NÉO
dinaires de Némésis sont ceux d'Adrastée et de Rhamnusie ; le premier est tiré soit du sanctuaire élevé par Adraste, soit du mot ÔiSpàcrxsiv , qui, avec l'a privatif, la désigne comme la déesse à laquelle on ne saurait échapper; le second lui fut donné à cause du temple qu'elle avait à Rhamnus ou Rhamnonte, bourg de l'Attique. On l'adorait aussi à Smyrne, à Patres, à Cyzique, et quinze chapelles, dit-on, lui étaient dédiées sur les bords du lac Mœris. — Dans l'origine l'art antique représentait Némésis sous les mêmes traits que Vénus; c'est du moins ce qu'on peut conjecturer d'un passage de Pline, où il est dit qu'Agoracrite, élève de Phidias , ayant manqué le prix du concours , n'eut qu'à changer les attributs de la statue de Vénus qu'il avait présentée , pour en faire une Némésis. Plus tard on la représenta avec une ligure grave et sévère. De nombreuses médailles nous la montrent écartant de la main droite des vêtements qui lui couvrent la poitrine , et dirigeant ses regards sur son sein. Elle lient dans sa main gauche une coquille, un frein ou une branche de frêne, et dans la droite une mesure; quelquefois on voit à ses pieds la roue de la fortune et un griffon. Rarement elle a des ailes. — Il y avait à Rhamnus une célèbre statue de Némésis, taillée par Phidias dans le marbre qu'avaient apporté les Perses pour élever un trophée lorsqu'ils croyaient remporter la victoire à Marathon.
némestrinus. Dieu qui présidait aux forêts.
némétor. Vengeur. Surnom de Jupiter.
aémicha. Nom d'une forêt où les sages assemblés firent un sacrifice qui dura douze ans, selon le Mahàbhàrata , et mille selon le Rhàgavata. C'est aussi sous les arbres du Némicha que Soûta lisait les ouvrages de Vyàsa à soixante mille sages.
némorales. Fêtes qui se célébraient dans la forêt d'Aiïcie en l'honneur de Diane Aricine.
némorensis. Surnom de Diane.
NÉNIE. F0%j. NjENIA;
ne-no-kounji. Royaume des Racines.
Nom des enfers, suivant les Japonais sintoïstes.
néoclès. Un des paysans lyciens qui furent changés en grenouilles par Latone, qu'ils avaient insultée.
néoénie. Fête en l'honneur de Bacchus, lorsque l'on faisait pour la première fois l'essai du vin nouveau de l'année.
néo aé iv i astre s. Ceux qui célébraient la fête des Néoménies, ou de chaque mois lunaire.
NÉOMÉNIEN. Surnom d'Apollon, qui était honoré surtout à la nouvelle lune.
néoméntes. Fêtes aux nouvelles lunes en Egypte, en Judée, "en Grèce et à Rome.
wéoméris. Nom donné par Apollodore à la Néréide appelée plus ordinairement Nèmertes.
NÉOPHROX. Fils de Timandra, métamorphosé en vautour par Jupiter. Voy. /*Egypius.
NÉOPTOLÈME. Voy. PYRRHUS.
néoptolémées. Fête célébrée par les Delphicns en mémoire de Néoptolème, fils d'Achille, qui périt au pillage du temple d'Apollon, et en expiation de sa mort.
nÉpexthes. Plante d'Égypte, qui, mêlée au vin, endormait la douleur. Hélène, qui l'avait reçue de la reine Polydamna , femme de Thonis, en servit à Télémaque dans Je palais de Ménélas. Quelques mythologues pensent que le Népenthès n'est autre que l'opium.
néphaliox. Fils de Minos , frère de Chrysès n° 2.
néphélé. i. Femme d'Athamas, mère de Phryxus et d'Hellé. — 2. Nuage ou nymphe que Jupiter substitua à Junon , et dont Ixion eut les Centaures.
néphéléis. Hellé, fille d'Athamas et de Néphélé.
néphos. Fils d'Hercule et de la Thespiade Praxithée.
