‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 285 sur 420 · MUS · texte numérisé non relu

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nés dans l'origine. — Enfin Homère , qui parle tantôt d'une Muse , tantôt de plusieurs , mais sans leur donner de noms , les mentionne dans l'Odyssée comme étant au nombre de neuf, qui sont , suivant Hésiode , Clio , Euterpe, Thalie, Melpomène, Terpsichore, Érato, Polymnie, Uranie , Calliope. Elles eurent pour nourrice Euphémé (la gloire), et étaient désignées en quelques lieux, suivant Plutarque , par l'appellation générale de Mneiœ , souvenirs. — Dans Homère , les Muses nous apparaissent comme déesses du chant; elles habitent l'Olympe , charment de leur voix divine les festins des dieux, et entonnent des chants funèbres aux funérailles d'Achille. Ce sont elles qui électrisent le chantre au moment où il saisit sa lyre pour chante** les hauts faits des héros. Jalouses et vindicatives , elles punissent les téméraires qui osent lutter contre elles. Ainsi Thamyris fut frappé de cécité par elles pour les avoir défiées; les Sirènes et les Piérides éprouvèrent aussi les effets de leur vengeance, Voyez ces deux noms. On donnait aux chantres le titre d'élèves ou de fils des Muses ; de là vient sans doute que dans les traditions postérieures aux premiers âges, les Muses n'ont plus ce caractère de chasteté sévère qu'on leur attribuait dans l'origine. Voy. Pyrenee. Ainsi Linus naquit, dit-on.

d'Amphimarus et d'Uranie , ou d'Apollon et de Calliope, ou de Terpsichore; Hyacinthe, de Piérus et de Clio; Rhésus, de Strymon et d'Euterpe ; les Corybantes, d'Apollon et de Thalie; les Sirènes, d'Acheloiis et de Melpomène ou de Terpsichore; Orphée, de Calliope ou de Clio; Palaephate, de Thalie ; Thamyris , d'Erato ; Triptolème, de Polymnie. Comme déesses du chant, les Muses étaient naturellement dans une connexion intime avec Apollon, qui, ainsi qu'elles, apprend aux mortels à cultiver la musique et la poésie. Cette connexion perce déjà dans Homère : plus tard , elle devint encore plus intime comme le prouve l'épithète de Musagète donnée au fils de Latone. C'est à cause de ce lien avec le dieu du chant, et aussi en raison de leur qualité de nymphes des sources , que les Muses apparaissent avec le caractère fatidique, et enseignent, par exemple , à Aristé, l'art de prédire l'avenir. Hésiode ajoute la danse à leurs attributions, et les fait habiter tantôt l'Olympe, tantôt l'Hélicon. Enfin, on les Felia en dernier lieu au culte de Bacchus comme nymphes douées d'inspiration ; elles sont tantôt les nourrices, tantôt les compagnes du dieu de Nysa. — Originaire de Thrace (Pimplée, Libethrum , Piérie, le Pinde), le culte des Muses se répandit de là en Béotie, et avec lui les noms des montagnes , grottes et fontaines qui leur étaient consacrées. Elles avaient sur l'Hélicon {voy. Aloïdes), un temple près duquel coulaient les sources d'Agauippe et d'Hippocrène ; on les invoquait dans une grotte, sur le Libe-

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thrum. C'est Piérus de Macédoine qui introduisit, dit-on, le culte des neuf Muses à Thespies sur l'Hélieon , où elles avaient un temple et des statues; en ce lieu on célébrait en leur honneur les Musées. Elles avaient aussi un.teraple sur le Parnasse, où la fontaine Castalie inspirait, disait-on, les poëtes. — Le culte des Muses se répandit bientôt de la Béotie dans toute la Grèce; ainsi, on les adorait dans l'Académie d'Athènes , et à Sparte, où on leur sacrifiait avant le combat. Les Irézéniens, auxquels Ardalus avait fait connaître ces divinités , leur offraient des sacrifices qui leur étaient communs avec le dieu du sommeil. A Corinlhe, la source de Pyrène leur était consacrée. A Rome enfin, elles avaient un autel en commun avec Hercule Musagète, dont le temple était aussi orné des statues de ces divinités. — On leur offrait des libations d'eau , de lait et de miel , dites Néphalies. — On donne aux Muses les surnoms suivants : Parnassides , Héliconidcs , Pindides , des monts Parnasse , Hélicon et Pinde; Aonides , Piérides, Thespiadcs , de î'Aonie, de la Piérie , de Thespies ; Pimpléides, du vallon de Pimplée ; Castalides, Hippocrénides , Aganippides , des fontaines de Castalie , d'Hippocrène et d'Aganippc ; Ardalides , ilissiades , Libéthrides , Mseonides , Corycides, Mnémonides , Mnéraosynides , Olympiades, Cythériades, Chrysampices , Pégasides, Camènes, etc. : la racine de ces mots indique les motifs de ces surnoms. Sur les monuments les plus anciens, on trouve les Muses toujours représentées au nombre de trois , et ayant pour attributs la flûte, la lyre et le barbiton. Dans la suite, l'art s'est plu à les figurer au nombre de neuf, avec des emblèmes divers : quelques bas-reliefs nous les offrent la tête ornée d'une touffe de plumes, en mémoire de leur lutte avec les Sirènes.

musia. L'une des Heures, suivant Hygin.

musica. Musicienne. Surnom de Minerve.

mlspelheim. Dans la mythologie Scandinave, monde du feu où Sourtour le noir tient son empire.

m u th. Selon Plutarque , un des noms d'Isis. mutimus. Dieu du silence chez les Romains. mutuxus. L'un des noms de Priape.

muzuco. Génie malfaisant très-redouté au Monomotapa.

mycale. Célèbre enchanteresse thessaliennc, mère des Lapithes Brotée et Orios. - mycalésides. Nymphes des montagnes de Mycale.

mycalessia. Surnom de Cérès, de Mycalesse en Béotie, où elle avait un temple dans lequel on lui offrait les prémices des fruits de l'automne.

mycèxe. Fille d'Inachus et femme d'Arestor; elle donna son nom à la ville de Mycène.

mycéxels. Fils de Sparton.

mychioi. Surnom de certains dieux familiers, adorés par les Grecs, et analogues, à ce qu'il semble , aux Lares des Romains. Les

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