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idulium. Victime qu'on offrait à Jupiter le jour des Ides.
idus. Personnage fabuleux , qui nourrit les Romains pendant huit jours et donna son nom aux Ides.
Idye (idyia, eidyia). Océanide, épouse d'Eétès, mère de Médée et d'Absyrte.
iÉbicox. Dieu de la mer, suivant les sintoïsles japonais. On le représente assis sur un roclier. Ses attributs sont la ligne et le poisson Taï.
iergatchixep.s. Messagers infernaux, que les lamaistes regardent comme chargés de conduire les âmes aux enfers.
iérich. Sorte d'amulettes ou de fétiches, que les Tchouvaches vénèrent extrêmement, ft qu'ils placent dans un Goin de leur habitation réservé à ce seul usage. Le Iérich consiste en un faisceau de tiges de rosier, longues d'environ quatre pieds, coupées à une hauteur égale, et liées ensemble par une corde faite d'écorces. On le renouvelle à chaque automne.
iessé. Dieu du tonnerre chez les Lechs, anciens habitants de la Pologne.
ifcrin. Enfer des Gaulois.
igmgexa , né \ du feu : r , T , , .
igxipoteas \ surnoms de \ ulcain.
maître du feu; I
iCMSPicimi. L'art de deviner par le feu, inventé par Amphiaraiis.
ihia. Poissoîi. Nom des sacrifices humains dans la langue sacrée des anciens Taïtiens.
iimer. Géant de la mythologie seandinave ; naquit en même temps que la vache Andoumbla, de la fonte des vapeurs gelées. Voy. Houergelmer Tué par les trois fils de Bor, il forma le monde de la manière suivante : de son sang naquirent les fleuves et les eau\ , de ses os les montagnes; ses dents formèrent les pierres; son crâne, le ciel; ses sourcils, Midgard, citadelle qui défend les dieux des attaques des géants. Enfin sa cervelle forma les nuages. Voy. Pontan.
iK.cn ém a v arma. Radjah de la race lunaire, qui doit rendre le trône à son fils Ikchétrata.
ikchétrata. Fils d'Ikchéraavarma ; recouvrera le trône avec l'aide de son père , et donnera naissance à Vidcliçara.
îECHi.M adida. Radjah de la race solaire, fils de Poundariga.
ikcii yakou. Radjah hindou , fils de Vaivaçouta: fut père de cent fils, qui régnèrent sur Aoude et ^itora pendant le Trétaiouga et le Douaparaïouaga, ainsi que pendant une partie du Kalaiouga.
Fille du menou Vaivaçouta. Changée en garçon par Vacikhtha, à ia prière de son père, elle reprit son premier sexe pour avoir passé dans un bois maudit par les Maharrhis, et devint amoureuse de Bouddha, qui la rendit mère de Pourou. Le désir lui vint ensuite de redevenir homme; mais Bouddha ne lui accorda qu'une alternative de sexe, c'est-àdire qu'elle était un mois homme et un mois
femme. Sous sa forme masculine, lia se nomme Soudoummina.
il ah. Un des principaux dieux des anciens Arabes. Ses attributs paraissent correspondre à ceux du Saturne des Latins.
iLAMATELCHTLi. Déesse de la vieillesse, dans la religion mexicaine. On célébrait s:i fête, le 3 du septième mois, par des sacrifices humains et par des courses analogues aux Lupercales romaines.
ILATIDE (EILATIDAS). FUS d'EUltUS.
Forme poétique pour Élatide.
ili a. La même que fthéa SU via.
iliadès. Nom patronymique de Romulus, fils d'ilia.
ilioxe. Fille de Priam, femme de Polyranestor. Elle mourut de chagrin après la mort de son jeune frère, Polydore, ou fut tuée par son époux. Voy. Polydore.
iliO-VÉe (ilioxeus). i. Fils d'Amphion et de Niobé , tué par Apollon. — 2. Fils de Phorbas, tué par Pénélée. — 3. Compagnon d'Énée. - 4. Troyen tué par Dioraède.
1-lissiades. Surnom des Muses, du fleuve Ilyssus, dans l'Attique.