nephthys ou nefté. Divinité égyptienne. Les mythologues grecs la font fille de Saturne et de Rhée, et sreur d'Osiris , d'ïsis et de Typhon. Femme de ce dernier, elle eut avec Osiris, qui la prit pour sa sœur, un commerce furtif duquel naquit Anubis ( en égyptien Anbo ). Isis se chargea d'élever le jeune enfant, que sa mère avait abandonné, et Nephthys, reconnaissante, déserta le parti de Typhon pour suivre celui d'Haroéri. Son fils se montra de même fidèle à Osiris ; après l'avoir accompagné aux Indes, il embauma ses restes. Aussi plaçait-on toujours son image à la porte des temples d'ïsis et de son époux. Anubis y était représenté avec une tète de chacal, que les Grecs changèrent plus tard en une tète de chien. On ne sait presque rien sur la nature et les attributions de ce dieu, qui parait avoir été analogue au Mercure hellénique et romain. Son culte fut introduit à Rome vers Tan 100 avant J. C. — Nephthys, identifiée à tort avec Vénus ou avec Athor, est souvent représentée à côté d'ïsis, dans les peintures des monuments funéraires.
népia. Fille de Jason et femme d'Olympus , roi de Mysie.
neptun ales. Fêtes célébrées à Rome en l'honneur de Neptune et différentes des Consuales; dans le cours des unes et des autres, les chevaux et les mulets étaient libres de tout travail.
NEPTUNE (POSÉIDON, NEPTUNUS). Si
l'on en croit Vlérodote, le culte de Neptune, originaire de la Eybie, ainsi que le nom même du dieu, se propagea ensuite dans des contrées helléniques ; il est plus probable, comme nous avons déjà essayé de le prouver à propos de la Minerve Tritonide , que ce furent au contraire les Grecs qui portèrent en Lybie leurs dieux et leurs mythes, par le canal des émigrants Minyens. Neptune parait avoir été, dans l'antique religion des Pélas-
ges , une personnification du principe humide, source de toute fécondité ; regardé par les Ioniens comme dieu de la mer, son culte, issu de l'occident, gagna peu à peu du terrain, et, s'étendant enfin jusqu'à l'orient, couvrit l'Hellade entière. Les Romains, en apprenant à connaître le Poséidon grec , dont le cheval , par une symbolique d'idées particulières ignorées aujourd'hui, était l'attribut, identifièrent la nouvelle divinité avec leur Neptunus, dieu des chevaux, analogue à Consus, et peu à peu Consus, Neptunus et Poséidon ne firent plus qu'un seul et même dieu. — Suivant les poètes et les mythologues grecs , Neptune était fils de Saturne et de Rhée, et frère de Jupiter et de Pluton; il fut dévoré par son père le jour de sa naissance et rendu peu après à la vie, par la vertu d'un breuvage que Métis administra à Saturne (Apollodore). Pausanias dit que sa mère le cacha au milieu d'un troupeau d'agneaux et fit croire à Saturne qu'elle était accouchée d'un poulain , qu'elle lui donna à dévorer. En mémoire de cet événement, on donna le nom d'Arné (fontaine des agneaux) aune source située près de Mantinée, où Rhée avait caché le dieu. Suivant Tzetzès, le nom d'Arné était celui de la nourrice de Neptune. Enfin Diodore rapporte que sa mère le confia à Caphira et aux Telchines. — Tous ces détails n'appartiennent nullement à la mythologie homérique : c'est le caractère principal des traditions qui ne remontent pas à une haute antiquité , de détailler chaque partie des mythes avec une prolixité fatigante , de multiplier les faits aux dépens de la grandeur de l'ensemble ; les poètes ne regardent plus alors les conceptions primitives que comme des cadres dans lesquels ils peuvent laisser libre jeu à leur imagination. — Maître de la mer, qui lui échut en partage par Je sort , Neptune est, suivant Homère , l'égal de Jupiter en dignité, quoiqu'il lui soit inférieur en pouvoir; il gémit de cette supériorité, et s'emporte quand le maître de l'Olympe lui parle en roi; il va même jusqu'à