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l'île d'Ortygic, où elle fat changée en fontaine. Alpbée fut changé à son tour en fleuve, et, sans mêler ses eaux à celles de la mer, il traverse jusqu'à Ortygie , où il se joint à Aréthusc. — c. Enfin, suivant d'autres, Alphée était un descendant du Soleil. Il tua son frère Cercaphus. Obsédé alors par les Furies et poussé au désespoir, il se jeta dans le fleuve Nyctimus, qui prit de là le nom d'Alphée ( Pseudo-Plutarque ). — L'Alphçe disparaît sous terre à plusieurs reprises avant d'atteindre la mer. C'est là sans doute ce qui aura donné lieu à la fable de son cours souterrain jusqu'à la source d'Aréthuse,dans l'île d'Ortygie. A l'appui de cette communication prétendue on racontait que des objets jetés dans le fleuve avaient reparu dans la fontaine , et que les eaux d'Aréthuse devenaient troubles quand on sacrifiait des taureaux à Olympie. *
ALPHEI^EA, ALPHEIOIVIA, ALPHEÏOUSA
ou ALPHiEOA. Surnoms de Diane. Voy. Althée.
ALPHEiAS.Surnomdela nymphe Aréthuse.
alphéivor. Fils d'Amphion etdeNiobé.
V oy. Niobé.
ALPIIÉSIBÉE (AL P H É S I BOE A). — i. ÉpOUSe
de Phœnix et mère d'Adonis, suivant une tradition. — 2. Fille de Phégée, la même qu'Arsinoé. — 3. Fille de Bias et de Piro.
alphito. Espèce de loup-garou dont les Grecs faisaient peur aux enfants.
alrunes. C'étaient, suivantle Dictionnaire de Trévoux, de petites figures de bois que les anciens Germains regardaient comme leurs dieux pénates. Voy. Runes.
altellus. Surnom de Romulus. Formé , à ce que l'on croit, de alo et tellus, il signifierait nourrison de la terre .
altès. Roi de Pédase, ville des Lélèges en Carie, et père de Laothoé, qui donna à Priam deux fils, Lycaon et Polydore.
althée (alth,ea). Fille de Thestius et dEurythémis , et femme dOEneus , roi de Calydon. Elle eut plusieurs enfants , dont Méléagre fut le plus célèbre. Il n'était âgé que de sept jours lorsque les Parques déclarèrent à Althée qu'il mourrait quand un tison, qui était alors dans le foyer, serait consumé. Elle retira le^isonetle garda avec soin; mais dans la suite, Méiéagre ayant tué les frères d'Althée, celle-ci, dans son ressentiment, jeta le tison au feu , et dès qu'il fut consumé Méiéagre expira. Althée se pendit ensuite de désespoir.
ALTHÉMÈNE (ALTHÉMÉiVÈS). Fils du TOI
de Crète Catreus. Ayant appris de l'oracle qu'il serait le meurtrier de son père, il se bannit de sa patrie pour éviter ce parricide , et se retira à Rhodes avec sa sœur Apémosyne. Là il érigea un autel à Jupiter Atabyrien. Cependant Catreus, ayant perdu tous ses autres enfants, et ne pouvant plus vivre éloigné d'A.lthémène, vint avec une flotte le chercher à Rhodes. En débarquant, il fut assailli par les habitants, qui le prirent pour un ennemi, et périt de la main de son fils. Celui-ci, ayant
reconnu son père, supplia les dieux de lui ôter la vie. Sa prière fut exaucée, la terre s'entr'ouvrit sous ses pieds et l'engloutit.
althÉivus (alth^eivos). Le même qu'Alaenus. Voy. ce nom.
althépos. Fils de Neptune et de Léis, et roi de Trœzène, qui se nomma d'après lui Althépia. Ce fut sous son règne que Minerve et Neptune se disputèrent la possession de ce pays.
altios. Surnom de Jupiter dont le temple s'élevait au milieu du bois sacré d'Altis , près d'Olympie. Outre le temple on voyait encore dans ce bois un autel consacré à tous les dieux, le palais de Léonidas, et l'atelier de Phidias, dans lequel ce célèbre sculpteur avait exécuté sa statue de Jupiter.
altor. Le nourricier. Surnom de Pluton, selon S. Augustin.
