MUS
MDNYGBIA ( NOi'WCHiA ). Surnom de Diane, qui avait un temple à Athènes près du port de Munychie.
MUNYCHL'S (MOUNYCHOS). Fils d'Aca-
mas, ou de Démophon et de Laodice, suivit son père en Grèce et donna son nom à un dème de l'Attique. — Une tradition dit qu'il mourut en Thrace , piqué par un serpent.
murcia ou mcrtia. Divinité des anciens habitants du Latium , identifiée avec Vénus. Elle avait un temple à Rome, sur le mont Aventin.
MCRRAXUS. Chef latin tué par Turnus.
musagète ( molsagétès ). Conducteur des Muses. Surnom d'Apollon et d'Hercule.
musée ( MOUSyEOS ). i. Disciple d'Orphée, prophète et poëte antérieur à Homère. — 2. Un des géants qui combattirent les dieux; au milieu du combat, il passa de leur côté. — 3. Fils de la Lune et d'Eumolpe; il excella dans la médecine.
muses- Déesses allégoriques dont la conception originaire n'avait trait qu*à la poésie et à la musique , et qui appartenaient à la nombreuse famille des nymphes des fontaines, dont l'eau communiquait la faculté poétique. Elles furent adorées en divers lieux sous différents noms, jusqu'à ce que de nouveaux développements de l'intelligence, de nouvelles applications des facultés humaines , ayant fait entrer dans leur domaine , outre la poésie, les arts et les sciences, leur nombre fut généralement fixé à neuf. Cette division, originaire de Thrace , fut adoptée d'abord par les Béotiens et se répandit de là dans toute la Grèce. — Rien de plus confus que les traditions relatives à leur origine. On les fait tour à tour filles d'Uranus et de la Terre ( Mimnermus) , de Piérus et d'Antiope ou d'une nymphe de Pymplée ( Épicharme ) , d'Apollon , de Jupiter et de Plusia ou de Néda , ou de Monéta , ou de Minerve. Hésiode les fait naître en Piérie, de Jupiter et de Mnémosyne ; et habiter l'Olympe, au nombre de neuf. — Pausanias parle de trois Muses adorées primitivement sur l'Hélicon, Mélété ( la méditation ), Mnémé (la mémoire), Aoidé ( le chant).— Voy. Aloïdes. On adorait aussi trois Muses à Sicyone; l'une d'elles se nommait Polymathie; à Delphes , elles s'appelaient Nélé, Mésé et Hypaté, et n'étaient que la personnification des trois cordes de la lyre. Tzetzès parle de trois Muses , filles d'Apollon , qui portaient les noms de Céphisso , Apollonis (ou Acbéloïs) et Borysthénis. — Filles de Jupiter et de Plusia , elles sont quatre, Thelxinoé (qui réjouit le cœur), Aoidé, Arché et Mélété. On remplace quelquefois Thelxinoé par Thelxique, et Arché par Mnémé. — La Sicile en reconnaissait sept , Néilo , Tritone, Asopo ,Heptapora , Acheloïs, Tipoplo ( ou Pactolo ) et Rhodia. — Cratès , dans Arnobe, dit qu'il y a huit Muses, et il semble que ce nombre ait été adopté à Athè-