. de la Fortune ; — 3. de Vénus: — 4. de Minerve.
nippios. Équestre, 1. Surnom de Mars; — 2. de Neptune.
hippo. 1. Fille de l'Océan et de Téthys. — 2. La même qu'Épona.
hippocampe. Cheval marin à queue de poisson. Dès la plus haute antiquité , le cheval fut le symbole du dieu de la mer, qu'Homère représente attelant cet animal a son char pour voler sur les flots. Plus tard, cette tradi-
tion s'altéra chez les poëtes et les artistes ; ils donnèrent des ailes au coursier de Neptune, et postérieurement encore, une queue de poisson, et un corps verdàtre et couvert d'écaillés. L'Hippocampe n'était pas d'ailleurs l'attribut du seul dieu des mers; on le voit aussi attelé au char de Protée, et traînant les Néréides.
nippocEXTAURES. foy. Centaures.
hippocoow t. Fils aîné mais naturel d'OEbalus et de Bâtée, frère de Tyndare, d'Icare et d'Aréné. A la mort de son père , il s'empara du trône au préjudice de Tyndare; celui-ci implora le secours d'Hercule, qui fit périr Hippocoon et ses fils. Les auteurs ne sont pas d'accord sur les noms et le nombre de ceuxci. Apollodore en nomme douze, Doryclée, Scaeus, Enarsphorus (Énaréphorus) , Eutychès, Bucolus, Lycon, Tebrus, Hippothoiis, Eurytus, Hippocorystès , Alcimus et Alcon. Diodore n'en mentionne que dix, et Pausanias six seulement : Dorcée, Enaraphorus, Euraèdes, Sebrus, Alcimus, et Alcon. Ce dernier auteur ajoute qu'on voyait à Sparte leur héroura. Suivant Ovide , les fils d'Hippocoon prirent part à la chasse du sanglier de Calydon. — ?.. L'un des chasseurs calydoniens, fils d'Amycus. — 3. Père de Nélée. — 4. Prince thrace, parent de Rhésus. Il fut éveillé par Apollon, lorsque Ulysse vint attaquer le camp des Thraces. — 5. Fils d'Hyrtacus ; fut un habile archer, et suivit Énée en Italie.
hippocorystès. 1. Fils d'Hippocoon ; fut tué par Hercule. — 2. Fils d'/Egyptus , époux de la danaïde Hypérippé.
HiPPOCRATÉ. Thespiade, qu'Hercule rendit mère d'Hippozygos.
hippocr aties. Fêtes arcadiennes en l'honneur de Neptune.
hippocrèxe. 1. Fontaine consacrée aux Muses sur le mont Hélicon en Béotie. — a. Près de cette source, Bellérophon se saisit de Pégase, qui était venu s'y désaltérer; de là le nom de Ï7T7TOU xprp'Y) , fontaine du cheval (Strabon). — b. Cette fontaine dut son origine a Pégase, qui la fit jaillir d'un coup de pied, au moment où il prenait son essor vers les régions du ciel (Pausanias). — c. Elle naquit lors de la lutte musicale des Muses et des Piérides; i'Hélicon grandissait toujours, en écoutant les accents mélodieux des vierges. Pégase fut alors envoyé par Neptune, et d'un coup de pied comprima l'essor de la montagne, des flancs de laquelle sortit l'Hippocrène. Les pieds délicats des Muses s'agitent en cadence autour de cette fontaine, et la fraîcheur de leur teint se ranime dans ses flots azurés ( Hésiode ). Les poëtes, qui lui attribuaient une poétique influence, la désignent souvent par les surnoms de xpyjvr) éXlXtovri et de fons caballinus. — 2. Source située près de Trézène. Ce fut également Pégase qui la fit apparaître en frappant la terre du sabot.
111 ppod amas. Fils d'Achelous et de Périmédé , ou bien père de Périmélé , amante d'A-
chélous. — 2. Fils de Priam, tué par Ulysse.
