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yeux de diamants , y témoignent de la piété des nombreux adorateurs de Brahraa. Il faut réléguer au nombre des fables l'assertion tant de fois répétée dans les voyages pittoresques, que les dévots se précipitent sous les roues du char Rath-Djatra.
ixdram. Femme d'Indra, dont elle eut Dévani.
indratouima. Radjah hindou métamorphosé en éléphant par la colère du Pradjapati Agastia; recouvra sa première forme après avoir essuyé diverses tribulations. Sa légende, récitée chaque jour par une bouche pieuse, a la propriété de faire obtenir le pardon de tous les péchés.
indulgence. Divinité allégorique figurée sur quelques médailles romaines.
indus. Dieu-fleuve, fils de Pontos et de Thalassa, selon Hygin.
inga. Saint bouddhiste, invoqué par les Japonais.
ingénicula. Ilithyie à Tégée.
INGÉNICULUS. Voy. ENGONASE.
iniersoit. Génies du feu, selon la croyance des Groënlandais, qui leur assignent pour demeure les falaises arides , et croient qu'ils apparaissent aux hommes sous la forme de feux follets.
in 91 A. Dieu suprême des Votiaks. Sa femme se nomme Moukaltsin.
innen rom. Nom de l'Être suprême, suivant les Ostiaks.
innerterrirsok. Dieu de l'air, au Groenland. C'est à lui que les jongleurs doivent leurs facultés divinatoires.
ixnou arolit (les). Nains montagnards que les Groënlandais croient veiller sur les trésors enfouis dans le sein de la terre.
ixo- Fille de Cadmus et d'Harmonie, mère de Léarque et de Mélicerte. Victime de la haine de Junon, elle eut à supporter tous les malheurs qui peuvent accabler une mortelle voy. ( Athamas), et fut, après sa mort, élevée au rang des déesses sous le nom de Leucothée, la blanche déesse. Les traditions relatives à sa fin et à son apothéose sont très-diverses. — a. Après la mort de Léarque, tué par son époux, elle jeta Mélicerte dans une cuve d'eau bouillante, puis, saisissant le cadavre de son enfant dans un accès de délire, elle se précipita dans les flots. Ino et son fils furent mis au rang des divinités marines propices aux navigateurs. — 6. Athamas, voulant égorger Mélicerte, Ino le lui arracha, et, arrivé au champ blanc (Xsuxov Tisôiov) à Mégare , se précipita dans la mer avec son fils encore vivant. Neptune les sauva tous deux, à la prière de Vénus. — c. Échappée à Phrixus (voy. ce nom), elle se jeta à l'eau dans un accès de folie ; Bacchus la sauva ainsi que Mélicerte. — d. Leucothée, après la mort de sa sœur Sémélé, allaita Bacchus, et fut placée avec lui parmi les dieux. — e. Poursuivie par Athamas, et submergée par les flots, ainsi que son enfant, un dauphin porta les deux
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cadavres à Corinthe. Là, Araphimaque, Donacinus et Sisyphe, frère d'Athamas, leur donnèrent la sépulture, et instituèrent les jeux isthraiques et un sacrifice annuel en l'honneur des illustres morts. — /. Après la mort de Léarque, Ino jeta son cadavre dans une cuve; puis, pour échapper àAthamas, elle se précipita dans la mer et fut sauvée par les Néréides, qui ordonnèrent à Sisyphe d'instituer les jeux isthmiques en l'honneur de Palémon. — y. Ino , furieuse , tua ses deux enfants, et se précipita dans la mer avec leurs cadavres. — h. Une tradition mégariennc rapporte que le corps d'ino , trouvé sur la plage, fut enseveli par Cléso et par Tauropolis. C'est en ce lieu qu'Ino reçut pour la première fois le nom de Leucothée ( Pausanias). — Purifiée de tout ce qu'il y avait d'humain en elle, Ino fut reçue parmi les Néréides, et, comme telle, elle est protectrice (soteira) des navigateurs et déesse fatidique. C'est elle qui sauva Ulysse poursuivi par la colère de Neptune , et fournit au héros , en lui confiant son voile, le. moyen d'arrivsr chez les Phéaciens. — A Thalames, où elle avait un temple auprès de la source de Séléné, elle rendait des oracles pendant le sommeil. Prèsd'Épidaureun bassin , qui lui était consacré, servait à la divination. On y jetait des gâteaux. Surnageaientils, le présage était funeste, tandis que leur disparition au fond> de l'eau était regardée comme d'un très-bon augure. —-Ino avait des temples àCorone, à Brasies, à Leuctres, à Épidaurc, à M égare, à Élée, à Thèbes, en Crète, où on célébrait les lnachies en son honneur, en Colchide, à Chéronée. Dans cette dernière ville, le gardien de son temple criait à ceux qui entraient; « Qu'aucun esclave, étolien ou étolienne, ne passe ce seuil. » Cette coutume faisait, dit-on, allusion a la haine de Leucothée contre une esclave étolienne, Antiphéra, qui avait excité sa jalousie. Sur l'isthme, elle avait un temple qui lui était commun avec Neptune. — Les Romains identifièrent cette déesse avec Albunée et avec la vieille divinité italique Metar Matuta.
