KIK
de départ les ténèbres irrévélées (orxoTOÇ àyvohjtov). On ne sait pas au juste quel est le nom propre et le caractère de chacun des Khaméphis en particulier. Quelques mythologues pensent qu'ils ne sont autres que Kneph, Phtha , et Phré.
khaor-bous. Dieu des quatre vents dans le royaume d'Asem. Les malades lui adressent leurs prières en lui faisant des offrandes d'oiseaux.
kh ara. i. Frère de Ravana, vaincu et tué par Rama. — 2. Mauvais génie tué par Krichna.
khéçoubai-toioîv. Dieu secondaire des lakoutes, époux d'Aksit.
RHEMIAi. Foy. CHÉMIIM.
khiappen. Dieu de la guerre, chez les Tuniates, peuplade des environs de Panama. On lui offrait des victimes humaines. Avant de le consulter , ses prêtres devaient s'abstenir pendant deux mois de femmes et de sel.
khorchio. Le soleil, dans la mythologie parsi. Il habite, au centre du monde , une sphère nommée Khorchidpaï.
rhordad. Sixième Achaspand ; préside aux mois , aux années et aux jours, et fournit les aliments aux hommes. Ses Hamkars sont Tachter, Bad et Ardahfréoech. On l'identifie avec le feu des plantes et avec l'eau.
khors. Dieu de la médecine , chez les Slaves.
KHOUBÉ-KHATOUN. Brillante de gloire.
Déesse Iakoule, épouse d'Aar-Toïon.
khouçor (chousoros). Première émanation de l'essence céleste , dans la mythologie phénicienne.
kiai. Nom générique des dieux dans la péninsule transgangétique. Kiai-Nivandel est le dieu de la guerre ; Kiai-Pimpokaou préside à la médecine ; Kiai-Ponvedaï à la fertilité, etc.
riak-kiak. Personnage merveilleux représenté, dans une pagode de Pégou, sous la forme d'un Mouni colossal, qu'on suppose dormir depuis six mille ans.
kichtan. Nom que les sauvages de la Nouvelle- Angleterre donnaient à l'Être- suprême.
kiempé. Champions. Nom Scandinave des héros qui , suivant la croyance des Norses, vécurent dans les temps héroïques. Avides de gloire et de dangers, ils combattirent fréquemment les sorcières, les furies et les démons , pour les forcer à leur livrer les armes ou les autres trésors qu'ils gardaient dans les tombes. Ainsi que les héros grecs , ils ne craignaient pas de lutter avec les dieux eux-mêmes. Ainsi Hother combattit le dieu Thor dans une bataille, comme Diomède combat Mars dans l'Iliade , et avec le même succès. Après l'introduction du christianisme dans les contrées du Nord , les traditions populaires conservèrent à leurs héros ce même caractère farouche. « Apprends, dit Kiartan à Olaiis Trigguasen, que je ne crois ni aux idoles ni aux démons. J'ai voyagé dans divers pays étrangers , j'ai combattu bien des géants et
des monstres, et jamais aucun d'eux ne m'a vaincu ; je mets donc ma seule confiance dans ma force de corps et dans mon courage d'âme. » Gaukater fit une autre réponse encore plus forte à saint Olaiis, roi de Norwége : « je ne suis ni païen ni chrétien ; mes camarades et moi nous ne professons d'autre religion qu'une confiance entière en notre force , qui nous rend invincibles dans les combats. » — La mort même n'arrêtait pas cette. soif des combats qui dévorait les Kiempé, et une fiction rapportée par Saxon le Grammairien nous a transmis la légende, profondément originale, de deux chevaliers, Asmund et Assueit. Liés par la fraternité d'armes , ils s'étaient promis l'un à l'autre que chacun d'eux ne survivrait pas à son frère mort. Assueit ayant été tué dans une bataille . Asmund se fit descendre à son côté dans le caveau fatal, et l'on roula la pierre sur l'ouverture. Un siècle après, un aventurier, passant en ce lieu, fit ouvrir le sépulcre des deux frères d'armes ; mais, à peine avait-on levé la pierre , qu'on entendit des cris horribles, un cliquetis d'épées, et tout le bruit d'un combat entre deux ennemis furieux. Un guerrier descendit au moyen de cordes dans le sépulcre. A leur grand étonnement , les spectateurs virent remonter à sa place, Asmund, couvert de blessures, qui, dès qu'il eut revu la lumière, se mit, avec ce talent poétique d'improvisation que ces champions unissaient souvent