HIPPODAMIE (hjppodaméiai. 1. Danaïde, épouse d'Ister ou de Diocorystès. — 2. Fille d'Atrax, épouse de Pirilhous, prince des Lapithes. Ses noces donnèrent lieu au célèbre combat des Centaures et des Lapithes. — 3. Fille d'OEnomaus, roi de Pise en Élide. Un oracle ayant prédit à OEnomaiis qu'il mourrait si sa fille s'unissait à quelque prétendant par les liens du mariage, il imposa aux nombreux amants qui la convoitaient une terrible condition. Ils devaient le vaincre dans une course en char, et tout prétendant vaincu était immolé (Diodore). Une autre tradition dit qu'OEnomaiis aimait sa fille d'un amour incestueux , et ne voulait pas la livrer à d'autres. Pindare porte à treize le nombre de ceux qui succombèrent dans cette lutte. Pausanias en compte dix-sept, dont voici les noms : Marmax.. Euryale, Eurymaque, Crotalos, Acrias, Capetos, Lycurgue, Lasius, Chalcodon , Tricolonus , Aristomaque , Prias , Pélagon, folios , Cronios, Érythre, Eionée. Les treize dontparle Pindare sontles suivants : Mermnus, Hippothoiis, Pélops l'Opuntien, Acarnan, Eurymaque , Euryloque , Automédon , Lasius , Chalcon , Tricoronus , Alcathoiis , Aristomaque, Crocalos. Un même tombeau leur était commun. Enfin Pélops se présenta et remporta la victoire. Voy. OEnoma'us et Pélops. Il obtint Hippodamie et la couronne. La fille d'OEnomaus eut de son époux , Atrée, Thyeste, Dias, Cynosure, Corynthios, Hippalraos, qu'on nomme aussi Hippalcmos ou Hippalcimos; Hippasus , Cléon , Argéios. Alcathoiis, Elios, Pitthee , Trœzen, et deux filles, Nicippe et Lysidice. D'autres disent qu'elle n'eut quesixfiïs, dont les noms varient du reste beaucoup, et parmi lesquels figurent Plisthènes et Chrysippe, qu'on fait naître aussi d une autre mère. Plutarque dit qu'Hippodamie eut un grand nombre de filles. — Fuyant la colère de son époux, irrité de la part qu'elle avait prise au meurtre de Chrysippe , la fille d'OEnomaus se réfugia à Midée dans l'Argolide, d'où Pélops rapporta ses os, d'après l'ordre de l'oracle. Elle avait dans le bois d'Altis un sanctuaire , t7i7rocà{J.tov , où les femmes seules pouvaient entrer lui offrir des sacrifices. Une statue d'airain lui avait été élevée à Olympie. — 4. Fille aînée d'Anchise, femme d' Alcathoiis. — 5. Fille de Brysès, femme de Minés, qui régnait à Lyrnesse, et qui périt de la main d'Achille. Sa femme devint l'esclave du héros, puis sa maîtresse favorite. Enlevée par Agamemnon , elle fut la cause indirecte des malheurs qu'essuyèrent les Grecs, privés de l'assistance d'Achille, et fut rendue plus tard à son maître. On la nomme aussi Briséis. — G. Femme d'Amyntor, et mère de Phœnix.
hippodamos. Dompteur de chevaux.
Surnom de Castor.
hippodétès. Qui lie les chevaux. Surnom d'Hercule, en mémoire de ce qu'il avait
lié les chevaux des Orchoraéniens pour les empêcher de combattre.
hippodicé. Danaïde, épouse d'Idas.
hippodromos. Fils d'Hercule et de la Ihespiade Antiope ou Anthippé.
hippogriffe. Animal fabuleux, qui appartient spécialement à la mythologie du moyen âge, et que les Grecs ne connaissaient pas malgré la structure hellénique de son nom. Il était à la fois moitié cheval et moitié griffon , et avait le pouvoir de fendre les airs avec une grande rapidité. C'est le Bojardo qui , le premier, a popularisé cette étrange création.
hippolaitis. Surnom de Minerve, adorée à llippole en Laconie.
HIPPOLOCHUS (HIPPOLOCHOS). t. Fils de Bellérophon etde Philinoé, ou d'Anticlée, ou de Cassandre, prince des Lyciens. Il fut père de Glaucus. — 2. Fils d'Antimaque ; fut[tué par Agamemnon.
iiippolyte (hippolytos). 1. Géant tue par Mercure. — 2. Égyptide, époux de Rhodé. — 3. Fils de Thésée et d'Antiope, ou d'Hippolyte. Pindare le nomme Démophon; dans quelques auteurs, ce dernier, très-distinct d'Hippolyte, est dit fils de Phèdre. Foy. DÉmofhon. Élevé à Trézène sous les yeux de Pitthée, son aïeul, ce jeune prince, d'un caractère farouche , n'aimait que la chasse et les amusements guerriers. Phèdre conçut pour lui une vive passion, et, ne pouvant s'en faire aimer, se donna la mort, après avoir écrit une lettre adressée à Thésée, dans laquelle elle accusait Hippolyte d'avoir attenté à son honneur. D'autres disent qu'elle ne se tua qu'après la catastrophe. Le père, irrité, supplia Neptune de le venger, et bannit son fils de sa présence. A peine le char du malheureux prince était-il sorti de Trézène , qu'un monstre affreux , suscité par le dieu des mers, effarouche les chevaux : Hippolyte est renversé de son char, et périt victime de la calomnie de sa belle-mère. Les Trézéniens, arguant de faux cette dernière tradition, prétendaient qu'Hippolyte n'avait souffert qu'une mort apparente, et que, transporté au ciel, il y formait la constellation du Cocher. Trézène montrait cependant son tombeau près de celui de Phèdre, et Dioraède lui fit élever un temple où les jeunes filles venaient appendre une partie de leur chevelure la veille de leurs noces. Rappelé à la vie par Esculape, disent de nombreuses traditions, Hippolyte fut placé , sous le nom de Virbius , auprès d'Égérie, dans la forêt d'Aricie, où les chevaux ne pouvaient entrer. Voy. Virbius. — 4. Père de Déiphobe, roi d'Amyclée. — 5. Fils de Rhopalus, roi de Sicyone.
hippolyte ^hippolyte). 1. a. Reine des Amazones, fille de Mars et d'Otrera , et sœur d'Antiope et de Mélanippe. Thésée la rendit mère d'Hippolyte. Elle avait reçu de Mars, comme marque de sa dignité royale, un baudrier et un voile qu'Adruète, fille d'Eurysthée, désira posséder. Ce fut là l'occasion du