conspirer avec Junon et Minerve contre la suprême puissance. Voy. Junon. On le voit cependant se montrer, en quelques occasions, serviable envers son frère; ainsi, il lui dételle ses chevaux (11. VIII, 440 ). C'est dans les profondeurs de la mer Égée que Neptune a sa résidence; là , il tient sous le joug ses coursiers impétueux, à la corne d'airain, à la crinière d'or, au vol impétueux. Veut-il quitter son humide séjour, « alors, dit le poëte, « se couvrant d'une armure d'or, il prend un "fouet industricusement formé et, montant « sur son char, il rase la plaine liquide. Les « monstres, sortis du fond des abîmes , sau- « tent autour de lui et reconnaissent leur roi. « L'océan triomphe , ouvre çà et là devant « lui ses ondes : le char vole avec légèreté, « sans que l'essieu d'airain soit mouillé par « les flots. » Dans Apollonius, c'est Amphi-
trile qui est chargée d'atteler' son char. -~ Irrité contre Laomédon, qui s'était parjuré ( voy. Hésione et Laomédon ), Neptune se rangea du côté des Grecs, lors de la fameuse expédition contre Troie. Tantôt, assis sur le sommet de quelque haute montagne, il contemple les efforts des assaillants, tantôt, revêtu de formes humaines, il se mêle aux combattants, et effraye les Troyens; c'est à lui que ceux-ci durent la défaite qu'ils éprouvèrent lorsque Junon eut endormi Jupiter sur l'Ida. Dans le combat des dieux, le souverain des mers eut pour adversaire Apollon, qui n'osa pas lutter contre son oncle. La dixième année du siège, Neptune , jaloux de ce que les murs dont il avait entouré Troie devaient être renversés , tandis que les Grecs élevaient orgueilleusement un rempart en face de la ville, détruisit ce retranrhement avec l'aide d'Apollon. Plus tard, il poursuivit de sa vengeance le fameux Ulysse, qui avait privé de la vue son fils Polyphême. — Les autres traditions relatives à Neptune, et dont Homère ne fait pas mention, sont en assez grand nombre ; nous ne rapporterons que les plus remarquables. En sa qualité de dieu des eaux, d'où sortent les continents, le souverain apparaît souvent en lutte avec diverses divinités locales. Lorsque les dieux résolurent, sous le règne de Cécrops, de s'approprier certaines villes de l'antique pays d'Acté, Neptune vint le premier dans l'Attique, et, en lutte avec Minerve, perdit sa cause d'après l'arrêt des dieux. Voy. CÉCRors. Suivant d'autres, ce fut à cette occasion que Neptune fit apparaître le cheval; Jupiter ayant déclaré que la prééminence appartiendrait à celui des deux contondants qui aurait fait le présent le plus utile aux hommes, Minerve l'emporta en faisant don aux Athéniens de l'olivier. Neptune, irrité, submergea toute l'Attique. On dit aussi que ce fut enThessalie qu'il créa le cheval , lequel joue un grand rôle dans les mythes du dieu, comme le prouvent de nombreux surnoms (Hippios, Hippéios , Hippios Anax , Hippocovrios , llipparchos ^Hippéyétès ) , l'attribution de l'invention de l'attelage, de la course en char, sa métamorphose hippique ( xaëàXXy); ) pour posséder Cérès, dont il eut le cheval Arion , etc. — Neptune eut encore un différend avec Minerve, à propos de la possession de Trézènc ; Jupiter les concilia en leur attribuant cette ville en commun. Il disputa Corinthe au soleil {voy. Hecatonchires ) , Égine à Jupiter lui-même, Naxos à Bacchus, et l'Argolide à Junon. Il fut débouté de ses prétentions sur ce dernier pays par. l'arbitrage d'Inachus, du Céphise et d'Astérion, et se vengea en desséchant les sources des deux fleuves. Voy. Amymone. Dans l'origine, Delphes lui appartenait en commun avec Gé ; plus tard Apollon lui donna en échange l'île de Calaurée. — Neptune aida Jupiter à combattre les Titans, et, dans la giganto*