à la force du corps et à une valeur héroïque, à raconter l'histoire de sa lutte avec le mort. Il paraît qu'aussitôt que l'entrée du sépulcre fut fermée , le corps du défunt Assueit se releva de terre, animé par quelque goule affamée, et, ayant d'abord mis en pièces et dévoré les chevaux qui avaient été placés dans le caveau avec eux , il se jeta sur le compagnon qui venait de lui donner une telle preuve de dévouement et d'amitié , pour le traiter de la même manière. Le héros , sans se laisser déconcerter par les horreurs de sa situation , eut recours à ses armes , et se défendit vigoureusement contre Assueit, ou plutôt contre le mauvais démon qui en occupait le corps. Le champion survivant soutint un combat surnaturel, qui dura tout un siècle ; mais Asmund , remportant enfin la victoire, renversa son ennemi, et en lui enfonçant, comme il s'en vanta , un pieu au travers du corps , il le réduisit à l'état de tranquillité qui convient à un habitant du tombeau. Après avoir chanté d'un ton de triomphe la relation de son combat et de sa victoire, le vainqueur, mutilé, tomba mort devant ses auditeurs. Le corps d'Assueit fut retiré du caveau ; on le brûla , et les cendres en furent jetées auvent, tandis que celui du vainqueur qui venait d'expirer, et maintenant sans compagnon, fut replacé dans la tombe.
riramora. Divinité des songes et des illusions, chez les anciens Slaves. On la représentait sous la forme d'un spectre horrible.
KNE
kikokko. Diea des nègres de Loango. On lui élève des temples sur les routes et des statues sur les tombeaux, pour empêcher que les sorciers n'évoquent les âmes des morts par leurs conjurations.
killa. La lune chez les Péruviens.
kimbaoth. Roi fabuleux de l'Ulster, fils de Fionntan et cousin d'Aod Ruadhet de Diathorba. Après" une lutte avec ces deux derniers , il fit la paix, et tous trois gouvernèrent successivement le pays pendant un intervalle de 84 ans.
koipourouchas. Nom de certains génies hippocéphales , habitants du ciel d'Indra , qui font partie du chœur des musiciens célestes attachés à la cour de ce dieu.
kiivchok. Un des noms thibétains de Bouddha.
kiivjvaras. Génies bindous qui habitent au centre de la forêt de Laka, et forment, avec les Iakchas, la cour du Vaçou Paoulastia. Les Kinnaras chantent ses louanges, tandis que les Iakchas distribuent la fortune aux nommes.
kioccos. Idole virginienne , peut-être la même que Kiouasa.
kiouasa. Dieu de? anciens Virginiens.
Lorsque les jongleurs l'évoquaient, il apparaissait dans ses temples sous la figure d'un bél homme ayant une longue touffe de cheyeux qui lui descendait jusqu'aux talons. Il fallait quatre invocations pour le forcer à se manifester aux regards de ses prêtres.
kiris ou kirp.is. Nom d'Adonis à Lacédémone et dans l'île de Cypre.
SIS SE IV. Un des surnoms de Vichnou.
kissi. Sorte de fétiches ou d'idoles domestiques du Congo. On les représente sous une forme grossière, très-petits de taille, et la téte couronnée d'un bonnet pointu. Ils sont toujours souillés des aliments, dont les nègres les barbouillent, croyant prévenir par là toute tentative d'empoisonnement de la part de leurs ennemis.
kistnérappa. Personnification du fleuve Kistna. Il est invoqué par les malades, dans ie Décan et au Bengale.
Kitouba. Fétiche congue, représenté par une grosse crécelle de bois.
KIWASA. Voy. KIOUASA.
klinjlep. Père de Ligobound., la première femme, suivant la croyance des anciens Mariannais.
k\ ef ou cxEPH. L'Être suprême dans la mythologie égyptienne , et le créateur de toutes choses. Les livres d'Hermès décrivent ainsi son apparition : « Des ténèbres infinies étaient répandues sur ranime , les eaux le couvraient, et un esprit subtil , une pure intelligence résidait au sein du chaos par la puissance divine... Tout à coup brilla au sein de la nuit éternelle un rayon sacré , lumière suave , réjouissante, ineffable, la lumière primitive, qui est le démiurge Knef, plus ancien que l'humide, que l'eau primitive, venue de la