‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 267 sur 420 · ME M · texte numérisé non relu

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qui avait le miel et les abeilles sous sa protection.

hélobosis ou mélobote. Océanide.

Elle cueillait des fleurs avec Proserpine , lorsque celle-ci fat enlevée par Pluton.

mélos, i. Fils de Manto ; il donna son nom au temple d'Apollon Malœis à Lesbos. — 2. Habitant de Délos ; il s'enfuit à Chypre chez Cinyre , qui lui donna sa parente Pelée pour épouse. De ce mariage naquit un fils, qui porta le même nom que son père et fut élevé dans le temple de Vénus. Lors de la mort d'Adonis , ses parents se pendirent de désespoir et furent changés, le père en pommier ([xyjXov) et la mère en colombe (TtsXsia). Vénus ordonna ensuite au jeune Mélos de se rendre à Delos : il y fonda une ville qui prit •on nom, et enseigna aux habitants à tondre les brebis et à en employer la laine : de là le nom des brebis, [xr;Àa.

melpomezve. Cantatrice. Muse de la tragédie. Dans les peintures d'Herculanum , elle porte un manteau bleu avec une tunique de même couleur. Elle soutient une massue de la main droite, et, de la gauche , ie masque tragique. On lui donne aussi pour attributs le sceptre , le poignard et la couronne.

melpo>ié\os. Chanteur. Surnom d'Apollon à Athènes.

HÉBfACTE ( m^em actes ). Orageux. Surnom de Jupiter, en l'honneur duquel les Athéniens célébraient les Mémactéries en automne.

mémactéries. Fêtes Athéniennes en l'honneur de ce dieu.

mémalus (m.emalos). Père du Grec Pisandrc.

meubliaros. Fils de Peuciles , colon phénicien de la suite de Cadmus (Hérodote ).

>îE3IERCUS. Fausse leçon par Mermérus, nom d'un fils de Jason et de Médée.

héhinia. Qui se ressouvient. Surnom de Vénus, dans Servius.

HEHNOH. Célèbre héros delà mythologie grecque. Il n'est pas question de lui dans l'Iliade. L'Odyssée seule en fait mention, pour lui donner l'épithète du plus beau des guerriers et pour dire qu'il tua Antiloque ; encore est-il douteux que le vers où se trouve le nom de ce dernier se rapporte à Memnon; il y est seulement parlé du Jils de la brillante Aurore, qu'Homère ne caractérise nullement par le titre de prince des Ethiopiens. C'est Hésiode qui, le premier, qualifie ainsi Memnon, fils de Tithon et de l'Aurore. Telle est la base étroite sur laquelle les poètes posthomériques, tels qu'Arctinus, auteur de l'Éthiopide, fondèrent de longs récits sur Memnon, qui, suivant eux , périt de la main d'Achille devant Troie, où. il s'était rendu avec une armée d'Éthiopiens, c'est-à-dire d'Asiatiques, carie nom d'Éthiopie dans Arctinus, Pindare, Simonide, etc., désigne constamment la région de l'Asie située à l'orient de l'Euphrate.Les traditions qui font venir le fils de l'Aurore de la

Susiane prouvent l'identification de ce personnage mythologique avec quelque héros asiatique dont on ignore le nom, et les légendes populaires rapportées par Pausanias et Diodore nous montrent comment les evhéméristes des derniers âges s'embarrassaient peu de concilier avec le bon sens la prétendue realité des mythes de l'antiquité , altérés dans la suite des temps. Ainsi l'un rapporte que Memnon l'Éthiopien se rendit de sa terre natale en Egypte, de là à Suze, puis enfin à Troie. Selon un autre , il conduisit à Troie des Éthiopiens et des Indiens, qui descendirent des versants du Caucase pour prendre part à la grande lutte entre l'Europe et l'Asie. Une légende formellement contraire à la tradition homérique, mais qui avait déjà cours du temps de Platon, prétend que Tithon n'était qu'un satrape de Perse dépendant du roi d'Assyrie, Teutamus, 'equel tenait la Troade sous sa domination. Ce satrape envoya son fils Memnon, à la tète de cent mille Éthiopiens , d'autant de Susiens et de dix mille chars, secourir Priam. Enfin, suivant Servius, Priam s'acquit la bienveillance de Tithon en lui envoyant un cep d'or. — Quoiqu'il en soit, voici ce que les mythologues racontent du fils de l'Aurore; Antiloque , fils de JNestor, se précipitant auprès de son père, dont Pàris venait d'abattre un des chevaux d'un coup de flèche, rencontre dans sa route Memnon, qui le tue. Achille, furieux, se précipite sur le vainqueur; Jupiter pèse leurs deux destinées dans une balance, ie plateau de Memnon s'abaisse, et il est tue ( Pindare ). D'après Diodore, ce fut dans une retraite des Thessaliens que Memnon périt ; ou bien il fut tué par Achille , comme il appelait ses Éthiopiens à son secours contre Ajax, qui le pressait vivement. L'Aurore, au désespoir, demanda au maitre des dieux que son enfant fût immortel. Chaque matin elle le pleure, et ses larmes forment la rosée. Les poètes font aussi mention des oiseaux memnonides, nés des cendres du fils de l'Aurore. Dans les peintures de la Lesché de Delphes, ces oiseaux étaient figurés sur la chlamyde du héros; et l'on disait eue tous les ans, à certains jours, ils venaient nettoyer avec soin son monument, et l'arroser de l'eau de l'JEsépus, dont ils humectaient leurs plumes. D'autres traditions rapportent qu'ils se battaient jusqu'à la mort sur le tombeau de Memnon, lequel se trouvait en Troade, àPaphos, à Suze, où l'Aurore, sa mère, avait fait transporter son corps ; à Paltos , en Sypie. Les légendes grecques et asiatiques lui attribuaient d'ailleurs de grands travaux de construction : ainsi , il avait bàtî des murs à Babylone et fondé Suze ( Étienne de Byzance ), xille à laquelle on avait donné son nom et où il avait construit de magnifiques édifices dits Jîemnon 'tens ou Cissiens } du nom de la satrapie dont Suze était la capitale. De plus, une route en Assyrie portait son nom , et l'on montrait encore , en Phrygie

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