ILITHYIE (EILEITHYIA, ELEITHYIA, El-
lÈthyia, eleutho). Déesse grecque qui présidait aux accouchements , et se montrait tour à tour favorable ou funeste , délivrant la mère de son fardeau ou prolongeant ses douleurs. Les traditions homériques reconnaissent deux Ilithyies , filles de Junon , qui , tout en soumettant les" femmes mariées aux souffrances qu'amène l'enfantement, allègent cependant leurs maux. Aussi sont-elles désignées par l'épithète de mogostokoi , qui aident les accouchements laborieux. Lorsque Junon voulut retarder la naissance d'Hercule , elle éloigna ses filles, qui allaient employer leur ministère pour soulager Alcmène. Dans l'Odyssée et dans les auteurs postérieurs , on ne nomme qu'une seule Ilithyie, qui est tantôt favorable, tantôt funeste; Hésiode la fait fille de Jupiter et de Junon , et sœur d'Hébé et de Mars. Dans l'hymne homérique à Apollon, Ilithyie, obéissant à l'ordre de sa mère , se tient neuf jours et neuf nuits assise sur le sommet de l'Olympe, et empêche l'accouchement de Latone. Mais Iris l'ayant engagée à se rendre à Délos , Latone est aussitôt délivrée de son fardeau. Ovide, en chantant ia naissance d'Hercule, prête à Ilithyie un caractère hostiie, qui n'est nullement conforme à l'esprit de la tradition primitive, suivant laquelle ce fut, comme nous venons de le voir, Junon, et non sa fille, qui retarda la délivrance d'Alcmène. Celle-ci, disent Ovide et Antoninus Libéralis, ne fut délivrée que par la ruse de Galinthias. Voy. ce nom. Ilithyie apparaît aussi, couronnée de dietame, auprès de Rhée, grosse de Jupiter (Schol. Arat.). — Suivant les traditions doriennes, le culte d'Iiithyie était originaire de Crète, et se propagea de là dans l'Attique par Délos. Les traditions déliennes, au contraire, le font venir du pays des Hyper-
boréens; Ilithyie, disent ces légendes, vint à Délos, pour soulager Latone, et les vierges hyperboréennes Argé et Opis l'y suivirent, pour accomplir un vœu. Voy. Opis. Quoi qu'il en soit, le eulte de cette déesse se répandit bientôt dans toute la Grèce, et s'y lia intimement à celui des autres divinités, principalement à celui de Junon, qui, en sa qualité de déesse du mariage, présidait aussi aux naissances, et portait à Argos le surnom (ÏEileithyia. Ainsi, c'est elle , et non sa fille , qui délivre la femme d'Eurysthée. A Rome, Ilithyie se personnifia en Junon Lucine , que quelques traditions séparent de la Junon primitive, donnée alors comme mère de la seconde ( Donat ). — Quant à Diane, elle fut, dans l'origine, très-distincte d'Ilithyie; les deux déesses se dessinent môme comme deux divinités rivales. Ainsi, avant que la seconde ait pu secourir la fille de Phiégyas (Pind., p. 3, 9.), celle-ci meurt percée de flèches parla sœur d'Apollon , qui figure là comme Ilithyie funeste. Mais Diane n'est pas seulement une déité terrible ; elle protège, comme nous l'avons vu, tout ce qui est: jeune et faible ( voy. Diane); et cette transition se répète sous cette nouvelle face du caractère de la déesse, qui apparaît dans Horace comme déesse Lucine (dea Lucina), comme Ilithyie favorable. Aussi dès le moment de sa naissance exercet-elle cette fonction, et la voit-on aider sa mère à mettre Apollon au jour ( Callimaq.). On comprendra facilement, du reste, la confusion qui s'est opérée entre les rôles des deux déesses, si l'on remarque qu'Ilithyie, quoique fille de la déesse du mariage et accoucheuse divine, a quelque chcse de virginal, comme la fille de Latone. Elle n'a ni époux ni amant; elle punit les fautes des jeunes filles par les douleurs de l'enfantement, elle n'aime pas les mères trop fécondes (Apollon. Arg., I., 289). — Le culte d'Ilithyie se trouvait encore dans une étroite connexion avec celui des Parques, qui filent le destin de ceux que la fille de Junon fait apparaître à la vie; avec celui d'Apollon, dont elle aida la naissance, et qui l'envoya auprès d'Évadné; avec celui d'Hébé, qui embellit la vie que donne sa sœur. Dans l'ancien hymne d'Olen , qu'on chantait à Délos, Ilithyie est nommée mère de l'amour.— Ilithyie avait à Athènes un temple dans lequel on voyait trois statues de la déesse, sculptées en bois, et enveloppées de la tète aux pieds. Deux de ces images avaient été apportées de Crète par Phèdre ; Erysichthon avilit amené la troisième de Délos. A /Egium, sa statue était de même en bois sculpté, et enveloppée , excepté la tête, les mains et les pieds; elle avait la main droite étendue, et tenait de la gauche une torche. A Hermione, on lui sacrifiait tous les jours; mais la prêtresse seule pouvait voir son image. Les autres lieux où on l'honorait étaient Sparte, Clitor, Messène, Tégée, Mégare, Argos, Amnisus, Cœre, Inatus en Crè-
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te, Élis, où elle avait un autel en commun avec Sosipolis. — Ses principaux surnoms sont les suivants : Einatiné, honorée à Inatus; Epilysamcné , qui délivre; Lysizonos , qui délie la ceinture ; Métropolos , qui aide les mères; Mogostocos , qui aide les accouchements laborieux ; Praymetis, bienveillante.
