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du temps de Pausanlas, l'endroit où il avait passé avec sa nombreuse armée. Les compilateurs des époques récentes, tels qu'Hygin et Cassiodore, ont été jusqu'à faire de Metnnon un architecte et à lui attribuer la construction du palais de Cyrus'à Êcbatane. — A partir de l'époque Alexandrine, on commença à rattacher la notion de la véritable Éthiopie au mythe de Memnon, ce qui apporta une confusion notable dans l'ensemble et dans les détails d'un cycle déjà si diffus. Des circonstances nouvelles y furent ajoutées et rattachées à des localités de l'Egypte ou de l'Ethiopie. — A cette époque appartient une fable rapportée par Athénée. Suivant cet auteur, Tithon avait envoyé à Troie une armée d'Éthiopiens, pour aller au secours de son fils. A peine les soldats étaient-ils parvenus jusqu'à Abydos, qu'ils apprirent la mort du héros ; interrompant leur marche, ils déposèrent leurs couronnes sur les acacias qui décoraient le Téraénos du temple. — Une fois installé en Egypte, et principalement à Méroé, résidence des Éthiopiens Macrobiens, suivant Pline et Strabon , Memnon alla bientôt jusqu'à perdre son caractère primitif. Ainsi, selon Damis, il n'avait jamais été à Troie ; il avait vécu et il était mort à Méroé, après un règne glorieux de cinq âges d'homme. Les Égyptiens l'honoraient d'un culte particulier, à ce que prétend Héliodore, et il laissa son nom à une nation éthiopienne, selon Pline et Ptolémée. Comme il était difficile cependant , pour ceux qui ne voulaient p"as nier la vérité des traditions grecques sur Memnon, d'expliquer comme ce prince éthiopien avait pu passer en Asie, y élever des monuments, puis se rendre à Troie, on imagina deux héros du même nom , l'un fils de l'Aurore, neveu et auxiliaire de Priam, l'autre roi éthiopien , qui vécut et mourut en Éthiopie. La translation en Éthiopie de ce personnage purement grec fut aidée par une homonymie singulière ; les quartiers des tombeaux , à Thèbes, se nommaient Memnonia i les Grecs pensèrent aussitôt à leur Memnon; le fameux colosse fut la statue de ce héros, et le craquemént sonore qu'elle faisait entendre lorsque l'ardeur des rayons du soleil, succédant au froid delà nuit, lui faisait subir une dilatation , fut la voix de Memnon , qui répondait à sa mère. Callistrate prétendit même que M£ranon faisait entendre un son plaintif à l'approche de la nuit. 11 est reconnu aujourd'hui que la prétendue statue de Memnon n'est autre qu'une statue d'Aménophis II. — On doit à M. Letronne une excellente monographie sur la statue vocale de Memnon.
memphis. i. Mère des Danaïdes Clité, Chrysippé et Slhénélé. — q. Fille du Nil, femme d'Épaphus et mère de Libye ( Apollodore); ou fille d'Uehoréus et mère d'Égyptus.
memrumus. Fils des Génies, dieu-homme que les Phéniciens regardaient comme l'inventeur de tous les arts.
men. Dieu phrygien; il n'est autre que la lune, personnifiée sous la forme d'une divinité masculine. Voy. Lune.
mexachos. Égyptide, fiancée de Nélo.
méivades. Nom des Bacchantes. R. mainesthai, être en fureur. Ce surnom leur fut donné parce que dans la célébration des orgies, elles* étaient agitées de transports furieux. =~ Voy. Bacchantes Thyades.
ménagyrtes. Prêtres de Cybèle, qui faisaient leur quête tous les mois.
mexaka. i. Épouse d'Himalaïa et mère de Dourga. — 2. Apsara , mère de Sakountala.
MÉXALCÈS. Voy. M ÉTAL CES.
mévalippe. Voy. MÉLANIPPE.
ménalius (moenalius.). Père du quatrième Vulcain ( Cicéron ).
ménanus ou amen anus. Dieu-fleuve , père des Paliques. ( S. Clément. )
ménasinus. Fils de Pollux, adoré à Corinthe dans le temple de son père.
mendéis . Épouse de Sithon , roi de Thrace.
mendès. Un des huit principaux dieux des Mendésiens, le Pan des Grecs, adoré en Égypte sous la forme d'un bouc. Dans la table isiaque , Mendès a quatre cornes.
