‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 228 sur 420 · KÈR · texte numérisé non relu

KÈR

distingue à leur ceinture, formée de fils de mourvi, et à leur cordon, qui est de laine, tandis que celui des bràhmanes est de coton. Ils avaient seuls le droit de régner et de rendre la justice; on croit que la race des véritables Kchatriyas est éteinte aujourd'hui.

kéasaire ou ire. La grande déesse irlandaise, l'Irlande personnifiée. Les mythologues la font fille, femme, sœur ou mère de Bath.

kébé. Un des dieux subalternes des Tchouvaches.

réçava. Surnom donné à Vichnou, à cause de sa longue chevelure.

kéi. Les mauvais génies chez les Chinois, qui les opposent aux Tchin, esprits bienfaisants.

hekki. Coucou. Dieu de l'agriculture chez les Lapons.

kl: la sa. L'olympe des Indiens.

renaît. Le Grand Esprit, suivant la croyance des habitants des îles Mulgrave, qui lui attribuent un caractère malfaisant.

rÉoro-eva. Dieu vénéré aux îles Hawaii.

On lui offrait des cochons, que le prêtre marquait à l'oreille d'un signe particulier et qui étaient ensuite libres de vaguer dans l'île.

réraoiv. Dieu des festins à Sparte.

rérémet. L'Être suprême chez les Tchouvaches. lis donnent aussi ce nom aux lieux consacrés oïi l'on offre des sacrifices aux dieux.

rères. Déesses grecques, auxquelles les dictionnaires mythologiques donnent à tort le genre masculin. Le mot XYjp, que les poètes grecs emploient en général pour désigner la personnification des causes de la mort, soit naturelle , soit violente , avait dans l'origine le sens vague du destin. Il désignait l'heure fatale qui marque la cessation de la vie, sans personnification bien précise, et s'appliquait aux hommes et aux animaux {II. xxiv. 82). Ainsi l'on voit Jupiter, dans Homère, peser les Kères des Grecs et des Troyens et ceux d'Hector et d'Achille. Évidemment dans ce lieu le mot xrjp n'a pas d'autre signification que celui de destinée. Haie des mortels, parce qu'elle les entraîne dans la demeure de Plu ton, la Kère pèse également sur tous et menace les hommes de mille morts différentes, survenant là où on l'attend le moins. Ce n'est cependant pas de son propre mouvement qu'elle met fin à la vie; elle est toujours soumise à la volonté de Jupiter, qui lui marque le moment où elle doit apparaître et retarde quelquefois la rapidité de sa marche. Souvent même on lui échappe par la faite, et les hommes l'appellent ou l'éloigncnt d'après leur propre volonté; ainsi Achille peut choisir entre deux Kères, c'est-à-dire entre deux destinées qui lui ont été marquées par la volonté souveraine Voy. Achille. La mort que donne la Kère n'est pas toujours violente : dans Homère :« Quelle Kère t'a conduite dans le sombre empire de Pluton? Est-ce une longue maladie, ou serait-ce Diane, ou Neptune, ou les traits de te? ennemis, qui auraient

KHA 269 terminé tes jours ?»(Odyss. xt , 170-397). Dans les combats, les Kères parcourent le champ de bataille avec la Discorde et le Carnage, saisissant les guerriers dont une blessure mortelle va terminer les jours, et se disputant les cadavres des mourants. Leurs vêtements sont teints de sang. Telles sont les données transmises par Homère sur les Kères. Leur nom figure dans l'Iliade et l'Odyssée, tantôt au singulier, tantôt au pluriel ou au duel. Cette dernière forme semble faire allusion a une distinction qui se retrouve dans Mimnerme, lequel reconnaît deux Kères, amenant, l'un, la vieillesse, et l'autre, la mort. Dans Hésiode, qui les fait filles de la Nuit , les Kères n'ont déjà plus cette forme moitié abstraite moitié réelle que leur attribue Homère. Compagnes des Parques, elles prennent le caractère de divinités vengeresses, et punissent sévèrement les mortels ( Théogonie). Dans les combats , elles représentent les causes de la mort personnifiées. Elles sont de couleur noire, et montrent leurs dents blanches ave.c des grincements et en lançant des regards effroyables. Elles suivent les guerriers blessés, leur enfoncent dans le corps leurs énormes griffes, et sucent leur sang jusqu'à ce qu'elles en soient rassasiées; après quoi , elles jettent le cadavre de côté , et s'empressent de rejoindre la mêlée, pour avoir de nouvelles victimes. — Comme divinités vengeresses, on les fit apparaître plus tard à côté des Furies. Les Grecs donnaient encore le nom de Kères aux soucis qui abrègent la vie des hommes et aux épidémies. Apollonius les surnomme les chiens de Pluton. — Voy. Destin, Parques.

RERNimos. Dieu gaulois qu'un bas-relief trouvé à Notre-Dame en 1701 représente avec des cornes et des oreilles de bête fauve.

rérouia. Volcan de l'île d'Hawaii; séjour favori de Pélé et des dieux volcaniques. Les divers cratères sont leurs palais, dans lesquels ils dansent au mugissement des fournaises ou nagent au milieu des laves bouillonnantes.

rÉsi. Mauvais génie tué par Krichna ; c'était une espèce de centaure.

résora. Idole adorée dans la pagode de Jagernauth. Elle a des yeux de diamant, des mains de perles ; sa tête et son corps sont de bois de santal; mais sa configuration est hideuse.

RESSljtil. Fille deVidharba; elle épousa Sagara, roi d'Aïodhïa, dont elle eut Açamania.

rétou. Le nœud ascendant personnifié ou la queue du dragon. Voy. Rahou.

rhahho-manson. Prince des grands singes; il tomba dans un puits en venant rendre hommage à Bouddha, voué à la vie ascétique, et se noya.

ehaméphis. Gardien de l'Egypte {Khami en langue indigène). Nom appellatif de trois dieux égyptiens dont Damascius fait le troisième membre d'une trinité qui a pour point

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