‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 295 sur 420 · NIO · texte numérisé non relu

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seulement de ce nombre ; Sapho en reconnaît dix-huit* Euripide, quatorze; Hérodote, cinq. Hellanicus donne à Niobé trois lils et trois filles : Archénor, Ménestrate, Archagoras, Pélopie, Ogygie, Astycratée; tandis que Pliérécyde, qui suit la tradition homérique, en mentionne douze : Alalcomène, Phérée, Eudore, Lysippe, Xanthus, Argius, Chione, Clytie , Mélie, Hora , Lamippe, Pélopie.

Dans Apollodore, les Niobides sont au nombre de quatorze; Sipyle , Minylos (nommé EupinytosdansHygin), Isménus, Damasichthon , Agénor, Phaedimus, Tantale, Éthodée ou Néère, Cléodore, Astyoché, Phthie, Pélopie, Astycratée, Ogygie. Tzetzès ajoute à cette liste le nom d'Homoloïs, et Ovide mentionne encore Alphénor et Ilionée. — Homère fait tomber tous les Niobides sous les coups d'Apollon et de Diane. Les mythographes postérieurs disent qu'Amphion ou Amycla etMélibée (voij. Chloris ) échappèrent au massacre : la dernière épousa Nélée ( Apollodore) : cependant l'épouse de Nélée était, suivant Homère, la fille de l'Amphion d'Orchomène et non de l'Amphion Thébain. Les auteurs ne s'accordent pas non plus sur ie lieu de la scène; suivant Apollodore, les fils de Niobé furent tués par Apollon , comme ils chassaient sur le Cithéron (ou sur le Sipyle), et Diane frappa leurs sœurs dans Thèbes même. Ovide fait périr les premiers dans la plaine de Thèbes , où ils s'occupaient d'exercices gymnastiques, et les secondes, aux funérailles de leurs frères. D'autres les font périr tous en Lydie, ou racontent que Niobé, s'étant rendue de Thèbes dans cette contrée, après la mort de ses enfants, se réfugia auprès de son père Tantale, et, sur ses instantes prières, fut changée en pierre par Jupiter, -r Quoi qu'il en soit, Pausania3 nous apprend quila été lui-même au mont Sipyle, et qu'il y a vu la statue de Niobé : « c'est , dit-il, un rocher escarpé qui, de loin , ressemble effectivement à une femme ayant la tète penchée et en pleurs. » On montrait aussi à Thèbes le tombeau des Niobides. — b. Parthénius raconte d'une manière toute différente le mythe de Niobé. Fille d'Assaon et femme de Philottus, suivant cet auteur, elle osa prétendre que ses enfants étaient plus beaux que ceux de Latone. La déesse, irritée, lui fit bientôt sentir les effets de sa vengeance; Philottus périt à la chasse, et Assaon , épris d'une passion incestueuse pour sa fille, se donna la mort sur son cadavre, après qu'elle se fut précipitée du haut d'un rocher. 11 avait auparavant fait périr tous ses enfants. — L'art plastique s'est] complu à retracer le massacre des enfants de Niobé et le désespoir de celleci. Le groupe le plus célèbre qui reproduise ce sujet est du à Praxitèle ou à Scopas; il se compose de dix figures , dont quelques-unes douteuses, et paraît avoir orné autrefois le fronton d'un temple. Découvert à Rome, en i583, auprès de la porte San-Giovanni, ce

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