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raachie, il tua Polybotès en 1 écrasant sous le poids de l'île de Cos. Lorsqu'HercuIe défit les Centaures , il les cacha dans la montagne Éleusinc. L'un des prétendants de Thétis, il se retira après la prédiction de Thémis. Voy. Thétis. C'est lui qui envoya à l'Attique le terrible taureau de Marathon , et à la Crète le taureau , père du Minotaure. Voy. Mixros. Il donna à son fils Périclymène la faculté de prendre toutes sortes de formes, changea Hiérax en oiseau de proie , Cœnis en homme, son amante Alope en source, et Théophane en brebis. Les autres mythes ont été traités à leurs articles spéciaux. Voy. Andromède , Halirrhothius , Pelée, etc. — Époux d'Amphltrite, suivant les traditions postérieures à Homère, Neptune eut encore un grand nombre de maîtresses et d'enfants : il eut d'Alope, Hippothoiïs; d'Alcyone, TEthuse, Hyriée et Hypérénor, ou seulement Hypérès et Anthas; d'Amymone, Nauplius; d'Antiope, Breotus et Hellen; d'Aréthuse, Abas; d'Agaînède , Bélus , Actor et Dictys ; d'Alistra , Ogygès; d'Astypalée, Eurypyle et Ancée ; de Bithynis, Àraycus; de Chione , Euraolpe; de Chloris, Périclyraène; d€ Cérès, le cheval Arion; d'Europe, Euphémus; d'Euryte, Hallirrhothius; d'Eurynorae, Agénor et Bellérophon ; de Gé , Antée ; de Halia , six fils et une fille; d'Hippothoé, Taphius; d'Arpalyce , ou de Calycé ou de Searaandrodicé , Cycnus; d lphimédie , les Aloades; de Canacé, Opleus, Nérée, Épopeus, Alœus, Triops ; de Célseno, Lycus , Euphémus , Nyctée ; de Cérébia , Polydectc et Dictys; de Callirrhoé, Minyas; de Libye, Agénor et Bélus; de Lysianasse, Busirls; de Léis, Althépus; de Molione, les Molionides; de Méduse, Chrysaor et Pégase; de Mélantho, Delphus; de Mélanthée, Irène; d OEnope , Mégarée ; de Péribée , Nausithoùs ; de Péro, Asopus; de Pirène, Léchés et Cenchrius; dePitané, Évadné; deSalacie, Triton ; de Salamis , Cychreus ; de Syme , Chthonius; de Thoosa, Polyphême; de Tyro , Pélias et JNTélée; de Théophane, le bélier à la toison d'or; de Théraisto, Leuconoé. On donne encore pour fils à Neptune , Alébion , Amphimane, Bellérophon, Bergion , Calauros, Cercyon, Chius , Crocon , Cromus, Dercynus, Dorus, Égée, Éryx, Idas, Lamie, Lélex, Lestrygon , Mélion, Messape, Nyctée, Onr.hestos, Pélasgus, Phéax , Protée, Sarpédon et Poltys, Taras, Thasus. Ces noms font en général allusion à des circonstances maritimes; il faut remarquer que l'on donne comme enlants de Neptune beaucoup de brigands et de chefs tyranniques. — Comme souverain des mers , auquel on attribuait le pouvoir de faire éclater les tempêtes et d'apaiser les orages à son gré, il portait les surnoms suivants : Pontomédon anax, Pclayëios, Archithalassos , Eurycréion , Eurymédon , Einalios , Pontios, Basilcus , Mesopontios , Prosclystios. Ceignant la terre de toutes parts, et pouvant l'ébranler par le
mouvement des flots, on le désignai! par les épithètes de Gœëochos , Jsphalios , Énosichthon, Ennosigœos , Tinactor gœas , Cinétergas, Seisichthon , Amphigœos. Il porte encore d'autres surnoms, dont un grand nombre sont empruntés à ses attributs ( voy. Trident ) ; voici les principaux : y£gœus, Amoibens, qui troque; Cœruleus , azuré; Damœos, Domatitès, dieu domestique, à Sparte; Héliconios , à Mycale en Asie, où les Ioniens* qui y avaient apporté son culte d'Hélice en Achaïe, célébraient en son honneur les Panionia; Érechtheus ; Épopte, le voyant, à Mégalopolis; Énipeus , à Milet; Élytios ou Élymnios, à Lesbos; Génétklios, le créateur, à Sparte; Cérœstios; Isthmios, à Sicyone; Cyanockaités , à la chevelure bleue ; Colastès ; Laoitas ; Latreus ; Mélanthos , à Athènes; Mycétès , Onchestios ; Patrogénios , le dieu national; Phytalmios , fécondateur; Pater ou Patroos , à Eleusis ; Prophantos , à Thurium; Pêtrœos, en Thessalie; Souniaratos ; Tœnartus, à Sparte. — Neptune était adoré dans