‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 207 sur 420 · IMP · texte numérisé non relu

IMP

pcllation un personnage doué de vertus divines et possédant les deux pouvoirs , spirituel et temporel. Suivant ces derniers, le douzième Imam, chassé de ce monde par la méchanceté des hommes , apparaîtra quelque jour sur la terre pour y faire régner la justice.

imaon. Chef latin sauvé de la mort par Halésus.

imbramos, Surnom de Mercure, tiré de l'île d'Imbros.

imbr asia. Surnom : i. de Junon, du fleuve Imbrasus sur les bords duquel elle était née;

— 2. de Diane.

imkrasidès. Nom patronymique d'Asius , de Glaucus et de Ladès , fils d'Imbrasus.

imbrasus ( imbrasos ). i. Surnom de Mercure. — 2. Prince thrace , père de Pirus. — 3. Dieu fleuve de Samos, amant de Chésias et père d'Ocyroé. — 4. Troyen, père d'Asius, de Ladès et de Glaucus. C'est peut-être le môme que le n° 3.

imbreus. Centaure tué par Dryas, aux noces de Pirithoûs.

imrrius ( imbrios ). Fils de Mentor, et époux de Médésicaste; fut tué au siège de Troie par Teucer — 2. Surnom d'Éétion.

imbrus ( IMBROS ). 1. Surnom de Mercure.

— 2. Égyptide, fiancé d'Évippe.

iménarète. Femme de Chalcodon, mère

d'Éléphénor.

imeusimus (imeusimos). Fils d'Icarius et de Péribée.

IMMARADUS (IMMARADOS). Fils d'EU-

molpe et chef des Éleusiniens ; fut tué par Érechthée.

immolation. Cette cérémonie consistait dans l'origine , chez les Romains à répandre sur l'animal qu'on allait sacrifier, et surtout sur sa tête , de la farine de pur froment mêlée avec du sel , et qu'on nommait mola salsa ou simplement mola, d'où vient l'expression immolatio. Les Grecs observaient la même cérémonie, avec cette différence qu'ils se servaient du grain même de froment ou de celui d'orge sans être moulu, avec lequel ils mêlaient également du sel. Plus tard on appela immolation l'action complète du sacrifice.

iMOUTH (imouthÈS). Dieu égyptien du second rang. Suivant les uns , il correspond à Esculape; suivant d'autres, au ciel.

imperator. Surnom sous lequel Jupiter était adoré à Préneste. Sa statue , transportée de cette ville à Rome, l'an 376 av. J.-C, fut placée au Capitole, entre les chapelles de Jupiter et de Minerve.

impetritum. Terme religieux des anciens Romains, qui marquait que les augures étaient favorables.

imtorcitor. Dieu agricole honoré chez les Romains. Les laboureurs l'invoquaient en traçant les sillons.

imprécations. Divinités que les Latins nommaient Dirœ , Deorum irœ.

impudence. Voy. An/edeta.

INC

IXACHIDE (INACHIDES, INACHIA, INA-

CHis, inachione, inacho). Nom patronymique d'Io, d'Épaphus, de Persée et de tous les descendants d'inachus.

inachies. Fêtes en l'honneur d'Ino ou Leucothoé.

inachus ( inachos). Dieu-fleuve et roi d'Argos, fils de l'Océan et de Téthys. Il eut d'une nymphe mélienne ou d'Argic, sa sœur, trois enfants, Phoronée, iEgialée , et ïo , auxquels Apollodore ajoute Argus Panopte. Un scholiaste d Euripide nomme . au lieu d'iEgialée, Phégée ou Pégée. Suivant quelques traditions, Inachus est un chef autochthone qui , réfugié sur les montagnes avec un corps d'Argiens, lors du déluge de Deucalion, descendit dans la plaine à l'écoulement des eaux, fit rentrer dans son lit le fleuve qui inondait le pays, et lui donna son nom. D'autres légendes le regardent comme un colon égyptien. L'auteur du traité des fleuves raconte que l'Inachus se nommait dans l'origine Carmanor et Haliacmon ; il ne prit le nom d'inachus que lorsque le chef argien, poursuivi par la furie Tisiphone, envoyée par Jupiter, s'y fut précipité. — Neptune et Junon, ou Minerve, ayant pris Inachus pour juge de leur prétention sur l'Argolide, le roi d'Argos décida en faveur de la déesse. Le dieu des mers, irrité, le priva, lui et les deux autres arbitres, Astérion et Céphise, de ses eaux. Aussi distinguait- on l'Argos péloponésienne par l'épithète de dipsion, altérée.

