‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 294 sur 420 · NIO · texte numérisé non relu

NIO

Vieouamitra , l'architecte divin, Kchouba s'enfuit de la maison de son époux, dont la splendeur l'aveuglait : Martanda, désespéré, eut recours à son beau-père, qui lui conseilla de se laisser couper ses rayons, et exécuta cette opération dans la région de Sakadouipa. De là l'aspect languissant du sofeil lorsqu'il se montre le soir. Kchouba revint habiter avec son époux , et demeure avec lui chaque année du 7 maga (janvier) au 7 sravana.

nil (NEiLOS, nills). Dieu-fleuve d'Égypte ; il était, suivant les Grecs, Gis de 1 Océan et de Téthys ou de Pontos et de Thalassa , et père de Memphis et de Chione. Il portait, chez les Égyptiens, le nom de Noute-Fen, verseau. Vers le temps du solstice, à l'époque où il sortait de son lit, on célébrait en son honneur une fête pendant laquelle on lui immolait des taureaux noirs; on répandait aussi sur ses ondes des fleurs de lotus. — Le Nil avait à Nicopolis un temple magnifique , où une statue de marbre noir le représentait sous la forme d'un dieu gigantesque, couronné de lauriers et d'épis, et s'appuyant sur un sphinx. Ses autres attributs étaient le crocodile, l'hippopotame et le dauphin.

nilacaktha. Qui a le cou noir. Surnom de Siva. Les dieux avaient fait de l'eau des mers un poison brûlant ; Brahraa ordonna à Siva de boire ce poison , pour sauver le genre humain : Siva obéit, mais il en conserva une marque noire à la gorge.

nileus. Éthiopien, ennemi de Persée, qui le changea en pierre, lors de son combat contre Phinée et ses partisans.

nilotide. Surnom d'isis.

ninifo. Divinité chinoise qui préside à.la volupté.

niobé. 1. — a. Fille de Tantale et sœur de Pélops; suivant Homère, elle épousa Amphion, roi de Thèbes, et en eut six fils et six filles. Ovide et Hygin lui donnent pour mère Taygète ou Diane. D'autres la font fille de Pélops et épouse de Zéthus ou d'Alalcomène. Fière de sa fécondité, elle osa se préférer à Latone , et vit périr ses enfants sous les traits d'Apollon et de Diane. Neuf jours durant, ils demeurèrent couchés au sol, étendus dans leur sang, parce que Jupiter avait changé en pierre tous les sujets de Niobé. Le dixième jour, les dieux , touchés de pitié, leur donnèrent eux-mêmes la sépulture ; et Niobé , lassée d'avoir pleuré pendant ces dix jours, consentit enfin à manger : présentement, ajoute Homère, elle est parmi les rochers , sur les sommets déserts du mont Sipyle; et là , quoique changée en rocher, monument éternel de la vengeance des dieux, elle fond encore en larmes. — Telle est la légende homérique sur Niobé; les auteur? postérieurs , et surtout les poètes dramatiques l'ont considérablement altérée et modifiée Voici les principales divergences que nous offrent leurs écrits : Hésiode et Pindart comptent Yingt Niobides; AIcman,la moitié

Page 1