altun-olouk. Gouttière d'or placée sur la Kaaba, entre l'angle de l'Irak et celui de la Syrie. Les eaux qui tombent de cette gouttière sont réputées saintes.
alumnus, alumna. Nourricier, nourrice. Surnoms, l'un de Jupiter, l'autre de Cérès.
alvée . Nom du mauvais génie chez les indigènes du Chili.
alxioiv. Père d'OEnomaiis.
alycos. Fils de Scirrhon. Il aida Castor et Pollux à reprendre Hélène, retenue prisonnière dans Aphidnes. il fut tué, dit-on, par Thésée.
alymnios. Surnom de Mercure, tiré de la ville d'Alymne , dans le Péloponnèse.
alysios. Surnom de Jupiter et de Bacchus.
alyxothoé. La même qu' Alexirrhoé.
AI.YZEUS. Fils d'Icarius, et frère de Pénélope et de Leucadius. Il régna , ainsi que son frère, en Acarnanie, après la mort d'Icarius, et donna son nom à la ville d'Alyzie.
alzès. Dieu de l'amour fraternel, dans la mythologie Scandinave.
AM^EA. Surnom de Cérès.
amalthée (amaltheia). i. Chèvre qui nourrit de son lait Jupiter, dans l'île de Crète, et que ce dieu mit par reconnaissance au nombre des astres. Voy. jEx.-î. Nymphe qui nourrit Jupiter de miel et de lait de chèvre. Elle est aussi nommée, dansHygin, Adamantée. On lui donne pour père l'Océan, ou Mélisseus, roi de Crète, ou le roi Hémonius , ou Olénus, ou enfin Hélios (le Soleil). Voy. Corne d'abondance. — 3. Sibylle que Tibulle distingue de celle de Cumes , Hérophile, mais que Lactance déclare avoir été la même que Hérophile ou Démophile.
amane ou omane. Dieu des anciens Perses, adoré à Zéla. Un feu perpétuel brûlait dans son temple. Une fête annuelle nommée Saca lui était consacrée (Strabon). D'après Bochart, Amane est le soleil ; suivant Creuzer c'est le mont Amane divinisé; suivant d'autres, c'est le feu perpétuel.
a M ARA ou AMARAVATI. La .demeure', Immortelle. Séjour ordinaire du dieu Indra.
A3i aracl'S ( jlm ar acos )• Chargé du soin des parfums do Cinyras, roi de Cypre, il eut le malheur de briser des vases qui en contenaient d'exquis, et il en sécha de douleur. Les dieux par pitié le changèrent en marjolaine.
AMARSYS OU A M A R S I A S . Le pilote qui
conduisit Thésée en Crète, lorsqu'il alla combattre le minotaure.
A.MARYACÉE [ AMARYNÇEUS ). Fils d'Onésimaque, ou d'AIcctor et de Diogénie, ou de Pythius. — Il se rendit de Thessalie en Elide. Là Augias l'appela à son aide contre Hercule; puis, par reconnaissance, il partagea le sceptre avec lui. Hygin dit qu'il alla au siège de Troie avec 19 vaisseaux ; mais suivant Homère, ce fut son fils Diorès , non luimême, qui alla au siège de Troie. Ses fils à sa mort célébrèrent des fêtes funèbres auxquelles Nestor prit part.
a >i aryxcidès. Nom patronymique. Il désigne Diorès, fils d'Amaryncée.
a.mary\thos. i. Chasseur attaché à Diane. Il donna son nom au bourg d'Amarynthos dans L'île d'Eubée , duquel à son tour Diane tirait le surnom d'Amarynthia. - 2. rsom d'un chien d'Actéon.
aharysia. Surnom de Diane chez les Athmoiiéens et les Athéniens. Pausanias fait dériver ce nom du bourg d'Araarynthos en Eubée.
AHASTRUS (ahastros). — 1. Ami de Pcrsée , tué par Argus le fils de Phryxus. — 2. Fils d'Hippotas et compagnon d'Énée. Il fut tué par Camille.
\ mate (ah AT a). Épouse de Latinus. Après de furieux efforts pour empêcher le mariage d'Éoée avec Lavinie , voyant que toute sa haine était impuissante, elle se pendit de désespoir dans le palais. Voy. É>~ee.
a m athée (am athei a;. Nom d'une Néréide.
amathes. Fils d'Hercule, qui passe pour avoir donné son nom à la ville d'Amathus (Amathonte), dans l'île de Cypre. Voy Ama-
THUSE.