mené. Nom grec de la Luné,
méxécée (ménoikeus). i. Thébain , petit-fils de Penthée, père d'Hipponoraé, de Jocaste, et de Créon. — 2. Fils de Creon et petit-fils du précédent. Les sept chefs étant venus attaquer Thèbes , Tirésias déclara que Mars, irrité de la mort du dragon tuéparCadmus , donnerait la victoire aux Argiens , si ie plus jeune des princes issus du sang du dragon ne se sacrifiait volontairement. Créon se dévoua, malgré les instances de son père. D'autres le font périr sous les coups du sphinx ou de la main de Laïus. On montrait son tombeau devant la porte Néitide. Il était ombragé par un grenadier qui avait cru spontanément et qui se reproduisait chaque année.
mené de me ( ménédémos ). Fils de Bunée, il indiqua à Hercule le moyen de nettoyer les étables d'Augias, et périt en combattant les Épéens. Le fils d'Alcmène fit célébrer ses obsèques au cap Lépréum.
méxélaies. Fête à Térapné, ville de Laconie , en l'honneur de Ménélas.
ménélas. Uoi de Sparte et frère d'Agamemnon ; il était fils d'A trée ( Homère ), ou de Plisthène et d'Aéropé (Hésiode). Nous avons rapporté à l'article Agamemnon les événements qui marquèrent sa jeunesse, ainsi que son mariage avec Hélène, fille Je Tyndare. Peu d'années après cette union, Taris, profitant de l'absence de Ménélas . alors en Crète , séduisit Hélène , l'enleva et se réfugia avec elle à la cour de Priam. Avant de venger cet attentat par une déclaration de guerre, Mé. nélas et Ulysse se rendirent en ambassade à Ilion pour redemander l'épouse infidèle ; mais leur voyage resta sans fruit, et leur aurait même été fatal, sans l'intervention d'Anté-
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nor , qui apaisa le peuple soulevé contre les deux envoyés. Les deux chefs de retour à Sparte, la guerre fut déclarée. Voy. Aga.memnon. Sur l'ordre de l'oracle d'Apollon Delphien, Ménélas consacra à Minerve Pronoia le collier d'Hélène , et partit ensuite avec la flotte grecque, à la tête de soixante vaisseaux contenant les guerriers de Lacédéraone, de Pharis, de Sparté, de Messa, de Brysie, d'Augée, d'Amyclès, d'Hélus, de Laas et d'OEtylée. — Protégé par Junon et par Minerve, il déploya le plus grand courage, tua un grand nombre de Troyens, s'offrit même au combat avec Hector , et, avec l'aide d' Antiloque, repoussa le valeureux Énée. D'abord seul, puis aidé d'Ajax le Télamonide , il défendit le corps de Patrocle contre les assauts de l'ennemi , parvint à l'enlever du champ de bataille, et envoya Antiloque porter à Achille la nouvelle de la mort de son ami. Mais c'est surtout son combat avec Paris qu'Homère s'est plu à décrire en vers magnifiques dans le troisième livre de l'Iliade. D'abord Pàris fuit devant Ménélas; encouragé par Hector , il revient sur ses pas, et défie son adversaire à un combat singulier, dont Hélène et ses trésors doivent être le prix. Ménélas accepte, et il aurait fait tomber Pâris sous ses coups si Vénus n'avait secouru ce prince. Le vaillant Atride fut ensuite blessé par Pandarus, à l'instigation de Minerve; mais la déesse dirigea le fer de telle sorte qu'il n'entama la peau que légèrement: la blessure fut bientôt guérie par les soins de Machaon. Aux jeux funèbres donnés en l'honneur de Patrocle , il prit part aux courses de chars , et se contenta du troisième prix. — Il fut l'un de ceux qui s'enfermèrent dans le cheval de bois. Conduit par Hélène , il pénétra avec Ulysse dans la chambre de Déiphobe, et massacra ce malheureux prince. Voij. DÉifhobe. Pardonnant ensuite à son épouse, qui m avait versé bien des larmes après son repentir », et dont le cœur « nourrissait toujours un tendre désir de revoir son premier mari et ses parênts, et Lacédémone, » il exhorta les Grecs à lever l'ancre en toute hâte, malgré l'avis contraire d'Agamemnon, qui retint à terre une moitié de l'armée; Nestor, lui et Diomède, mirent à la voile les premiers, et firent route de concert jusqu'à Lesbos. Arrivé en vue de la côte d'Attique, Ménélas perdit son pilote Phrontès ; il s'arrêta pour l'ensevelir, et avait à peine atteint le promontoire de Malée, que Jupiter déchaîna une furieuse tempête , qui dispersa ses vaisseaux : les uns furent poussés sur la côte de Crête ; d'autres , au nombre desquels étaient le navire du fils d'Atrée, abordèrent en Egypte. Là, Ménélas amassa beaucoup d'or en visitant les peuples étrangers. Il passa huit années à parcourir Chypre, la Phénicie, l'Egypte, l'Ethiopie, Sidon, le pays des Érembes, et la Lybie, dont les habitants le comblèrent de présents. Une tradition postérieure