toute la Grèce et en Italie , mais son culte florissait surtout dans le Péloponnèse, appelé pour cette raison demeure de Neptune (oi'AriZrftiov flo- <7îio65voç), et sur les côtes de l'Ionie. Il avait des temples dans un grand nombre de lieux, tels qu'Athènes, JEgèe en Eubée, Fgine, iEgie en Laconie, Anticyre, Asée en Arcadie, Acacésiura , Byzance , Delphes , Di dyme, Élis, Gythium , Hermione, Halicarnasse, Hélice, lalysus, Corinthe, Cercyre , Cyrène, Caphyes, Calaurie, où l'on n'admettait pour prêtresses que des jeunes filles non encore nubiles; Colone , Lerne , Messane. Mantinée, on nul homme ne devait entrer dans son temple, Myonie dans la Locride , Messène , Malée , Mégalopolis, Naupacte, Nauplie , Oncheste , Phénée , Peîlène , Patres, Rome, Syracuse, Samos, Sparte, Sicyone, Trézène , qui lui était consacrée et se nommait Posidonie ; le cap Ténare, où il avait un temple qui servait d'asile aux criminels; Tarentc, Ténos , Thérapné, Téménium dans l'Argolide. Par une allégorie naturelle, Platon affirme, dans son Critias, que Neptune avait un temple dans l'île fabuleuse de l'Atlantide; il fait une description pompeuse de ce monument où des mosaïques représentaient le dieu des mers, entouré de sa cour, et traîné par des chevaux aîlés. — Corinthe célébrait en l'honneur de Neptune les jeux isthmiques, et Athènes lui avait consacré, ainsi qu'à Thésée, le 8 de chaque mois. A Mycale, sa fête portait le nom de Panionia,à Rome, on l'adorait dans les Consuales et dans les Neplunaler». Les animaux qui figuraient dans ses sacrifices étaient le taureau, le sanglier et le bélier ; les Argiens jetaient en son honneur dans les sources des chevaux garrottés. Suivant Plutarque , son culte était quelquefois joint à celui de Cérès Thesmopnore. — Le pin lui était consacré. — L'art
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plastique ries anciens , qui se plaisait à figurer Neptune au milieu des divinités marines soumises à sa puissance, ne lui a jamais donné les traits calmes et majestueux de Jupiter, mais plutôt une physionomie analogue en quelque sorte à l'aspect de l'élément qu'il représente ; aussi son attitude exprime-t-elle tantôt le repos, tantôt une vive agitation. Le plus souvent il est nu, mais on le voit quelquefois avec la chlamyde ou le manteau. Ses attributs principaux sont le trident, le cheval et le dauphin; ce dernier ne se voit pas sur les monuments de l'ancien style. Une médaille d'argent de Titus représente Neptune foulant un globe.— Voy. trident.
neptumdes. Surnom des Amazones , dans Lycophron.
\eptim\e. Thétis, petite-fille de Neptune (Catulle).
aeptl'XIUS. Surnom de Thésée.
ivéquirox. Dieu de la guerre, adoré par les Sintoïstes japonais.
xérée ( néreus ). i. Dieu-marin , fils de Pontos et de la Terre , époux de Doris et père des Néréides. Les traditions des poètes et des mythologues le représentent toujours comme une divinité prophétique, habitant au fond de la mer Égée , et ayant la faculté de changer de forme à son gré. Il est, ainsi que sa femme, accablé sous le poids des années, et joue, dans les légendes relatives à Hercule, un rôle analogue à celui de Glaucus dans le cycle des Argonautes ou à celui de Protée dans l'Odyssée. Ce fut lui qui indiqua au fils d'Alcmène la demeure des Hespérides. Suivant Horace, il surgit du sein des flots pour prédire à Paris les maux qui allaient accabler Troie. Virgile lui donne le trident pour attribut. Ses principaux surnoms sont les suivants : Èpios , doux; Euboulos , bon conseiller; Géron, Grandœvus , vieillard; Némertès , infaillible. — On représentait Nérée , ainsi que les divinités marines analogues , avec des algues au lieu de poils , à la poitrine , aux yeux et au menton. — 2. Fils, de Neptune et de Canacé.
néréides. Filles de Nérée et de Doris.