A ■ AT ELU A T I A et AHATBUSIA. Surnoms
de Vénus, adorée à Amathonte, ville de Cypre.
amathcs. Fils du roi Aérias, d'après Tacite, fondateur du temple de Vénus à Amathonte.
amatbise ( amathocsa). Mère de Cinyras , laquelle passe pour avoir donné son nom au bourg d'Amathonte dans l'île de Cypre.
AMAZONES. Peuple mythique de femmes guerrières, que les traditions font émigrer du Caucase dans l'Asie occidentale (notamment sur le Thermodon), passer dans les îles (Lesbos, Samothracc), et s'avancer jusque dans la Béotie etTAttique. — Sur les rives du Thermodon, près le Pont-Euxin, dans la Cappadoce Je Tarabosanï, elles formaient un État, dont la capitale était Themiscyre. L'État, sous le commandement d'une reine, se composait d'elles
seules. Elles n'admettaient aucun homme; seulement, pour se perpétuer, elles se rapprochaient une fois l'an , au printemps , des Gargaréens, peuple qui habitait sur leur frontière Les enfants mâles qui naissaient de ces unions passagères étaient misa mort, ou renvoyés aux Gargaréens. Les filles au contraire étaient élevées dans les exercices de la guerre et de la chasse ; pour leur faciliter l'usage des armes, on leur retranchait dès l'enfance la mamelle droite par le fer ou la cautérisation. — Mars et Diane ( Artémis TauropolosJ étaient les divinités qu'elles honoraient principalement. — La tradition nous les montre comme fondatrices de villes. Ainsi, dans le cours de leurs expéditions, elles passent pour avoir fondé les suivantes : Smyrne , Éphèse , Cymé,Myrine et Paphos. — Diodore distingue trois peuples d' Amazones, qui peuvent se réduire a deux : les Amazones Asiatiques, et les Amazones Éthiopiennes qui vainquirent les Atlantes et les Gorgones. Mais ces dernières, dans la haute antiquité, n'étaient point autres que les .Amazones Asiatiques. En effet, lorsque dans les anciens monuments il est question d'Éthiopie, il faut entendre les îles de Lesbos et de Samothrace, et non l'Ethiopie des âges postérieurs.— Les traditions sur les Amazones se rapportent à six chefs principaux , savoir : i° Leur défaite par Bellérophon, en Lycie, sous le règne de lobâtes; 20 La guerre, mentionnée dans Homère, des princes phrygiens et des A mazones ; 3° L'expédition d'Hercule contre Hippolyte, leur reine; 4° L'invasion de l'Attiqueet le combat contre Thésée; 5° La guerre de Troie, dans laquelle elles figurent comme alliées des Troyens:G° Leur expédition contre l'île de Leucé dans le Pont-Euxin. Des matelots naufragés les avaient instruites de la fertilité de cette île, et en même temps leur avaient enseigné l'art de construire des vaisseaux. Elles tirent donc une descente à Leucé. Là elles rencontrèrent le sanctuaire consacré à Achille. Mais tout à coup le héros se dressa devant elles, terrible comme autrefois sur les bords du Scamandre. Cette apparition jeta l'épouvante parmi les chevaux, qui, s'emportant, démontèrent les héroïnes et les écrasèrent sous leurs pas.— D'obscures traditions de femmes scythes qui auraient pris part aux combats des guerriers, et en même temps de vagues souvenirs d'Hiérodules ou servantes des déesses guerrières ( telles que Enyo, Athéne, Artémis), ont pu donner naissance au mythe des Amazones. Les traditions sur les Amazones se lient étroitement au culte d'Artémis ou Diane. Ainsi Éphèse et d'autres villes, dont on leur rapporte la fondation, étaient aussi des sièges célèbres du culte de Diane. — L'art plastique les a représentées comme des jeunes filles d'une constitution vigoureuse, telles à peu près que les nymphes de Diane. EHgs sont armées d'une lance, d'une hache d'armes, d'un bouclier semi-lunaire , d'un arc et d'un carquois. Elks ont la ceinture de guerre autour des hanches, et