illyrios. Fils de Cadmus et d'Harmonie.
ilmaréjveiv. Dieu de l'air et du vent , chez les Slaves. Fils de Vara; il aida son frère Vainamoinen dans la lutte contre les mauvais génies. On lui attribuait l'invention de la forge.
ilus (ILOS). 1. Fils de Dardanus et de Bâtée, frère d'Érichthonius. — 2. Héros éponyme d'IIion , fils de Tros et de Calliroé , frère d'Assaracus, de Ganymède et de Ciéopatrc, épousa Eurydice, dont il eut Laomédon. Les mythographesne s'accordent pas sur la circonstance qui donna lieu à la fondation de Troie. — a. Ilus vint un jour en Phrygie, et remporta la victoire dans des jeux que le roi du pays faisait célébrer. 11 reçut pour prix cinquante jeunes garçons et cinquante jeunes filles. Le roi lui donna aussi, d'après l'ordre d'un oracle, une vache de diverses couleurs, et lui dit de bâtir une ville dans l'endroit où elle se coucherait. Cette vache le conduisit vers un endroit de la Phrygie nommé la colline d'Acté {voy. ce nom), et s'y coucha; Ilus bâtit en ce lieu une ville, qu'il nomma Ilion. — b. Ilus, paissant ses troupeaux en Mysie, reçut d'Apollon Priépaeus l'ordre de fonder une ville où l'une de ses vaches se coucherait. Il obéit à cet oracle , suivit la première vache qui s'écarta du troupeau, et fonda Ilion où elle s'arrêta. — Ayant prié Jupiter de lui donner quelque signe de protection , il trouva le lendemain le Palladium (voy. ce mot), qui était tombé ,du ciel devant sa tente. Il lui rendit les honneurs divins, et lui fit bâtir un temple. Le feu ayant pris à cet édifice, Mus y courut, saisit le Palladium, et le sauva des flammes. Mais il lui en coûta la vue, pour avoir regardé en face ce simulacre divin. Minerve s'apaisa cependant, et lui rendit plus tard l'usage de ses yeux. Ilus chassa alors Tantale ou son fils Pélops de la Paphlagonie. li fut enterré dans la plaine de Troie. Dans l'Iliade on voit Hector tenir conseil auprès de son monument. — 3. Roi d'Éphyre dans la Thesprotie, fils de Mermerus, et arrière-petit-lils de Jason et de Médée. — 4. Premier nom d'Ascagne , qui ne se fit appeler Iule qu'après la ruine de Troie. — 5. Chef latin tué par Pallas.
imam. Celui qui dans une mosquée, et pendant la prière publique , se met à la tète de l'assemblée, qui prononce les paroles et fait les mouvements que les assistants sont obliges d'imiter. Hassan , dépouillé du khalifat par Moaviah, garda ce titre, que les khalifes et les sultans ottomans prirent également.
Chez les sunnites, on donne le nom d'imam aux docteurs orthodoxes les plus célèbres, tandis que les chiites désignent par cette ap-