inari-dai-mio-tsin. Divinité japonaise, adorée par les sintoïstes. EHe est invoquée par les porteurs de riz le 8 du onzième mois.

incas. Chefs civilisateurs, que les traditions péruviennes disaient fils du soleil. Ils étaient à la fois souverains et pontifes. Le temple du soleil avait cent portes, que ïlnca régnant, qu'on appelait Capa-Inca, avait seul le droit de faire ouvrir; c'était à lui seul aussi qu'appartenait le droit de pénétrer dans le temple. Les vierges consacrées au culte du soleil y étaient élevées presqu'en naissant, et y gardaient une virginité perpétuelle, sous la conduite de leurs marnas, ou gouvernantes, à moins que les lois ne les destinassent à épouser des Incas, qui devaient toujours s'unir à leurs sœurs ou à la première princesse du sang, qui était vierge du soleil. Une des principales occupations de ces vierges était de travailler au diadème des Incas, dont une frange faisait toute la richesse. Le temple était orné des différentes idoles des peuples qu'avaient soumis les Incas après leur avoir fait adopter le culte du soleil; il était en outre enrichi de métaux et de pierres précieuses, qui ajoutaient à sa magnificence.

inceste. Dieu allégorique, fils du Ciel et de la Terre, selon Hygin.

incubes et succubes. On donnait ce nom à des démons qu'on supposait prendre des formes d'homme ou de femme pour tour menter les dormeurs pendant la nuit et avoir

INI)

commerce avec les sorciers. Celte absurde croyance fit brûler au moyen âge un grand nombre d'infortunés.

incubones. Génies qui gardaient les trésors delà terre; ils avaient de petits chapeaux, dont il fallait d'abord se saisir. On les contraignait ensuite à déclarer où étaient ces trésors.

index, en grec ménytes. Surnom donné à Hercule à l'occasion d'un vol dont il fit connaître l'auteur.

indigètes. On donnait ce nom aux héros divinisés et adorés comme protecteurs d'un lieu particulier.

indra. Dieu de l'air et des saisons, l'un des gardiens du monde et ie régent de l'orient. Les traditions le désignent comme le premier des huit Vaçous et le font fils de Kaciapa et d'Aditi. Époux, dlndrani, nommée aussi Sarati ou Aindra, il habite avec sa fille Devani dans l'indraloka. D'autres légendes lut assignent pour demeure les régions de l'air ou le mont Mérou. Les théogonies indiennes lui donnent de nombreux surnoms, parmi lesquels il faut distinguer les suivants : Divespetir, le père du jour; Souargarcidjah , le roi des Souargas; Sahasrakcha , le dieu aux mille yeux; Legrchaba, le dieu de Thiver ; Pagacliakna , le dispensateur des saisons; Mégavahana, le conducteur des nuages; Maroutra, Méghavan, éthéréen. — Les peintures hindoues représentent Indra avec quatre bras et les yeux bandés. Il a pour monture l'éléphant Iravat. Ses attributs sont le croc, le lotus, le vadjéra ou tonnerre. Il parcourt quelquefois les airs sur le char Vhnanam, conduit par Matali. Des génies aériens de toutes sortes se pressent autour de lui dans sa demeure céleste.

indrachina. Radjah hindou de la race solaire, père de Vidikotra.

indradhioumna. Ancien monarque hindou, qui régnait à Outkala , à Orissa, ou à Oudjadjani; reçut de Krichna l'ordre de lui bâtir un temple, et, aidé des conseils du brahme Vidiapati , éleva la célèbre fpagode de Djahannathà, aujourd'hui Djagrenath. Il y plaça les trois idoles de Djagannatha, de Balabhadra et de Soubhadra, faites du bois de l'arbre sacré, si fameux dans les traditions sous le nom de Vata. — Ce mythe a trait à la fusion des deux cultes de Vichnou et de Si va, comme l'indique l'usage pratiqué sur la côte d'Orissa et chez quelques sectes de la péninsule , de faire manger tous les dévots à la même table , sans aucune distinction de sectes ni de castes. Cette coutume n'est nullement admise dans le Décan. — Le temple de Djagrenath est encore aujourd'hui l'un des plus célèbres de l'Asie. Les dons offerts par les pèlerins qui s'y rendent annuellement et l'impôt prélevé par les brahmes sur les dévots aisés montent à un chiffre énorme, qui s'augmente chaque année. Des cérémonies splendides, où figurent les trois idoles, dont la principale a des

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