‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 301 sur 420 · NYM · texte numérisé non relu

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de Jupiter, elles habitent la terre et séjournent dans les bois, sur les cimes des montagnes , près des sources des fleuves, dans les prairies et dans les grottes. On les voit, dans l'Iliade et dans l'Odyssée , accompagner Diane, en formant des danses autour de la déesse, veiller sur le sort des hommes, planter des arbres, présider au gibier ; aussi leur sacriflait-on, soit dans des cérémonies spéciales, soit en commun avec Mercure. Homère donne aux nymphes des champs l*épithète d'agronomes ; les Orestiades habitent les montagnes, et les Naïades sont les nymphes des sources. Une classe inférieure de Nymphes, filles des bois, des fleuves et des sources, servaient Circé dans sa grotte. Du reste , toutes celles de la classe supérieure ne tiraient pas leur origine de Jupiter ; ainsi , l'Odyssée mentionne Calypso comme fille d'Atlas, et donne Apollon pour père à Phaéthuseet à Lampétie. — En général, les nymphes apparaissent dans les poésies homériques et dans les écrits des auteurs postérieurs au père de la poésie épique , comme des personnifications de certaines forces de la nature et surtout du principe humide. Divinités d'une religion primitive qui, supposant des êtres surhumains dans les sources, dans les fleuves, dans les montagnes, cherche à personnifier tous les éléments et toutes les forces du monde , ou qui attribue à une influence divine les impressions produites par les divers aspects des sites , on leur adjoignit plus tard une autre classe de nymphes, appartenant à l'histoire mythique, et n'étant autres que la symbolisation des races entières ou des empires ; la nymphe Cyrène , dans Apollonius , porte ce dernier caractère. — On peut classer ainsi les nymphes qui représentent les forces de la nature : I. Nymphes des eaux. A cette classe appartiennent les Océanides, ou Océanines, dites aussi nymphes marines (Nufx^ai "AXiai, Pelagi nymphae , Marinae); les Néréides, nymphes des mers intérieures ; les Potamides , nymphes des fleuves et des rivières , qu'on distinguait par les noms locaux d'Achéloïdes , d'Anigrides, d'Isménides d'Amnisiades, de Paetolides, etc. ; les Naïades, nymphes qui présidaient aux ruisseaux , etc.; les Crénées, ou Pégées, nymphes des sources ; les Limnades, nommées aussi Limnacides ou Élionomes, nymphes des étangs et des eaux stagnantes ( distinguées par les noms locaux de Tritonides, de Castalides, etc.). En général, toutes ces nymphes des eaux (èçuSaxtat, ëvuôpot, OSpiàôe;, èçvoptàSsç), présidant aux sources, dont les eaux avaient, selon les anciens, un rapport intime avec la faculté prophétique , étaient regardées comme divinités fatidiques rendant des oracles , et pouvant donner aux mortels qu'elles favorisaient le pouvoir de prédire l'avenir. On les adorait aussi, en leur qualité de nymphes des sources dont l'eau a un effet salutaire dans les maladies

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