in ou s. Nom patronymique de Palémon et de Mélicerte, fils d'ino.
i\sitor. Dieu qui présidait à la greffe des arbres et à d'autres opérations du jardinage. On l'invoquait aux fêtes de Cérès.
ix tempérance. Déesse allégorique, fille de l'Éther et de la Terre , selon Hygin.
ixteracoudaccoui. Surnom du soleil chez les Péruviens.
intercido, ou ixtercidqxa. Une des trois divinités qui protégeaient les femmes en couches. Voy. Deyerra.
iîvterduca. Surnom de Junon, déesse du mariage, chez, les Romains. On invoquait Junon Interduca , en introduisant la nouvelle mariée dans la maison de son époux.
interrapa ou illapa. Le troisième dieu de la trinité péruvienne ; présidait aux sai-
sons. Ses attributs sont la fronde , la foudre, la grêle, etc.
intoxsus. Qui n'est pas tondu. Surnom d'Apollon et de Bacchus. Les jeunes Grecs ne coupant leurs cheveux que parvenus a l'âge viril, on faisait ainsi allusion à l'éternelle jeunesse de ces dieux», Voy. Acersécomes.
inuus. Divinité que les Romains identifiaient avec Pan et Sylvain.
iwtdia. Voy. Envie, ixvolutt du. Épithètes des dieux, dont les statues étaient enveloppées de bandages dans les temps primitifs des religions grecque et orientale.
10. Célèbre amante de Jupiter. L'opinion la plus générale la fait fille d'inachus, mais diverses traditions lui donnent aussi pour père Iasus , Argus, Piren , Prométhée, Arestor, Phoronée, Apis. Sa mère se nomme tour à tour Argée , Leucane , Pitho , et Ismène. lo était prêtresse de Junon, qui, pour la soustraire aux poursuites de Jupiter, la changea en vache, et la confia à la garde d'Argus Panopte. Selon quelques mythologues, Jupiter lui-même opéra cette métamorphose pour dérober son amante aux poursuites de la reine des dieux , qui lui demanda Io , cachée sous cette nouvelle forme, l'obtint et la fit garder par Argus dans le bois de Mycènes. Délivrée de son incommode surveillant (voy. Argus), la malheureuse fille d'inachus n'en fut pas moins exposée à de cruelles persécutions ; Junon la rendit furieuse , et elle commença une longue pérégrination , poursuivie par un taon ou par l'ombre d'Argus. Elle parcourut successivement la Grèce, l'Illyrie, les cols de l'Hémus , le Bosphore , la Scythie , la Ciramérie , et arriva enfin en Egypte *où elle s'arrêta sur les bords du Nil, et accoucha d'Épaphus , après que Jupiter lui eut rendu sa première forme. Les Curètes lui dérobèrent son enfant par l'ordre de Junon ; mais ils périrent frappés de la foudre. Io retrouva Epaphus en Syrie, et revint alors en Égypte, où elle épousa Télégone et éleva à Cérès une statue que les Égyptiens adorèrent sous le nom d'Isis. Ils identifièrent aussi Io avec cette déesse, et lui rendirent des honneurs divins. — Voy. Télé-