Nymphes des mers intérieures, elles se distinguaient originairement des Naïades, nymphes des eaux douces, et des Océanides, qui habitaient l'Océan ; mais les mythologues des derniers âges ont souvent confondu ces trois classes. Au nombre de cinquante , suivant Homère , qui n'en nomme que trente-quatre , elles résidaient au fond des eaux, avec leur père , et se plaisaient à aider les marins en périls. Les Argonautes sentirent les effets de leur bienveillante protection. — Hésiode reconnaît cinquante Néréides , Hygin n'en nomme que quarante -neuf et Apollodore quarantecinq. Voici leurs noms combinés alphabétiquement d'après les listes des quatre auteurs que nous venons de tbentionner (en abrégé Hs., Hm., Ap., Hg. ). Les Néréides d'Hésiode sont indiquées en lettres romaines. Les noms
NÉR
en lettres italiques appartiennent à celles qui ne sont mentionnées que par les trois autres auteurs. Des étoiles placées à la suite des noms désignent celles qui se trouvent portées sur plus d'une liste. Nous empruntons ce travail au savant dictionnaire de M. Parisot :
Actée Hs., Ap., Hg., Hm. ; Agavé ***, Hs., Ap., Hg., Hm.; Amathie', Hg., Hm.; Amphinome *, Hg., Hm.; Amphithoé * , Hg., Hm.; Amphitrite *, Hs., Ap. ; Apseude" , Hg., Hm.; Aréthnse, Hg. ; Asie, Hg. ; Autonoé, Hs.; Béroé, Hg. ; Callianasse *, Hg., Hm. ; CalUanire , Hm.; Calypso, Ap.; Céto , Ap. , Climène , Hg. ; Climène II * , Hg., Hm. ; Clio, Hg.; Cranto , Ap.; Creuse, Hg. ; Cydippe, Hg. ; Cyraatolégé , Hs. ; Cymo , Hs. ; Cyraodocée**, Hs., Hg., Hm.; Cymothoé ***, Hs., A p., Hg., Hm.; Déiopèe, Hg. ; Déjanire , Ap. ; Béro , Ap.; Dexamène * , Hg., Hm. ; Dione, Ap. ; Doro, Hs.; Doris**, Hs., Hg., Hm.; Doto***, Hs., Ap., Hg., Hm.; Drymo, Hg. ; Dynaméne *** , Hs., Ap., Hg., Hm. ; Éione, Hs.; Éphyre, Hg. ; Érato*. Hs., Ap.; Eucrate, Hs., Ap. ; Eudore*, Hs., Ap. ; Eulimène*, Hs., Ap.; Eumolpe , Ap.; Eunice*, Hs., Ap.; Eupompe , Hs. ; Eurydice, Hg ,. Évagore * , Hs., Ap. ; Evarné , Hs. ; Galatée ***, Hs., Ap., Hg-, Hm.; Galène, Hs. ; Glaucé*', Hs., Hg., Hm. ; Glauconome * , Hs., Ap. ; Halle" , Ap., Hm.; Halimède * Hs., Ap. ; Hippo • noé*, Hs., Ap. ; Hippothoé*, Hs., Ap. ; loue Ap.; Ianasse * , Hg., Hm. ; Ianire', Hg., Hm. ; Iéré * , Hg., Hm. ; Laomédie , Hs. ; Leucotkoè*. Hg. ; Liagore, Ap. ; Ligée, Hg. ; Limnorie", Hs., Ap., Hg., Hm.; Lycorias, Hg.; Lysianasse * , Hs., Ap. ; Melîtê***, Hs., Ap., Hg., Hm. ; Ménippe * , Hs., Ap. ; Mèra *, Hg., Hm. ; Nausithoè, Ap. ; Némertès ** , Ap., Hg.,Hm.; Néoméris , Ap. ; Nésée *** , Hs. Ap., Hg., Hm. ; Néso, Hs. ; Opis , Hg. ; Orithye ' , Hg.. Hm. ; Panope Hs., Ap., Hg., Hm. ; Panopée, Hg ; Pasithée, Hs.; Phéruse **, Hs., Ap.,Hg., Hm. ; Phyllodocé , Hg.; Pione, Ap. ; Plexaure, Ap. ; Polynoé, Ap.; Pohnome, Hs. ; Pandoméduse , Ap. ; Pontoporie , Hs. ; Pronoé, Hs.; Proto*", Hs., Ap., Hg., Hm.; Proto II, Hs. ; Protomédie , Hs. ; Psamathé, Hs. ; Psamathoé , Ap. ; Sao *, Hs., Ap. ; Spio "\ Hs.. Ap., Hg., Hm.; Thalie", Hs., Hg., Hm.; Thémisto , Hs.; Thétis*, Hs. Ap. ; Thoé * , Hg., Hm. ; Xantho, Hg. - On les adorait principalement dans les ports de mer. Sur l'isthme de Corinthe leur culte se confondait avec celui de Neptune. Les poètes leur donnent les surnoms de Chryséai, rayonnantes d'or; Chryselacatoi, aux quenouilles d'or, Pontiai, marines, etc. Des peintures, des vases et ries bas-reliefs les représentent, soit comme de jeunes filles nues entourées de Tritons, soit comme des nymphes pi6ciformes. — Voy.
OCEASTDES.
NÉRÉIUS. Descendant de Fférée. Nom de Phocus.
nergel. Idole des Cuthéens, figurée par un coq.